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Au musée (2).

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    Durée : 06:46 min

    Bleue, artiste vocale, vous fait des confidences. Fantasmes ? Réalité ?La suite de cette histoire au musée Rodin. Il n'a pas fallu attendre pour que la demoiselle y retourne !

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Il me restait à raconter à présent la visite suivante de la jeune fille au Jardin de Rodin. Bien sûr, il était clair qu’elle avait envie d’honorer son Âge d’airain comme il se doit mais était-elle consciente du fait que c’était le gardien qui s’était occupée de son plaisir et nullement la statue ?

« Ce n’est que quelques jours plus tard qu’elle décida de retourner au musée. Cette fois, elle s’y pointerait plus tôt. Elle se retrouva donc dans la file d’attente, à l’entrée, vers treize heures. Deux gardiens l’observaient : celui qui l’avait ramenée après le moment au jardin et celui qui avait parlé de Belle au Bois dormant… Tandis que le deuxième souriait en donnant des coups de coude à son collègue, ce dernier avait les joues très rouges. Qu’allait-il se passer aujourd’hui ?

— Oh, fit juste la jeune fille en baissant les yeux, un peu troublée.

Ce jour-là, elle portait une robe fleurie mi-longue, boutonnée sur le devant et des baskets blanches, sans doute pour pouvoir arpenter le jardin de manière plus aisée.

— Vous aurez à nouveau besoin d’un verre d’eau avec un sucre ? lâcha le deuxième gardien.

Timidement, elle sourit mais ne répondit rien.

Sitôt le billet acheté, elle commença sa visite par le musée. Elle voulait profiter de certaines sculptures qui n’étaient visibles pratiquement qu’ici. Elle se dirigea vers l’ Éternelle idole. Elle aimait la manière dont le couple était représenté. Oui, elle savait qu’au départ, l’homme et la femme étaient deux œuvres séparées et que Rodin les avait assemblés ensuite. Cependant, l’attitude de chacun était tellement expressive de désir et de vénération d’une part, et de satisfaction et d’abandon d’autre part, qu’il était presque impossible que ces deux-là restent chacun dans leur coin de manière définitive… Le plâtre un peu rose donnait à la scène davantage de réalisme : deux corps nus dans une pause très sensuelle. Elle se sentait comme le témoin d’un moment intime et cela provoqua déjà quelques tiraillements dans son ventre… La bouche de l’homme contre le buste de la femme, juste sous les seins, et le ventre de la femme contre le torse de l’homme… C’était tendre et impudique à la fois…

Ensuite, elle se mit en route vers Andromède, cette Grecque sacrifiée et attachée sur un rocher… Elle admirait la courbe grâcieuse du bras, la délicatesse de la main, la finesse de la nuque, les épaules frêles, la chevelure nouée en chignon. Et ces hanches et ces fesses : à nouveau de la sensualité à l’état brut. La fragilité de la jeune femme était mise en évidence par le contraste avec le socle sur lequel elle était posée. La statue n’était pas grande mais ce qu’elle dégageait était impressionnant.

C’est là que le gardien la rejoignit. Il s’approcha d’elle et à l’oreille,

— Seriez-vous sensible à la sensualité d’Andromède ? lui murmura-t-il.

Ils étaient seuls dans la salle. Elle se sentait trembler.

— Il est un peu étonnant qu’après l’Âge d’airain, vous vibriez pour une demoiselle, continua-t-il.

Elle tourna la tête d’un coup. Elle avait senti le souffle de l’homme dans son cou et cela la troublait au plus haut point. Elle avait envie de lui crier que oui, l’Âge d’airain, surtout depuis qu’il l’avait comblée dans son sommeil, était un homme magnifique mais que cette jeune fille, tellement abandonnée, était tout aussi belle, même si elle ne se voyait pas partager des étreintes avec elle ! De plus, la sculpture ne faisant que trente centimètres de long et moins encore de haut, les choses auraient été bien plus compliquées qu’avec le sujet à la mine frondeuse…

Malheureusement, rien ne sortit de sa gorge.

L’homme l’avait enlacée et déposait des baisers très doux dans son cou.

— Il vaut mieux ne rien dire et profiter, l’entendit-elle lui chuchoter. Viens…

Ils disparurent furtivement de la salle toujours vide. Il l’avait prise par la main pour l’entraîner dans un petit couloir dont la porte d’accès était presque invisible : elle se fondait dans les boiseries murales.

— Toujours envie de combler ton Âge d’airain ? lui demanda-t-il en riant.

Et c’est là que, pour la première fois ce jour-là, il entendit distinctement la voix de la charmante visiteuse :

— Plus que jamais, soupira-t-elle en déboutonnant sa jolie robe fleurie.

Elle le regarda ôter sa veste de gardien. Défaire le bouton et la tirette de son pantalon d’uniforme. Le faire descendre jusqu’à ses genoux. Elle lui offrit sa bouche, puis sa gorge. Il la regardait intensément et puis, n’y tenant plus, il l’engagea à saisir son sexe entre ses doigts.

— Ma « belle endormie » serait-elle d’accord de replonger dans les songes ?

— Comment ? dit-elle timidement, en commençant de le masturber.

— Ferme les yeux et imagine que je suis ton Âge d’airain magnifique…

Elle n’eut pas besoin d’un verre d’eau : le goût du gardien était amer mais très doux tout de même. Elle était certaine qu’elle n’oublierait jamais ses visites au musée Rodin.

Quant à lui, il espérait que la jeune fille dont il ignorait le nom, aurait d’autres envies de découvertes de sculptures en réel : il se ferait un plaisir de la guider »

J’ajoutai des points de suspension à mon récit, heureuse de l’issue de mon histoire. Et qui sait, à Orsay ou au musée Rodin, j’aurai peut-être l’occasion de croiser un gardien aussi bien de sa personne que cet Âge d’airain qui m’a déjà fait fantasmer pas mal et que, derrière une porte presque dérobée, je le gâterai généreusement pour son plus grand plaisir !


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