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Épisode 14 : Partie 14

(Merci à la lectrice ou au lecteur pour son commentaire élogieux sur la dernière partie. Il n'y a rien de mieux que de faire rever une personne avec des ecrits.)

La suite....

- Tout ce que tu veux mon amour. J’ai eu trop peur que tu me quittes.

Il retira son sexe ramolli d’entre mes fesses, me releva, me massa un peu les épaules endolories et me retourna pour me serrer contre lui. Nos corps étaient encore bouillant et glissaient l’un contre l’autre tellement nous avions transpiré. Après quelques minutes ainsi, il se décolla de moi, me regarda droit dans les yeux et me dit :

- Jamais je n’ai eu l’intention de te quitter. Tu es définitivement la personne avec qui je veux finir ma vie. Tu m’as apporté la plus belle preuve de ton amour en m’avouant ton petit dérapage avec La Rocardière …

- Je te promets que cela …

- Chuuut !! Ne t’inquiète pas ! Je sais pertinemment que certaines pulsions ne peuvent être réfréner. C’est dans la nature humaine que d’enfreindre les codes. Regardes, moi-même je les ai enfreins en baisant avec Jess et Lilas alors que j’étais censé être malade. Et comme j’ai entendu une fois, ces codes ne sont qu’une sorte de guide, me dit-il en me faisant un clin d’œil .

- Ok et donc ? Tu m’as parlé de règles tout à l’heure …

- Tout à fait mais allons en discuter sous la douche, cela nous fera le plus grand bien .

Il me prit alors par la main et nous nous dirigeâmes vers la salle de bain. L’eau coula sur nos deux corps enlacés pendant un long moment. Il me caressait le dos en passant le bout des doigts le long de ma colonne vertébrale, ce qui m’octroya quelques frissons. Il rompit le silence et dit :

- En fait, je dois t’avouer quelque chose. (Il marqua un cours silence) Mon plus grand fantasme a toujours été de te savoir prise par un autre homme. Dans mes rêves, je te voyais souvent te faire prendre par un inconnu dans une ruelle, dans les toilettes d’un restaurant, au boulot. Et cela m’excitait à un point que tu ne peux imaginer…ou plutôt que tu ne pouvais imaginer. Mais je n’ai jamais osé t’en parler de peur de ta réaction et de te perdre.

Il marqua de nouveau un silence. Je sentais sa respiration accélérer. Je pouvais entendre son cœur battre à tout rompre. Il avait encore des choses à m’avouer. Je posais ma main sur son torse au niveau de son cœur, l’autre lui tenant la main et cala ma tête dans le creux de son cou pour essayer de le calmer.

- Je dois t’avouer autre chose ma chérie. (Il coupa l’eau de la douche et prit une grande bouffée d’air) J’étais au courant depuis le début de ta soirée avec La Rocardière.

Ma main se crispa dans la sienne. Mais je ne bougeais pas. Je voulais entendre son histoire.

- Je ne sais pas si tu avais remarqué mais cela faisait un long moment qu’il t’avait repéré. Il trouvait toujours une excuse pour passer à la concession et ainsi pouvoir te voir. Il te trouvait terriblement sexy et il ne tarissait pas d’éloge sur ta beauté même s’il trouvait que tu étais trop sage coté vestimentaire.

« Un jour il nous invita, Charles et moi, chez lui afin de conclure la vente de la SLR. Je découvris ces œuvres d’art plus qu’osées. Le déjeuner fut succulent et particulièrement bien arrosé. Surtout le digestif. Et la conversation dérapa vite sur toi. Il me fit plein de compliments et me posa plein de questions sur toi, sur nous, sur notre vie sexuelle. Et tu sais comment je peux être bavard quand j’ai un peu trop bu. Je n’omis donc aucun détail, même les plus croustillants. J’en avais oublié que Charles était là. Quand je m’en rendis compte, il était trop tard. Je lui demandais de ne rien sous-entendre en ta présence qui aurait pu te faire croire que j’avais dit des choses. Etonnamment, il fut réticent mais Bertrand su le convaincre en lui disant qu’il irait dans une autre concession en cas d’usage de ces informations.

« La discussion continua et je ne pus m’empêcher de lui raconter mon fantasme. Ca ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd et du tac au tac, il se proposa pour être cet homme. J’en restai bouche bée et m’offusquai. Mais que très mollement. Il le senti et en rajouta une couche. Mais il me précisa et me jura qu’il ne te forcerait jamais à faire ce que tu n’aurais pas envie. Tu gardais ton libre arbitre.

« Mon envie, mon excitation de savoir que peut être tu pourrais te laisser aller dans les bras de cet homme furent trop grands et j’acceptai. Nous nous mîmes d’accord, avec la complicité de Charles, sur le fait que c’est toi qui lui livrerait la SLR. Tu serais bien sur libre de repartir immédiatement après livraison. Mais ni lui, ni moi ne l’espérions.

« Le jour venu, quand je te vis prendre le volant de la voiture et partir, les remords me submergèrent. Je sautais dans la première voiture qu’il y avait sur le parc pour te rattraper et te dire que tout compte fait c’était moi qui irait faire la livraison.

