Au Secret !

Une saga de Bleue - 3 épisode(s)

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Épisode 3 : Au lit avec Adrian sous les yeux de mon mari...

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    Durée : 12:50 min

    Bleue, artiste vocale, vous fait des confidences. Fantasmes ? Réalité ? La suite (et peut-être fin) des récits parlant du Secret.

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C’est mon mari qui a proposé à Adrian de faire le troisième, mais pas au Secret. Il a dû sentir que je ne serais pas à l’aise.

Nous avons soupé en sa compagnie. Je n’arrêtais pas de le regarder. Il me mettait vraiment dans tous mes états. Et puis, quand le dessert a été pris, la direction du restaurant libertin nous a proposé à Adrian et moi, de nous répartir les répliques de mon histoire « Et si on passait à la vitesse supérieure ». Il a une voix très intéressante. Et ce n’est pas l’alcool que j’ai ingéré qui me brouille les idées et mon appréciation à ce sujet. Non. Il a une manière de lire qui me plait. Et d’ailleurs, notre duo a fait fureur. Nous étions plutôt dans l’ombre. Il n’y avait que des petites lampes pour éclairer nos feuillets. Rien pour nos visages.

Nos auditeurs étaient suspendus à nos lèvres. Certains, bien calés sur des banquettes, très à l’aise, en venaient déjà aux doigts. Mon mari les matait avec intérêt. Il a toujours rêvé qu’on me regarde, qu’on m’écoute et qu’on soit excité. D’habitude, ce sont des hommes qui constituent mon public. Ici, c’était en majorité des couples. Je trouvais un peu indécent le fait que ces gens s’exhibent de cette manière. Des femmes ne se gênaient pas pour caresser du bout des doigts épaules, poitrine et sexe toujours emballé de leur partenaire. La lecture semblait les chauffer. Les hommes, quant à eux, ne me quittaient pas des yeux…

Quand je regagnai ma place, après notre petite collaboration à Adrian et moi, mon mari me proposa de ne pas nous attarder plus longtemps.

— Si ton complice de lecture est d’accord, on… rentre à l’hôtel à trois ?

Je le regardai : je me sentais en plein rêve.

— C’est toi qui lui poses la question ?

— Eclipse-toi un moment. Je me charge de tout.

Quand je revins des toilettes, cinq minutes plus tard, les hommes avaient déjà repris leur manteau. Mon mari m’apprit que d’ici moins de dix minutes, un taxi nous attendrait devant l’établissement et que « les choses sérieuses pourraient commencer ».

La voiture arriva. Comme je l’imaginais, mon mari prit place à côté du chauffeur et nous laissa les sièges arrière. Il s’installa, baissa le pare-soleil et commença de nous regarder dans le petit miroir. Le trajet ne durerait pas longtemps. Je n’avais pas envie de me presser. Je préférais sentir la chaleur entre mes cuisses, celle qui était signe du désir que j’avais mais aussi celle des doigts d’Adrian.

Il était étonné que je me love au creux du siège en écartant les jambes de manière engageante mais il fit exactement ce que j’attendais de lui. Sans me relever la jupe, il mit sa main sur mon genou droit et me regarda.

— J’ai besoin d’une permission, me dit-il à l’oreille.

— Tu as toutes les permissions du monde, lui répondis-je de la même manière.

— Je suppose que ton coquin de mari est d’accord ?

— Crois-tu qu’il t’aurait proposé un moment à l’hôtel à trois si ça n’avait pas été le cas ?

Adrian souriait, à présent. Il avait l’air bien plus sûr de lui que quelques minutes plus tôt.

— Et il va nous regarder ? C’est ça ?

— Oui… sauf si ça te dérange…

— Non… Je ne m’occuperai pas de lui, juste de toi. Peu importe qu’il soit là ou pas…

Quand nous arrivâmes, l’homme à l’accueil nous regarda, un peu étonné.

— Nous serons discrets, lui murmura mon mari.

