10 minutes de lecture

Épisode 5 : Partie 5


Le lendemain, Tony dû partir tôt pour Malé, capitale des Maldives.

Anne flemmarda au lit et repensa à tout ce qu'il s'était passé depuis leur arrivée.

Je vivais enfin ma sexualité telle que je l'ai toujours rêvé après toutes ces années de frustrations. Quelle sotte j’avais été!!!

Le déclic s'était fait quelques jours avant notre départ. Le directeur de la concession où je travaillais me demanda exceptionnellement d'aller livrer une voiture neuve à un client très important.

- Je suis désolé de vous demandez cela Julie mais Séverine, qui s'occupe d'habitude de ces livraisons personnalisées, est en formation aujourd'hui et Mr De La Rocardière veut absolument sa voiture pour partir en week end demain.

J’avais déjà vu Bertrand De La Rocardière. La quarantaine grisonnante, un charme certain, toujours habillé avec un pantalon de lin blanc, une chemise rose pale entrouverte sur le haut de son torse sous une veste en lin blanc également. Je ne l'avais jamais vu habillé autrement. Il avait toujours un mot gentil pour moi quand il passait à la concession. Je le trouvais très séduisant en fait.

- Pas de problème Monsieur le directeur. Cela ne me dérange pas. Ca me fera sortir un peu pour une fois.

- Très bien. Sa voiture est prête. C'est la SLS AMG qui est dehors. Doucement sur l'accélérateur ou vous risquez de perdre tous vos points, me dit-il avec un petit sourire en coin.

- Pas de souci, je ne tiens pas à louper mes premières vacances depuis longtemps en finissant au poste.

- Encore une chose Anne, passez par chez vous et mettez une tenue plus….féminine dirons- nous. Mr de la Rocardière est un féru d'art et de design et aime contempler les belles courbes….comme celle de sa SLS.

- Euh…bien monsieur le directeur, répondis-je un peu perplexe.

Il est vrai que le vendredi, je m’habillais plutôt à la cool, jean, t-shirt, converse.

- Allez-y ! Prenez votre après midi.

- Merci et à demain Monsieur.

Je pris le volant de la SLS et passa donc par le loft pour m’habiller de façon plus féminine. Qu’allais-je bien pouvoir me mettre. Le temps du trajet j’essayais de passer en revue ce que j’avais dans ma garde robe et je me rendis compte que je n’avais absolument rien de féminin ou même sexy. Juste des tailleurs très strict pour le boulot ou des tenues décontractées.

En même temps, un tailleur strict pour un rendez-vous professionnel devrait suffire, pensais- je. Mais en repensant à Bertrand et à son amour pour les courbes, une envie irrépressible de plaire m’envahit.

Je décidais donc d’aller chez ce créateur dont la vitrine me faisait régulièrement baver mais chez qui je n’avais jamais osé rentrer au vu des prix de ses créations. Mais au volant de cette voiture, je me sentais à faire des folies.

Je me garai juste devant, histoire de me la péter un peu. Je sortie de la voiture et constata que les personnes regardaient plus la SLS que moi. Un peu vexée, j’entrais dans la petite boutique.

Ce fut tout autrement à l’intérieur. C’était très intimiste. La lumière était tamisée, les murs étaient recouverts de panneau de cuir marron glacé. Il y avait un petit bureau dans un coin, les vêtements étaient suspendus ou posés pêle-mêle sur de petites armoires ou des tables d’écolier. Je constatais également qu’une partie du magasin était réservée à de la lingerie. Un charmant jeune homme vint m’accueillir.

- Bonjour mademoiselle. Que puis-je faire pour rendre votre journée plus agréable ?

- J’ai un rendez-vous et j’aimerais mettre mes formes en valeur.

Mais qu’est ce que je racontais ?! J’eu l’impression que mon cœur et mes envies avaient pris le contrôle de mon cerveau et de ma raison.

- Mais bien entendu. Voyons voir ce que nous pouvons faire pour vous. Voulez-vous également voir nos dessous ?

- Pourquoi pas ? Ou plutôt oui, je veux la totale, lui dis-je, et vous avez carte blanche. C’était officiel, je n’avais plus le contrôle de mon corps. Etait-ce ce rendez-vous avec Bertrand de la Rocardière qui me faisait cet effet ? Je ne me reconnaissais pas.

- Magnifique ! Alors nous dirons une taille 38 et un 85C. Veuillez prendre place en attendant que je fasse ma sélection. Voulez-vous quelque chose à boire ? Voici une petite carte de ce que nous proposons à nos clients privilégiés.

Je jetai un coup d’œil et lui répondis :

- Je prendrais un Mojito champagne, s’il vous plait.

- Très bon choix mademoiselle, je vous l’apporte de suite. Et je m’appelle Yann.

- Anne.

Je m’installai dans un très confortable fauteuil anglais pendant que Yann s’éclipsait dans l’arrière boutique.

J’avais du mal à me faire une opinion sur lui. Il était très précieux dans sa façon de faire, de s’habiller mais il avait une voix très chaude, très...mâle. Le contraste était plutôt déroutant. Etait-il gay ?

En tout cas, il était agréable à regarder dans son jean moulant qui mettait bien en valeur son joli postérieur et sa chemise en soie entrouverte sur un torse imberbe et légèrement musclé. Je serais bien tentée de vérifier si je lui fais de l’effet ou pas. Je sentis mes joues chauffées.

-Anne, chasse tout de suite ces pensées de ton esprit, pensais-je. Mais qu’est ce qui m’arrivait ?

Yann réapparu avec un grand sourire enjôleur et le verre de Mojito qu’il posa sur la petite table à coté de moi et reparti immédiatement pour faire son choix de vêtement pour moi. Son jean lui faisait vraiment de très belles fesses.

Je me saisie du verre et en bu une petite moitié d’un seul trait à la paille pour me rafraichir un peu. Je me rendis compte assez vite que c’était une très mauvaise idée de boire aussi vite, qui plus est quand on n’a pas l’habitude de boire, car une douce chaleur commença à envahir tout mon corps et la tete me tourna légèrement.

Je reposais le verre sur la table avant d’être totalement pompette. Yann revint pour me présenter ce qu’il avait choisi pour moi.

- Si vous voulez bien, nous allons passer à l’essayage.

Je me levais et bu deux gorgées de mon cocktail. Une seconde vague de chaleur m’envahit. La boutique n’ayant pas climatisation, je sentis une goutte de sueur coulée le long de ma colonne vertébrale et en suivant Yann jusqu’à la grande cabine d’essayage, je ne pus m’empêcher de loucher sur ses deux fesses bien mouler.

Il me sortie de mes rêveries en se retournant et en me disant :

- Ca va Anne ? Vous êtes toute rouge ?

- euh...oui oui. Ca doit etre le mojito qui me fait cet effet.

- J’espère que je n’ai pas trop abusé sur les proportions. J’aime quand il est un peu corsé.

- Non il est très bien.

- Vous me rassurez. Veuillez entrer ici et vous déshabiller s’il vous plait.

J’entrais mais en voulant fermer le rideau je me rendis compte qu’il n’y en avait pas et que Yann restait devant.

- Ne vous inquiétez pas Anne. Dans mon métier j’ai l’habitude de voir des femmes dans leur plus simple appareil et j’ai fermé la porte du magasin pour ne pas être importuné.

Entre le mojito, la chaleur de la pièce et savoir que nous étions en tete à tete, des idées plus que coquine me passèrent par la tete.

Anne calme toi, tu es une fille sage, tu as un homme que tu aimes, ne fait pas de bêtises.

Je respirais un grand coup et commenças par me déshabiller. C’était la première fois que je le faisais devant un inconnu. Et bizarrement ce n’était pas pour me déplaire.

Je retirais mon t-shirt, dégrafa mon soutif et constata que mes tétons pointaient et étaient tout dur. Je continuais par mon jean que je fis glisser avec mon shorty le long de mes jambes en me baissant. Je me rendis compte que j’étais en train de présenter mon cul totalement dénudé à Yann. Je me relevais prestement et vis un petit sourire en coin sur son visage dans le miroir en face de moi. J’étais nue comme un ver et je n’essayais meme pas de cacher mes seins ou mon minou fraichement épilé laissant juste un petit ticket de métro tout doux et tout fin.

- Vous avez un corps magnifique Anne, très sensuel. C’est vraiment dommage de le cacher sous ces vêtements un peu trop larges à mon gout. Nous allons le sublimer.

Je rougis de plus belle devant tant de compliments, et repris une gorgée de mojito. De petites perles de sueur apparurent entre mes seins que j’essuyais rapidement.

- Asseyez-vous je vais vous passez des bas noir très léger pour galber vos jambes sublimes.

Je me mis assise et il s’accroupit face à moi. Il posa mon pied sur sa jambe et me passa le premier bas. Il la remonta délicatement pour ne pas le filer. Il avait les mains d’une douceur inouïe. J’avais les cuisses légèrement écartées et il avait une vue imprenable sur mes lèvres toutes lisses. Il finit de mettre mon bas qui arrivait à mi-cuisse. Il fit de meme avec le deuxième et je le vis jeter de petit coup d’œil en direction de mon intimité. A voir cet homme s’occuper de moi ainsi, ses yeux sur moi, je sentis l’excitation poindre dans mon bas ventre.