« Malheureusement, je t’avais perdu de vue. Quand soudain, je vis la SLR garer devant une boutique de fringue et toi refermant la porte. Je fis le tour du patté de maison et vins me garer à l’angle de la rue, presque en face du magasin, planqué derrière un gros Cayenne. Je me demandais ce que tu allais faire dans ce magasin. Le temps d’attente me paru interminable. Plusieurs fois, j’eu envie de regarder par la vitrine pour voir ce qu’il se passait. Mais je ne voulais pas que tu me vois.

« La porte s’ouvrit enfin et ce que je vis me chamboula. Je ne reconnus pas la femme qui en sortit. Je ne t’avais jamais vu aussi attirante, désirable, aussi femme fatale.

Apparemment, tu avais une idée derrière la tête et pas des plus prudes. Mes remords s’envolèrent aussitôt et une trique phénoménale et instantanée déforma mon pantalon. Je ne voulais plus t’empêcher d’y aller. Je te suivis donc jusqu’à l’entrée de la demeure de La Rocardière et me gara juste en face de l’entrée. Je te vis discuter avec lui devant les escaliers. Peut être hésité. Mais ce qu’il a du te dire ne te fis pas réfléchir bien longtemps car tu le suivi à l’intérieur. Peut être allais-tu ressortir quelques instants plus tard mais ton coup de fil me disant que tu étais retenue à la concession me confirma que tu étais tombée dans ses filets. Mais surtout, que tu l’avais voulu, désiré, décidé avant même qu’il ne te propose quoi que se soit. J’étais excité comme jamais et je voulu m’introduire à l’intérieur mais le portail était hermétiquement fermé.

« Je rentrai donc à la concession, bandant comme un taureau de te savoir entre les mains d’un autre mais un peu frustré de ne pas profiter de cette vision. Une fois dans mon bureau, je fermai la porte et les stores afin de ne pas être déranger car j’avais trop envie de me masturber en imaginant ce que vous pouviez faire. Je consultai ma boite mail rapidement et je fus surpris de voir s’afficher un message de Bertrand. Je l’ouvris, il ne contenait qu’un lien renvoyant à un serveur. Je cliquai dessus, une fenêtre vidéo s’ouvrit et je cru que j’allais jouir instantanément. Tu étais allongée sur le canapé, les jambes écartées et Bertrand entre tes cuisses, te faisant hurler de plaisir. Je sortis ma queue et commença à me branler énergiquement devant ce spectacle que j’avais tant de fois imaginé.

« Après plusieurs minutes, n’en pouvant plus j’éjaculai dans un râle que j’arrivai à peine à étouffer. Je sentis une pointe de jalousie qui se dissipa vite et je décidai de fermer cette fenêtre vidéo. Je rentrai à la maison et me coucha en t’attendant.

Il se tut. Cette rencontre avait donc bien été arrangée. Je pourrais lui en vouloir, lui faire une scène terrible mais je ne pouvais pas, je ne voulais pas. Comme il l’avait dit, nous sommes un couple nouveau et je ne voudrais pas revenir à notre situation antérieure à cette soirée. A court ou moyen terme, notre couple ne s’en remettrait pas. J’en étais certaine. Il me demanda :

- Tu ne dis rien. Tu m’en veux ? Tu es fâché ?

Je me décollai de son épaule et le regarda dans les yeux.

- Pourquoi t’en voudrais-je ? Nous n’avons jamais été aussi bien. Et puis, tu as juste initié cette rencontre. Personne ne m’a mis le couteau sous la gorge pour baiser avec Bertrand. Il fallait donner un coup de boost à note relation. Nous étions trop dans la routine. Nos envies communes se sont croisées au bon moment. Et quitte à changer des choses autant faire table rase du passé et repartir sur de meilleures bases. Et je peux te dire que ces nouvelles bases me plaisent énormément.

Je passai ma main dans ses cheveux, inclina sa tête vers moi et posa ses lèvres sur les miennes pour un doux baiser amoureux.

Nous relâchâmes notre étreinte et il me dit :

- Je t’aime à un point que tu ne peux imaginer, ma chérie.

- J’en ai une petite idée, mon amour (silence). Et concernant les règles que tu voulais mettre en place ?

- Je dirai juste que dans la mesure du possible, une franchise totale entre nous suffira, en gardant un petit jardin secret chacun.

- Cela me convient tout à fait. Et afin d’assouvir ton fantasme, j’essaierai de te faire savoir par un moyen ou un autre si je dois assouvir mes propres envies. Et j’ai déjà une petite idée de comment faire. Et, pour ton info, je peux déjà te dire que je ne manquerai pas de remercier Charles pour sa petite participation.

Et nous nous embrassâmes à nouveau.

- Et si nous allions retrouver Marc et Isabelle ? Ils vont se demander ce qu’on fait, lui dis-je.

- M’est d’avis qu’ils en ont une petite idée, ricana-t-il .

- Attends !! Je sais que je n’ai pas été très discrète mais quand même !!

- Je pense même que ce n’est pas les seuls à nous avoir entendus.

- Oui ben en même temps, c’est un peu de ta faute, lui dis-je en lui jetant une serviette à la figure.

J’enfilai un petit bikini, nouai un paréo autour de la taille et Tony enfila un bermuda. Nous quittâmes notre bungalow et nous dirigeâmes en direction de celui de nos nouveaux amis.

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