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Après le boulot

Nous sommes mercredi, en plein mois d’août, 38°C à l’ombre et autant si ce n’est plus dans mon bureau à cause des ordinateurs et des écrans qui tournent à longueur de journée. Du haut de mes 35 ans, j’ai un boulot sympa et qui me plait, mais en plein mois d’août, quand tous les collègues sont en congés, il y a deux fois plus de travail que d’habitude.

Je quitte le bureau à 20h passé, quand j’estime qu’il vaut mieux que je rentre car, si je continue de bosser, de toute façon je ne ferai plus grand-chose de bien… Une longue marche sous le soleil du soir pour rejoindre ma voiture dont la climatisation me fait déjà rêver. Sur la route, je me rends compte que j’ai oublié de faire un truc super important au boulot pour mon patron et je m’en veux, ça m’énerve. L’idée de faire demi-tour me traverse l’esprit, mais je suis tellement fatigué que je décide de tout de même rentrer chez moi.

J’ai une femme, Angélique. On a le même âge. Nous avons eu deux magnifiques enfants qui ont maintenant 3 ans et 5 ans. Ça fait beaucoup d’animation dans notre petite maison et comme je ne me sens pas de bonne humeur ce soir, j’appréhende déjà pas mal mon arrivée. Même si je les adore plus que tout au monde mes petits monstres, ils restent des petits monstres ! Je me dis qu’ils vont me sauter dessus, vouloir me raconter leur journée, me montrer leurs magnifiques « œuvres » à grand coups de feutres ou que sais-je encore alors que je ne pense qu’à une chose : me poser !

Le temps de me monter la tête sur mon retour à la maison et mes problèmes de boulot, je suis déjà là, tel un robot complètement automatisé par le train-train quotidien, sur le pas de la porte, la main sur la clenche. J’ai l’impression d’être arrivé jusqu’ici comme par magie, sans m’en rendre compte.

J’ouvre la porte et je m’attends à devoir honorer l’accueil de mes enfants surexcités par le peu de temps qu’il leur reste avant d’aller se coucher. Et là, à ma grande surprise, pas un bruit. Comme par un réflexe complètement débile, je me mets à marcher tout doucement pour ne pas perturber ce silence. Inconsciemment, je dois me dire qu’au moindre son, je serai démasqué et que les fauves me tomberont alors dessus !

Mais non, rien. Alors, je finis par me risquer à lancer un petit « Angélique ? » pas trop fort non plus, comme si je pouvais encore éviter les petits… Et là, sa voix si douce et si sensuelle m’enchante soudainement les oreilles d’un « Je suis là dans la chambre mon amour, je t’attendais ». Ma première pensée est « Mais qu’est ce qu’elle fout dans la chambre ? Et les gamins, ils sont où ? »

Je m’empresse de monter à la chambre et arrivé à la porte, c’est comme-ci tous les muscles de mon corps s’étaient arrêtés de fonctionner pour me laisser là, debout et figé, certainement la bouche grande ouverte, prête à gober une mouche un peu trop curieuse. Je trouve ma femme, ma chérie, mon Angélique dans une position tout simplement délicieuse. Elle est allongée en plein milieu de notre lit, sur le flanc, accoudée, la tête posée dans sa main droite. Son avant bras est totalement caché derrière sa belle et longue chevelure rousse qui luit dans les derniers rayons de soleil qui pénètrent encore la pièce. Ses jambes, légèrement repliées, sont posées l’une sur l’autre. Elle les glisse tout doucement, de la façon la plus sexy possible. Elle a revêtu une nuisette légèrement transparente, que je n’ai jamais vu auparavant, et qui se termine par une jolie dentelle en haut de ses cuisses. Et enfin, je pose mon regard dans le sien, ses yeux d’un bleu profond m’envoutant immédiatement, comme toujours. Son visage est fin, sa peau très clair mise en valeur par quelques tâches de rousseur qui me plaisent et me plairont toujours. Son nez très rectiligne se marie parfaitement avec sa petite bouche aux lèvres discrètes, qu’elle a d’ailleurs, on dirait, embellit d’un rouge léger du plus belle effet.

Au moment où mon cerveau s’est réduit à la taille de celui d’un bulot à la vue de cette scène de toute beauté, elle me dit avec son plus beau regard, les yeux à peine plissé, et un sourire des plus coquins « Les enfants font la fête chez papi mamie ». Elle suit cette phrase d’un double battement de sourcil. Je bafouille alors ce qui parvient encore à mes quelques neurones à peu près en état de marche « Tu… Tu es magnifique », la plupart de mes capacités restantes étant monopolisées par l’analyse de sa généreuse poitrine et de ses tétons pointant légèrement, que je devinais sous sa nuisette.

