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Épisode 2 : Amour de concert

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    Durée : 19:23 min

    Théo aime Béa. Mais Théo rêve de voir un homme beau et jeune s'occuper de Béa. Ma voix de Bleue dans une histoire d'amour...

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C’était arrivé bêtement…

Elle, Béa, avait vu les regards qu’il jetait à cet inconnu. Il se disait, lui, Téo, qu’il aurait aimé la voir chavirée de plaisir avec un homme qu’elle ne connaissait pas.

Il était bien dans son style, cet homme- là. Un peu emprunté, grand, élancé mais avec des épaules larges, protectrices, pas de ventre, des mains fines d’intellectuel, d’artiste, peut- être. Et des yeux d’un vert écume particulier. Une jolie bouche. Jeune, plein de charme. Téo en avait tellement rêvé : imaginer Béa, fragile, entre les bras de l’inconnu telle une petite chose affamée, avait réveillé en lui des choses qui, à présent, lui faisaient peur. Le seul moyen de savoir s’il serait excité ou pas de les voir se bécoter et plus si affinités, c’était de provoquer leur rencontre. Et puis, si le plaisir était au rendez- vous, ce serait tellement fun.

Commença alors une espèce de chasse, un jeu de piste un peu pervers, pour savoir qui il était et si un éventuel rapprochement était possible. Connaître son nom, d’abord, ensuite, quels étaient ses goûts en matière de femme. Tenter le coup alors qu’il aimait les grandes plantes blondes et plates comme des planches à repasser, c’était inutile. Béa était plutôt brune, pas très grande, avec des courbes aux bons endroits. Adepte des réseaux sociaux, il le chercha. Il y passa des soirées, des nuits, même, tant l’envie de savoir le taraudait.

Déjà, il savait que c’était un amateur de musique underground. C’était à un concert de ce genre qu’ils l’avaient croisé. Ce soir- là, le monsieur était seul, dans la fosse de cette salle en demie- lune et eux étaient sur des gradins en pierre. Il, Téo, avait surpris quelques regards de sa dulcinée en direction de la fosse et comme la tête de l’inconnu dépassait de celles de la majorité du public, il s’était dit qu’elle lui jetait peut- être des coups d’œil sans vouloir se trahir. Elle ne lui parla pas de l’inconnu : elle n’était pas réellement consciente du fait que cela intéressât Téo et de toute manière, en couple depuis si longtemps, l’idée de prendre un amant ne l’effleurait même pas. Téo se rendit donc sur la page de l’événement FB afin de retrouver, dans les participants au concert, l’objet de son intérêt. C’est comme cela qu’il sut que l’homme s’appelait Adam : il apprit même qu’il était musicien et cela le conforta dans ses idées d’étreintes délicates et de fantasmes sulfureux mais softs. Il n’aurait pas apprécié un lourdaud inculte…

Quelques semaines plus tard, un autre concert du même genre était programmé dans une salle à proximité du domicile de Téo et de sa compagne. Après vérification, Adam serait là… C’était l’occasion de faire connaissance. Toujours cette silhouette harmonieuse, ces cheveux un peu fous et cette manière souple de se déplacer. Au terme du concert, Téo ne fit ni une ni deux : il tira Béa par le bras et se lança à la suite d’Adam. Celui- ci se dirigeait vers le bar, tranquillement. Ils, Téo et Adam, se retrouvèrent l’un derrière l’autre dans l’atmosphère tamisée du bar de la salle de concert. Ce fut « par inadvertance » que Téo bouscula Adam qui tenait un verre de bière. Celui- ci se renversa et comme il n’y restait qu’une dizaine de gorgées, Téo s’empressa de proposer à Adam de lui remplacer ce fameux verre : « une autre bière ? quelque chose d’autre ? ». Adam semblait si étonné qu’il ne répondit pas immédiatement. Et comme Téo commandait une eau pétillante pour lui et un mojito pour Béa, Adam dit qu’il prendrait lui aussi un mojito. « Rejoignez- nous : vous ferez la connaissance de mon amie ». Ils se dirigèrent donc vers la table où Béa était installée : heureusement, il y restait 3 places. Téo s’installa en face de Béa et Adam à côté de lui. Le regard de la jeune femme s’éclaira : elle reconnut sans peine celui qu’elle avait repéré dans la fosse, lors du concert précédent et fit un grand sourire à Téo comme pour le remercier de cette attention délicate.

