Arthur....

Une saga de Bleue - 9 épisode(s)

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Épisode 6 : Les promenades le long de la Seine

Les promenades le long de la Seine, très peu pour lui… Ce qu’il aimait, par contre, c’était la forêt, ses odeurs, la lumière jouant dans le feuillage des grands arbres, le soleil d’hiver un peu bas et les ombres qu’il projette. Il s’était dit que ce serait sans doute un bel endroit que de lui donner rendez- vous sur un banc. Celui qu’il avait choisi était en bois, fraichement repeint de vert. Il était installé au bord d’un chemin peu fréquenté, un peu à l’écart. Il lui avait dit qu’il avait envie de la connaître autrement que virtuellement. Le jour où ils avaient commencé d’échanger, les choses s’étaient enchaînées très rapidement, trop, sans doute. Il souhaitait reprendre leur histoire « avant », faire comme si cette cyber- rencontre sulfureuse n’avait jamais existé. Y arriveraient- ils ?

Ils se connaissaient un peu. Ils s’étaient déjà rencontrés fin novembre. On était en février. Il n’avait plus neigé comme en décembre. Elle pourrait porter, comme elle l’aimait tant, des collants dévoilant ses jambes et une jupe très courte soulignant le galbe de ses cuisses. Il avait envie de la regarder, de les regarder.

Il arriva le premier, s’assit sur le « banc rendez- vous » et l’attendit quelques minutes, pas plus de dix. Il ne voulait pas louper son apparition : sans être trop provocante, il savait que sa démarche serait subtilement chaloupée. Il regardait sa montre toutes les dix secondes et son portable tout aussi souvent…

De loin, il la vit. Elle était enveloppée dans un manteau noir, ample. Ses jambes n’en avaient l’air que plus jolies. Ses bottillons chocolat dansaient tant elle marchait vite. Elle le vit et lui sourit, imperceptiblement : juste une petite moue qui pinça les commissures de ses lèvres, comme si elle allait lui envoyer un baiser léger. Cet air un peu gêné mais amusé qu’elle arborait lui plaisait vraiment. Il était à présent sûr qu’elle ne ferait pas de lui une proie. Il aurait été si facile pour elle de l’entortiller à nouveau dans « sa voix » pour lui faire perdre la tête. Il ne saurait pas résister et… c’est là que les choses plus compliquées commenceraient : il se torturerait à nouveau et déprimerait et ce n’était pas le but. Il était rassuré.

Il l’accueillit donc avec un sourire franc, les yeux pétillants, les lèvres un peu entrouvertes. Il était heureux : cette manière de se retrouver annonçait les meilleures choses possibles. Il se leva pour la saluer. Pour le moment, un baiser sur la joue conviendrait.

La suite ici : vous en saurez plus sur cette rencontre parisienne !


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