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Épisode 11 : Partie 11

Mais ce que nous vîmes en arrivant devant le bungalow, nous laissa pantois. Nos hommes ne nous attendaient pas si tôt et n’étaient apparemment pas si malade que ça.

Ces messieurs étaient en train de s’envoyer en l’air avec la réceptionniste et la barmaid du club. Et apparemment ces dames appréciaient ce que nos hommes leurs prodiguaient comme bien fait, ce qui les connaissant ne nous surprenait pas.

Passé la déception de nous avoir menti pour prendre du bon temps, nous nous regardâmes le sourire aux lèvres et décidâmes, après la nuit que nous venions de vivre, de les laisser eux aussi s’éclater.

Nous les observâmes encore un instant. Je me disais que ces deux femmes étaient vraiment très belles et très sensuelles et que nos hommes avaient vraiment bon gout.

Au moment où nous allions partir, Tony releva la tête et nous vis devant la porte fenêtre nous tenant par la taille. Un moment de panique traversa son regard mais je mis mon doigt devant la bouche, façon de lui dire ‘’Chuuut’’ et je lui envoyai un baiser. Il me sourit, répondit à mon baiser et replongea dans la poitrine voluptueuse de la barmaid.

Je pris Isa par la main, attrapa deux grandes serviettes de bain qui trainaient sur un transat et nous partîmes en direction de la plage pour profiter du magnifique levé de soleil.

Nous posâmes les deux serviettes l’une à coté de l’autre et je m’assis sur l’une d’elle, les jambes allongées et les bras en arrière. Isa s’allongea sur le coté en chien de fusil et en posant sa tête sur ma cuisses nues. L’astre solaire allait bientôt sortir de l’océan. Je caressais les cheveux d’Isa. Je dégageais une mèche devant ses yeux pour la passer derrière son oreille. Elle était belle ainsi apaisée. J’avais toujours trouvé les blondes trop vulgaires et quelques choses de doux et terriblement attirant s’échappait de cette fille qui décidément ne m’était pas indifférente.

Elle prit ma main, fis un baiser sur le revers et la serra contre elle. Nous étions lover l’une contre l’autre quand le soleil montra le bout de son nez. Ce moment de quiétude totale n’était dérangé que par le reflux des vagues sur le sable.

Nous observâmes en silence cet immense cercle jaune sortir de terre. Au loin, un bateau croisait à vive allure. Etais ce Amadou, pensais-je.

Isa se retourna sur le dos, toujours la tête sur ma cuisse et me tenant la main sur le haut de sa poitrine, me regarda et me dit :

- Tu crois que c’est Amadou sur son bateau ?

J’ouvris de grand yeux et éclata de rire.

- Ben quoi qu’est ce que j’ai dit ?

- Je ne savais pas que tu étais télépathe ma chérie, lui répondis je difficilement en essayant de me calmer, c’est exactement ce à quoi je pensais. Mais je ne vois pas du tout pourquoi on pense à ça maintenant.

Et cette fois c’est toutes les deux que nous partons dans un fou rire à en pleurer et en avoir mal au ventre.

Après s’être calmées et avoir séchées nos larmes de joies, Isa me dit :

- Mon dieu quelle nuit nous venons de passer !! Je ne pensais pas que mes vacances seraient autant mouvementées. C’est ta faute ça, p’tite chipie. Et elle me pinça la cuisse.

- Aïe !! Comment ça ma faute ? Pas du tout, je ne t’ai pas mis le couteau sous la gorge que je sache.

- T’es gonflée !! C’est quand même toi qui a aguiché mon mari, l’a excité comme une puce et donc par la même m’a excité en me racontant ce que vous aviez fait et ce que vous aviez prévu, toi et ton mec, à une pauvre femme frigide !! Et c’est bien toi qui m’a allumé sur le transat ?!

- En même temps, si ton mari n’était pas un incorrigible voyeur, ça ne serait pas arrivé non plus, ma chérie, lui répondis-je avec un clin d’œil. Et si vraiment tu n’en avais pas envie, tu n’aurais jamais accepté de m’accompagner hier soir.

- C’est pas faux !! Un point pour toi, crevure ! Mais tu as toujours été aussi chaude ?

- Pas vraiment. J’ai toujours aimé le sexe mais c’était plutôt plan-plan avec mes ex, ou des coups d’un soir sans grande ferveur. Avec Tony, au tout début en revanche, c’était vraiment chaud entre nous, même si c’était classique. Et puis, ayant eu de nouvelles fonctions très prenante au sein de notre boîte, nous rentrions claquer le soir et nous ne le faisions que trop peu souvent. Et puis un jour,...

Et je lui racontai mon déclic dans ce magasin de fringue et mon rendez-vous avec Bertrand de la Rocardière.

- Pour un déclic, c’est un sacré déclic, dis moi.

En lui racontant mes péripéties, je remarquai que sa respiration s’était accélérée et que ses tétons recommençaient à tendre sa robe.

- Et toi ? T’as toujours eu une chaudière dans le bas ventre ?

- Mmmmoui. En fait, étant originaire d’un trou perdu du centre de la France, je n’avais pas grand-chose à me mettre sous la dent et il n’y avait pas grand-chose à faire non plus. Je passais donc mon temps libre sur le net et je découvris un site où je pouvais lire de nombreux récits érotiques qui m’enflammaient le ventre. Au fur et à mesure de mes lectures, je me déshabillais et me caressais de plus en plus. C’était devenu quasi une drogue. Si je ne lisais et ne me donnait pas du plaisir une à deux fois par jour, le manque se ressentais. J’avais bien eu quelques amants mais aucun ne me faisait jouir comme je me faisais jouir quand je lisais une histoire. A 25 ans, je montais à Paris pour le boulot. Au début, le changement de vie me permis de penser à autre chose. Mais n’ayant pas fait de rencontres intéressantes, mes pulsions revinrent vite. A tel point, que je lisais mes histoires érotiques au boulot...