C’est alors qu’elle se lève du lit et s’approche de moi tout en me disant d’une voix si suave « Tu sais que tu n’es pas mal non plus ». J’étais tout d’un coup revenu à l’adolescence, comme celui qui allait connaître sa première fois, et qui tout d’un coup ne savait plus quoi faire, n’osant plus bougé, plus rien dire, carrément tétanisé.

Elle pose sa main droite sur mon torse, pile au-dessus de mon cœur qui battait très fort, si fort qu’elle a immédiatement esquissé un peu petit air de surprise. Il faut dire que je n’étais vraiment pas habitué à ce genre de situation et que même pas 5 minutes plus tôt, j’étais encore à m’imaginer passer une soirée pas vraiment excitante et tout aussi stressante que ma journée de boulot. Se rendant compte que je n’étais vraiment pas à l’aise, elle me dit le plus calmement du monde « Tu as l’air tendu, allonge toi, je vais te masser mon amour », tout en commençant à déboutonner ma chemise.

Je reprends mes esprits et je n’ai enfin plus l’ombre d’un doute sur le fait que je vais passer un moment exceptionnel. Je retrouve progressivement le contrôle de mon corps et, une fois torse nu, je m’allonge sur le ventre au milieu du lit, sur un drap qui sentait bon le parfum que je lui avais offert pour son anniversaire.

Elle se met à califourchon au niveau de mes fesses et, avant de commencer son massage, elle me dit « Surtout tu fermes les yeux et tu te laisses aller ». Alors je m’exécute et je m’efforce de me détendre quand le bout de ses doigts vient se poser sur le haut de mon dos. La sensation est si extraordinaire que la chair de poule me gagne instantanément en se propageant comme une onde de choc tout le long de mon corps, avec comme épicentre ce contact peau contre peau qui me semblait finalement presque inconnu tellement il était bon et intense.

Son massage est délicieux, elle ne dit rien, elle me masse avec le plus grand soin le haut du dos, les épaules et la base du crâne. C’est là que je me dis que tout ceci est risqué car je pourrai m’endormir si je me laissais trop emporter par ses doigts experts que j’ignorais. Mais ma femme a dû se dire la même chose car elle a choisit cet instant pour se pencher un peu plus contre moi. J’avais maintenant son ventre sur mes fesses et je commençais à sentir ses cheveux, que j’apprécie plus que tout, venir me chatouiller les épaules puis le dos. Cette sensation déjà très agréable l’est devenue encore plus lorsqu’elle s’est rapprochée de nouveau de moi pour que finisse par sentir glisser, à travers la soie de sa nuisette, ses tétons, comme deux minuscules danseuses au milieu de mon dos. Je ne ressentais soudainement plus le moindre risque de m’endormir…

Accoudée de part et d’autre de moi, elle continuait le massage uniquement à l’aide de ses seins. L’envie montait en moi de façon spectaculaire, à tel point que j’en devenais très inconfortable dans mon pantalon ! J’entame alors ma rotation sur le dos dans le but de passer à l’étape suivante. Angélique s’écarte de moi tout en me laissant involontairement entrevoir que je n’aurai vraiment qu’une nuisette comme seul obstacle entre son corps et le mien. Elle s’en rend compte et tire immédiatement sa nuisette vers le bas, et là, elle me dit qu’il faut que je sois patient car cela se mérite, tout en haussant les sourcils comme elle sait si bien le faire.

Cela n’a fait que décupler mon désir, mais je saurai me montrer patient. En attendant, une chose est sûre, je ne peux plus garder mon pantalon que je m’empresse de retirer ainsi que mes chaussettes. Je décide de garder mon boxer bien moulant, comme ça elle peut voir que je suis prêt, plus que prêt même ! Mais bon, elle n’a pas l’air d’en faire cas. Donc je me contente de la rejoindre, tous les deux allongés sur le flanc face à face. Nous nous enlaçons. Je glisse un bras sous elle et je pose délicatement mon autre main sur son bassin. Elle se laisse faire et me sentant bien installé, elle pose ses mains sur mes joues et dépose ses lèvres sur les miennes tout en fermant ses magnifiques yeux.

