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Épisode 17 : Boucler la boucle

Voici donc déjà le dernier épisode des aventures d'Audrey et Julien écrit de ma main, même si je peux d'ores et déjà vous annoncer qu'ils reviendront...

Cela faisait déjà plus d’un an et demi que nous avions passé cette soirée avec Stéphanie et Antoine qui avait changée notre vie. Dans la palette de tout ce qui avait changé le fait que nous nous octroyions à présent des week-ends pour nous deux et seulement nous deux n’était pas la moindre. Et ce fut lors de l’un de ces week-ends que l’occasion se présenta.

Le club que nous avisions en recherchant notre hôtel dans cette petite ville de la côte océanique n’était pas sans rappeler celui dans lequel nous nous étions rendu il y avait longtemps déjà. Sans dire un mot, nos regards se croisèrent, et nous nous comprenions.

Trouvant enfin notre hôtel, nous nous installions dans notre chambre et cherchions aussitôt les renseignements quand à notre destination de la soirée. Les soirées « novices » ou « débutants » ne sont pas rares le vendredi soir, soirs qui attirent moins de monde que le samedi. Le club en proposait une ce soir-là. Était-ce un signe du destin ou Audrey avait-elle pris les devants, je ne le savais pas, mais une part de mystère n’est jamais désagréable.

Nous lézardions l’après-midi et rentrions nous changer avant d’aller dîner. Tout comme lors de notre toute première sortie, Audrey enfila une robe fuseau, légère, qui ne laissait aucun doute quant à sa nudité sous le tissu fin. Nous mangeâmes peu, nous dévorant du regard, les yeux plein d’étoiles, plus pétillants encore après deux verres de vin.

Nous arrivions sur le parking qui était presque désert à cette heure et entrèrent dans le club où seulement un couple était présent. Découvrant les masques vénitiens disposés à l’entrée nous nous regardions et riions aux souvenirs que cela nous évoquait. Puis nous nous installâmes à une table, le cœur battant, comme lors d’un premier rendez-vous.

Nous n’étions pas dupes, le couple qui nous regardait par instant n’était pas plus novice que nous ne l’étions. Trop bien habillé, trop à l’aise. Je prenais la mesure de ce que nous avions été pour nos initiateurs, rien de moins que des proies. Je comprenais ce qu’avait voulu dire Antoine lorsqu’il avait parlé de l’excitation qui pouvait vous submerger lorsque vous rencontriez des débutants. Mais à présent, c’était différent, de proies, nous nous étions changés en chasseurs.

Un nouveau couple entra qui aurait pu être à notre goût et correspondre à ce que nous recherchions, mais ils confirmèrent nos soupçons quant à nos « rivaux » déjà installés à notre arrivée, bien qu’ils nous jetèrent tous deux un regard appuyé, ils se rendirent à l’autre table aussitôt qu’ils en reconnurent les occupants. Deux nouveaux arrivants firent irruption dans la demi obscurité de la salle. Avisant l’autre table et le nombre de personnes autour, ils se dirigèrent vers nous. Ils avaient sans doute une vingtaine d’année de plus que nous, il était inutile de les éconduire sans révéler la raison de notre présence. Ce n’est pas au vieux singe… Ils se regardèrent, amusés, et prirent congés sans insister en nous souhaitant une bonne soirée, le sourire aux lèvres.

Cela devait faire presque une heure que nous étions assis à attendre lorsqu’un nouveau couple entra. Lui était grand, blond et musclé, elle, plus petite, très mince, une coupe au carré de cheveux bruns encadrant un visage aux traits fins et à la peau dorée. Ils marchaient, hésitants, se tenant par la main sans se lâcher. Audrey me regarda, elle n’avait pas besoin de parler.

Alors que les quatre occupants de la table proche de la nôtre commençaient à se dévêtir les uns les autres, la doyenne du club avait disparu sous la table, aux pieds de Monsieur qui semblai apprécier ce qu’elle faisait. Nous laissions nos proies rejoindre une table et commander à boire, blottis l’un contre l’autre tels deux oisillons apeurés, fascinés par le spectacle qui se jouait sous leurs yeux et, regroupant notre courage, allions à leur rencontre.

Ce fut Audrey qui parla pour nous deux. « ou… oui… » répondit-elle en le regardant « asseyez-vous. » Ils étaient stupéfaits de ce qui se passait si près d’eux, ils avaient l’air tendus, mais le fait qu’ils ne nous aient pas repoussé, laissait entendre que nous ne perdions pas notre temps.

