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Au lendemain matin...

C'est un réveil très en douceur, avec une larme à l’œil.

C'est un serrement de cœur,

Ou un bonheur, un peu à vif, 

De t'avoir tout près, en moi.


Tu es là pour mon cœur, mais non ailleurs

Tes yeux fermés sur ton sommeil.

Tu es mon bel amour et tous les jours nous appartiennent.


L'année est souhaitée, avec toute sa splendeur.

Tu m'as entraînée, un peu à l'écart de la piste, pour me la souhaiter.

Notre hâte du baiser, pour nous unir en 2019, comme si ce n'était déjà fait.

Tes yeux, 

Tes lèvres,

Tes doigts pour mes deux joues.

Il m'est impossible d'oublier le contact de tes mains, et tout ce qui s'ensuit.


Le séjour était trop court et il m'a fallu rentrer. 

Sous un soleil sourd, baigné de nuages gris.


Allongée sur le lit, 

Je tends ma main, et me sens seule.

Je sens le froid, sans ta chaleur.


Une larme remplace le liquide que je t'offrais,

Alors que nous nous caressions, main dans la main, 

Nos doigts serrés sur notre drap bordeaux,

Sur notre drap défait et sur la couette claire.

Ton extase mouillée, 

Vue et entendue

Me donnait un trop grand plaisir.


Mes doigts cherchaient 

L'objet de tes désirs,

Là-bas, avec toi,

A Boulogne sur mer,

Parfois au son de l'église.


Ton amour crémeux, enfin offert

Sur mes seins et pour mon ventre.

Dunes et lune satisfaites.


Oh, mon ange,

Mon ange solaire,

Mon ange du soir.

Que m'as-tu fait ?


Nous arrangeons nos rencontres,

En petites touches, comme pour un tableau.

En petites touches

Toujours tendres

Parfois plus fortes

A nous en faire chanter.

A nous en faire chavirer.

Nous attendons le rêve extrême

D'un aller sans retour

Et moi dans mon ensemble rouge.


Notre nid me manque

Et toi plus encore.

Toi qui le ranges, seul, en m'attendant.


Nos films me manquent,

L'oreiller, le petit lecteur,

Mon visage sur le tien et ma caresse dans tes cheveux.


Nos chemins tranquilles me manquent,

A travers la ville, mais toujours l'un et l'autre

Ta main pour la mienne, et tes lèvres aussi.


Tes yeux émus

Et qui se fermaient forts,

La veille de mercredi

Et la révolution qui a lieu dans nos vies.

Mes mains sur tes joues chaudes, en ce moment-ci

Et mes baisers en pluie, trop fébriles pour tant d'amour.


T'entourer si fort de mon peignoir de laine

Pendant que ta main glissée plaquait ma langue contre la tienne.


C'était moi, tenue contre l'évier,

A genoux pour toi, pendant que le riz chauffait.

Notre dessert.


A genoux pour toi,

Si tu te faisais mal au pied,

Ou debout sur notre lit, que j'arpentais aussi.


C'était toi, toujours,

Tes yeux levés au ciel.

Tes déhanchements et sauts joyeux

Pour moi seule, aussi,

A l'entrée de notre salle de bains.


Ta voix claire

Ta voix si douce, tremblante d'émotion,

Tandis que tu me rendais belle

En un baiser sur mes fesses.

Tandis que j'adorais les tiennes,

Avec ton périnée,

Tes bourses,

Puis ton membre

Léchés.


Jusqu'alors, c'était ta colonne,

Ton dos, tes épaules,

Du bout de mes doigts,

Du bout de ma langue,

Gourmande et très humide.


Ton cou que tu m'offrais

Avec tes oreilles

Et mes baisers sur ta nuque qui te faisaient crier.


C'était

Un massage partagé,

Que tu avais commencé.

Arrivée à tes pieds, je t'avais doucement léché

Et pris dans ma bouche, à dix reprises.


C'étaient 

Les précautions que tu prenais pour moi

Tous les jours et à toute heure

Alors que je t'étais précieuse.


C'était

L'envie de nous rapprocher encore,

Celle de nous concrétiser,

Emplie d'amour

De sperme et de cyprine.


Chaque séparation devient plus brute au lendemain

Un peu trop même, tandis que j'espère en t'attendant,

En rêvant de te revoir, à travers la vitre mouvante.


C'est, dans l'attente d'une prochaine danse

D'un prochain slow, avec ou sans musique,

Avec ou sans vêtement,

Que je nous visualise 

Ensemble et sans décompte.






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