Les bas mis, il me prit la main et me demanda de me lever. Il me prit par la taille et me retourna face à la glace. Il alla chercher un sous-vêtement que je ne pus distinguer.

- Pouvez-vous lever les bras afin que je puisse vous mettre ceci.

Je m’exécutai et il fit passer un superbe bustier rouge et noir qu’il fit maintenir par un grand lacet de soie dans le dos. Je m’aperçus alors qu’il ne cachait absolument pas la poitrine.

Devant mon air surpris Yann, m’expliqua :

- C’est un bustier remonte-seins, non pas qu’ils en aient besoin car ils sont parfaits...

Tout en me disant ca, il enveloppa mes seins dans ses paumes de mains douces et chaudes à la fois, en décrivit les contours avec une indescriptible sensualité. Il fit le tour de mes aréoles avec le bout des doigts et vint frôler mes tétons qui pointaient et durcissaient encore. Mon excitation s’amplifiait encore. Je sentais mon minou s’humidifier.

- ... mais c’est surtout pour les mettre en valeur et ne pas laisser de trace disgracieuse sur votre peau si sensible.

A ces mots et ces caresses, un frisson parcourut mon corps. Vite une gorgée pour se rafraichir !! Mais arrête, ça ne rafraichit rien du tout, bien au contraire.

Il se détacha de moi, me fit faire demi tour et mes yeux se portèrent machinalement sur son entre-jambe et vis une bosse impressionnante qui déformait amplement son jean. J’avais ma réponse : il n’était pas gay.

Mais il cacha son émoi en me présentant une robe moulante grise en cachemire sans manche avec col roulé.

- Je vais vous aider à la passer ma chère Anne.

- Yann, je pense que vous avez oublié quelque chose ? Il me regarda un peu interloqué et s’écria :

- Mon dieu, où avais-je la tête ?! Voici. Je vous laisse le mettre.

Il me présenta alors un string ficelle rouge qui cachait juste ma fine toison et mon abricot déjà bien juteux.

- Il faut qu’il soit le plus minimaliste possible afin de ne voir aucune trace sur la robe, me dit-il. Après libre à vous de le garder ou pas, rajouta-t-il en me lançant un clin d’œil.

Moi sans sous-vêtement ?! Au point où j’en étais... Je verrai plus tard.

Il prit la robe et commença à me l’enfiler puis à la faire descendre le long de mon corps. Je sentais de nouveau ses mains douces contre ma peau. Elles caressèrent mes fesses. Que

c’était sensuel et excitant. Je fondais littéralement. Toutes mes barrières tombaient les unes après les autres.

Quand il eut fini de me passer ma robe, qui arrivait à mi-cuisse, et fermer le long zip qu’il y avait dans le dos, il prit une ceinture large rouge afin de cintrer ma taille. Et la, je fis une chose que je ne m’aurais jamais senti capable de faire, je caressai son sexe tendu à travers son jean.

Il me regarda droit dans les yeux, me sourit et me dit :

- Anne, vous êtes une femme splendide et vous ne mette pas indifférente, mais aujourd’hui vous êtes là pour plaire à un autre. Revenez la prochaine fois pour vous et votre seul plaisir de vous faire belle et nous verrons ce que nous pourrons faire.

Il me caressa la joue avec la paume de sa main, la passa derrière mon cou et m’attira à lui délicatement, et m’embrassa langoureusement. Que cet homme était délicat.

Je relâchais son sexe à contre cœur mais intérieurement je me disais que ce n’était que partie remise.

Il me regarda et fis la mou.

- Ca ne va pas du tout ces bas. Asseyez-vous Anne.

Il me les retira tout aussi délicatement qu’il me les avait mis, se leva et alla chercher une paire de botte en cuir magnifique.

Il m’aida à les enfiler. J’écartais exagérément les cuisses pour qu’il contemple encore une fois ma petite chatte maintenant dissimulée par un joli string en soie.

- Admirez-vous dans le miroir, Anne. Vous êtes sublime, me dit-il sur un ton de contentement avec un grand sourire.

Je ne me reconnaissais pas. Jamais je ne mettais habillé comme ca. Mes tétons pointaient à travers le tissu. Je n’avais jamais vu mes fesses ainsi misent en valeur.

J’étais excitée comme jamais je ne l’avais été. Je vidai le verre de mojito d’une traite. Mon corps était en ébullition. Je réglai la note à Yann qui ne me choqua absolument pas et lui fit un dernier baisé.

- A bientôt Yann. Je ne manquerais pas de revenir dans votre magnifique magasin.

- A bientôt ma chère Anne, et il me fit le baisemain.

Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche