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Épisode 13 : Punition Partie 2

Arrivés à Bordeaux, nous avions l’impression d’être des agents secrets. Contrairement à nous, Kévin affichait son visage sur le site où Audrey l’avait rencontré. Nous avions donc réservé deux chambres, une pour nous et une autre où nous le rejoindrions, le prix en valait la chandelle selon Audrey.

Nous nous postions à l’entrée de l’hôtel et lui envoyâmes le numéro de la chambre où il devrait attendre Audrey, nu, aussitôt que nous le vîmes. Il n’avait pas menti, il était grand et athlétique et ne semblait pas avoir menti sur son âge. Lorsqu’il reçu notre message, il rougit aussitôt, ce qui n’excita que plus Audrey. Nous le laissions monter dans sa chambre et rejoignions la nôtre. Audrey passa une guêpière aguicheuse qui commençait sous ses seins et descendait en porte jarretelles avant d’enfiler un grand gilet ample par-dessus et des talons hauts. Fin prêts, nous allions frapper à sa porte.

« Qui est là ?

- C’est moi.

Il entrebâilla la porte et Audrey en fit de même avec son gilet. Il ouvrit aussitôt sa porte en grand… et me découvrit. Il était nu comme un vert, et malgré sa grossièreté nous remarquions qu’il n’avait pas menti, un sexe de belle taille ballotait sous son bas-ventre, indécis, affichant sans doute la même surprise que son visage en me découvrant. Audrey rit. « Ne t’inquiète pas, c’est mon mari. » dit elle simplement en entrant. Il nous suivit dans la chambre en quittant le vestibule tel un somnambule qui n’en croit pas ses yeux.

- À vrai dire, je ne pensais pas que tu viendrais…

- Je n’ai qu’une parole.

- Moins encore avec quelqu’un.

- Tu découvriras mon petit que dans ce genre de rendez-vous mieux vaut se montrer prudent. Mais tu n’as rien à craindre.

Kévin ne savait pas à quel saint se vouer, et son incrédulité augmenta encore lorsqu’Audrey ôta son gilet affichant fièrement son corps devant notre jeune invité.

- Tu as eu le temps de prendre une douche ?

- Euh… non, je…

- Non qui ?

- Non, Madame, fit-il la tête basse.

- Audrey aurait suffit, mais va pour Madame. Vas prendre ta douche, je t’attends ici.

Il ne dit rien mais entra dans la salle de bain et fit couler l’eau. « Lave toi bien partout surtout ! » cria Audrey un sourire carnassier sur le visage. « Il se rappellera de moi tout sa vie » me souffla-t-elle en plaçant mon visage sur sa poitrine dénudée avant de m’embrasser comme nous savions le faire, de tout notre être.

Visiblement pressé d’en venir aux choses sérieuses Kévin reparut vite, quelques gouttes mal essuyées ici ou là, son sexe enfin dressé, à présent que la surprise s’était estompée. « Voilà qui est mieux » dit elle en posant l’index sur le beau morceau de chair solide qui pointait vers elle. « Très bien, maintenant, montre moi comment tu t’y prends. » Il me regarda, d’un air interrogateur. Je lui faisais signe de poursuivre. Bombant le torse, le rouge aux joues, il passa une main autour de sa taille et l’attira à lui, l’embrassant avec fougue. Sans doute aussi empressé que je devais l’être avec une moindre expérience, il agrippa ses fesses d’une main et un sein de l’autre. Elle rit. « Doucement ». Elle brisa son étreinte et prit son sexe dans sa main pour le forcer à la suivre. Elle s’allongea sur le lit.

- Tu vas me masser maintenant pour me montrer à quel point tu es un garçon délicat et mesuré, pour me montrer à quel point tu me respectes et tu m’es dévoué. Si tu t’en sors bien, tu auras une récompense, sinon, tu auras un gage. Cela te convient-il ?

- Oui…

- Oui ?

- Audrey… euh, Madame.

- Très bien.

Il s’assit à califourchon sur son dos et entama un massage, le sexe dressé entre les omoplates d’Audrey, luttant pour mesurer ses gestes. Elle gémissait plus que de raison dans le but de l’exciter sans doute, et cela fonctionnait on ne pouvait mieux, à peine deux minutes plus tard il s’interrompit.

- C’est bon là ?

- Non, ça n’est pas bon. Et puisque tu es impatient, je vais t’apprendre les vertus de la patience. Tu veux une récompense ?

- Oui… Audrey.

- Très bien, alors tu vas masser mes reins, mes fesses, mes jambes et mes pieds, sans jamais toucher mon sexe. Je te ferais savoir quand j’en aurai assez.

- Oui, Audrey.

- C’est bien, tu commences à comprendre. Descends de mon dos et vient me voir.

Il descendit du lit et vint se poster debout devant son visage. Elle posa une main négligente sur sa queue tendue à l’extrême.

- Tu aimerais que je te suce ?

Il rougit à l’extrême.

- Oui, Audrey.

- Alors continue à être obéissant.

Il ne dit rien et escalada à nouveau le lit pour se poser à califourchon sur ses fesses et recommencer son massage.