Et c’est sous les meilleurs augures que nous rejoignîmes la chambre gigantesque à l’Hôtel Académie. Adrian était très étonné, d’ailleurs, qu’il y ait des chambres aussi grandes dans un hôtel parisien.

C’est mon mari qui nous ouvrit la porte…

***

Il se souvenait…. De ce moment fabuleux où il regardait Adrian et son épouse ensemble, au lit.

Cela avait commencé lentement, très lentement. Ils s’étaient cherchés, ces deux-là. De regards en jeux de bouches, juste la lecture de l’histoire qu’ils avaient faite ensemble. Au vu de tous. S’étaient-ils aperçus, les coquins du Secret, comment Bleue et l’homme qui ne devait pas avoir plus de trente cinq ans, s’étaient tournés autour ? Il n’y avait que lui, le mari de Bleue, qui savait à quoi cela mènerait de manière sûre : c’était obligé qu’ils se retrouvent tous trois dans la chambre d’hôtel. Eux au lit et lui, à les regarder.

Il avait ouvert la porte. Elle était entrée. Adrian l’avait suivie. Elle s’était dirigée vers le grand lit, immédiatement. Adrian l’avait suivie aussi. Elle s’y était assise et avait signe à l’homme de faire pareil en tapotant sur la couette légère. Adrian s’était assis face à elle. Ils ne se touchaient pas, pas encore. Ils se regardaient intensément.

Et puis, les choses se précipitèrent.

— Tu es certaine que… ? avait dit Adrian en baissant les yeux.

— Si tu parles de baiser avec toi sous les yeux de mon mari, je te répondrais que oui. Oui, et encore oui.

C’était sorti de sa gorge dans un murmure un peu rauque.

— ça t’est déjà arrivé ? avait-elle continué.

— Une aventure d’une nuit ? Mais oui, bien sûr…

— Non, je parle d’un plan comme ça…

— Pas vraiment mais… je t’avoue que j’ai trop envie de toi.

— C’est sûr, ça ?

— Mais oui : avec une bouche aussi adroite à raconter des cochonneries, je suis certain qu’elle est capable d’autres choses tout aussi troublantes… Je te fais confiance. Et puis, j’ai bien vu comment tu me regardais et je pense que toi aussi, tu as envie.

Le mari s’était installé nonchalamment dans un fauteuil bas.

Elle avait toujours les yeux baissés quand elle commença d’ôter ses chaussures et ses bas. Elle continua avec la jupe, puis le haut. Elle se retrouvait en sous-vêtements et elle ne le regardait toujours pas.

— Tu serais plus à l’aise si vous étiez sous la couette ? l’interrogea son mari.

— On fait comme ça ? demanda-t-elle à son complice qui avait commencé de se dévêtir aussi. Attends, ne va pas si vite. J’ai envie de te caresser…

L’homme interrompit son déshabillage. Il lui restait son pantalon en toile gris anthracite. Le tissu, au niveau de l’entrejambe, était tendu. Les doigts de Bleue se dirigèrent rapidement vers l’endroit. Tout proches, à présent, il se laissa faire. La main commença par effleurer l’étoffe. Ses gestes devinrent plus insistants et plus précis. Et puis, comme si elle n’y tenait plus, elle fit descendre la fermeture éclair de l’habit et commença de masturber le sexe d’Adrian au travers du boxer. Il réagit plus rapidement encore que ce qu’elle avait imaginé. Une petite tache humide macula le sous-vêtement. Elle s’élargit. Adrian fit signe à sa complice de s’arrêter.

— Je vais te faciliter la tâche et puis, on filera sous la couette….

— D’accord, on avisera si on y reste quand on sera tout nu…

Le mari toujours installé confortablement dans le fauteuil en face du lit perdit le spectacle de son épouse qui branlait Adrian. Il ne vit pas non plus qu’elle retirait le peu d’habits qu’il lui restait. Il se rendit compte que la coquine devait avoir embouché son partenaire de jeu parce que la couette qui les couvrait suivait des mouvements montants et descendants et que des petits encouragements soufflés étaient perceptibles.

— Hmmm, oui… encore… c’est foutrement bon… T’arrête pas….

D’un geste un peu théâtral, l’homme empoigna la couette et la recula pour que le mari puisse profiter du spectacle.

— On va lui montrer comme on est chauds tous les deux…

Elle avait la queue d’Adrian en bouche. Elle le suçait sans aucune retenue en lui caressant les couilles. De temps en temps, elle s’interrompait et regardait l’homme. Ses doigts continuaient alors la manœuvre. Puis, elle reprenait, jouant avec le prépuce rapidement. Quand elle s’arrêtait et que le gland d’Adrian était à l’air libre, son mari pouvait constater combien il était luisant.

Une jolie queue. De celles qu’elle décrivait dans ses histoires. Peu veinée, pas trop grosse, pas trop longue non plus. Elle ressemblait sans doute de par la taille et l’aspect à celle dont Adam, son héros fétiche, devait être propriétaire. Forcément que cela lui plaisait et la rendait gourmande.

La fellation dura cinq minutes. Le lire, c’est rapide. Le vivre, c’est tout le contraire. Pourtant, Bleue semblait ne jamais avoir envie de terminer… Adrian avait les yeux fermés. Elle savait y faire. Et il en profitait largement. Et le spectateur tout autant.

De la place où il était, le mari ne perdait pas une miette de la mise en bouche. Son épouse était de biais, un peu recroquevillée. Sa main gauche palpait toujours les couilles et la bouche suçait le sexe avec appétit. « Prenez votre temps » devait penser le mari, les doigts au niveau d’un téton.

D’un coup d’œil rapide, Bleue s’assura de l’état d’excitation de l’homme. Il était temps de passer à la vitesse supérieure, le titre de son histoire, en chevauchant Adrian. Si son mari voyait les mouvements de son bassin qui ondulait et le fait qu’elle se fasse peloter les seins, il ne tarderait pas à exploser.

— Tu m’excites, Adrian. Tu permets que je me mette sur toi ?

— Sans précautions ?

— Je ne te ferai pas entrer…. C’est promis.

Elle était à présent à califourchon sur l’homme. Leurs ventres étaient en contact. Leurs sexes aussi : celui de l’homme décapuchonné contre le clitoris de Bleue. Elle avait mis ses mains autour du joli visage d’Adrian et elle ondulait sur lui. De temps en temps, elle semblait comme abandonner la partie et se laissait aller de tout son long sur le corps de son complice.

N’y tenant plus, elle lâcha qu’elle avait envie qu’il s’occupe de ses seins, qu’il les malaxe l’un après l’autre et puis qu’il en mordille l’aréole et la pointe. Doucement et gentiment, avait-elle ajouté.

L’homme s’exécuta. Elle bougeait de plus en plus vite. Lui, il avait les yeux fermés. Il profitait des allers-retours de cette femme qu’il ne connaissait que depuis le début de la soirée mais qui l’enchantait par son savoir-faire et son enthousiasme.

Elle soufflait, gémissait, soupirait qu’il était un amant parfait, qu’elle allait venir et que faire l’amour avec lui était divin. Une expérience délicieuse, ajouta-t-elle.

Le mari, toujours assis, continuait de mater le spectacle. Il ne voyait pas grand-chose mais la voix de son épouse qui vibrait en totale harmonie avec Adrian l’excitait terriblement. Une main sur le sexe et l’autre toujours sur un téton, il lui arrivait de fermer les yeux tant il profitait sensuellement des roucoulades des amants… Ah, cet Adrian était parfait.

Il y eut des soubresauts sur le lit, des borborygmes du chef de l’observateur et c’est dans des élans fougueux que chacun jouit.

— Prends-la dans tes bras et serre-la fort, se contenta de conseiller le mateur au complice d’un soir.

Bleue était en larmes. Son époux était heureux de l’issue de ce moment. Chacun avait été comblé. 

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