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Épisode 1 : Les rubans bleus.

Le visage penché sur un petit carnet quadrillé à spirales, un crayon Conté vert muni d’une gomme entre les doigts de la main gauche, elle était très, mais très concentrée. Sa tante lui avait assigné la tâche délicate de faire l’inventaire de ce qui se trouvait dans la partie principale de la mercerie. Compter les boutons, les paires d’aiguilles à tricoter, les cotons moulinés de chez D.M.C, ce n’était pas chose ardue. Cependant, attention et précision étaient de mise. Il fallait répertorier les références, les couleurs et tout et tout et puis, tout encoder dans Excel.

C’est à ce moment que la sonnette du magasin tinta. Celui- ci se trouvait dans le vieux quartier de la ville, dans une rue piétonne, entre une boutique de chaussures et une confiserie qui vendait encore les sucettes et les bonbons « à la pièce ».

Lentement, le jeune homme s’approcha du comptoir. Il avait l’air un peu perdu, et surtout, gêné. Elle leva les yeux vers lui. Pour quelle raison venait- il donc se perdre ici ?

« Je voudrais...du ruban… »

Elle le regardait, songeuse : elle se sentait bien en peine de satisfaire sa demande s’il ne lui disait pas ce qu’il souhaitait comme largeur, comme longueur, comme couleur, aussi, et éventuellement l’usage qu’il comptait en faire.

« En quel métrage ? De l’étroit ? Du plus large ?

- Je ne sais pas trop. Je comptais sur vous pour….

- Un petit coup de main ? Mais, pas de soucis, monsieur.

- Il faudrait qu’il soit bleu. Deux morceaux assez larges et un autre plus étroit. Pour la longueur…

- Que souhaitez- vous en faire, de ces rubans ? Satin ?

- Oui, satin, un peu brillant, vous voyez ? Et doux, très doux….

- Ok, je vous sors ce que j’ai. »

Elle lui tourna le dos, ouvrit un grand tiroir à la hauteur de ses cuisses et en extirpa des cartons sur lesquels étaient enroulés des rubans bleus : du turquoise, du bleu plus vif, de l’azur et de ce bleu pervenche tirant un peu sur le mauve... C’était précisément ce qu’il cherchait. Son visage s’éclaira et ses yeux vert écume se mirent à pétiller.

« Celui- là » dit- il en désignant le dernier carton. «Exactement, celui- là…. Pour la… quantité, je voudrais que vous m’aidiez. »

Elle mit les « bleus inutiles » sur le côté. Il continua. Il se mordillait la lèvre inférieure et puis, subitement, se lança à l’eau : il fallait qu’il parle très vite, comme pour se débarrasser d’un secret honteux, inavouable… D’un trait, sans respirer, il poursuivit :

« C’est pour un jeu. Je voudrais attacher les poignets d’une jeune personne et aussi l’empêcher de parler et de …regarder. Vous voyez ? »

Ses joues avaient viré au rouge. Elle le regardait, avec un petit sourire très amusé, à présent. Sans rien dire, elle prit le carton avec le ruban bleu pervenche, déroula celui- ci sur une bonne longueur sans le couper, et, le regard engageant, confia le ruban à son vis- à- vis en lui tendant ses poignets. Les longs cils de celui- ci battaient rapidement. Saisissant l’extrémité du ruban, il lui fit encore faire un tour de carton puis d’un geste rapide des doigts, il noua celui- ci autour des poignets de la vendeuse. Il ne serra pas, ou alors, juste un peu… Adroitement, un autre nœud, avec deux boucles. Ils se regardèrent avec un petit sourire. Il tint le ruban à l’endroit où il jugeait la longueur idéale pour l’usage qu’il voulait en faire, elle dégagea ses poignets, attrapa une grande paire de ciseaux et donna un coup bien large à côté des doigts du jeune homme.

« Autre chose ? Une autre mesure à prendre ?

- Juste celles pour qu’elle reste silencieuse et aveugle.

- Il faudrait peut- être quelque chose d’un peu plus large… Entre 5 et 7 cm, je pense que cela devrait convenir. »

Le jeune homme avait les yeux un peu perdus dans le vague. Il devait, pensa- t- elle, s’imaginer cette demoiselle entravée et toute à lui et cela la rendit rêveuse… Reprenant ses esprits, elle rouvrit le tiroir contenant les cartons de ruban, y rangea ceux dont la couleur ne convenait pas et en prit un autre avec du ruban bleu pervenche moins étroit que celui qu’elle venait de découper et de rouler autour de sa main. Ils procédèrent de la même manière pour ceux destinés à la bouche et aux yeux. Et c’est très satisfait qu’il quitta la mercerie, ses précieux rubans dans un petit sachet de papier. La mercière avait ajouté un morceau d’une bonne vingtaine de centimètres de ruban étroit de la même couleur : « je suis certaine que votre demoiselle saura comment en faire usage » avait- elle ajouté avec un sourire malicieux…


Aujourd’hui, il y avait exactement 6 mois qu’Adam et Marine avaient animé les « Coquineries Littéraires » pour la première fois conjointement. Il y avait eu ces moments chauds, durant les émissions, où l’un comme l’autre avait laissé vagabonder son esprit, qui dans les méandres des fantasmes d’initiation, qui dans les rêveries de sexe oral. Il avait fallu pratiquement un mois pour que les jeunes gens passent au- dessus de la timidité que la présence de l’autre leur inspirait. Marine, enjouée de nature, aurait voulu que les choses aillent vite, entre eux. Elle avait complètement fondu devant ce beau jeune homme troublant, troublé, dont les regards verts la séduisaient au plus haut point. Il suffisait qu’il pose les yeux sur elle et elle se sentait se liquéfier au propre comme au figuré. Adam s’en rendait- il compte ? Non, certainement… Dans un premier temps, il avait été subjugué par la voix de Marine, par son aplomb, sa manière ingénue de restituer ces textes érotiques à l’antenne. Et puis, de fil en aiguille, ils étaient devenus plus intimes. Un soir, après un concert, le jeune homme avait reconduit la lectrice chez elle et avec une douceur infinie, celle- ci en avait fait son amant. Il n’était pas très « savant » en ce qui concernait les plaisirs du lit mais il était un élève excessivement prompt à la compréhension. Les choses se passaient le mieux du monde entre eux.

Aussi, quand, mystérieux, il arriva à l’appartement de Marine ce soir d’avril, celle- ci sut que cette soirée et les moments qui suivraient seraient particuliers. Il avait déposé le petit sachet de papier de la mercerie sur la table, à côté du verre à vin de Marine et celle- ci se demandait bien ce qu’il contenait. Il voulait faire durer le plaisir, l’attente et ne fit aucun commentaire sur son achat mis à part : « c’est pour après, juste pour toi… ».

Le souper, délicieux, se passa de manière très animée. Ils évoquèrent les émissions passées, les choses amusantes se passant dans le studio avant et après les « Coquineries littéraires », la découverte d’Apolline R. une jeune chanteuse de l’âge d’Adam qui leur avait été présentée quelques temps auparavant par son mentor, Simon, ancien prof d’Adam.

C’était un bon moment, tendre, gentil. Le vin était délicieux, le repas aussi. Ils n’avaient plus fort faim et Marine proposa de prendre le dessert après… quand ils auraient « laissé un peu descendre le reste »… Elle était impatiente de découvrir ce que contenait le mystérieux petit sac en papier mais elle ne voulait pas presser les choses. Elle connaissait la retenue et les hésitations du jeune homme et puis….contre tout attente, celui-ci lui reparla de leur première nuit, celle où elle et lui…. Il lui demanda si elle serait d’accord de passer cette petite robe noire, comme ce soir- là. Il l’attendait, qu’elle ne mette rien sous sa robe mis à part ces « bas qui tiennent tout seuls ». Il alla prendre place dans le canapé blanc. Elle fila dans sa chambre pour se changer.

Quelques minutes plus tard, elle le rejoignit. Il avait défait les deux premiers boutons de sa chemise et il y avait deux verres qui les attendaient sur la table basse. Sans un mot, il lui fit signe de prendre place à côté de lui, la quitta pour aller chercher le fameux petit sachet. Et toujours silencieux, y plongea la main à la recherche d’un des rubans larges. Lentement, le souffle profond, il le noua sur les yeux de Marine. Celle- ci ne s’attendait pas à cela. Il prit ensuite l’autre ruban large et s’en servit comme bâillon, scellant la bouche de la jeune femme. Au moins, il lui serait impossible de poser quoi que ce soit comme question. Pour terminer, avec énormément de douceur, il lui prit les mains, le ruban étroit le plus long et noua celui- ci autour des poignets de son amie. C’était elle qui était tout à fait perdue, à présent. Impossible pour elle de le toucher, de le regarder, de lui parler... La seule chose à faire, c’était de profiter de la sensualité d’Adam, de toutes ces choses qu’elle lui avait apprises, qu’ils avaient découvertes ensemble ou séparément et qui allaient les régaler l’un comme l’autre…

Il commença donc par la faire se lever. Il voulait relever sa robe, regarder ses cuisses et ce petit triangle recouvert de fin duvet sous son nombril. Il voulait y plonger la bouche, la langue… Mais patience. Ils avaient plusieurs heures devant eux. Elle était donc face à lui, les bras au- dessus de la tête, comme en couronne. Elle sentait le souffle d’Adam sur son ventre et ses doigts retenant sa robe. Sa bouche à lui dessinait mille arabesques sur sa poitrine, s’attardant sur les aréoles, léchant, titillant, agaçant les tétons malicieusement. Elle aurait voulu pouvoir lui dire combien c’était délicieux mais rien d’autre qu’un « hmmm » ne fut audible. Ses mains étaient douces, attentionnées, il passait les doigts très légèrement de chaque côté de son buste, comme pour compter le nombre des côtes de la jeune femme. Elle sentit ses yeux se remplir de larmes. Après s’être occupé du ventre de Marine, il lui fit redescendre les bras : il ne fallait pas qu’elle attrape des crampes… La robe noire retomba le long de son corps et Adam se plaqua derrière elle. Au travers de son jeans, elle sentait son érection. La bouche du jeune homme se glissa dans son cou, puis contre son oreille : « tu es bonne, Marine. Je veux te gâter comme tu le mérites ». Elle sentit son cœur faire des bonds dans sa poitrine. Combien elle l’aimait, son Adam. Il n’y avait pas que le désir physique qui les liait, il y avait aussi cette complicité, le fait que chacun soit respectueux de la personnalité profonde de l’autre. Son bas- ventre à lui était donc tout contre les fesses de son amie. Il ondulait très lentement. Elle suivait son mouvement. Ensuite, il passa une de ses mains devant le ventre de la jeune femme pour la maintenir davantage serrée contre lui. Il voulait qu’elle sente combien tout cela l’excitait. Il respirait plus fort, plus profondément. De temps en temps, il frissonnait. Il la savait à sa merci et cela l’échauffait. Il lâcha Marine. Il voulait lui faire une surprise. Promptement, il se défroqua : chemise, jeans et boxer atterrirent à leurs pieds, chaussures et chaussettes de même. Il était nu. Il sentait bon, le désir, le plaisir, l’attente, la patience… Il se remit derrière elle. Il bandait vraiment, à présent, très dur. Il releva à nouveau la robe de Marine et l’entoura très intimement de ses bras. Elle sentait son sexe à la limite de ses fesses. L’effet fut immédiat. Elle commença de mouiller et gonfler davantage que dans les minutes précédentes, elle était certaine qu’il allait s’occuper de son plaisir à elle, à nouveau. Elle en était toute fébrile.