Je ne pouvais m’empêcher de sourire devant ses efforts pour rester calme, moi-même je bandais terriblement et avais le plus grand mal à ne pas m’imaginer faire l’amour à ma femme, là, immédiatement.

Elle n’eut aucune pitié pour lui et continua de gémir par intermittence comme pour signifier que la tâche n’était pas achevée. Enfin, lorsqu’il retira ses chaussures elle consentie à lui accorder une pause. Elle se retourna sur le ventre, se redressa sur la tête de lit et frappa sur la couette pour lui désigner où il devait s’asseoir.

Il vint près d’elle prudemment, ne sachant pas encore à quoi s’attendre. Elle prit une position lascive, jambes croisées contre lui et l’embrassa à pleine bouche. Elle alla jusqu’à baiser son torse presque imberbe, puis se rallongea sur le ventre, appuyée sur ses coudes jambes toujours croisées, position joueuse. « Tu peux toucher mes seins si tu veux. » Elle était belle, plus forte et dominante que jamais. Indomptable.

Elle passa sa main sur son propre sexe qu’elle retira couverte de cyprine avant de la lui apposer sur les lèvres. « Mouille ma main » dit elle durement. Il lécha timidement ses doigts, mais elle ne parut pas satisfaite et souffla pour marquer son mécontentement. Elle approcha sa main en coupe sous sa bouche et y laissa couler sa salive jusqu’à être satisfaite. Elle apposa alors sa paume sur son gland violacé et toujours dur comme la pierre, repliant au-delà les doigts sur la peau tendue et entama une masturbation désintéressée, amusée, curieuse peut-être, alors que les mains de son amant juvénile englobaient ses seins.

Très vite, il se redressa et jouit en contractant ses mains autour des seins de ma femme qui émit un gémissement (gémissement qui n’avait rien de feint cette fois), se répandant dans la paume de sa main et par la force du ricochet de ses éjaculations violentes sur ses propres cuisses ainsi que son bas-ventre. Mais cela ne suffit pas à Audrey qui empoigna alors fermement sa hampe et le masturba durement jusqu’à en extirper la dernière, jusqu’à ce qu’il crie grâce.

Elle lui planta un baiser sur les lèvres, et essuya sa main souillée sur son torse. « Vas sous la douche te débarbouiller, tu vas t’occuper de moi maintenant. » Il passa près de moi et je m’interrogeais. Que ressentait-il ? Sans doute était-il prit entre excitation et trouble plus encore que nous ne l’avions été lors de notre deuxième expérience avec Stéphanie et Antoine. Un mince sourire semblait pourtant refuser de quitter son visage, non, il n’oublierait jamais Audrey.

Elle me sourit, d’un sourire féroce, entre fierté et détermination. Elle n’en avait pas fini avec lui.

Audrey se leva et enfila à nouveau son gilet pour que nous sortions fumer une cigarette sur la minuscule terrasse de la chambre. Il y avait quelque chose d’amusant dans ce rendez-vous qui n’était rien d’autre qu’un amusement pour elle, une punition pour lui. Peut-être même plus un enseignement qu’une punition d’ailleurs.

C’était la première fois que je ne participerais vraiment en aucune manière à ses ébats. Et pourtant, la punition était bien celle du jeune homme, aucunement la mienne. Je ne le ressentais absolument pas comme tel en tout cas.

Ma présence si elle avait été nécessaire et indiscutable pour moi pour des raisons simples de sécurité aux vues de la manière dont elle lui avait donné rendez-vous, n’avait aucune autre justification. Cela affermissait sans doute une sorte d’emprise de notre couple sur Kévin, mais rien de plus. Et cela m’était égal. Je découvrais une autre facette encore de ma femme.

Je l’avais déjà vue sauvage, je l’avais déjà vue devenir le centre d’attention, le point d’orgue, le chef d’orchestre, mais jamais cette menthe, cette dominatrice féroce, émasculatrice. C’était un jeu pour elle, mais je voyais à l’éclat de ses yeux qu’elle y prenait du plaisir et il ne me fallait rien de plus pour être heureux et amoureux. Jamais elle n’avait eu besoin d’être ainsi avec moi, malgré le fait indiscutable qu’elle avait ressentie au fond d’elle cette part de contrôle, d’asservissement dont elle était capable.

Cela prouvait bien que ces jeux, ces expériences que nous vivions ensemble n’avaient rien de commun avec notre amour si ce n’est la confiance et justement cet amour que nous nous portions. Je le sentis plus encore lorsque nous nous frôlions sur le tout petit bout de béton suspendu dans le vide qui dépassait de la chambre. Nous nous éteignions comme deux aimants, nos lèvres s’imbriquant comme si elles avaient été fabriquées par un bijoutier divin pour s’intercaler parfaitement. Nous aurions pu faire l’amour là, malgré le manque de place, malgré le monde qui tournait autour de nous, mais notre expérience nous retint. Audrey nous retint aussi. Elle n’avait pas besoin de le dire. Elle voulait aller au bout de la leçon qu’elle prodiguait.

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