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Épisode 7 : Au soleil de la Sérénissime

Marine essayait de fermer une valise qui, visiblement, s’avérait trop petite pour contenir tops, shorts, petites jupes, maillots de bain et sandales légères. Elle devait encore y mettre trousse de toilette, un ou deux bouquins et… C’était trop râlant. Ils devaient prendre l’avion, Adam et elle, dans moins de 4 heures. C’était une surprise du jeune homme pour son amie. Elle savait juste qu’elle avait à emporter quelques tenues pour « temps chaud, même plus que chaud », des lunettes de soleil, de la crème à bronzer, bref, tout l’attirail de la parfaite petite touriste pour contrées torrides.

Elle n’avait jamais voyagé loin. Pas pris l’avion souvent non plus. Pour Adam, c’était différent. L’Asie, l’Australie aussi, d’après ce qu’il lui avait raconté. Il était parti quelques fois avec des amis pour des périples entre potes. Par contre, ce serait une grande première, ces vacances en amoureux. Et surtout, ils ne seraient qu’eux deux.

Sa Bleue et lui, au soleil brûlant, aux vagues de l’Adriatique, sur cette île dont on disait d’elle que c’était la Sérénissime. Lui, il la voyait plutôt comme un piège à touristes. Mais bon, il savait qu’elle serait heureuse. Il connaissait son goût pour les trucs un peu plan- plan. Pour cela, elle n’avait pas beaucoup d’imagination, contrairement à ces idées qui fourmillaient au creux de sa petite tête pour l’initier à des pratiques sensuelles ou… sexuelles.

Après une heure et demi de vol, ils foulèrent enfin le sol italien. Il restait un car à prendre, ensuite un vaporetto et enfin un bus… C’était un long trajet, quand on comptait l’heure à laquelle ils étaient partis et celle à laquelle ils arriveraient à l’hôtel mais Adam était certain que Marine serait si heureuse qu’elle ne penserait pas à se plaindre d’avoir à traîner sa valise à roulettes de la Piazza Le Roma au vaporetto…

Déjà, elle s’émerveillait de tout ce qu’elle voyait quand ils avaient embarqué dans le « bateau- autocar ». Il y avait les églises, le long du Canale Grande, mais aussi le mouvement des vagues qui se brisaient contre la coque du bateau et ce ciel, bleu, si bleu, sans nuages. Il ne leur restait qu’un bon quart d’heure de bus et ils pourraient enfin prendre possession de leur chambre dans un hôtel se trouvant juste « entre l’Adriatique et la lagune ». C’est Adam qui savait tout cela. Elle n’avait aucune idée de ce qu’il avait réservé, ni depuis quand… Il avait, lui aussi, bien su tenir sa langue !

Ligne 1, direction Alberoni. C’est le 3è arrêt quand vous arrivez à la Via Malamocco. Vous verrez l’hôtel sur votre gauche. C’est un bâtiment assez moderne.

Il était parfait…. Moderne, oui, et bien conçu. Un pavillon avec la réception, la salle de petit- déjeuner, une salle de sports au sous- sol et des chambres au premier étage. Il y avait deux autres pavillons avec uniquement des chambres. La leur était située du côté de l’Adriatique et pas loin, en fait. Quand les abords de l’hôtel n’étaient pas encore aménagés, il devait être possible de voir la mer de leur chambre… Les murs blancs, un grand lit, aux murs, des photos, une petite salle de bain avec une douche et… une terrasse sur laquelle étaient disposés deux transats. Il y avait une petite table et deux chaises dans la pièce et bien entendu, de grands placards.

Ils défirent leurs bagages. Le voyage avait été long mais ils avaient envie de profiter de leur première soirée. Il y avait, longeant la mer, une espèce de digue. D’après ce qu’Adam avait lu dans les descriptions des guides touristiques, c’était un chemin vicinal qui courrait pratiquement jusqu’à l’endroit où avait lieu le fameux festival de cinéma. Cela faisait 6 ou 7 kms. A l’allure à laquelle ils se sentaient capable de marcher, ils pourraient aller jusque là, en revenir, aller souper et puis, passer une bonne nuit sous les petites couettes légères.

Le soleil se couchait. On pouvait suivre son mouvement en regardant la mer. Il y avait un petit vent qui rafraîchissait l’air. Les derniers joggeurs terminaient leur course et profitaient du fait que la température était plus confortable pour l’exercice physique. Adam et Marine marchaient d’un bon pas en bavardant. Marine admirait la mer. Elle était calme. C’était différent de la mer du Nord il n’y avait pas de grosses vagues ici, juste une grande paix et la couleur de l’eau était différente aussi. Ils arrivèrent tard au resto et, comme ils n’avaient pas grand faim, ils commandèrent juste une pizza pour eux deux. Puis, toujours main dans la main, ils se dirigèrent vers leur chambre…

Douche, malheureusement, impossible de la prendre à deux : la cabine était trop petite pour cela. Pendant que Marine prenait la sienne, Adam préparait un lit… doux. Et quand elle eut fini et qu’elle appela Adam pour qu’il la remplace sous l’eau chaude, en s’enveloppant de la serviette éponge blanche de l’hôtel, et qu’elle rejoignit la chambre…

Celle- ci était juste éclairée par les petites veilleuses. Du côté habituel où Marine dormait, à la droite du lit, sur la couette, était déposé quelque chose enveloppé de papier de soie. La jeune femme n’avait aucune idée de ce dont il s’agissait… Avec mille précautions, elle défit le papier et découvrit une guêpière bleu pervenche. Elle était très simple. De prime abord, elle avait la forme d’un bustier. La dentelle noire de l’empiècement au niveau de la poitrine rappelait celle à la base du vêtement, moins large. Un joli string, bleu lui aussi, complétait la tenue. C’était tout à fait adorable, pas provoquant. Marine était aux anges. Ses yeux brillaient. Elle se débarrassa de sa serviette éponge et enfila prestement guêpière et string. Puis, voulant « faire son petit effet » à Adam, se rendit sur la terrasse. Il faisait noir à présent et personne ne pourrait la surprendre. Elle attendit qu’il soit douché et revienne dans la chambre pour se montrer.

Et là, à contre- jour, elle lui apparut dans « ses beaux atours ». Ses épaules un rien rondes donnaient à Adam l’envie de les mordre. Sa peau avait l’air si douce. Ses jolis seins pigeonnaient. Le jeune homme en admirait la forme, bien visible sous le bustier. Et quand elle tourna sur elle- même genre « regarde comme je suis belle, mon savoureux », et qu’il vit ses fesses à croquer, il n’eut plus qu’une idée : s’en occuper. Sa petite parade ne dura pas longtemps.

Il s’était allongé sur le lit, les bras repliés et les mains derrière la tête. Dans un souci très pudique, après s’être séché, il avait remis un boxer bleu, lui aussi, mais un peu plus foncé. Cela moulait cette partie de son anatomie que Marine aimait tant. En la regardant dans cette tenue et arborant des poses qui bien que sages, n’en étaient pas moins très sensuelles, il eut envie de la serrer contre lui. De la déshabiller. Que son corps chaud se love contre le sien. Elle était face à lui, approchait en jouant avec ses cheveux, le regardant de ses yeux brillants, humectait ses lèvres avec sa langue et puis, les mordillait. Elle commença par retirer son string, en se retournant. Elle le fit descendre le long de ses jambes puis, d’un coup de pied, l’envoya atterrir juste à côté de la main d’Adam sur le lit. Puis, elle se planta devant lui, tout proche à présent, se pencha et déposa un baiser sur ses lèvres entrouvertes. Il ferma les yeux, l’attrapa par la taille et la fit basculer sur le lit, contre lui.

Elle gloussa, prit sa main et la mit entre ses jambes. Combien c’était doux et chaud. Et déjà un peu humide. Il voulait la toucher, humer son parfum de rose, mettre son nez entre ses seins, ses cuisses, être enivré par ses odeurs corporelles… Avec mille précautions, il entreprit de lui ôter la guêpière qui lui seyait si adorablement. Tout en continuant de rire, elle se penchait vers Adam. Il libéra sa poitrine, joua avec ses mamelons déjà durs, les léchant, les mordillant. Elle aimait ses morsures. Douces, tendres. Puis, il la fit se retourner. Il voulait pouvoir regarder ses fesses. Rebondies, juste ce qu’il fallait. La peau de Marine, couleur « petit biscuit un peu trop cuit » était appétissante à souhait.

Elle était sur lui, à présent, contre sa poitrine, contre son ventre. Elle sentait son sexe dur. Leurs pubis étaient en étroit contact. Il caressait ses cheveux fins. Elle l’embrassait tendrement. Et puis, ils commencèrent d’onduler, doucement. De concert. Le frottement de leurs ventres était délicieux. Leurs souffles commençaient d’accélérer.

Il y eut des mouvements de corps, de jambes, de bras et de doigts. Des succions aussi, des pénétrations, des morsures, des baisers. Leurs corps luisaient de sueur tant leurs étreintes étaient ardentes.

Et puis, pour qu’Adam puisse voir son postérieur et en apprécier les courbes, l’entrée de son cul et sa rosette, frémissante, elle se mit à quatre pattes. Elle balançait ses fesses juste sous le nez du jeune homme, poussant sa croupe pour qu’il en prenne plein la vue. Rhooo, ce que c’était excitant… Son sexe à elle était déjà trempé, gonflé de désir. De la cyprine mouillait son anus. « Regarde- moi, mon savoureux » pensait Marine « je vais t’allumer comme jamais ». Elle continuait d’osciller, les jambes écartées, les genoux et les coudes fichés au lit. Cela mettait le jeune homme dans tous ses états.

Il se mit derrière elle et saisit ses hanches pour leur imprimer un mouvement d’avant en arrière. Il voulait voir comment son sexe entrerait en elle… le voir coulisser, tarauder son intimité. C’était une position qu’ils n’avaient jamais expérimentée ensemble. Il savait que son amie préférait les caresses et les pénétrations « yeux dans les yeux ». Mais là, il la sentait tellement chaude, tellement prête à se laisser aller… Bien qu’elle soit excitée et que ses orifices soient comme huilés par le désir, il se rendit compte, et elle aussi, d’ailleurs, qu’une sodomie serait difficile de cette manière. Se sentir puissant, pourtant, dans la manière de mener les choses, lui donnait beaucoup d’assurance.

