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Épisode 11 : Bijou bleu

Il était un temps où, lors des échanges de Marine avec Arthur, celle- ci lui avait envoyé deux lectures privées dont il n’a pas encore été question dans ces lignes. Oui, elle lui avait enregistré plusieurs choses : des récits de domination, des textes écrits juste pour lui. C’était avant que sa relation avec Adam prenne autant de place dans sa tête, son cœur et sa vie. La jeune femme, cependant, avait envie combler son ami en…

Adam aurait voulu « officialiser les choses » d’une manière un peu plus publique. Bien sûr, tout se passait pour le mieux entre eux. On n’en était plus aux jeux pleins de sensations délicieuses. Il y avait aussi une histoire de cœur, très enveloppante, très confortable, un peu magique.

Pour fêter le premier anniversaire de leur rencontre, on arrivait tout doucement en octobre, il avait envie de l’inviter au restaurant. Il lui en parlerait, lui demanderait si elle se sentait inspirée pour lui proposer une surprise. Il ne lui poserait pas de questions. A lui le choix de l’endroit, à celle, celui du piment.

Quand il lui en parla, elle se montra très emballée. Elle savait ce qu’elle lui proposerait. Il avait choisi un resto très classe, dans la ville où il avait fait ses études. Il n’y était jamais allé. D’abord, parce que ce n’était pas un snack pour les étudiants, ensuite, parce qu’il n’avait jamais eu l’idée d’y inviter une conquête féminine : il était resté célibataire tout ce temps- là. Parfois, un flirt d’un soir ou d’une semaine, tout au plus. Jamais de relation plus suivie. Quand il passait devant, il enviait pourtant l’allure intime de l’endroit, les tables de 2, l’éclairage, tout en douceur. Il savait qu’on y mangeait bien. Il connaissait une jeune fille y faisant le service. Et puis, il savait qu’un barman hors pair y préparait des cocktails divins.

Donc, il demanda à Marine de réserver sa soirée du … parce qu’il voulait la « sortir ». Il fallait qu’elle prévoie une jolie tenue, un peu sexy mais pas trop. Si elle avait envie d’être coquine, qu’elle n’hésite pas mais il fallait que cela reste discret. Il se rappelait de cette petite robe noire et des bas qui tiennent tout seuls mais aucun sous- vêtement. Il était prévu qu’ils aillent dans ce resto dont on lui avait autant vanté les mets que la boisson. Il comptait sur les conseils du sommelier pour le vin. Il savait qu’il y avait des choses que Marine appréciait à la carte. Quant à lui, il n’était pas difficile…

Il passa donc la chercher dans sa petite voiture grise. Il était content de constater qu’elle portait, sous son manteau noir ample, une petite robe courte, couleur pétrole, et des bas noirs. Était- ce de ceux qui tenaient tout seul ? Il lui poserait la question quand ils seraient à table. Sur sa jolie tête, le petit chapeau qu’elle arborait quand il faisait plus froid. Pas de gants. Et des chaussures avec des petits talons. Elle n’aimait pas être perchée sur des échasses. Lui, pour l’occasion, il était vêtu d’une chemise bleue marine avec un petit motif bleu clair, d’une veste noire et d’un jeans, tout neuf, pas élimé.

Après avoir garé la voiture, ils devaient marcher un petit kilomètre. La ville était piétonne. Il ne faisait pas trop froid mais ils n’avaient pas envie de s’attarder. Le soir était déjà tombé. En bavardant, ils rejoignirent le centre. Marine se rappelait d’un autre RV qu’elle avait eu plusieurs années auparavant avec un amant de son âge à elle. Ils s’étaient retrouvés sur un banc en pierre, près d’une place sur laquelle il y avait plein de monde. C’est là qu’il lui avait dit que leur histoire était terminée. Elle s’était sentie comme… tomber dans un grand trou sans fond. Et puis, la vie avait repris.

Ils marchaient main dans la main, Adam et elle. Cela n’arrivait que rarement. Il faisait des grands pas et elle aurait eu du mail à le suivre si les siens n’avaient pas été aussi rapides. D’habitude, ils se retrouvaient dans l’appartement de la jeune femme ou se voyaient dans les bâtiments de la radio. Pas vraiment d’occasion pour se déplacer côte à côte… ils avançaient donc, et se retrouvèrent rapidement devant le restaurant. Un éclairage ténu, des couleurs chaudes, du bordeaux, du grenat, des mouvements comme… amortis : silencieux, lents. Les yeux de Marine brillaient. Ainsi, c’était cela qu’il avait prévu !

