13 minutes de lecture

51.6 Le garçon qui ne dort pas

Je commence à m’assoupir… c’est là que Thibault revient… je ne l’entends pas rentrer dans le petit séjour mais je sens son corps musclé et chaud se glisser derrière moi...

Cool… il reste finalement…

Encore plus cool… son torse se colle à mon dos… ses bras m’enlacent, me serrent contre lui…

A cet instant, Jérém vient à son tour se serrer contre moi… son bras enlace mon épaule…

Thibault me fait un bisou dans le cou et il s’endort…

Je suis bien au chaud entre les deux potes… je m’endors à mon tour entre les deux mâles qui m’ont tant fait jouir… je m’endors enserré dans cette débauche de muscles de rugbyman… je m’endors bercé par de bonnes petites odeurs de transpiration, de testostérone, de sexe, de plaisir de bogoss, et de bogoss apaisés…

Pourtant, mon sommeil sera de courte durée… je me réveille à nouveau, pas longtemps après… quelque chose a changé autour de moi… mon torse est toujours bien au chaud… alors que mon dos est parcouru par la brise fraîche de la nuit silencieuse…

Très vite, je me rends compte que Thibault n’est à nouveau plus là… je ne l’ai pas entendu se lever… mais sa présence me manque… c’est ce manque qui m’a réveillé… ça fait bizarre, je me sens comme nu…

Mince alors… il est parti finalement ?

Je lève la tête de l’oreiller, je pivote frénétiquement le cou en balayant l’espace du petit séjour… je le cherche, et je finis par le retrouver… une fois de plus, le bomécano est parti sur la terrasse… j’entrevois sa plastique dans la pénombre, je reconnais l’odeur du tarpé qu’il s’est rallumé…

Mais qu’est-ce qui se passe ? Est-ce qu’il a du mal à trouver le sommeil ? Qu’est-ce qui le tracasse, pour avoir besoin d’une nouvelle fumette ?

Je me demande ce qu’il ressent dans sa tête à propos de tout ce qui vient de se passer… comment il est en train de ruminer tout ça, comment il va le vivre demain…

Je pense que cette nuit doit représenter quelque chose à ses yeux… une nuit qui risque de marquer durablement le bomécano…

Comment va être ma relation avec lui ? Quand et comment on va se retrouver ? Quel regard on va porter l’un sur l’autre ?

E aussi… comment va être sa relation avec Jérém ? Comment ils vont se retrouver, se regarder ?

Comment ils vont vivre le fait d’avoir partagé le même mec ? Comment ils vont vivre le fait d’avoir partagé des moments d’intense sensualité entre eux ?

Est-ce que à cet instant précis, en fumant son pétard, le bomécano se pose ces mêmes questions ? C’est ça qui l’empêche de trouver et de garder son sommeil ?

Tant de questions commencent à fuser dans ma tête… heureusement, la fatigue l’emporte et je finis par m’assoupir…

Je viens tout juste de pioncer que je suis à nouveau réveillé par la présence du beau Thibault… une fois de plus, je ne l’ai pas senti arriver… je le sens s’allonger sur le lit et se caler à nouveau contre moi… son bras fait le tour de mon épaule, son torse velu me chauffe et me caresse le dos…

Me voilà à nouveau plongé dans cet univers, dans son univers de bonheur sensuel… je ne suis ni endormi ni vraiment alerte… je suis comme dans un rêve éveillé, je suis à moitié étourdi, je n’ai même pas la force de rouvrir les yeux… je sens sa présence olfactive, sa chaleur m’envelopper, m’envahir… c’est peut-être ainsi que doit se sentir un bébé bien au chaud dans son berceau douillet…

« Ça va ? » je ressens le besoin de lui glisser tout bas.

« Très bien… et toi ? » je l’entends me répondre, un chuchotement doux et caressant.

« Ça va, moi aussi… » je relance, tout en attrapant sa main et en la posant à hauteur de mon sternum… c’est bon le contact avec ses grosses paluches…

Le bomécano se serre un peu plus contre moi… son visage dans mon cou, ses pecs, ses abdos contre mon dos…

Le matin approche, un oiseau solitaire chante quelque part au loin, probablement posé sur les frondaisons autour de St Aubin, il dit au revoir à la nuit qui s’achève et il semble appeler le nouveau jour qui va se lever… une légère brise entre dans la chambre et caresse ma peau, m’arrachant peu à peu de ma torpeur et mettant mes sens en éveil…

J’ouvre les yeux… la chambre est plongée dans une sorte de pénombre faiblement éclaircie par la réverbération de l’illumination publique qui monte de la rue à travers de la porte fenêtre toujours ouverte…

Je sens son souffle dans le cou… je sens le bomécano prendre sa respiration à plusieurs reprises, s’arrêter net, comme s’il voulait parler… j’ai l’impression qu’il voudrait dire quelque chose mais qu’il se retient à chaque fois…

J’ai envie de le mettre à l’aise, de lui dire qu’il peut parler librement… mais je ne sais pas comment m’y prendre… j’ai envie de me retourner, pour le câliner, pour le mettre à l’aise, pour lui donner l’occasion de me parler plus facilement… mais mes mouvements sont entravés… Jérém est toujours calé contre mon torse et il dort comme un bébé… si je me retourne, je risque de le réveiller…

Je me surprends à avoir envie de le laisser dormir et de profiter en tête à tête de ce moment de tendresse avec cet adorable Thibault…

Puis, à un moment, poussé par je ne sais quelle motivation inconsciente, le bobrun se retourne de l’autre côté… il me tourne le dos, mais il cale son corps musclé contre mon torse… ce qui fait que je suis toujours aussi imbriqué en lui… toujours impossible de me retourner vers le petit Thibault…

Heureusement, le bomécano sait s’exprimer même lorsque les mots sont entravés… son regard vaut dix-mille mots… et même lorsque le contact avec son regard est impossible, comme en ce moment, dans cette position, le mec sait parler avec ses mains, ses bras, sa bouche, sa présence…

De toute façon, il n’y a guère besoin de mots pour exprimer certaines choses… comme les envies d’un garçon dont l’érection se manifeste de façon aussi claire que la sienne…

Oui, sa queue à nouveau raide vient de se caler entre mes fesses…

Putain de mec… voilà un autre petit taureau bien endurant… oui, fascinant et foisonnant la sexualité d’un garçon de 19 ans…

Voilà donc ce qu’il essayait d’exprimer sans y arriver… il a encore envie mais qu'il n'ose pas... il n’ose pas me demander et peut être il n’ose pas par rapport à son pote endormi juste à côté…

Aussitôt, le sexy pompier a un petit mouvement brusque… je sens son bassin s’éloigner du mien… sa main vient se glisser entre mes fesses et sa queue… je perds le contact avec son manche chaud…

Ah, non… il ne peut pas me faire ça… pas maintenant… pas dans l’état dans lequel il m’a mis…

Je tente de protester en remuant mon bassin, je m’insurge en pressant mes fesses contre le revers de sa main… et pour que le message soit encore plus clair, j’attrape son poignet et je l’attire loin… après une petite résistance, sa main finit par céder, par se laisser faire…

Sa queue ainsi libérée, revient instantanément se caler dans ma raie... je la sens frémir entre mes fesses… elle remue tout doucement, sous l’effet de contractions musculaires involontaires, signe d’excitation… les abdos du bomécano calés contre mes fesses semblent parcourus eux aussi par des frémissements électriques… je sens son souffle de plus en plus excité… je l’entends frissonner de plaisir… le contact avec sa peau m’amène les battements de son cœur…

Je suis dans un étant second… je n’en peux plus… je bande comme un âne… ce mec va me rendre dingue… j’ai très envie de lui… encore…

Est-ce dangereux ce qu’on est en train de faire ? Sont-elles dangereuses ces pentes convergentes que l’on est en train d’emprunter… cette tendresse, cette sensualité que nous sommes en train de se laisser s’installer entre nous au fil du plaisir… cette faiblesse qui nous conduit à nous laisser guider par nos sens, nos pulsions, nos envies ? Que se passe-t-il dans la tête du bomécano vis-à-vis de moi ? Que se passe-t-il dans ma tête vis-à-vis du bomécano ? Ce bonheur qui nous rapproche cette nuit, ne va pas nous éloigner demain ? Ce que je vis cette nuit avec ce mec est juste magique… je ressens avec lui des trucs que je n’ai jamais ressentis avant… même pas avec mon bobrun… tout simplement parce qu’il ne n’en a jamais laissé l’occasion… mais demain… que sera-t-il de nous, demain ?

Quelque chose me dit que, en laissant aller les choses si loin avec Thibault, je suis en train de jouer avec le feu… pourtant, cette nuit, j’ai furieusement envie de lui, de sa douceur, furieusement besoin…

Le bomécano aussi est peut-être en train de jouer avec le feu… certes, il n’a pas arrêté de fumer des joints… pourtant, même s’il a l’air un peu « fait », son attitude semble exprimer des envies, des besoins, des manques authentiques, profonds, bien réels… je n’ai pas l’impression que pour lui cette nuit ce ne soit qu’une expérience menée par les effets des joints qu’il a enchaînés… ça en est une, certes… mais j’ai l’impression qu’il y a trop d’implication émotive de sa part, trop de désir, trop de sensibilité pour que ce ne soit que ça…

Que recherche-t-il vraiment le bomécano ? Quels sentiments profonds recèlent ses câlins ? Ceux qu’il n’a cessé de m’apporter… ceux qu’il a réservé à son Jéjé… peut-être que lui aussi a besoin de ça cette nuit… il a besoin de câlins…

Puis, le bomécano fait un truc dément… ses bisous remontent tout doucement le long de mon cou… un frisson géant se propage sur ma peau, explose dans mon cerveau…

Et j’en oublie demain, une fois de plus… il n’y a plus que le présent, et le bonheur sensuel avec ce garçon… cette nuit est une erreur, certes, une erreur qui ne se reproduira pas… alors, autant en profiter un max…

Il faut à tout prix que j’arrive à me retourner vers lui…

Je recule un peu plus mon bassin, le bomécano recule avec moi… profitant de cette petite marge de manœuvre retrouvée, je me contorsionne jusqu’à pouvoir me retourner lentement vers lui…

Nos deux visages se font face… nos torses se frôlent… et là, je retrouve le comité d’accueil silencieux et touchant de ses bras musclés prêts à m’accueillir… heureux de me retrouver…

Je ne peux m’empêcher de l’embrasser dans la pénombre… il m’embrasse à son tour… oui, ça va peut-être trop loin entre nous deux… mais il serait inhumain de ne pas succomber au bonheur de retrouver l’étreinte de ses bras, le contact avec ses lèvres, avec sa barbe douce…

Il glisse la main dans mon entrejambe et il me branle… je glisse ma main dans son entrejambe et je le branle… nos mains se frôlent au fil des va-et-vient réciproques… c’est beau cette communication entre garçons, cette correspondance par le désir, par le plaisir…

Sensualité et tendresse, virilité et douceur… bonne queue et bons câlins… voilà le mix explosif à la Thibault…

Puis, quelque chose se produit… un petit accident vient interrompre ce moment de bonheur…

Le lit n’est pas très large… Jérém prend de la place… Jérém fait comme… chez lui… et le pauvre Thibault doit être vraiment sur le bord du matelas… ce qui explique pourquoi, à un moment, son corps musclé, qui devait être jusque-là en équilibre précaire au-dessus du vide, finit par glisser sur le matelas écrasé… le bord du lit se dérobe sous le poids de son corps, et le bomécano se dérobe à mes caresses… il glisse lentement et il atterrit sur le carrelage… il atterrit sur ses pattes, avec grâce, sans un bruit, avec la souplesse d’un beau félin…

Je lève la tête et je capte son regard… il me sourit… c’est un petit sourire à la fois amusé et parcouru par une étincelle coquine chargée de promesses…

Le bogoss se rattrape de façon élégante, sa musculature tendue donnerait des envies à un chêne séculaire… et moi, j’ai envie de le bouffer tout cru…

Un instant plus tard, il est debout… si c’est pas beau ce corps de bomécano nu, la queue tendue, me dominant de toute sa taille… j’ai envie de l’avoir en moi… je ne vais jamais oser le lui dire avec des mots… je vais essayer de lui dire avec mon corps…

Alors avant qu’il puisse mettre un genou sur le matelas, je me décale un peu vers le bord du lit et je le prends en bouche… je le pompe, je caresse ses couilles, je lui fais plaisir, je me fais plaisir… je sens son excitation monter, je sens sa respiration témoigner de son plaisir…

Je le suce pendant un bon petit moment… je commence à trouver l’idée de pouvoir gouter à nouveau à son petit jus de mec tout aussi séduisante, si ce n’est plus, que celle de l’avoir en moi… lorsque le bomécano s’accroupit sur le carrelage, contre le lit… sa mains chaude se pose à plat dans le creux de mes reins… elle remonte lentement le long de mon dos, elle caresse, câline, rassure, excite… et lorsqu’elle arrive à mon cou et qu’elle insiste sur la région à la base de ma nuque… je sens tout mon corps parcouru par une décharge de bonheur sensuel indescriptible… c’est vraiment comme une décharge électrique qui irradie depuis ce point de contact et qui se propage dans ma tête, dans mes tétons, dans ma queue… entre mes fesses…

Excité, apprivoisé, conquis par ses caresses, j’ai envie de tout lui donner, plus que jamais envie de lui faire plaisir…