« Je voudrais te… Tu vois ?

- Pour te sentir très à l’étroit dans mon cul ?

- Oui…

- On va retourner à la salle de bain, tu veux ? »

Main dans la main, ils se dirigèrent vers la petite pièce. D’abord, elle retourna dans la cabine de douche. Elle laissa la porte ouverte et ouvrit le robinet. Un petit jet. L’eau chaude. Les mains d’Adam suivaient le trajet de celle- ci. Elle était de dos. Il fit glisser ses doigts de son cou à ses fesses, lentement, puis, à genoux à présent, il écarta celles- ci, lécha sa raie avec beaucoup d’application… Un afflux d’humidité. Entre ses jambes à elle. Une tension qui gonfla son sexe à lui, instantanément. Gentiment, il continua de passer son index et son majeur juste à l’entrée de son cul. À un moment, il sentit que « cela ne résistait plus ». Avec force, il introduisit ses doigts là, dans son antre et les agita rapidement. Elle suffoquait. Elle était toujours sous l’eau chaude. De sa main gauche, elle frottait son clitoris. Elle ne voulait pas encore jouir, non pas tout de suite…

« Attends, Adam. Je ne vais plus pouvoir tenir…

- …

- On regagne le lit. Ça va marcher, maintenant. »

Elle se coucha sur le dos en écartant les jambes de manière outrageuse, complètement offerte à son amant. Il était aussi nu et excité qu’elle. Après quelques frictions de son bouton et le jeu de ses doigts à elle dans son sexe trempé, elle lui fit signe. Elle était prête, ouverte… Et Adam n’eut aucun mal à la pénétrer… Ses yeux, leurs yeux, brillaient. De temps en temps, ils les fermaient, comme savourant l’instant. Le jeune homme lui demanda de maintenir ses cuisses pratiquement contre elle pendant que lui effectuerait de petits mouvements d’abord, qui s’élargiraient au fur et à mesure de ses va et vient. Il regardait, comme hypnotisé, son sexe entrer et sortir de l’anus de son amie. Il se sentait de plus en plus serré. Il se sentait de plus en plus raide. Il accéléra encore. Elle continuait de se masturber de la main gauche. Elle sentait son cœur battre dans sa bouche, dans sa langue, dans son sexe. Elle savait qu’Adam ne serait pas long à jouir. Et c’était pareil pour elle. Elle laissait toute liberté à son partenaire… Bien sûr, elle appréciait mais elle savait aussi que tout homme normalement constitué adore cette pratique : se sentir prisonnier, enserré, au plus profond d’une femme, c’est quelque chose de jouissif. Et de fait… il … rugit. Ses grognements, ses râles, avaient tout l’air de provenir d’un animal sauvage. Son savoureux, son Adam, avait perdu toute retenue, tout self- control. Il déchargea abondamment.

La bienséance empêche la retranscription de ses mots mais… ils étaient loin d’être chastes.

Marine, par contre, ne dit pas grand-chose. Elle prononçait juste le nom de son amant, des encore, encore. Et puis, cela se termina par des sanglots, profonds, qui donnaient l’impression de sortir de son ventre. Elle tremblait de tout son être, perdue dans le plaisir.

Leurs corps se séparèrent dans un grand soupir. Ils s’embrassèrent longuement. Et puis, les yeux fiévreux, leurs têtes sur les oreillers, ils reprirent leur souffle. Les sanglots de la jeune femme se calmèrent. Le cœur d’Adam reprit le rythme calme et tranquille qu’il avait habituellement.

Le lit était complètement ruiné. Les serviettes éponge blanche gisaient sur le sol, toujours humides. Boxer, guêpière et string étaient dispersés, sous la couette, au pied du lit… Ils ne disaient rien, n’osant briser ce charme délicieux qui les enveloppait.

Adam, nu, se dirigea vers la penderie dans le bas de laquelle se trouvait un minuscule frigo. Il prit une petite bouteille de jus d’orange et une petite bouteille d’eau plate. Puis, il partir à la salle de bain : il avait repéré deux gobelets emballés dans des petits sachets en plastique. Ils devaient être mis là en guise de verre à dents. Il revint avec les gobelets et y renversa les bouteilles. Ils burent à petites gorgées en se regardant. Cela les rafraîchit tous les deux.

« c’était … fabuleux, ma Bleue.

- Pour moi aussi, Adam. On remettra ça avant qu’on reparte d’ici ?

- … tant que tu veux… »

Ils se couchèrent, et tendrement enlacés, comme ils en avaient l’habitude, ils s’endormirent. Leur séjour durait encore un peu. Demain, il y aurait la visite de l’île sérénissime, et le jour suivant une autre excursion. Elle profiterait de tout ce qu’Adam avait prévu pour eux avec appétit et émerveillement.