Et elle, qu’avait- elle prévu ? Comment avait- elle décidé d’être coquine ? On se rappelle qu’il était question d’Arthur, au début. Pourquoi, vous dites- vous ? Simplement parce que, dans les lectures privées que Marine lui avait envoyées, il y en avait deux qui parlaient de bijou anal… Visiblement, cela avait excité l’homme, ces histoires de pénétration, d’intromission… Elle avait fait l’acquisition de deux plugs, munis chacun d’une pierre bleue. Ils pesaient respectivement 110 et 175 grammes. Ils étaient en acier inoxydable et il arrivait de temps en temps à la jeune femme, de s’en servir durant ses séances de masturbation. Elle commençait par s’introduire le plus léger dans l’anus, le retirait et puis, le remplaçait par l’autre. Elle aimait cette sensation de « remplissage »… Aussi, pour faire une surprise à Adam, elle portait, ce soir, le plus lourd des deux. Elle s’était badigeonné le petit trou de gel lubrifiant à la cerise, s’était entré le bijou dans l’anus et avait essuyé le gel inutile à présent. Elle n’avait… ni culotte, ni string, juste ses collants. La couture de ceux- ci titillait ses lèvres inférieures. La situation et le contact l’excitaient. Elle n’en dit rien à Adam. Le bon moment n’était pas encore venu.

On leur proposa donc une table pour deux, un peu à l’écart. Une petite lampe éclairait leurs visages penchés sur les cartes. Un cocktail pour Marine, un jus d’ananas pour Adam. (il avait décidé de ne pas boire ce soir – juste un verre de vin : il voulait garder tout contrôle et de toute manière, c’était lui qui conduisait). Ensuite, un plat de tagliatelles aux scampis et au saumon pour elle et un steak champignons crème pour lui. Du vin blanc, léger, à volonté pour la jeune femme, et juste un verre de vin rouge pour lui. Pour le dessert, on verrait ensuite. Inutile d’être trop gourmand. Il y avait sur la carte quelque chose qui tentait Marine. Mais elle ne voulait pas paraître trop affamée. Et qui sait, elle n’aurait peut- être plus assez d’appétit pour…

Le souper fut délicieux. A un moment, elle laissa son ami seul. Elle devait aller aux toilettes. Elle en revint avec les yeux brillants et un sourire épanoui sur le visage. En passant derrière Adam pour rejoindre sa place, elle caressa sa joue, du bout des doigts, puis, effleurant son nez, elle les lui fit lécher. Ils étaient mouillés et avaient une odeur de rose mêlée à des effluves marines, iodées. Le jeune homme, étonné, lui jeta un regard interrogateur. Il se demandait ce qui s’était passé durant le passage de Marine aux toilettes. Elle s’assit en face de lui, et, sous la table, écarta les cuisses pour passer sa main gauche sur son sexe. Il n’avait pas remarqué qu’elle avait fait disparaître ses collants. Enfin, là, c’était clair : elle ne devait plus porter grand-chose sous sa robe pétrole. Ses seins dansaient librement, quant à ses jambes nues… Hmmmm, sa diablesse devait avoir des idées bien coquines, ce soir.

Finalement, Marine et Adam prirent un dessert. La jeune femme, une portion de tarte aux pommes avec une boule de glace. Lui, une mousse au chocolat- maison. Elle n’était certes pas aussi bonne que celle que Marine préparait, mais bon, les plaisirs de la bouche n’étaient pas essentiels ce soir. Adam régla la note. Ils se remirent en route pour rejoindre la voiture. Connaissant la ville comme sa poche, le jeune homme prit un autre chemin que celui qu’ils avaient emprunté à l’aller. Ils passèrent par des endroits moins fréquentés. Émoustillé par l’odeur corporelle de la jeune femme, l’amant de celle- ci s’arrêta à de nombreuses reprises pour relever sa robe et lui taquiner les mamelons, jouer avec son sexe, la maintenir serrée contre lui pour la faire profiter de son érection de plus en plus importante.