- C’est la première fois que vous venez dans ce genre d’endroit ?

- Oui, on fête notre anniversaire, répondit-elle dans un sourire gêné tandis que les yeux de son homme ne quittait pas la poitrine d’Audrey.

- Oh, bon anniversaire ! Combien d’années fêtez-vous ?

- Dix ans, on aurait pas oser venir avant je crois…

- Vous avez dû vous rencontrez très jeune…

- Oui, j’avais quinze ans, Léo dix-sept. Au fait, moi c’est Samia.

- Enchantée Samia, moi c’est Audrey, et je vous présente Julien.

- Enchantée aussi. Vous venez souvent ici ?

- C’est la première fois.

- Ah bon ? Vous avez l’air… disons…

- On est déjà allé en club, une seule fois à vrai dire, mais ça a changé nos vies pour dire la vérité, sourit Audrey en me regardant. Et nous nous embrassions.

- En bien, on dirait.

- Oui, vraiment. Et vous, vous avez déjà pratiqué ?

- Non, jamais. On est venu par curiosité plus qu’autre chose, dit Léo.

- Je n’ai connu que Léo, je crois que je ne saurais même pas comment m’y prendre, dit Samia en prenant la main de son chéri.

- Vous me faites beaucoup pensé à nous. Avant notre première expérience, je n’aurai jamais pensé vivre tout ce que nous avons vécu…

- Tu avais connu beaucoup d’hommes avant ?

- Deux.

- Et depuis ?

Audrey me regarda.

- Cinq ou six ? Certains plusieurs fois.

- Et toi ? Ça ne t’as pas gêné ? demanda Léo.

- C’est compliqué à expliquer, il y a toujours une part de jalousie je suppose, encore aujourd’hui, mais… c’est pas facile à expliquer. Je crois qu’il faut le vivre pour comprendre. Et avoir confiance en la personne avec qui on est, s’aimer suffisamment en tout cas.

- Je crois que je ne pourrai jamais, dit Samia.

Audrey rit.

- C’est exactement ce que je me disais. Et aujourd’hui, je ne regrette rien.

Samia resta dubitative, mais ne se ferma pas pour autant. Nos verres vides, je proposais à Léo d’aller en chercher d’autres, espérant que la complicité féminine et ses mystères amèneraient les tourtereaux à partager un moment avec nous.

- Ça fait longtemps que vous êtes ensembles, vous ?

- Presque vingt ans.

- Et… qu’est-ce qui vous a… enfin je veux dire… comment…

- Comme vous. Nous sommes entrés dans un club comme celui-là par curiosité, nous avons rencontré un couple et voilà. Pourquoi ? Tu te sentirais prêt à passer le pas ?

- Non… je… enfin… Disons que je suis pas sûr que Samia soit à l’aise avec cette idée.

- Et de ton côté ?

- Et bien, disons qu’il y a des fantasmes que tu partages avec ta femme et d’autres que tu gardes pour toi…

- Je comprends, mais c’est dommage tu sais, si tu ne lui en parles pas tu ne peux pas savoir ce qu’elle ressent. Et crois moi, en ce qui me concerne tout du moins, ma femme est un puits de surprise.

- Elle est très belle en tout cas. Enfin…

- Ne te justifie pas, tu n’as pas à en avoir honte, je suis d’accord avec toi. Samia est très belle elle aussi.

- C’est vrai, elle est magnifique.

- Tu crois qu’elle serait d’accord pour que tu passes un moment avec Audrey ?

- Franchement, j’en ai aucune idée. Tu serais d’accord, toi ?

- Ce n’est pas à moi de décider pour ma femme, mais si elle est d’accord, je le suis aussi. Et toi avec Samia ? Qu’est-ce que tu en penses ?

- Qu’elle fasse des trucs avec toi ? Je sais pas. Samia est plutôt… timide.

- Audrey l’était aussi tu sais.

- C’est vrai ?

- Tu n’as pas idée.

- J’y crois pas.

- Je t’assure.

Léo me regarda comme pour me sonder et savoir si je lui mentais. Nous récupérions notre commande et revînmes à notre table. Les filles étaient en grande conversation, Samia regardait Audrey avec des yeux ronds, pourtant, il n’y avait aucune trace de peur ou de dégout dans ce regard, plutôt de la curiosité. Une curiosité avide, peut-être même une pointe d’excitation. Elles cessèrent leur conversation lorsque nous nous asseyions, et le silence se fit, chacun buvant son verre et cherchant à éviter le regard des autres. Audrey me lança un regard entendu et proposa à Samia de l’accompagner aux toilettes. Celle-ci accepta, nous laissant seuls une nouvelle fois Léo et moi.

- C’est le moment de vérité.

- C’est à dire ?

- Je pense qu’Audrey te trouve, vous trouve à son goût et va tenter de convaincre Samia de passer un moment plus intime avec nous.

- Tu crois ?

- J’en suis sûr.

- Ça m’étonnerait qu’elle y arrive.

- On ne sait jamais avant d’avoir posé la question…

Les filles reparurent, Audrey entrainant Samia par la main. J’avais l’impression de revenir en arrière, le jour où Stéphanie avait fait de même avec elle, comment elle se cachait derrière elle, comment elle évitait mon regard. Audrey me sourit.

- Très bien Messieurs, la jeune Demoiselle ici présente se soucie plus de son cher et tendre que d’elle-même.

- C’est à dire ? demanda aussitôt Léo surpris.

- On ne m’interrompt pas jeune homme ! sourit Audrey. Ce qu’elle aimerait, c’est me voir t’offrir une gâterie.

Léo regarda sa femme, bouche bé.

- C’est vrai ?

- On ne m’interrompt pas, j’ai dit, dit Audrey en secouant le doigt comme une institutrice. Cependant, je ne trouve pas juste que mon homme ne puisse pas s’amuser un peu lui aussi, ni qu’elle-même ne retire aucun plaisir de l’affaire. C’est pourquoi, je propose de te sucer Léo pendant que mon homme lèchera ta femme. Qu’en penses-tu ?

- Je… je… tu es vraiment d’accord ?

Samia sourit du bout des lèvres, gênée, mais manifestement d’accord avec la proposition énoncée.

- Et bien d’accord alors.

Audrey me fit signe de me décaler et fit allonger Samia à côté de Léo avant de s’agenouiller devant lui sous la table. Là, alors que Samia remontait sa jupe et que je lui ôtais un string noir imprégné de cyprine, elle défit la ceinture et la braguette de Léo devant les yeux de sa femme qui ne perdait pas une miette du spectacle avant d’extirper son sexe de son caleçon et d’abaisser ses vêtements sur ses chevilles.

J’abaissais une des jambes relevées de Samia pour profiter moi-même de la vue de ma femme prodiguant une fellation à Léo alors qu’elle enfonçait sa verge dans sa bouche. Samia mouillait abondamment, mais malgré mon application, je n’y étais pour rien. C’était bien de voir Léo appuyer sur la tête de ma femme, son sexe entre les lèvres de celle-ci qui lui faisait perdre pied. Elle se mordait la lèvre et caressait la cuisse et les bourses de son mari alors que ma femme le pompait généreusement. Voyant la réaction de Samia, Audrey lui tendit le sexe de Léo, couvert de sa salive. Celle-ci l’avala aussitôt, le branlant généreusement dans sa bouche avant de le tendre de nouveau à Audrey qui ne l’avala qu’après avoir échangé un baiser passionné avec elle.

Bientôt, le gland de Léo était assailli par leurs deux langues qui se croisaient, se superposaient, se caressaient. Tant et si bien qu’Audrey proposa à la petite partageuse si elle voulait gouter à son sexe. À la surprise générale, Samia accepta. Léo se leva, le pantalon sur les chevilles et se décala pour que ma femme puisse s’intercaler entre les amoureux. Aussitôt, Audrey releva sa robe sur ses fesses, tendit son con vers Samia et enfouit la queue de Léo entre ses dents.

Samia se laissait aller peu à peu, elle ondulait sous ma langue et l’une de ses mains avaient plongé dans mes cheveux. Son sexe sentait bon et je me délectais de son entre-jambe si humide que j’étais couvert de cyprine, tout comme elle, sous les fesses d’Audrey, dont Léo baisait à présent la bouche sans vergogne.

Un instant Audrey le repoussa pour s’asseoir sur le visage de Samia. Puis, se retirant, elle vint l’embrasser à pleine bouche. « Tu aimes mon sexe ? » lui demanda-t-elle. « Oui… » répondit Samia dans un souffle, reprenant sa respiration et peinant à avaler sa salive. « Tu veux le gouter sur la queue de ton homme ? » Samia ne dit rien, elle acquiesça seulement en hochant la tête, mordant sa lèvre supérieure.

Audrey fit passer sa robe par-dessus ses épaules et tendit un préservatif à Léo qui l’enfila aussitôt. Le jeune homme semblait ne pas croire à ce qui lui arrivait, se dépêchait, comme s’il n’était pas sûr que cela dure. Audrey posa un genoux sur la banquette et tendit ses fesses à Léo qui entra en elle aussitôt. Les lèvres d’Audrey et Samia ne se quittaient plus, excepté le temps que Samia achève de se dévêtir sous l’œil surpris de son homme. Ma femme me fit alors signe de m’interposer entre leurs lèvres et je m’exécutais immédiatement venant prendre place dans la valse de leurs langues.

Audrey s’interrompit un instant. « Elle est bonne la queue de mon homme, hein ? » Samia, mon sexe dans la bouche, le regard soumis à celle que son homme besognait ardemment en soufflant fort hocha à nouveau la tête. « Tu veux qu’il te prenne ? » Elle acquiesça une nouvelle fois en retirant mon sexe de sa bouche et en passant une main sur son sexe. Avant d’entrer en Samia, mon regard se portait sur Léo, concentré, dans un état second pour ne pas se répandre trop vite en Audrey. Je lui faisais signe, demandant son approbation de la tête. Il souffla, à bout de souffle. « Oui, baise-la si elle le veut… » Il n’était plus là, et je craignais qu’il ne regrette ce qu’il venait de dire, mais ce n’était pas à moi d’aller contre leurs emportements. Et je n’en avais aucune envie.

Samia releva les jambes pour me laisser entrer en elle alors que le reste de son corps appartenait à ma femme, tout comme la poitrine d’Audrey lui appartenait. Elles dévoraient la poitrine l’une de l’autre tandis que Léo et moi nous appliquions à les mener à la jouissance avant de succomber à la nôtre. Soudain Léo se retira, au bord de l’explosion. Audrey l’attira à elle et retira le préservatif de sa verge, avant de s’interposer entre eux deux. D’une main, elle masturbait Léo au-dessus de Samia, de l’autre, elle s’activait sur le clitoris de celle-ci alors que j’accélérais mes va-et-vient. Léo couvrit le torse et le visage de Samia de son explosion alors qu’elle-même se redressait sous l’orgasme qui la terrassait. Audrey semblait satisfaite, fière, puissante, alors qu’elle poussait les fesses de Léo et le visage de Samia l’un vers l’autre, poussait celle-ci à nettoyer le sexe de celui-là. Le regard qu’ils échangèrent était beau, profond, aimant. Ils étaient seuls au monde dans ce regard, nous n’étions que deux corps qui les avions menés à la jouissance, plus loin qu’ils n’en avaient été capables jusque-là.

Ni Audrey ni moi n’avions jouit encore, mais je ressentais un sentiment étrange, comme si nous avions accompli ce pour quoi nous étions entré dans ce club il y a longtemps. Il n’y avait pas de frustration, pas encore, nous savions que ce n’était pas nous qui avions offert un moment à Samia et Léo, mais eux qui nous avaient ouvert leur intimité.

Avant qu’ils ne reprennent leurs esprits, Audrey repassa sa robe, je remontais caleçons et pantalons sur mon sexe toujours dressé et nous abandonnions notre jeune couple à leur étreinte qui n’en finissait pas. J’étais heureux que nous ayons été différents, plus retenus, que nos propres initiateurs, et si nous n’abandonnions pas l’idée de réitérer l’expérience un de ces jours, nous étions comblés de notre soirée.

Enfin, pas tout à fait.

Nous nous retînmes jusqu’à passer la porte de notre chambre d’hôtel. Audrey fit valser sa robe et libéra mon sexe qui refusait de reprendre sa taille normale depuis que nous avions quitté Léo et Samia. Elle me goûta, comme pour retirer le goût de sa jeune rivale de ma verge et se pencha en avant. J’entrais en elle, et le monde disparaissait pour nous aussi. Je jouis en elle alors qu’elle explosait de même, serrant son vagin autour de mon membre, et nous étions calmés pour un instant. Un instant qui ne dura pas, car bientôt, nous n’étions à nouveau plus qu’un. Et c’était tout.

Malgré nos multiples partenaires, malgré nos pratiques, nous n’étions qu’un. Toujours. Et si ce soir-là, nous n’étions que deux dans la pièce, nous savions que ce n’était pas pour autant la dernière fois que nous ouvririons notre intimité à d’autre. C’était seulement jusqu’à une autre fois, jusqu’à ce qu’à nouveau nous invitions quelqu’un ou quelqu’une, ou plusieurs même, peu importait, car rien ne ferait disparaître ce que nous avions appris de nous-mêmes avec d’autres.

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