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Apprivoise-moi

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    Durée : 04:17 min

    Lorsque fantasme et réalité se confondent, le corps et l’esprit s’affolent

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A toi mon Myosotis

Te souviens-tu de nos premiers mots sur Gleeden, ce lent travail de contact et d’échange.

Emu, je ne savais comment t’approcher

Te souviens-tu lorsque tu m’as écrit

« Je ne peux me livrer à un inconnu 

Apprivoise-moi »

Je t’ai envoyé le Petit Prince et le Renard

Te souviens-tu lorsque je t’ai écrit

« Il me tarde de te rencontrer physiquement, te voir, sans plus.

Un baiser peut-être, pour avoir le goût de ta bouche ...

si tes lèvres y consentent »

Te souviens-tu lorsque tu m’as écrit

« ta peau pour vêtement chaud est une option que je vais mettre de côté « 

Te souviens-tu de notre première rencontre

J’étais venu t'attendre près du Palais des Festivals.

Je t'avais prise par la main, pour longer le quai vers la mer

Je t'avais emmenée au bout du promontoire, dans les rochers pour nous y asseoir et contempler les iles, le reflet de la Lune sur l'eau 

Ecouter le bruit tranquille du ressac

Un bras autour de tes épaules, j'ai amené ta tête, doucement sur mon épaule

Les femmes fortes comme toi, confrontées aux combats de la vie, ont besoin d'un petit refuge, s'appuyer sur quelqu'un de rassurant, pour se laisser aller un moment, lâcher prise

Sentir l'homme à côté d'elles.

A ce moment, les mots sont inutiles, seul le contact

Lorsque j'ai senti l'apaisement qui s'installe,

une main dans ton dos, une autre dans ta nuque, je suis venu poser un baiser sur ta bouche à l'écoute de ta réponse voire de ta réprobation. L'ivresse nous a gagné

Nous en avons échangés plusieurs mais un instant magique comme celui-là, doit laisser sur sa faim pour que l'appétit aiguisé nous donne envie de recommencer.

Sans échanger un mot, nous nous sommes levés, l’esprit embrumé, le cœur chaviré.

Un dernier baiser plus brulant, adossés à ta voiture, le cœur un peu gros, le désir au ventre d’une rencontre promise sans un mot.

Te souviens-tu, alors tu m’as demandé de t’apprivoiser

Mot par mot, tu as baissé ta garde, j’ai conquis ton cœur

Demain, cette nuit promise, je la veux comme un feu d’artifice.

« L'essentiel est invisible pour les yeux », disait le Petit Prince

Arrivés dans la chambre, je te banderai les yeux pour que ton corps en émoi ressente au plus fort, mes caresses et mon désir brulant.

Ma bouche en feu te dévorera la nuque et les épaules

Lentement ton chemisier tombera

Mes mains affolées sur tes hanches et ton dos frissonnants, prendront la mesure de tes seins avant de dégrafer ce tulle qui provoque l’envie.

Les mamelons pointés dans l’attente d’une bouche pour amadouer leur tension,

ma langue et mes lèvres exploreront chaque centimètre de ton corps dénudé, descendant jusqu’à la ceinture de ta jupe, enivré de ton corps qui se tend vers moi, pour en recevoir toujours plus.

Ma main retroussera lentement ta jupe sans jamais atteindre le saint des saints.

la jupe enlevée, ma bouche et mon souffle sur le bas de ton corps, attiseront la flamme du désir à travers le tissu

Les genoux fléchis, impatiente, ta main écartera le tissu du string.

Dans un souffle, tu exigeras

« Prend-moi »