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Épisode 3 : 1, 2, 3, ne reste pas de bois

Il y a de ces initiations savoureuses et tendres… Adam en avait déjà fait l’objet avec sa Bleue. Cela datait d’à peine trois mois. Un soir de janvier, elle avait fait de lui son amant. Il s’était montré attentif, doux mais surtout, inexpérimenté. Elle ne lui en avait pas tenu rigueur. Sa curiosité, le fait qu’il veuille apprendre étaient des choses auxquelles elle avait été sensible.

On était en avril. Le printemps redonnait des couleurs et de la vie à la nature. Il faisait « remonter la sève » aussi, comme on dit, dans les… tiges et le reste.

Marine proposa à Adam qu’ils se retrouvent un samedi soir. Cela changeait des habitudes. D’ordinaire, c’était le mercredi qu’ils se voyaient. Le jeune homme mettait en ondes l’émission de la jeune femme. Ensuite, il reprenait le volant de sa petite voiture grise, ramenait son amie chez elle et ils y passaient la nuit ensemble. Parfois blottis l’un contre l’autre, simplement, parfois ne dormant que quelques heures volées après leurs ébats.

Jusqu’à présent, Marine était heureuse de la manière dont les choses se passaient avec Adam. Bien sûr, il n’était pas expert au lit mais il était gentil, respectueux, tentait, de temps en temps, de lui proposer certaines pratiques un peu plus… osées. La jeune femme y trouvait son compte. Elle se sentait aimée même si elle avait envie de passer à la vitesse supérieure. Elle n’osait cependant pas en parler de peur de mettre son partenaire mal à l’aise.

Il travaillait tard ce soir- là. Aussi, il ne la rejoindrait que vers 23h. Aurait- elle la patience de l’attendre ? Elle imaginait déjà comment elle passerait la soirée…. Elle commencerait par se chauffer gentiment en lisant des textes sur Chuchote Moi ou sur les Nouvelles Erotiques d’Irina. Et puis, si elle se sentait trop excitée, elle pourrait se caresser un peu, mais pas dans le but ultime de se faire jouir. Elle n’en parla pas à Adam, préférant lui faire la surprise de sa libido exacerbée.

Il y en avait pour tous les goûts sur les sites en question. Des histoires crues, des pratiques inattendues, des récits BDSM… Comme elle savait que les textes érotiques l’exciteraient davantage, elle cherchait plutôt ce genre de choses, délaissant le porno. C’est donc mouillée à point qu’elle accueillit Adam. Elle portait juste un peignoir de bain dans lequel elle s’était glissée après la douche. Elle s’était masturbée sous l’eau chaude en imaginant la bouche d’Adam dans son cou, lui mordillant le lobe de l’oreille et lui chuchotant les mots qu’elle aimait tellement entendre… « Tu es bonne, ma Bleue… ». ça la mettait toujours dans tous ses états. Elle s’était à peine servie du pommeau de la douche contre son bouton. Cela n’avait pas été utile.

Elle se tenait prête, derrière la porte, ayant juste noué la ceinture de son peignoir de manière très lâche pour en faciliter la chute. Il frappa trois petits coups et elle lui ouvrit. Ses cheveux châtains mi- longs étaient en bataille, encore humides. Ses yeux étaient fiévreux, sa bouche rieuse. Elle le regardait : les longs cils du jeune homme battant sur ses yeux vert écume lui rappelaient la première fois où ils s’étaient croisés : cette vulnérabilité, cet élan qu’elle avait eu en s’imaginant l’initier… Elle avait envie de lui. L’air étonné du jeune homme lui donna envie de lui mordiller la joue, doucement, quand elle l’accueillit avec un baiser très engageant. Il se suçotait la lèvre inférieure, signe discret de son excitation, et cela provoqua des tiraillements dans le ventre de Marine. D’un geste un peu brusque des épaules, elle dégagea le vêtement et se retrouva nue face à lui. Il la contemplait. Ses seins ronds et un peu lourds, son ventre pas tout à fait plat, ses jolies cuisses et ce petit triangle de poils, si doux, si doux, dans lequel il aimait tellement mettre le nez.

Sans dire un mot, elle l’entraîna dans sa chambre. Les choses allaient être chaudes, ce soir…

Toujours silencieuse, elle le fit se coucher sur le lit. D’une main légère, elle commença de le déshabiller, en en profitant pour se frotter à lui telle une jeune chatte. Ses doigts étaient fébriles et l’opération ne dura pas plus de 2 ou 3 minutes. C’était déjà bien assez pour l’un comme pour l’autre… Ils étaient nus à présent. Lui, couché sur le dos, elle au- dessus de lui, les cuisses écartées dans une position dominatrice. Elle le rassura : non, elle n’allait pas « jouer à ça : c’étai prévu pour un autre soir ». Ses yeux brillaient.

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