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600 kilomètres

- Ah… ! Ah… Chéri !

Tu étais loin, à 600 kilomètres d’ici… Aujourd’hui, mon talon le long de ta cuisse…

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- Ah, chérie ! J’ai attendu et entendu ta musique. Celle de Vivaldi. « Vedro con mio diletto », « Tempesta di mare », « Cum dederit » et d’autres aux voix fortes, que je n’ai pas retenues. J’ai attendu… Tu m’as initié à ta musique et j’ai attendu le point culminant. Celui, tu me le dis à l’instant, de ta pensée de moi… « La follia »…

Auprès de toi pour deux jours seulement, je n’ai pu résister et suis entré dans ton petit commerce.

Des « je t’aime », partout sur ta peau de lys, sur ta peau, un peu, d’albâtre. Et qui en rosit… Et qui en rougit.

Oh, comme j’aimerais enlever, un à un, délicatement, l’ensemble de tes vêtements ! Des plumes tombées à terre, de douceur ouatée. Et fines comme de la dentelle car tu les auras portés…

Joie de mon coeur quand je te serre ainsi, une porte ouverte sur la ville, toi qui me tiens dans un coin et moi qui t’y plaque, doucement, pour que l’on puisse au moins ne pas nous voir.

Je n’ai pu résister, ni toi non plus,

à déboutonner ton sein, droit, libéré,

à glisser ma main, adroite, à t’en faire crier,

à délivrer enfin mon vit,

tout plein d’amour pour toi,

dans ta main.

Le tableau que nous offrons est lascif à souhait, amoureux à merveille…

Chaque contact, incessamment, nous réclamait une nuit entière...

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- Chéri, mon coeur… ! Hier encore, j’avais chaud et je m’étais mise nue dans mon lit. Je m’étais caressée en pensant à toi et la température n’avait pas baissée… Ce matin, sous la douche, je me suis aimée, aimée plus de deux heures, à me choyer, à me rendre douce, belle et parfumée en pensant à toi. Peut-être avais-je sentie ton arrivée… Et ces instants sur l’ordinateur ou nous nous voyions sans plus nous voir, sans plus nous lire... (ah ! Nos mots qui nous ont rapprochés, qui se sont entrelacés… la plus belle manière de tomber amoureux, du plus profond de notre être…).

Oh, my dear, roucoulais-je, la webcam qui s’orientait vers mon intimité, finement taillée comme une haie, une haie d’honneur qui t’accueillait… je ne te voyais plus, mais t’entendais… Tu savourais notre extase, notre bonheur impatient de nous aimer ainsi… Mais mes doigts crispés du besoin d’aimer n’étaient jamais, jamais toi…

Il m’a écouté jusqu’au bout, a soupiré de plaisir, avant que je ne m’offre, avant qu’il ne me reprenne, lui, mon fou délicat.

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