12 minutes de lecture

Épisode 11 : Miroir, mon beau miroir...

Octobre… un peu plus d’un an qu’Arthur était entré dans la vie de Marine. Oui, c’est bien d’Arthur qu’il s’agit … Ses petits commentaires chauds, ses provocs virtuelles, ses envois de vidéos persos : elle avait vraiment été mise à toutes les sauces. Cela lui avait convenu un temps mais depuis qu’elle et Adam… tout avait changé.

Il restait pourtant deux choses dont elle avait parlé avec Arthur et dont elle aurait aimé faire profiter Adam.

La première, c’était l’achat d’un grand miroir : elle voulait qu’il soit accroché au plafond de sa chambre. Elle adorait le dos d’Adam. En pleins ébats, quand il était sur elle, elle ne le voyait pas… Bien sûr, elle le connaissait par cœur, ce dos. Les épaules du jeune homme étaient larges mais pas démesurées. Elle n’aurait pas aimé se « frotter » à un body- buildé à la musculature trop imposante. Non. C’était juste la bonne proportion. Et puis, ses fesses… Elles étaient magnifiques. Elle imaginait déjà le corps de son partenaire agité par des grands coups de boutoir. Et elle, elle serait aux premières loges. D’abord, elle le sentirait aller et venir en elle, de toute sa puissance et de toute sa fougue. Ensuite, elle le VERRAIT. Elle se disait qu’Adam profiterait également du spectacle si les « places étaient inversées » : son postérieur à elle, s’agitant, suivant les ondulations du bassin de son ami…

Elle se rendit donc, sans en avoir soufflé mot à Adam, dans un magasin de déco. Elle avait demandé l’aide de Béa qui s’était empressée d’accepter. Elle aussi, elle aurait aimé mater les fesses du jeune homme quand… Béa se sentait toute frissonnante. Le modèle que choisit Marine, c’était quelque chose d’un peu ancien : le cadre, du moins, l’était. C’était un grand miroir ovale. Elles étaient certaines que le dos et les fesses d’Adam « entreraient » dedans. Il fallut le mettre dans le coffre de la voiture en prenant soin de baisser les sièges arrière tant il était imposant. Elles s’amusaient d’imaginer la tête de l’amant de Marine quand il se rendrait compte que… Elles reprirent le chemin du retour : elles avaient emballé leur trésor dans un grand papier brun afin qu’il ne souffre pas durant le trajet. Arrivées à l’appartement de la jeune femme, elles le dissimulèrent derrière sa grande penderie, dans sa chambre. Il ne restait plus qu’à demander un coup de main à Téo pour l’accrocher au plafond. Ce fut vite fait !

Une bonne semaine plus tard, il était convenu qu’Adam passe la fin de la soirée du vendredi et peut- être la nuit chez son amie. Tout était en place pour que les choses se passent de la manière la plus chaude possible.

Marine portait cette jolie guêpière qu’Adam lui avait offerte lors de leur séjour à Venise. Le jeune homme ne s’en était pas rendu compte parce qu’elle avait eu le soin et la coquinerie de revêtir un léger peignoir écru en satin, avec de grandes fleurs bleues par dessus. Il n’était pas transparent. Elle comptait sur l’effet de surprise. Et cela marcha parfaitement.

Le jeune homme l’avait rejointe. Ils prenaient un verre de vin blanc très doux. Elle avait les yeux brillants parce qu’elle anticipait le moment où… Adam se rendrait compte qu’il pouvait voir ses fesses à elle. Il serait sûrement touché. Ils étaient assis dans le canapé blanc, Il fallait que Marine trouve une excuse pour qu’il aille dans la chambre.

« Dis, Adam, tu veux bien aller me chercher un de ces bouquins avec les histoires coquines. Tu vois ce dont je veux parler ? Ceux de la série des « osez 20 histoires ». Tu prends celui que tu veux : j’ai envie de te faire une lecture privée. »

Adam se leva, nonchalamment, comme à son habitude. Il avait perdu son allure de chat craintif mais sa manière de se déplacer n’en demeurait pas moins féline. Sa démarche tranquille, toute en fluidité ravissait toujours son amie. Il se dirigea vers la chambre, y alluma la lumière et…

« Il y a du nouveau, par ici… » constata- t- il en regardant le plafond de la chambre avec intérêt.

- En effet : justement, on peut tester ce soir, si tu veux… Je lis ce que tu as choisi et puis, quand on est aussi chauds l’un que l’autre, on se met au lit… Oui ? Inutile de chercher à s’endormir, Je pense que ce serait peine perdue…

- Ok, ma diablesse ! »

Le ton était donné. Connaissant son goût pour les histoires de sexe par internet, c’est ce recueil qu’il choisit. Elle lui lut une histoire… amusante, dans le fond. Il sentait son excitation monter petit à petit. Son excitation à elle augmentait aussi au fur et à mesure qu’elle lisait. Elle aurait eu envie de mettre sa main entre ses cuisses. Mais elle résistait. Elle voulait qu’Adam puisse la satisfaire de A à Z, sans avoir recours à la masturbation, aux sextoys ou à quoi que ce soit d’autre…

Elle n’eut même pas le temps de terminer son histoire. Le jeune homme la prit par la main et l’emmena sur le lit bien avant la fin de celle-ci. Il était aussi émoustillé qu’elle. Il lui fit retirer son peignoir : « oh, elle portait la guêpière et le string dont il lui avait fait cadeau ». Il se dit qu’elle pensait à lui. Et il était content… Puis, il s’allongea sur le lit, ne gardant sur lui que son boxer, gris, cette fois. Ils étaient couchés sur le dos tous les deux. Ils se regardaient en riant. Ils étaient un peu gênés, ne sachant pas trop comment s’y prendre… Ils fixaient le miroir au plafond, timidement. Par où entamer les choses ?

Marine commença par se retourner, son sexe présenté à la vue d’Adam. Elle savait qu’il appréciait la position tête- bêche. S’il restait étendu sur le dos, il pourrait regarder la jeune femme. Il connaissait sa manière de se caresser mais ne voulait pas que les choses se passent de cette manière, rapide, en général.

Elle commença de parcourir son sexe, durci par l’excitation, du bout des doigts, tandis que lui matait ses lèvres. Son sexe à elle était déjà gonflé, gorgé de désir, brillant de cyprine et prêt à l’accueillir. Il la lécha, comme pour la rendre propre, au millimètre- carré près. Cela s’avérait difficile puisqu’au plus il la lapait, au plus, elle mouillait. Il continuait de s’appliquer : sa liqueur fluide avait atteint le haut et l’intérieur de ses cuisses à présent. Elle gémissait tel un petit animal blessé. Elle adorait cela. Elle voyait son membre à lui grossir… et une première goutte perler au bout. Était- ce l’excitation de ce qu’il lui faisait ou alors les frôlements de Marine qui provoquaient cet effet ? Puis, délaissant le haut des jambes de son amie, Adam concentra ses « nettoyages » sur le haut de la fente de la jeune femme, l’endroit précis où son clitoris durcissait. Elle eut comme un petit sursaut étonné puis, s’alanguit à nouveau… Il regardait ses fesses, à présent… au- dessus de lui, dans le miroir. Elles effectuaient des petits mouvements langoureux, suivant la langue du jeune homme : ses léchages, ses frétillements contre son bouton. Chaque fois, le postérieur de Marine réagissait. Cela excitait le jeune homme. La main gauche de son amie avait saisi son sexe et sa main droite, ses bourses, qu’elle faisait rouler gentiment. Elle aussi, passa à la phase « je te suce », découvrant le gland d’Adam, humide, luisant, rose tendre. Le méat commençait de filer. Elle le branlait tout en passant sa langue tout autour de l’extrémité de son membre. Elle ne voyait que cela… Elle aurait le temps ensuite, quand son amant le souhaiterait, de regarder son dos. Elle voulait d’abord que lui en profite. Son dos à elle n’était pas très large. Ses fesses non plus. De temps en temps, la croupe de la jeune femme se tendait vers le plafond et un « fffffff » inspiré franchissait ses lèvres. A un moment, la bouche d’Adam fut si bonne que Marine lâcha ce qu’elle avait en bouche et dont elle s’occupait depuis un certain temps pour se mettre assise sur la figure de son partenaire. Elle lui offrit son anus en écartant les fesses de ses mains menues.

« Je ne peux plus résister… Lèche- moi là… »

Jamais ils n’avaient été dans cette position. Le miroir ne renvoyait plus à présent que le visage émerveillé de Marine, tendu vers le plafond, le front d’Adam moite, sur lequel perlait quelques gouttes de sueur, les mains de la jeune femme, posées sur le lit de chaque côté du corps de son ami, et le bas du corps de celui- ci, du nombril aux orteils. Elle les regarda un instant : elle aimait le duvet qui courait du bas de son buste au haut de ses cuisses. Il était fin, châtain. Au centre, victorieuse, sa hampe dressée et imposante…. Hmmmm. Elle s’était dit qu’Adam profiterait de son dos et de ses fesses grâce au miroir, mais ça, pour elle, c’était divin… Elle arrêta de les mater, se reconcentrant sur leur plaisir. Elle gémissait et entre les « hmmmm » et les « baise- moi avec ta bouche », elle lui demanda de changer de position. Il eut un peu de mal à laisser le sexe de Marine tranquille mais sachant que celle- ci était prête à s’occuper du sien…

Elle se coucha donc sur le dos, en mettant les bras au- dessus de sa tête, s’offrant à lui avec générosité et envie. Cette pose remontait un peu sa poitrine. Cela mettait encore plus Adam en appétit. Il commença par attraper ses tétons avec une infinie délicatesse, en titillant l’un, puis l’autre, puis, revenant au premier. Ses mains étaient comme des coupes enveloppant ses seins. C’était une caresse que Marine adorait. Elle avait les cuisses ouvertes mais ses jambes s’étaient repliées et enserraient la taille du jeune homme. Cela leur donnait une proximité très agréable, un contact intime, leurs ventres collés l’un à l’autre…

« Rentre- moi dedans, Adam et laboure- moi »

Même si elle était trempée, son sexe à elle n’était pas très large. Elle dirigea le membre de son ami vers son vagin et celui- ci, d’un coup, la pénétra. Elle avait redescendu les bras à présent, pour agripper le dos d’Adam, qui ondulait en même temps que ses fesses. Elle adorait cette position. Elle se sentait maintenue, presque englobée dans le corps de son amant, toute à lui. Et puis, à présent, elle pouvait regarder son postérieur… Elle n’avait jamais vu ces jolies fossettes, dans le bas du dos de son ami, qui se creusaient à chacun de ses coups de rein. Il s’activait, ses va- et- vient accéléraient. Ils bouillaient l’un comme l’autre. Elle de le sentir coulisser, de plus en plus vite. Son membre taraudait les parois de son vagin mouillé et moite. Quant à lui, il la possédait, à la limite de la violence. Ses mouvements étaient amples, précis, comme pour honorer chaque zone sensible de l’intérieur de Marine. Ou alors, ils étaient rapides, moins profonds, comme pour titiller juste « les extrémités » : son gland et l’entrée du sexe de la jeune femme. Elle feulait telle une jeune chatte.

Ses mots à lui devinrent crus…

« Je vais te défoncer. Profond. Et puis, tu me donneras ton cul ? Oui ?

- ….

- Loin…

- ….

- Serré dans ton cul… »

Marine aimait quand il se lâchait de cette manière. Et même s’il était clair que la jouissance serait intense avec cette pénétration- là, il n’était pas sûr qu’après, il ait encore envie de la sodomiser. C’était simplement des mots qu’il aimait prononcer pour s’exciter lui, parce qu’il gardait des souvenirs mémorables des nuits où il l’avait possédée de cette manière.

Ils ondulaient encore et encore. Leurs mouvements étaient comme un ballet réglé millimétriquement. Il n’y avait pas que leurs corps. Il y avait aussi la complexité de leurs sensations.

« Je te donne du plaisir, mon savoureux, et puis, j’en reçois de toi »

« Je te comble, ma délicieuse, et puis, c’est à ton tour de me satisfaire »

Les mots qui leur passaient pas la tête n’étaient, certes, pas aussi relevés. Mais ils savaient très bien que cette complicité, ce désir d’être « tout » pour l’autre, d’être sa seule source de plaisir sexuel, c’était quelque chose que pratiquement rien ne pourrait anéantir. Elle avait peur, parfois, que son Adam magnifique n’ait plus d’yeux pour elle mais pour quelqu’un de son âge à lui. C’était la plus anxieuse des deux. Même si elle savait qu’Adam y trouvait son compte dans leur relation, elle était craintive. Il y aurait peut- être un jour où… il aurait engrangé assez de connaissances du corps et du plaisir féminin, et ce jour- là, il la quitterait pour… contenter une demoiselle plus jeune qu’elle et sans doute mieux roulée. Adam, quant à lui, était conscient de cet émerveillement qu’il suscitait chez la jeune femme. Il n’en abusait jamais. Il était très respectueux d’elle. Il adorait ces regards enamourés qu’elle lui jetait : ils n’avaient rien de protecteur. Juste « mon savoureux, tu me plais tant que je voudrais t’éblouir à mon tour et tout le temps. Je t’aime pour toujours ». Et puis, et surtout, il ne se sentait jamais emprisonné, maintenu en « captivité sentimentale ou sexuelle ». Il aurait pu regarder des filles de son âge mais il était si bien avec Marine que… Elles étaient écervelées, légères, un peu fofolles. Et avec le tempérament qu’il avait, il préférait les gens plus posés, que ce soit des hommes ou des femmes. Avec Marine, il était tout à fait dans son élément. Il était heureux. Heureux de ne pas avoir à sortir de sa coquille perpétuellement, de ne pas devoir jouer le rôle de séducteur. Il était un peu paresseux, à ce niveau- là. Et puis, il avait trouvé « celle qui lui convenait : une délicieuse qui l’adorait, qui lui apprenait à être à l’extérieur comme à l’intérieur. » Il se sentait en harmonie, en paix avec lui- même et avec elle parce que ce qu’il était au plus profond de lui- même, c’était exactement ce que Marine voyait de lui à l’extérieur. Marine mais aussi les gens les entourant.

Pour en revenir à ce qui se passait dans la chambre de Marine et reprendre les pensées un peu troubles de son partenaire, même s’il ne se sentait pas à proprement parler « prisonnier », ce qu’il adorait, c’était sentir la jeune femme le contenir. Le contenir, et puis, le laisser exploser. Etre enserré en elle. Sentir ses muqueuses caresser son sexe. La pénétrer profondément, très profondément. La faire bouger au gré des mouvements de son bassin à lui. Il mettait alors ses mains sur les hanches de la jeune femme et la faisait onduler. Il aimait entendre son souffle court. Il lui passait plein de choses par la tête… Des mots crus, des envies un peu violentes, de temps en temps. Il s’interrompait parfois simplement pour regarder ses yeux briller. Ce qui le ravissait, c’était quand elle laissait sa jolie tête rouler de gauche à droite sur l’oreiller. Ce qu’elle laissait sortir de ses lèvres, c’était simplement des murmures, des hmmmm, des « Adam, encore…. ».

Il était toujours sur elle, les mains posées de chaque côté d’elle. Elle avait à présent relevé les cuisses : celles- ci étaient pratiquement repliées sur son ventre… Il ne pouvait pas la regarder dans le miroir mais elle, oui. Il la pénétrait avec vigueur, regardant son membre coulisser loin dans le sexe de Marine. Le spectacle en valait la peine. La jeune femme matait toujours son ami. Ses fesses à lui se serraient à chacun de ses coups de boutoir. Il allait jouir, elle le sentait. Et lui aussi, il sentait l’orgasme approcher.

« Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…. »

Et puis, ce furent les grognements pour Adam et les larmes pour Marine. Cela se terminait souvent de cette manière. Cette explosion et puis le relâchement. Les corps qui, après s’être cambrés de plaisir, laissent aller à la tendresse… Douche ensemble. Baisers, savonnages mutuels. La jeune femme insista sur la verge de son ami : elle le faisait avec énormément de douceur. Lui, il s’occupa principalement du haut des cuisses de la jeune femme : le sperme d’Adam y avait dégouliné… Puis, ils s’enveloppèrent des serviettes éponge avant de regagner la chambre de Marine.

La vie leur était douce… L’initiation d’Adam était pratiquement terminée. Il restait un « petit jeu » inspiré par les échanges de la jeune femme avec Arthur. Mais Adam avait encore une surprise à proposer à son amie…


Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche