Adam, mon savoureux.

Une saga de Bleue - 14 épisode(s)

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Épisode 14 : Aux brumes de la Sérénissime

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    Durée : 14:57 min

    C'est le deuxième séjour d'Adam et Marine à Venise. Cette fois, ils logent dans un palace… Bain de minuit et… la suite, des plus chaudes.

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Il y avait presque un an que leur histoire avait débuté. Enfin, un an, ce n’était pas tout à fait cela. Ils avaient fait connaissance de la manière la plus étrange qui puisse l’être. Un micro, une voix, celle de Marine. Une console, des doigts, ceux d’Adam. Ils avaient joué « à qui troublera le plus l’autre » durant quelques émissions radio et ensuite… Elle, elle entortillait ses auditeurs autour des mots sensuels d’autres. Lui, il sonorisait l’organe enjôleur de la jeune femme. Elle se souvenait des regards de l’homme qui lui semblait si jeune, si innocent. Pas qu’il ait l’air bête, non. Simplement inexpérimenté. Elle se souvenait des émotions de ce sonorisateur, de la manière dont ses cils battaient, dont ses yeux couleur écume se voilaient. Et puis, cette façon de se tenir, cuisses écartées et mains posées dessus très calmement mais très intensément. Combien ça l’avait fait frémir… elle s’en rappelait…

En janvier, donc, Adam était devenu l’amant de Marine. Ils avaient passé des moments tendres, gentils et puis d’autres qu’ils qualifiaient de « sex ». Leurs corps se comprenaient, leurs âmes aussi. Ils étaient sur une longueur d’ondes semblable. Ils s’aimaient… vraiment. Si cela n’avait pas été le cas, l’un comme l’autre, ils l’auraient fait comprendre à leur partenaire. Ce n’était pas un jeu, c’était la réalité d’une jolie relation…

Adam se sentait en dette vis-à-vis de Marine. Il avait, de temps en temps, poussé les choses en proposant à la jeune femme l’une ou l’autre petite « fantaisie ». Rien de bien vicieux, non, juste des trucs dont ils n’avaient pas l’habitude : un simulacre de jeu « soumission – domination » mais très, très soft, une lecture faite par lui qui avait tourné de manière assez chaude alors que lui, il était plutôt en mode « timide avec complexes ». Il n’avait pas à l’être. Marine l’appréciait tel qu’il était et n’aurait changé d’amant sous aucun prétexte.

Donc, dans ces « fantaisies », il y avait eu aussi un séjour à Venise, en juillet dernier. Ils avaient passé une petite semaine au soleil de la Sérénissime. Chaudement. Des étreintes torrides. Mais aussi des moments tendres qu’elle n’oublierait certainement jamais… Et là, en décembre, Adam s’était dit que la place Saint- Marc devait être belle en hiver et les canaux brumeux.

Il avait réussi à prendre quelques jours de répit et avait décidé de leur offrir un séjour royal dans un palace vénitien. A nouveau, il fit la réservation sans lui en toucher mot, s’occupa aussi de leur trajet en avion. « Mets dans ta valise des tenues chaudes mais élégantes : j’ai envie de faire tourner la tête aux… Italiens ». Marine sourit. Elle se souvenait de ce qu’Adam lui avait dit en juillet. Le bagage fut vite fait : en plus de deux robes assez moulantes, de collants et de sous- vêtements affriolants, elle ajouta une veste en daim et des pantalons et des hauts confortables. Elle rayonnait tant elle était heureuse.

Venise – Marco Polo. Bus puis vaporetto. Ils arrivèrent dans l’endroit magnifique où ils passeraient quelques nuits. Adam avait fait fort. C’était un palace. Réception splendide : des canapés en cuir pour faire patienter les voyageurs, des reproductions d’art, un chasseur, même, qui transporta leurs valises jusqu’à leur chambre, au premier étage… Marine croyait rêver. Elle était un peu mal à l’aise du prix que tout cela avait dû coûter mais Adam semblait si satisfait de son cadeau qu’elle n’osa rien lui demander.

Ils s’installèrent dans leur chambre. Elle était assez grande. Une salle de bain y attenait. Délicate attention du jeune homme : il avait demandé, au moment de la réservation, à pouvoir occuper une petite suite… bleue ! Tête de lit de cette couleur, draps, housses de couettes et meubles de la salle de bain aussi. Adam proposa une promenade dans les rues moins bondées qu’en juillet. Il faisait un peu froid mais moins qu’en Belgique. Marine mit son manteau noir ample, ses bottillons chocolat, son petit chapeau et ses gants et ils se mirent en route. Dessous, elle portait cette robe pétrole qu’elle avait mise en novembre, pour leur sortie au restaurant.

Comme tout leur semblait moins animé qu’en été. Il n’y avait pas cette agitation qui caractérisait la ville en pleine saison. Ils déambulèrent dans les rues un peu endormies. Ils avaient envie de se trouver un petit restaurant un peu chic pour leur première soirée. Adam avait en tête quelque chose que Béa et Téo lui avaient renseigné. Et ni Marine ni lui ne furent déçus. Il y avait une cour intérieure, avec des murs en briques, des bougies sur toutes les tables et une carte qui annonçait les meilleurs mets. Simplement, Adam choisit une assiette de charcuteries italiennes et Marine de la Burrata di Bufala. Un pichet de vin du pays. Un tiramisu comme dessert. Ils n’avaient pas envie d’être lourds. Et puis, gentiment, ils reprirent le chemin de l’hôtel, en vaporetto, cette fois. Ils s’effleuraient du bout des doigts, délicatement, et laissaient monter le désir très lentement. Il était tard. Il y avait peu de monde dans le « bateau- autocar ». Enfin, quelques centaines de mètres à pieds et ils atteignirent leur hôtel.

« Pas trop fatiguée pour un bain de minuit ? »

Marine écarquilla les yeux. Comment ? Là, sur la plage du… Lido… où ils avaient séjourné quelques mois auparavant ? Adam la rassura. Il avait pris le maillot de la jeune femme dans son bagage à lui ainsi que le sien. Il y avait une piscine au dernier étage de l’hôtel.

Vêtus des sorties de bain trouvées dans leur chambre, ils se rendirent donc au 4è étage. Ils purent se prélasser et continuer leurs frôlements tout à loisir : ils étaient seuls. Adam mordillait le cou de Marine pendant que celle- ci s’accrochait à sa taille autour de laquelle elle nouait ses jolies jambes. Le feu montait entre eux lentement. Ils ne voulaient pas que les choses aillent trop vite… Et puis, quand ils ne purent plus tenir, ils se dépêchèrent de remettre leurs peignoirs et en riant comme des petits fous, reprirent l’ascenseur pour regagner leur chambre. Et c’est essoufflés et toujours en s’esclaffant qu’ils se laissèrent tomber sur le grand lit. Ils s’embrassèrent, jouant de leurs langues.

« On se déshabille ? Et puis, on dort….tout nus.

- Tu veux ?

- Oh oui, j’ai envie de te sentir contre moi comme ça toute la nuit. »

Les cheveux un peu fous d’Adam se mêlèrent aux ondulations de la chevelure de Marine. Ils roulaient sur le lit, nus à présent. De plus en plus tendrement.

« Sous la couette…. Pas envie que tu prennes froid »

Et là, leurs corps sans retenue à présent, s’étreignirent. Marine tournait le dos à Adam. Elle aimait sentir son sexe très dur niché contre ses fesses. Le jeune homme était immobile. Il l’avait prise dans ses bras et mis son nez contre la nuque de son amie. De temps en temps, elle sentait son souffle s’interrompre.

« Je voudrais te faire l’amour, ma Bleue.

- Hmmmmm

- Mais que tu me laisses faire… oui ?

- Hmmmmm »

La jeune femme, toujours couchée sur le flanc, sentait tour à tour les doigts de son amant se promener contre son dos, effleurant les omoplates, le creux des reins. Il s’était écarté d’elle à présent et lui embrassait le bas du dos. Ensuite, très délicatement, il lui écarta les jambes. Le passage vers sa rosette serait- il possible ?

« Je peux… tenter ?

- Je ne suis pas encore très mouillée par là, tu sais… »

De fait, malgré l’humidité du gland d’Adam, l’intromission serait certainement peu aisée. Après avoir passé deux doigts près des lèvres gonflées de la jeune femme pour y recueillir un peu de cyprine, celui- ci poursuivit le mouvement. Marine, instinctivement, poussa les fesses vers l’arrière. Cela les excita autant l’un que l’autre : l’homme se sentit durcir davantage et de manière pratiquement naturelle, l’anus de son amante se dilata un peu. Il en profita pour y faire entrer un doigt, lentement, tendrement. Il l’agita, un peu. Il l’entendait haleter doucement. Il savait combien elle avait hâte qu’il aille plus loin. Avec délicatesse, il continua : sa main gauche passait devant le pubis de la jeune femme et un de ses doigts jouait avec son clitoris, le majeur de l’autre main se concentrait sur l’entrée de son anus. Marine se tortillait, même si c’était involontaire : la caresse de son amant était vraiment trop jouissive. Elle poussait des petits cris rauques, elle gémissait, elle sentait que l’orgasme n’était pas loin mais ne voulait pas que les choses soient aussi rapides. Bien sûr, elle aimait le plaisir qu’Adam lui donnait. Elle l’adorait, même. Mais il fallait que lui aussi il en ait…

« Arrête un peu avec tes doigts, tu veux ?

- Ah ? Tu n’aimes pas ?

- J’aime… trop… Et je ne voudrais pas jouir sans toi… »

Elle releva davantage la jambe droite, sa hanche gauche était plaquée au matelas. Sa rosette était parfaitement accessible, à présent et Adam d’un petit geste précis, saisit son sexe entre ses doigts, présenta son gland juste en face de l’anus de la jeune fille et d’un mouvement du bassin, le fit pénétrer… Il laissa un petit « hmmm » très expressif s’échapper de ses lèvres.

« Hmmmm, ma Bleue…

- Vas- y…

- …

- Lentement…. Ouiiiiii…..

- Tu aimes ?

- Continue…. Oh ouiiiii…. »

Coulissements, d’abord un peu timides. Adam avait si peur que l’intromission soit un peu douloureuse qu’il se surveillait énormément, même si Marine semblait très réceptive.

« Je peux, un peu plus loin ?

- Un peu plus viiiiiite, ausssssiiii…. Ouiiiiii…. »

La jeune femme lui tendait son postérieur. Elle avait légèrement tourné les hanches, se retrouvant pratiquement sur les genoux. Son amant avait saisi sa taille. Ses mouvements étaient amples, de plus en plus profonds. Lentement, centimètre après centimètre, en faisant bouger son bassin très lascivement, il la pénétra sur toute la longueur de son membre. Il frissonnait, le sexe tendrement enserré. Et puis, ses va- et- vient se firent plus désordonnés, plus fébriles. De la sueur perlait sur son joli front. Ses cheveux étaient collés à ses tempes. Sa voix, rauque, prononçait des mots incompréhensibles.

« Hmmmm, je vais te…. Ouiiii, c’est ça, je v…. Encore…. Encore…. »

Il se laissa complètement emporter dans son plaisir, l’emmenant avec lui presque violemment. Leurs gorges se serrèrent et dans un petit râle, l’un comme l’autre jouit, lui grognant des « Rhooo, Bleue, j’aime ton cul… Bordel, comme j’aime ton cul…. » et elle en pleurant doucement. Il savait que c’était simplement la tension nerveuse et l’afflux de sensations délicieuses et puis le relâchement total qui la mettaient dans cet état. Il en avait l’habitude mais cela le troublait toujours un peu.

Elle s’affala sur le lit et reprit pied peu à peu. Adam s’était relevé puis dirigé vers la salle de bain. Il revint avec une serviette éponge et des lingettes.

« Je vais te nettoyer tout ça » dit- il à la jeune femme. Et tendrement, il épongea le sperme qu’il avait éjaculé et qui s’écoulait entre ses jambes. Marine était couchée sur le ventre. Chaque petite pression de la serviette était suivie d’un baiser : cela commença dans son cou, puis l’épaule, le flanc, le bas du dos… A ce tarif, son amante aurait à nouveau envie qu’il s’occupe d’elle… autrement. Tant pis.

Elle était propre, à présent, sur le dos, les yeux grands ouverts. Elle suivait les mouvements de son ami. Il avait disparu dans la salle de bain pour prendre une douche. Elle entendait couler l’eau. Elle se demanda s’il l’attendait ou… Mais elle était trop molle et trop chavirée pour bouger de quelque manière que ce soit. La douche d’Adam ne dura pas. Quelques minutes et il réapparut, les cheveux en bataille…

« Tu as encore envie ? Tu préfères dormir ?

- Prends- moi dans tes bras…. »

Elle avait besoin de douceur, de cette tendresse que seul l’homme pouvait lui donner. Il la berça. Elle se laissa complètement submerger par ce bien- être qui l’enveloppait.

Adam l’aimait. C’était ça qui était important. Elle avait eu des craintes, au début, que ce soit juste une histoire d’initiation, de « je t’apprends tout ce que je sais et puis… tu voleras de tes propres ailes ». Mais elle se rendait compte à présent que leur relation, ce n’était pas « ça ». Le lien qui les unissait était profond. Il y avait aussi de la considération entre eux. Ils étaient sensibles aux émotions éprouvées par l’autre.


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