C’est là que les choses se précisèrent. Adam ressemblait pas mal à Téo quand celui- ci avait 15 ans de moins. Béa était intriguée. Qu’avait donc prévu son ami ? Simplement une « réparation » pour cette bousculade ou quelque chose de plus précis ? Au plus elle regardait Adam, au plus elle le trouvait à son goût. Tout ce charme… cette douceur dans les traits, dans les gestes. Pouvoir se retrouver au lit avec un tel homme lui plairait énormément mais peut- être était- ce mettre la charrue avant les bœufs. Oui, elle connaissait le goût de certains jeunes hommes pour les femmes plus âgées, mais qu’en était- il de lui ? Ils discutèrent donc, de musique, bien sûr, mais aussi de voyages, de leurs goûts concernant le vin (Téo s’y connaissait mais ne buvait jamais – Béa, par contre, appréciait réellement mais n’avait aucune érudition œnologique – quant à Adam, il préférait goûter à être très savant dans le domaine). Tout en sirotant leur mojito très, mais très lentement, Adam et Béa écoutaient religieusement Téo qui s’était lancé dans des explications abouties au sujet de cépages français. De temps en temps, Adam jetait un petit coup d’œil à Téo, ce qui amusait Béa qui se voyait déjà comme un « enjeu » entre les deux hommes. Ils convinrent donc de se voir à un prochain concert et se quittèrent, très heureux de s’être trouvés.

Un mois plus tard, un nouveau concert : un groupe américain. Là, c’était elle et Adam qui s’étaient entendus pour s’y retrouver. Téo prendrait des photos pendant le concert et Béa et Adam pourraient passer une majeure partie de la soirée seuls mais… ensemble. Il était arrivé des instants où la chanteuse, sur scène, hypnotisait l’assistance. Elle portait une robe soulignant ses formes, avait à peu près l’âge de Béa et sa voix rauque, à la limite de la justesse mais sensuelle et provocante, subjuguait son public. Il était impossible de rester insensible à sa manière de chanter et d’onduler. Elle était accompagnée d’un piano et d’une contrebasse, de temps à autre, la batterie ajoutait quelques touches mais c’était vraiment infime et très léger, plein d’élégance. L’important, c’était cette manière de faire s’envoler les inflexions chaudes de son organe. Durant toute la prestation des musiciens et de la chanteuse, Téo était en alerte pour saisir le moment idéal où elle rejetterait la tête en un mouvement lascif, celui où elle lèverait les bras comme en couronne, celui où, en équilibre sur ses talons vertigineux, elle se balancerait presque en déséquilibre…. Quelle bombe…. Pendant ce temps, et pour être certaine de ne pas être bousculée, Béa se blottissait contre Adam qui, visiblement, ne trouvait rien à y redire. Et quand Téo leur jetait un coup d’œil, il sentait comme une langue de feu partir de ses entrailles, remonter jusqu’à son cœur et puis redescendre à toute allure entre ses jambes. Pas facile de rester à l’affût de pauses intéressantes quand l’excitation vous brûle de cette manière. Comme après le concert précédent, ils prirent un verre ensemble : Adam et Téo côte à côte, Béa face à Téo. Celui- ci aurait aimé pouvoir regarder les yeux brillants de Béa quand elle les posait sur Adam mais il se dit que rien ne pressait. Il proposerait à Adam de les rejoindre pour un autre bon moment… et là…

Cela arriva quelques semaines plus tard. Un trio de Portland se produisait dans une toute petite salle. Téo prendrait son appareil photo. Comme le concert avait lieu à la frontière belgo- française et qu’ils avaient programmé un resto à trois après, une nuit à l’hôtel s’imposait. Ils se donnèrent rendez- vous chez le couple pour partir ensemble en voiture. Adam s’installa derrière, à côté du matériel de Téo. Durant le trajet, ils discutèrent de photos, d’obturateurs, d’objectifs, choses auxquelles Béa n’entendait absolument rien. Elle jetait de temps en temps un coup d’œil dans le rétroviseur et regardait le visage mobile d’Adam qui s’animait (il débutait dans la photo et était avide de conseils d’un semi- pro tel que Téo). Béa avait réservé 2 chambres. Après avoir déposé leurs effets dans leur chambre respective, ils se mirent en route à pied : l’endroit n’était pas très éloigné de l’hôtel. Quand ils arrivèrent, la salle était déjà pas mal remplie. Téo prit ses balances de blanc tandis qu’Adam veillait sur Béa qui se frayait un passage pour être près de la scène. Il avait posé sa main sur l’épaule de la jeune femme et la suivait « de près ». Le concert fut fabuleux. Et quand il se termina, ils repartirent prendre un verre, le dernier, soi- disant, au bar de l’hôtel : Téo voulait dérusher ce qu’il avait photographié. Il laissa donc Béa et Adam seuls, tout en espérant qu’il se passerait quelque chose entre eux.