- Au boulot ? Mais rassure moi, tu ne te foutais pas à poil au boulot quand même ?

- On va dire que non, ou plutôt pas au début et pas totalement, me dit elle en rougissant.

- Petite coquine !! Mais continue...

- Je disais donc que je commençais à lire de plus en plus d’histoires au boulot. Au début, je n’osais pas trop me caresser, étant au milieu d’un open space, donc je serrais et frottais mes cuisses très fort l’une contre l’autre et j’arrivais à me faire jouir ainsi. Plusieurs fois mes collègues me demandèrent si j’allais bien car je devenais toute rouge au moment de l’orgasme. Je prétextais un problème de clim qui ne refroidissait pas assez à mon goût.

- hihihi, tu m’étonnes, excellent !

- Et un jour je dû changer de service et je me retrouvais à avoir mon propre box. C'est-à- dire que personne ne pouvait me voir car il y avait des cloisons tout autour mais pas de plafond et donc étant dans une sorte de loft géant, les bureaux des responsables se trouvaient en hauteur et avaient une vue directe sur leurs collaborateurs. Je découvris en parallèle que j’étais exhibitionniste car une fois rentrée le soir chez moi je me déshabillais entièrement pour me mettre devant mon ordi et mes histoires et me masturber avec ou sans sex toys jusqu’à l’orgasme et ceci devant la baie vitrée sans rideau de mon appart. Et je constatais qu’un homme m’observait derrière sa vitre mais qu’étrangement cela ne me gênait pas, voir même m’excitait encore plus. Je ne le vis jamais car il restait dans la pénombre.

« Au boulot, j’avais flashé sur un de mes responsables qui s’avérait être Marc. Et dont le bureau était juste au-dessus du mien. Je te passe les détails, mais ayant flashé sur moi aussi, nous nous rapprochâmes rapidement. Et comme mes précédents amants, il ne me fit pas jouir. Mais contrairement aux autres, il essaya de comprendre pourquoi et ayant confiance en lui, je lui racontai mes pulsions sexuelles. Il m’avoua que lui aussi en avait, que c’était un voyeur invétéré et que parfois il participait activement au coït du couple exhibitionniste.

- Tiens c’est marrant, ça me rappel quelque chose, l’interrompais-je.

- Je ne te le fais pas dire. Il me raconta alors une de ses séances de voyeurisme, ce qui me mit dans tous mes états. Il me fit alors l’amour et j’eu pour la première fois de ma vie un orgasme avec un homme. J’avais pris le parti de ne pas le réfréner dans ses pulsions de voyeur, avec possible participation car quand il rentrait et qu’il me racontait ce qu’il avait vu ou fait, nous passions des nuits de folies. Et de son coté, il me laissait m’exhiber devant l’inconnu d’en face pendant mes séances de lecture solitaire.

« Cela passa à un stade supérieur quand nos envies intégrèrent le milieu professionnel. Marc avait donc son bureau qui donnait directement sur le mien et il savait que je m’adonnais à quelques plaisirs solitaires devant mon ordi. Un jour, rentrant d’une semaine de déplacement en Belgique, il commença à me raconter ce qu’il avait maté un soir dans l’immeuble d’en face via l’outil de messagerie instantanée interne. Cela me rendit dingue et je le vis me regarder en contrebas afin de voir ma réaction. J’étais tellement excitée et ce qu’il me racontait me donnait si chaud que je décidais d’ouvrir mon chemisier, de commencer à me caresser la poitrine, que je sortis de son soutien gorge pour l’offrir à son regard.

« N’importe qui pouvait rentrer dans mon box et me voir. La peur de me faire surprendre me faisait mouiller encore plus. Et je te raconte même pas l’effet que me faisais ce que Marc continuait de m’écrire. Je reculai alors mon siège et le mis en position semi coucher. Je relevai ma jupe sur mes hanches, posa mes pieds sur le rebord de mon bureau et face à mon amant, j’écartai mon string pour lui dévoiler tout l’étendue de mon plaisir et commençai à me masturber, à me doigter, à torturer ma poitrine. Mes gémissements furent de plus en plus forts. Je mis alors mon foulard dans ma bouche afin que personne ne m’entende de trop car j’eu, peu de temps après, un formidable orgasme qui fit vibrer tout mon corps et me laissa sans force pendant de longues minutes.

« Et depuis, notre vie est faite d’exhibition et de voyeurisme toute plus excitante les unes que les autres. Voila, tu sais tout de ma vie sexuelle maintenant. Mais je n’avais jamais osé faire ce que tu m’as proposé ce soir.

- Eh bé !!! Il est bien loin le glaçon coincé que j’imaginais le premier jour. Et tu m’as mise de nouveau dans tous mes états en me racontant tout ça, lui dis-je en riant. Et tu sais quoi

?

- Non mais je sens que je vais bientôt le savoir.

- Nous habitons également Paris et je sens qu’une longue amitié vient de naître, si tu es d’accord bien sûr.

En réponse, elle se leva et m’embrassa langoureusement.

- Pfiouu, je vais prendre ça pour un oui.

- Tu crois que nos deux oiseaux ont fini leurs galipettes, me demanda-t-elle ?

- Peut être ! Si on allait voir...

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