« Je vais te détacher les poignets pour pouvoir retirer ta robe mais je les rattacherai juste après… »

Elle était juste vêtue de ses bas, à présent. Et ses mains étaient attachées dans son dos. Il la fit se coucher sur le canapé blanc. Celui- ci était un peu froid. Peut- être souhaitait- elle qu’il mette un plaid sous elle ? Elle hocha la tête affirmativement. Avec d’infinies précautions, il la remit sur ses pieds, jeta une petite couverture cerise sur le canapé et puis, la fit reprendre place. Ce n’était pas vraiment confortable pour elle mais elle était convaincue qu’il faisait pour un mieux. Il saisit ses genoux et les écarta. Son sexe était luisant de cyprine, gorgé, trempé. Cela coulait entre ses cuisses. Il sentit une grande vague de désir le submerger. Quels cadeaux magnifiques ils étaient en train de se faire : elle, si vibrante de désirs et lui, tellement à l’écoute de ses envies.

Il commença de laper sa liqueur, lentement, de petits coups de langue légers. Il aurait voulu la lui faire goûter mais ce serait pour plus tard. Il s’en bâfrait. D’elle et de son parfum de rose… C’était délicieux, pas capiteux. Quand il eut léché tout ce qu’elle avait sur les cuisses, il remonta lentement jusqu’à son pubis. Il s’attarda sur l’aine gauche, la droite, et puis, contre toute attente, la langue toujours agile, il la laissa s’aventurer à l’extrémité de la fente de Marine. Son clitoris était tremblant, turgescent. Du bout des doigts, il s’en occupa, le flattant, le caressant du pouce d’abord lentement, ensuite un peu plus vite et de manière plus appuyée. Elle se cambrait, impuissante. Elle aurait voulu lui demander d’arrêter, pour reprendre souffle et esprit, et le gâter à son tour mais le bâillon remplissait bien son rôle. Son abricot jutait de plus en plus. Aujourd’hui, il ne la pénétrerait pas, du moins, avec son membre : il n’y aurait que des jeux buccaux.

Les titillements durèrent encore quelques temps. Elle était au bord de l’orgasme. Sa tête roulait sur le coussin cerise, lui aussi, qu’Adam avait eu la prévenance d’installer dans le canapé blanc. Son corps se tordait, tel un morceau de fer en état de fusion. Elle soupirait. Ses jambes étaient largement écartées et le plaisir lui faisait prendre des positions de plus en plus lascives. Adam était, lui aussi, au 7è ciel. Il n’avait jamais imaginé pouvoir la dominer de cette manière, la faire réagir aussi ardemment. Bien sûr, elle ne pouvait pas le toucher ou lui prodiguer quoi que ce soit comme caresse mais…

Dans un grand sanglot, Marine eut un orgasme, un terrible orgasme. Il partit du bas de son ventre et se répandit dans tout son corps. N’en étant pas encore là, Adam lui détacha le bâillon pour l’entendre hurler son plaisir. Il y avait des mots d’amour, des mercis, des larmes, de ces choses insensées qu’on dit quand on jouit intensément. Il voulait entendre sa voix, si profonde, tellement sensuelle. Il savait qu’il ne serait plus long à venir lui aussi.

Il détacha les poignets de Marine. Elle était trop impatiente de s’occuper de lui… Pourtant, elle s’appliqua avec lenteur et générosité à le sucer. Son orgasme se précipita. Elle était si habile de sa langue dont elle se servait tendrement, délicatement. Elle aimait le goût de son savoureux et était toujours d’accord pour le satisfaire de cette manière. C’en était trop :

« Je viens, je viens… »

Elle continua ses petits va et vient, légèrement, juste le gland de son ami. Et dans un grognement non retenu, il déchargea dans sa bouche. Longuement, longtemps. Elle jouit à nouveau : c’était prodigieux, tout de même, l’effet que produisait le plaisir d’Adam sur elle.