Béa et Adam commencèrent de papoter, puis, les mots se firent de plus en plus sourds, de moins en moins suivis. Ils se regardaient. La main droite de Béa était posée sur sa cuisse à elle et soudain, Adam, pris dans le feu de la conversation, s’en saisit avec empressement. Il y avait tant de délicatesse dans son geste que Béa, loin d’en être surprise, jouissait de ce moment, de la peau de celui qui devenait plus proche qu’une simple « connaissance de concert ». Elle était chaude, cette peau, douce, pas caleuse. Leurs yeux brillaient, de cette étrange lueur qu’on peut voir dans le regard de ceux qui sont un peu grisés par le plaisir et le désir. Quand Téo eut terminé, il les rejoignit. Bien sûr, il se rendait compte de ce qui se passait entre eux. Adam n’avait pas lâché la main de Béa. Et visiblement, cela ne dérangeait absolument pas Téo, au contraire. Il se dit qu’enfin, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer…. Et le projet de souper était décidément très loin de leurs préoccupations.

Alors, sans un mot, avec beaucoup de calme, ils se dirigèrent tous les trois vers la chambre du couple. Le corps de Béa semblait si frêle à côté de celui d’Adam. Si frêle mais tendu, plein d’envies. Téo s’assit dans un fauteuil bas, dans un coin de la pièce. Il était curieux de savoir comment la suite se passerait. A la lueur d’une liseuse qui n’éclairait que son visage à lui et d’une petite lampe de chevet à la droite du grand lit, il distinguait le profil de Béa, son sourire, ses yeux émerveillés et en vis-à-vis, celui d’Adam, le sourcil relevé, étonné de tant d’intérêt pour sa personne. Lui, si discret, il n’aurait jamais imaginé intéresser une femme aussi adorable, aussi sûre d’elle … C’est vrai qu’il l’intéressait, mais l’instigateur de tout cela, c’était tout de même Téo. S’en rendait- il compte ?

Lentement, avec d’infinies précautions, Adam caressait le visage de Béa. Celle- ci avait les yeux levés vers lui, un petit sourire esquissé sur les lèvres. Il lui chuchotait je ne sais quoi et elle gloussait. Ils étaient toujours habillés mais Téo pouvait voir les seins de Béa s’agiter et cela l’excitait. Il les aimait un peu lourds et ceux de la jeune femme avaient les proportions qu’il aimait. Il ne pouvait les quitter des yeux. Ensuite, Adam fit se retourner Béa : ils étaient debout et l’homme se retrouva derrière elle. Il lui mordillait le lobe de l’oreille, le creux du cou et lui murmurait qu’il savait depuis le début qu’il pourrait la posséder et cela avec le consentement de son compagnon. Elle vibrait au contact de ce corps jeune, souple, si chaud. Téo sentait son excitation à elle et cela taraudait son ventre et son sexe. Il aurait eu envie d’être à la place d’Adam mais le plaisir de les voir ensemble était tellement présent… Elle sentait le membre raide d’Adam contre son dos et cela la faisait mouiller. A travers son jeans, de la main gauche, elle chercha son clitoris et les regardant, Téo commença de se branler. Ces deux corps un peu maladroits mais ardents faisaient naître une envie dévorante, désastreuse.