Ce baiser est doux, tendre, délicat, bref si bon que je ressens à cet instant tout l’amour qu’elle me porte. Je m’attèle donc à lui rendre un baiser aussi beau que celui qu’elle vient de me donner pour lui prouver à mon tour que je l’aime. Mais à ce deuxième contact de nos lèvres, mon désir a repris le dessus, tel l’homme que je suis, et je n’ai pas pu m’empêcher de toquer à sa bouche avec ma langue voir si elle voulait bien m’y laisser entrer. Elle a reculé sa tête et n’a pas résister à un petit rire rapide, limite moqueur. Et sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit, elle me fixe soudainement de son regard auquel je ne peux que succomber. Ses yeux rivés dans les miens me communiquent une impression de sensualité si grande que j’en suis bouche bé.

Elle profite de ma situation de faiblesse et prend tout d’un coup le contrôle des opérations en venant, d’un geste rapide mais précis, me fourrer sa langue dans ma bouche déjà ouverte. Je commence par me laisser faire. Elle m’enlace par le cou d’un bras et pose son autre main dans mon dos en y appliquant toute sa force pour me serrer contre elle. Pendant que nos langues se mêlent et se démêlent à un rythme d’enfer, j’en profite pour également la plaquer contre moi, ajoutant une main ferme sur sa fesse, comme une garantie supplémentaire, qui reste inutile, qu’elle ne s’échappera pas. Sentant ses seins s’étaler tout contre les miens à travers cette soie si agréable, nous nous frottons légèrement l’un à l’autre par de petits à-coups aléatoires très agréables. Je lui glisse une jambe entre les siennes, nos petits mouvements nous apportant à chacun pas mal de sensations.

Nos bouches ne veulent plus se séparer. Quand l’un tente de s’échapper, comme pour reprendre de l’oxygène, l’autre le rattrape aussitôt pour reprendre le nouage enflammé de nos langues. Nos corps bougent de plus en plus comme si nous ne les contrôlions plus. Pendant que mon bras dans son dos la maintient toujours plaquée contre moi, ma main libre passe de ses fesses à l’arrière de sa tête sans arrêt. Elle gémit de plus en plus fort, malgré sa bouche bien encombrée. Le frottement de ma cuisse, puissamment emprisonnée par ses jambes, contre son clitoris fini par avoir raison de notre roulage de pelle sans fin. Elle quitte d’un coup ma bouche pour pousser un Ahhh de plaisir qui me donne envie de continuer le mouvement. Ne souhaitant visiblement plus trop m’embrasser, je continue à lui baiser le cou tout en dandinant le plus possible ma jambe. C’est alors que je sens l’étreinte de ma cuisse encore plus forte jusqu’à ce que ce ça ne lui suffise plus, au point de mettre sa main dans le creux de mon genou pour tirer sur ma jambe encore plus fort. Son clitoris est littéralement écrasé contre ma cuisse et je ressens alors nettement toute l’humidité de son désir.

Ses jambes s’écartent tout d’un coup. Je n’ai pas le temps d’être surpris qu’elle s’assoit et commence à tirer sur mon slip pour me le retirer. N’y arrivant pas par ma lenteur à me bouger, elle ne s’attarde pas et me dit juste « Viens, dépêche toi » tout en s’allongeant sur le dos. Elle pose sa main sur son vagin tout en écartant un peu ses cuisses. Ni une, ni deux, je retire mon slip le plus vite possible.

J’ai tout à coup une petite appréhension car, d’habitude j’ai toujours un peu de mal à pénétrer ma femme. Non pas que je sois monté comme un cheval, mais elle est très étroite. Mais cette appréhension est balayée en un quart de seconde car, plus rien au monde ne peut me faire renoncer à honorer la volonté de ma chère et tendre, qui venait de me glisser à l’oreille ces trois mots qui raisonnent encore dans ma tête. Je me présente entre ses cuisses si accueillantes avec mon érection de tous les diables qui, jusque là, me gênait plus qu’autre chose.

M’approchant, Angélique attrape mon sexe de toute sa main et commence à tirer dessus en direction de son vagin. Je m’installe et elle guide, visiblement surexcitée et pressée, mon gland à l’entrée de son paradis intime. Sentant l’arrivée proche d’une grande vague de plaisir monter en moi à l’instant même où je pousserai sur mes jambes et mon bassin, pour ressentir pleinement l’instant si particulier de la toute première pénétration, j’en oublie qu’il ne faut pas que j’y aille comme une brute et me lance dans un grand mouvement sec et rapide, qui amène d’un seul coup, tout entier, mon sexe au plus profond d’elle.

Me sentant lui envahir d’une traite sa citadelle, d’habitude si difficilement prenable, sa sensation à l’air d’avoir été décuplée. Son dos s’est complètement cabré au fur et à mesure que j’avançais jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’en appui sur ses épaules et ses fesses, formant très certainement un magnifique pont avec son dos que je n’ai pas pu apprécier directement. Mais de mon point de vue, le spectacle était tout simplement magnifique. J’ai pu deviner, toujours sous la soie, ses seins pulpeux glisser et rebondir en direction de son visage qui exprimait un plaisir intense, tout en poussant un cri inversement proportionnel à l’espace libre qu’il restait en elle, et en broyant les pauvres oreillers qui ont eu le malheur de se trouver à portée de ses mains.

Cette si belle scène de voir ma femme exploser de plaisir pour la première fois de cette manière m’en aurait presque fait oublier le plaisir intense que j’ai eu. J’ai comme l’impression d’avoir ressentit nettement chaque forme de mon sexe donnée par mes veines, au fur et à mesure qu’elles se confrontaient à la paroi qui s’écartait, moins difficilement qu’à l'accoutumée, mais qui montrait toujours beaucoup de résistance. La compression que je ressentais était vaincue par KO, par une érection d’une puissance que j’ai rarement connue, pour ne pas dire jamais.

Nous nous sommes alors aussitôt écroulés tous les deux en même temps dans un soupir de soulagement énorme. Angélique a rouvert les yeux et, se pinçant la lèvre inférieure avec ses dents, elle pose ses mains sur mes fesses et me fait immédiatement comprendre que j’ai une mission à accomplir désormais : la faire grimper aux rideaux comme jamais.

J’entreprends alors un pilonnage en règle. Je commence par poster mes mains derrière chacune de ses épaules, comme deux crochets qui la retiennent, rendant désormais impossible toute sortie indésirable. Le haut de mon corps repose sur le sien, ce qui la compresse un peu et doit rendre son plaisir encore plus intense. Je n’ai plus qu’à faire de petits mouvements qui nous procurent à tous les deux un bien fou. Je comprime bien son clitoris tout en ayant mon gland bien comprimée, le tout avec un va-et-vient très faible mais largement suffisant. Je ressens tout de façon très précise et c’est un bonheur absolu aussi bien physiquement qu’intellectuellement. D’ailleurs, Angélique est certainement dans le même cas car, pour la première fois de ma vie, elle est en train de me planter ses ongles dans le dos qu’elle m’enlace le plus fort possible. Je ne sais pas si elle s’en rend compte mais ça n’a pas d’importance car ça ne me dérange pas. Limite, cela m’excite encore plus car je ne nous pensais pas capables d’une telle étreinte.

J’amplifie progressivement mes mouvements de bassin. J’ai ma tête collée à la sienne et mon oreille gauche très près de sa bouche. Je l’entends souffler et gémir en même temps. Sur le coup, je ne comprends pas ce que j’entends, mais j’oublie instantanément cette interrogation intérieure car je suis bien plus occupé à ressentir son plaisir et le mien monter ensemble. La dépense d’énergie est énorme et je pars avec un handicap. Je commence à sentir mes limites physiques arrivées, alors je me dis qu’il faut attaquer la dernière ligne droite du plaisir.

Je donne tout. Mes assauts sont de plus en plus forts. Je sors de plus en plus pour pénétrer de plus en plus fort. Angélique me gratifie d’un petit cri après chaque pénétration intense. Elle m’arrache le dos avec ses ongles, je sens que je ne vais plus pouvoir me retenir et je ne prie plus que pour une seule chose : qu’elle jouisse dans les 10 secondes à venir maximum. Au moment où je me dis ça, je me rends compte qu’elle ne gémit plus du tout, que ses ongles exercent désormais une pression constante et que ses cuisses vibrent violemment. Intérieurement, je jubile de sentir ma femme bouillir de plaisir sous mes assauts, ce qui me déclenche aussitôt une éjaculation inattendue de par sa puissance. Je pousse un cri de plaisir grave alors que je pousse sur mes jambes de toutes mes forces restantes pour la pénétrer une dernière fois le plus profondément possible.

Nos corps se relâchent en même temps. Ses mains lui en tombent, me découvrant des traces indélébiles dans la peau de notre ébat pour quelques jours, voire quelques semaines. Angélique, ne supportant rapidement plus le poids de mon corps complètement relâché sur elle, me pousse gentiment sur le coté. On se replonge mutuellement dans le regard de l’autre, avec des vrais sourires d’enfants aux lèvres.