Ils étaient … repus. Enfin, c’est ce qu’ils imaginèrent… Ils se blottirent dans les bras l’un de l’autre, tout ébahis de ce moment magique. Cela ne dura pas longtemps.

« On va prendre une douche ? »

Elle portait toujours ses bas et le ruban pervenche était encore sur ses yeux. Il la prit par la main et la mena à la salle de bains. Il lui ôta bas et ruban et lui fit promettre d’attendre un peu encore avant d’ouvrir les yeux. Dans la douche, il régla la température de l’eau à « très chaud ».

« Tu viens me rejoindre ? Je te donne la main. Voilà. Avance, encore un peu. Fais un grand pas. Maintenant, mets- toi à genoux. Garde les yeux fermés, ça y est presque.

- ….

- Ne te saisis pas. C’est très doux, non ? Fais ce qu’il te plait, maintenant… »

Contre ses lèvres, le contact de quelque chose de doux, en effet, d’un peu humide, tiède. Elle ouvrit les yeux. Le gland d’Adam était là, comme offert à ses caresses, ses morsures, peut- être. Pour rester dans le ton, elle évita de laisser ses doigts courir le long de la hampe. Par contre, sa langue, sa bouche, seraient parfaits pour satisfaire l’appétit du jeune homme qui était revenu tout aussi rapidement. Douceurs, tendresses seraient au rendez- vous. Marine le cajola du bout de la langue, l’enfouit entre ses lèvres, le suçotant, aspirant ce nectar liquide qui commençait à s’exprimer. Son ami avait rejeté la tête en arrière, l’eau chaude coulait sur ses cheveux, ses épaules, le haut de son dos et de son buste et puis, le long de son ventre, de ses cuisses. Le nez et le menton de la jeune femme étaient mouillés de l’eau de la douche. Elle sentait à nouveau le désir d’Adam prendre de plus en plus de place dans sa bouche. Elle apprécia le membre nervuré, le parcourant voluptueusement, avec application. Il frissonnait, tremblait, des petits grognements qu’il était bien incapable de retenir sortaient de sa bouche. Il souriait, comme ces enfants dans leur sommeil, pris dans un songe très doux et très agréable.

Il ne tarda pas à éjaculer à nouveau. Elle se dit qu’elle avait « rempli sa part du contrat », même s’il ne s’agissait pas de cela entre eux. Ils s’apportaient autant l’un à l’autre. Parfois, Marine dévergondait son ami en lui faisant découvrir une nouvelle technique amoureuse. D’autres fois, c’était Adam qui innovait un préliminaire original et soft. C’était toujours délicieux. Retenu. Délicat. Ils jouaient de leurs sensations. Ils aimaient cela. Cela les amusait, les révélait l’un à l’autre mais aussi à eux- mêmes.

En riant comme des enfants, ils sortirent de la douche, se séchèrent vigoureusement et, s’enveloppant de serviettes éponges très douces, ils regagnèrent le salon. Il y faisait doux.

Sur la table basse, entre les deux verres qu’Adam avait servis et qui étaient toujours remplis, le petit sachet de la mercerie gisait, pratiquement vide. Le jeune homme n’y fit pas attention mais… Marine oui. Elle était curieuse de savoir ce qu’il contenait encore. Elle attendit qu’Adam s’éclipse pour débarrasser assiettes, couverts et plats et alla jeter un coup d’œil au contenu… Il restait… quelques centimètres du ruban bleu pervenche, inutilisé. A quoi son ami avait- il pensé en achetant ce dernier morceau ? Elle était loin d’imaginer que c’était la mercière qui avait joint ce ruban aux trois autres. Et pourtant, comme elle, elle n’eut aucun doute sur l’usage qu’elle pourrait en faire. Et vous ? Besoin d’un indice ?