Quelques instants plus tard, ils ne firent plus attention à lui, se donnant l’un à l’autre tout le plaisir dont ils étaient capables. Ils s’étaient déshabillés mais pas en entier. Elle avait gardé son soutien- gorge et lui, son boxer. Elle passait ses mains sur son torse à lui, s’arrêtant aux tétons, les pinçant délicatement, les prenant entre les lèvres l’un après l’autre, puis entre les dents. Téo n’en pouvait plus… Adam caressait tendrement les cheveux de Béa en lui parlant, mots crus et mots doux mélangés. Elle avait les yeux fermés. Elle savourait chaque mouvement de sa main. Puis, après avoir parcouru son buste dans tous les sens, elle s’aventura à l’intérieur de son boxer. Son sexe avait pris une taille intéressante… Elle s’en saisit et commença de le branler. Ce qu’il aimait ça : ces va- et- vient étaient brûlants. Téo, dont le buste était nu, à présent, imitait le mouvement de la main de Béa sur son membre à lui. Ses joues étaient écarlates, il soufflait de plus en plus fort. Quand elle ôta le sous- vêtement restant d’Adam pour le sucer, le désir de Téo était à son comble. Il savait qu’elle adorait cette pratique et que l’orgasme d’Adam ne se ferait plus attendre longtemps. Elle empoigna le vit de son partenaire, le décalotta et posa sa bouche à l’extrémité de son gland. Elle mettait beaucoup d’application à sa fellation, jouant avec le prépuce de plus en plus vite. Adam allait exploser et il n’était pas le seul. Téo, dans son fauteuil, prenait un pied monumental. Il n’avait plus besoin de vraiment « regarder » la scène. Il avait le sentiment d’être à la place d’Adam. Et le fait que Béa soit aussi excitée, c’était prodigieux… Elle, toute à sa tâche, ne perdait aucune goutte du sperme qui commençait de filer du gland d’Adam. Et pour qu’il arrive à l’orgasme, elle saisit ses couilles avec son autre main pour les faire rouler… Son partenaire hoquetait, gémissait… Mais il avait peur de jouir avant elle. L’éloignant de son sexe et du reste, il la fit se coucher sur le dos et la pénétra d’un coup. C’était elle, maintenant, qui criait de ces choses insensées, à la limite de la vulgarité. Elle le sentait coulisser en elle avec délice, sans plus aucune précaution. Ils s’en donnaient à cul joie, alternativement serrés l’un contre l’autre puis séparés comme mus par une force étrange les obligeant à arriver à l’orgasme pour que Téo puisse lui aussi jouir en les regardant… Elle était trempée, et Adam n’était pas en reste. Téo se branlait toujours frénétiquement. Il attendait qu’elle hurle de plaisir. Il savait que ce serait le signal et qu’à ce moment, lui aussi, il jouirait.

Et c’est ce qui se passa. Le plaisir était si fulgurant, tel un courant électrique, qu’ils ne purent rien retenir. Adam gémissait. Béa sanglotait. Téo soufflait. Cela dura encore et encore. La première à émerger fut Béa : elle quitta le lit et vint se réfugier dans les bras de son compagnon. Celui- ci reprit tout doucement ses esprits de même que Béa, perdue, tendre et câline. Il n’en demandait pas plus. Adam était toujours couché, repus, épuisé, heureux, comblé, même. Toutes ces explosions l’avaient surpris et il était encore étonné de la tournure qu’avaient pris les événements. Ce couple avait quelque chose de fou mais c’était si agréable. A aucun moment il n’avait eu l’impression d’être obligé à quoi que ce soit, comme prisonnier de leurs fantasmes. Elle lui avait fait un sacré effet : elle était divine et une vraie complicité était née entre eux. Quant à Téo, il se disait que « sa générosité » était sans bornes et il n’imaginait à aucun moment quoi que ce soit de malsain dans ce qui venait de se passer. C’était simplement un homme si amoureux de sa femme qu’il est prêt à la laisser s’épanouir sexuellement avec un autre, pourvu qu’il puisse assister à leurs ébats en se masturbant, simplement en se masturbant. Adam s’en sortait grandi, plus homme que quelques heures auparavant.

Et le lendemain matin, après une nuit réparatrice, chacun ayant retrouvé sa chambre et son lit, connectés sur FB, ils cherchèrent à quel nouveau concert ils assisteraient. Le prochain aurait lieu dans un bon mois. C’était près du domicile d’Adam. Mais ils s’arrangeraient pour réserver dans un hôtel proche deux chambres contiguës. Téo prendrait des photos, Adam suivrait Béa dans la foule compacte et en profiterait pour la caresser incognito et Béa, Béa serait heureuse entre « ses deux hommes » complices de son plaisir. Et ce serait fun…