Arriva ce qui devait arriver : à force de jouer avec les lèvres de la jeune femme, de s’aventurer dans le bas de son dos, les doigts d’Adam découvrirent le plug… Et là, tout s’illumina. C’était ça, la surprise de Marine pour lui. Il comprenait à présent pourquoi elle avait retiré ses collants, pourquoi ses doigts avaient cette odeur délicate mais prégnante, pourquoi ses yeux brillaient et ses joues étaient rouges à ce point, pourquoi, sans qu’il l’ait touchée, elle était déjà si mouillée. Elle portait ce bijou depuis un bon moment. Cela avait dû exacerber son désir à elle. Sentir ce « corps étranger » enfoncé dans le sien, froid, tout d’abord et puis, maintenant, il devait avoir pris la température du reste du corps de la jeune femme. Il s’imaginait déjà le lui retirer. Le bruit que cela ferait, la chaleur qu’il aurait prise, le fait qu’il serait certainement trempé…. Hmmmm, il s’en faisait déjà tout un film…

Ils rentrèrent rapidement à l’appartement de Marine. Il voulait pouvoir la regarder. A quatre pattes devant lui, la croupe bien tendue, tout offerte. Ou dans le miroir au plafond… Il ne savait pas ce qu’il préférerait. Il ne chercha même pas à la déshabiller. Il se retrouva rapidement dévêtu. Elle ôta juste son manteau, son chapeau et ses chaussures. Elle avait les jambes nues et douces et pour ce qui était de sa robe pétrole : tant pis si elle était froissée… Aucun sous- vêtement.

Elle se positionna à quatre pattes, lui exhibant son postérieur, la robe relevée sous ses bras. Sa peau couleur petit biscuit un peu trop cuit était appétissante. Il lui écarta les fesses et lui demanda de jouer un peu avec le plug. Il ne savait pas trop comment s’y prendre et préférait la laisser faire pour « s’instruire ». Elle saisit donc l’endroit d’où manipuler l’objet, sous la pierre bleue. Elle le faisait entrer d’un centimètre et puis sortir. Elle fit des mouvements plus longs mais pas plus rapides. Visiblement, elle prenait son pied. Son sexe ruisselait. Elle gémissait doucement. Elle l’encouragea :

« Vas- y : à toi, maintenant. Tu as bien vu comment je faisais ?

- Tu me dis si tu as mal…

- Pour le moment, hmmmm, c’est parfait. Continue.

- Et comme ça ? »

Le jeune homme était un peu plus brutal mais il se disait qu’elle dilaterait mieux s’il faisait effectuer de vrais mouvements au jouet plutôt que de le laisser en place. Il continua donc de le faire tourner lentement mais de manière de plus en plus ample.

« Aïe…

- Chut… Je pense que si tu te concentres… Détends- toi.

- Oui, je sais : le plaisir, c’est parfois proche de la douleur…

- On passe à la vitesse supérieure ? Je voudrais… te claquer les fesses. Je voudrais te forcer, Marine. Tu vois ? Juste un peu. Je pense que ça m’exciterait.

- On peut essayer… »

Elle avait beau être méfiante, elle savait qu’il ne lui ferait pas mal exprès, que si cela arrivait, ce serait simplement parce qu’il était inexpérimenté. Et comme il apprenait rapidement...

Il regardait la croupe de Marine, tendue vers lui. Avec les petits éclats que le bijou lançait de temps en temps, le spectacle était magnifique. Les coudes et le ventre de la jeune femme étaient appuyés sur le lit. Il était derrière elle. Petite claque sonore puis, caresse, comme pour apaiser la brûlure sur la fesse. Et cela recommençait. De temps en temps, il écartait davantage les lobes de son postérieur et léchait la raie jusqu’au bijou. Elle frissonnait. Dieu, ce que c’était bon. Puis, pris d’une inspiration subite, son sexe à lui étant bien dur, il lui chuchota :

« Partante pour une double pénétration ?

- Hmmmmm…..