Ma main s’anime, elle se pose sur ses pecs saillants… elle caresse fébrilement… elle descend vers ses abdos, elle les dépasse, elle rencontre son manche raide… elle le saisit, le branle… ses lèvres se posent sur mon biceps, ses bisous sont chauds et sensuels…

Nous restons ainsi, à nous faire du bien réciproquement, pendant un petit moment…

Puis, sa main se porte sur ma queue… commence à me branler… très vite, j’ai l’impression que son regard est happé par mon entrejambe… ses va-et-vient ralentissent peu à peu, comme si son esprit était ailleurs… son buste semble approcher du bord du lit… son visage semble approcher de mon bassin… son nez est désormais si proche de sa main que je sens son souffle chaud caresser mes couilles…

Je l’entends inspirer très profondément… j’ai l’impression de reconnaître ce genre de respiration… je l’ai parfois entendue chez mon bobrun… c’est le genre de respiration qui parle d’une envie déchirante, d’une pulsion entravée par une barrière mentale insurmontable…

Je ne sais pas ce qui est en train de se produire, ce qui va se produire, ce qui pourrait se produire… tout ce que je sais c’est que j’en ai à la fois très envie et très peur…

Envie, certes… car, même si je ne connais pas de plaisir plus exquis que celui d’offrir du plaisir à un bomec, il est vrai aussi que, lorsque ma queue est ainsi stimulée, je retrouve quand même des envies typiques de garçon…

Alors, à cet instant précis, ma queue tendue et surexcitée frémit en espérant recevoir un bonheur inattendu…

Oui, j’ai parfois envie de me faire sucer… pourtant, est est-ce que j’ai envie de recevoir ça de lui ? Le Thib de mon Jérém ? Puis, dans ma tête, le bonheur de coucher avec un hétéro… c’est le fait qu’il reste hétéro dans ses envies sexuelles…

Pourtant, si vraiment il a envie de goûter à cela, est-ce que j’ai le droit, l’en priver ? Mais est-ce que cela ne risquerait pas de casser dans ma tête cette image d’hétéro très viril que je me fais de lui ? Et de faire surgir par la même occasion tout un tas d’autres inquiétudes…

Alors, je me surprends à être très inquiet de voir une nouvelle facette de la sexualité du bomécano se profiler… je suis très troublé de faire le constat que cette nuit, la boîte recelant les envies jusque-là refoulées du charmant Thibault a été ouverte… et que, apparemment, tout son contenu ne s’est pas encore dévoilé… et que probablement il ne le sera pas cette nuit… quand le sera-t-il ? Avec qui ?

Et là, mon imagination se met à galoper… j’entends le bruit de la respiration de mon bobrun dans le dos… je repense à la montre de Thibault sur la table de chevet juste à côté… je cours vite en besogne, certes… mais je me dis que, s’il le faut… c’est déjà fait…

La main du bomécano s’est arrêtée… ses doigts relâchent peu à peu la prise sur ma queue… je sens sa déglutition bruyante, indice là aussi d’un trouble, d’une excitation, d’une envie retenue…

Est-ce que le beau Thibault aurait envie de ça ? Est-ce qu’il a vraiment envie de m’offrir ce plaisir si intime ?

Je ne saurais jamais ce qui se serait passé à cet instant précis si je n’avais pas choisi de prendre les devants… je ne sais pas si je suis en train de faire le bon choix… c’est stupide, mais je panique… ma main quitte brusquement sa queue pour aller saisir fermement son biceps rebondi… ce simple contact avec cette partie de son anatomie me rend toujours aussi dingue…

« Viens… » je lui lance, tout en amorçant un mouvement avec le bras pour l’inviter à se relever… le bomécano me regarde… il semble hésiter… je le vois, je l’entends déglutir sa salive… même dans la pénombre, j’ai l’impression de lire sur son visage cette envie de mec qu’il n’ose pas exprimer…

« Viens… » j’insiste, tout en me mettant à plat ventre.

Et là, le bogoss suit le mouvement, il retrouve sa position debout… mon regard s’arrête à hauteur de ses cuisses musclées et de sa queue… pourtant, je sens son regard insistant sur moi, je sens que son hésitation se transforme en une sorte de frustration contenue, mais perceptible…

Je suis désolé, mon gentil Thibault… je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas prêt à vivre ça avec toi…

Les secondes s’égrènent, le bomécano n’a toujours pas bougé… je commence à regretter mon choix dicté par la panique… je commence à craindre de l’avoir vraiment déçu… je redoute qu’il parte sur le champ…

La suite de cet épisode ? Pour l'instant, uniquement en version audio, sur chuchote-moi.fr. Bonne écoute !

Écrire à Fab75du31

Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche