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Après-midi d'été

Guillaume, c'est ce si beau garçon que je croisais à la fac. Un visage, une allure qui ne passaient jamais inaperçus. Nous avions flirté un peu. Mais lui était du genre ténébreux, parfois absent, silencieux pendant des semaines. Mon semblable, mais surtout mon contraire.

Nous avons été amis ainsi pendant deux ans. Un verre ensemble en ville de temps en temps, un repas, une promenade... Et plus rien, jusqu'à la prochaine fois.  Il avait ses périodes de doutes, de déprime, peut-être plus. Des problèmes familiaux, des interrogations existentielles et une terrible peur de l'échec. De nombreux errements.

Je dois avouer qu'à la fin de nos rendez-vous nous nous embrassions. Beaucoup. Passionnément. Il me trouvait très jolie, et pour moi il était clairement le plus beau de mon entourage.  Uniquement des baisers. Et puis le temps passait, après une parenthèse enchantée mais sans autre issue.

Par un bel et brûlant après-midi d'été, je monte dans sa voiture, nous prenons une glace au Drive. Il rit de ma gourmandise. Me dit que je suis jolie. C'est extrêmement flatteur. Nous ne sommes jamais allés plus loin que des baisers, ce qui me convenait. Néanmoins, le temps a passé. Il fait chaud. Il est beau.

Ma robe est extrêmement longue et, pour ne pas transpirer davantage, je n'ai pas de sous-vêtements. Je lui fais comprendre qu'on pourrait partir, je ne sais où, trouver un coin pour se faire du bien. Effectivement, nous n'avons jamais pensé aller plus loin, durant deux années. Aujourd'hui, je ressens le besoin de soulager une certaine tension qui nous sépare, de ne plus le connaître qu'à travers ses confessions, secrets et aventures.

Le temps presse, en plus. Nous avons chacun d'autres choses à faire le soir. Il trouve un charmant petit bois, tout est brûlé par le soleil. Nous faisons l'amour à l'arrière, naturellement, tendrement, mais sûrement.

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