- Je ferai doucement. »

Elle n’en doutait pas… Elle était un peu anxieuse mais il était si tendre que…

Elle sentit son membre la pénétrer. Et c’est comme si elle était écartée, écartelée. Le sexe d’Adam ne bougeait pas énormément. Juste quelques centimètres. Il le regardait coulisser dans celui de Marine, qui mouillait abondamment. Il ne voulait pas la brusquer, lui faire mal. Il commença par poser ses mains sur les hanches de la jeune femme. Ensuite, pour pouvoir faire des mouvements plus rapides et plus profonds, il mit ses mains de chaque côté du buste de son amie et sa poitrine contre son dos. Elle gémissait et tremblait.

Le feu entre eux prit encore plus d’intensité. Les coulissements d’Adam étaient rythmés par ses ahanements… Ce qui l’excitait le plus, c’était de sentir l’extrémité du bijou que portait Marine contre son gland, à travers la paroi fine séparant ses orifices. Parfois, il se risquait à la pénétrer avec deux doigts : l’un dans son anus, l’autre dans son vagin. Son amie adorait cela. Et lui, ce qu’il aimait, c’était sentir son petit trou se serrer puis se relâcher et son sexe s’ouvrir, complètement. Ensuite, il léchait ses doigts et lui partageait sa mouille. Voilà pourquoi il était si bien… Il savait qu’elle préférait une autre position, il lui proposa donc de se mettre sur le dos. Elle pourrait ainsi le regarder dans les yeux, ses beaux vert écume, balayés par ses longs cils…

Ils étaient à présent face à face. Le bijou de Marine toujours dans son anus. Le sexe d’Adam la pénétrant de toute sa longueur. C’était maintenant un autre endroit de son gland qui était exacerbé. Finalement, même s’il adorait pouvoir regarder son postérieur durant l’action, la sensation ressentie dans cette position était tout de même bien meilleure. Elle avait relevé sa jambe gauche, l’appuyant contre le buste de son ami. Celui- ci pouvait voir la poitrine de la jeune femme se soulever en grandes inspirations. Leurs souffles accélérèrent… Elle dodelinait de la tête. Ses joues étaient aussi rouges que ses fesses claquées. De ses lèvres entrouvertes s’échappa un filet de voix :

« Vas- y. Défonce- moi… Encore, encore…. »

A chaque coup de boutoir de son amant, succédait un « encore ». Adam devint comme fou. Le visage de Marine, dans la pénombre, mais irradiant de plaisir, sa bouche à peine ouverte d’où s’échappaient des suppliques, ses seins qui dardaient et dont les tétons étaient durs comme des petits cailloux roses foncés, ses doigts qui s’agitaient sur son clitoris… Elle était prête à jouir. Dans un grand cri, ils prirent leur pied. Un long feulement, et puis, comme à l’habitude, des larmes pour Marine et des grognements pour le jeune homme. Des mots incompréhensibles, des souffles. Il déchargea sur son ventre : du sperme très liquide, en longs jets. Cela dura pendant plus de 30 secondes. Elle aimait quand cela se produisait. Chez ses amants passés, l’éjaculation ne durait pas si longtemps. Et puis, le corps d’Adam, secoué de grands frissons… Ces sursauts lui rappelaient la première nuit qu’ils avaient passée ensemble. Ce moment magnifique. Même s’il n’était pas très savant à ce moment- là, qu’il avait été étonné de sentir l’anus de sa partenaire se serrer et se relâcher, simplement en mettant son doigt à proximité, et surtout, combien il avait été excité de sentir sa cyprine… Cela lui prodiguait encore toujours énormément d’émotions. Elle se sentait belle sous les regards de son amant. Et lui, il se sentait viril… Ce n’était pas ces quinze ans de différence qui auraient pu changer cela.

Après ces déchaînements, des « nettoyages » s’imposaient. D’abord le plug, très propre, au final mais bon, c’était plus une question d’hygiène. Le ventre et les seins de Marine, sur lesquels Adam s’était répandu. Le sexe de la jeune femme, ruisselant de cyprine. Et puis, comme à leur habitude, ils filèrent sous l’eau chaude de la douche. Ils aimaient la laisser couler, blottis l’un contre l’autre. Longtemps. Profitant avec délice de sa température. Leurs corps étaient beaux et repus. Leurs souffles tranquilles. Ils s’embrassèrent et se câlinèrent à nouveau. Ils s’aimaient profondément. Bien plus que ce qu’ils auraient pu imaginer, au début de leur « histoire »….