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Épisode 11 : Miroir, mon beau miroir...

Octobre… un peu plus d’un an qu’Arthur était entré dans la vie de Marine. Oui, c’est bien d’Arthur qu’il s’agit … Ses petits commentaires chauds, ses provocs virtuelles, ses envois de vidéos persos : elle avait vraiment été mise à toutes les sauces. Cela lui avait convenu un temps mais depuis qu’elle et Adam… tout avait changé.

Il restait pourtant deux choses dont elle avait parlé avec Arthur et dont elle aurait aimé faire profiter Adam.

La première, c’était l’achat d’un grand miroir : elle voulait qu’il soit accroché au plafond de sa chambre. Elle adorait le dos d’Adam. En pleins ébats, quand il était sur elle, elle ne le voyait pas… Bien sûr, elle le connaissait par cœur, ce dos. Les épaules du jeune homme étaient larges mais pas démesurées. Elle n’aurait pas aimé se « frotter » à un body- buildé à la musculature trop imposante. Non. C’était juste la bonne proportion. Et puis, ses fesses… Elles étaient magnifiques. Elle imaginait déjà le corps de son partenaire agité par des grands coups de boutoir. Et elle, elle serait aux premières loges. D’abord, elle le sentirait aller et venir en elle, de toute sa puissance et de toute sa fougue. Ensuite, elle le VERRAIT. Elle se disait qu’Adam profiterait également du spectacle si les « places étaient inversées » : son postérieur à elle, s’agitant, suivant les ondulations du bassin de son ami…

Elle se rendit donc, sans en avoir soufflé mot à Adam, dans un magasin de déco. Elle avait demandé l’aide de Béa qui s’était empressée d’accepter. Elle aussi, elle aurait aimé mater les fesses du jeune homme quand… Béa se sentait toute frissonnante. Le modèle que choisit Marine, c’était quelque chose d’un peu ancien : le cadre, du moins, l’était. C’était un grand miroir ovale. Elles étaient certaines que le dos et les fesses d’Adam « entreraient » dedans. Il fallut le mettre dans le coffre de la voiture en prenant soin de baisser les sièges arrière tant il était imposant. Elles s’amusaient d’imaginer la tête de l’amant de Marine quand il se rendrait compte que… Elles reprirent le chemin du retour : elles avaient emballé leur trésor dans un grand papier brun afin qu’il ne souffre pas durant le trajet. Arrivées à l’appartement de la jeune femme, elles le dissimulèrent derrière sa grande penderie, dans sa chambre. Il ne restait plus qu’à demander un coup de main à Téo pour l’accrocher au plafond. Ce fut vite fait !

Une bonne semaine plus tard, il était convenu qu’Adam passe la fin de la soirée du vendredi et peut- être la nuit chez son amie. Tout était en place pour que les choses se passent de la manière la plus chaude possible.

Marine portait cette jolie guêpière qu’Adam lui avait offerte lors de leur séjour à Venise. Le jeune homme ne s’en était pas rendu compte parce qu’elle avait eu le soin et la coquinerie de revêtir un léger peignoir écru en satin, avec de grandes fleurs bleues par dessus. Il n’était pas transparent. Elle comptait sur l’effet de surprise. Et cela marcha parfaitement.

Le jeune homme l’avait rejointe. Ils prenaient un verre de vin blanc très doux. Elle avait les yeux brillants parce qu’elle anticipait le moment où… Adam se rendrait compte qu’il pouvait voir ses fesses à elle. Il serait sûrement touché. Ils étaient assis dans le canapé blanc, Il fallait que Marine trouve une excuse pour qu’il aille dans la chambre.

« Dis, Adam, tu veux bien aller me chercher un de ces bouquins avec les histoires coquines. Tu vois ce dont je veux parler ? Ceux de la série des « osez 20 histoires ». Tu prends celui que tu veux : j’ai envie de te faire une lecture privée. »

Adam se leva, nonchalamment, comme à son habitude. Il avait perdu son allure de chat craintif mais sa manière de se déplacer n’en demeurait pas moins féline. Sa démarche tranquille, toute en fluidité ravissait toujours son amie. Il se dirigea vers la chambre, y alluma la lumière et…

« Il y a du nouveau, par ici… » constata- t- il en regardant le plafond de la chambre avec intérêt.

- En effet : justement, on peut tester ce soir, si tu veux… Je lis ce que tu as choisi et puis, quand on est aussi chauds l’un que l’autre, on se met au lit… Oui ? Inutile de chercher à s’endormir, Je pense que ce serait peine perdue…

- Ok, ma diablesse ! »

Le ton était donné. Connaissant son goût pour les histoires de sexe par internet, c’est ce recueil qu’il choisit. Elle lui lut une histoire… amusante, dans le fond. Il sentait son excitation monter petit à petit. Son excitation à elle augmentait aussi au fur et à mesure qu’elle lisait. Elle aurait eu envie de mettre sa main entre ses cuisses. Mais elle résistait. Elle voulait qu’Adam puisse la satisfaire de A à Z, sans avoir recours à la masturbation, aux sextoys ou à quoi que ce soit d’autre…

Elle n’eut même pas le temps de terminer son histoire. Le jeune homme la prit par la main et l’emmena sur le lit bien avant la fin de celle-ci. Il était aussi émoustillé qu’elle. Il lui fit retirer son peignoir : « oh, elle portait la guêpière et le string dont il lui avait fait cadeau ». Il se dit qu’elle pensait à lui. Et il était content… Puis, il s’allongea sur le lit, ne gardant sur lui que son boxer, gris, cette fois. Ils étaient couchés sur le dos tous les deux. Ils se regardaient en riant. Ils étaient un peu gênés, ne sachant pas trop comment s’y prendre… Ils fixaient le miroir au plafond, timidement. Par où entamer les choses ?

Marine commença par se retourner, son sexe présenté à la vue d’Adam. Elle savait qu’il appréciait la position tête- bêche. S’il restait étendu sur le dos, il pourrait regarder la jeune femme. Il connaissait sa manière de se caresser mais ne voulait pas que les choses se passent de cette manière, rapide, en général.

Elle commença de parcourir son sexe, durci par l’excitation, du bout des doigts, tandis que lui matait ses lèvres. Son sexe à elle était déjà gonflé, gorgé de désir, brillant de cyprine et prêt à l’accueillir. Il la lécha, comme pour la rendre propre, au millimètre- carré près. Cela s’avérait difficile puisqu’au plus il la lapait, au plus, elle mouillait. Il continuait de s’appliquer : sa liqueur fluide avait atteint le haut et l’intérieur de ses cuisses à présent. Elle gémissait tel un petit animal blessé. Elle adorait cela. Elle voyait son membre à lui grossir… et une première goutte perler au bout. Était- ce l’excitation de ce qu’il lui faisait ou alors les frôlements de Marine qui provoquaient cet effet ?  


... la suite dans le petit recueil "Adam, mon savoureux" que vous trouverez sur Amazon.

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