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Épisode 10 : Retrouvailles Partie 1

Franck était tout aussi impatient de nous retrouver que nous l’étions. Nous convînmes d’un rendez-vous le weekend suivant.

Aux vues de ce que nous avions vécu, cela n’avait l’air de rien, mais il s’agissait pourtant de notre première rencontre de couple à couple dans un cadre libertin « normal ». Pour une fois, nous ne nous rendions pas dans un hôtel impersonnel pour simplement assouvir nos envies et repartir. Pour une fois, nous allions passer toute une soirée – notre première vraie soirée libertine – en compagnie d’un couple et non plus d’un homme seul. Plus encore, avec un couple en qui nous pouvions avoir confiance.

Il y avait quelque chose de bien plus excitant, plus érotique, plus feutré que dans les rencontres que nous avions faites jusque-là. Le fait de se rencontrer à l’hôtel pour du sexe était excitant dans le sens ou cela restait du domaine de l’interdit, caché et nous renouvellerions sans doute l’expérience, mais là, c’était tout autre chose. Nous ne nous cachions plus.

Et puis, c’était Franck.

Franck qui s’était conduit comme un gentleman et avait été à l’origine de nos dernières rencontres. Franck, qui ne laissait pas Audrey indifférente. Lorsque je lui en faisais la remarque, elle ne tenta nullement de dissimuler son intérêt pour notre partenaire à venir.

« Oui, j’avoue que j’ai hâte de le revoir. Il a apporté quelque chose de plus à ce que nous vivions. Une légitimité, du… concret. Un corps. Un corps, disons… intéressant. Et puis, il n’est pas seul, et même si ça me rend jalouse de te voir avec une autre, je sais que quelqu’un s’occupera de toi… que je pourrai me… laisser aller. »

Pour ma part, j’étais plus nerveux qu’excité. Notre dernière rencontre en couple m’avait tout de même laissé un goût amer, et j’espérais que l’amie de Franck serait plus douce que Stéphanie, notre « initiatrice », ne l’avait été. Fort heureusement, c’était une période très dure au travail, sans quoi le temps aurait paru bien plus long.

Lorsque le samedi arriva enfin, il nous fut difficile voire impossible de détacher nos regards de la pendule du salon. Une heure environ avant de devoir prendre la route, nous passions chacun notre tour sous la douche et nous habillions. J’avais opté pour un pantalon de toile et une chemise prêt du corps, chic et décontracté, plus décontracté que je ne l’étais en tout cas. Audrey quant à elle avait enfilé une petite robe noire au décolleté ample, qui ne dissimulait en rien ses seins libres. Volupté était le mot qui me venait quand je tentais de me l’expliquer. Elle assortie sa robe de chaussures à talons compensés aux lanières fines sur lesquelles elle était presque aussi grande que moi, et je dus me retenir de tout mon être de ne pas lui sauter dessus jusqu’à ce que nous montions en voiture.

Le GPS annonçait une heure trente de route. Nous faisions de notre mieux tout le long du trajet pour ne pas tourner nos esprits vers la soirée que Franck avait prévu pour nous et son invitée de façon à ne pas être trop excité en arrivant, mais cela s’avéra difficile, Audrey s’amusant constamment de cette érection que je ne parvenais pas à faire disparaitre tout à fait en se penchant vers moi pour me dévoiler sa poitrine, ou en remontant sa robe sur ses cuisses. Mais elle avait beau jouer, son jeu lui-même en disait déjà long sur son état d’excitation.

La route nous parut ainsi à la fois longue et incroyablement rapide, et nous arrivions enfin à l’adresse que Franck nous avait indiquée. C’était une maison moderne aux nombreuses lumières extérieures, assez à l’écart du voisinage pour que les grandes façades vitrées ne permettent pas à qui que ce soit de voir à l’intérieur. Franck vint nous ouvrir la porte visiblement très heureux que nous soyons là. Il m’offrit une accolade sincère de vieil ami et me fit la bise avant de prendre Audrey dans ses bras et de planter ses lèvres sur les siennes. « Heureux de vous revoir ! Je suis très content que vous soyez venu. » jubila-t-il avant de nous précéder à l’intérieur.

La maison de Franck était très belle, quoique minimaliste, on sentait que son propriétaire n’était là que par intermittence. Il nous conduisit à travers l’entrée et la cuisine jusqu’à un salon en contrebas dans lequel trônait deux grands canapés. L’autre invitée de Franck était là, assise, ses pieds sous elle, une coupe de champagne dans la main et nous accueillit avec un sourire espiègle. Franck nous présenta alors Marion.

Marion avait tout d’une Aphrodite moderne, de ses pieds aux dernières boucles auburn de ses cheveux. Sa peau était claire et délicate, ses yeux émeraude brillaient de mille reflets incandescents, sa bouche était une invitation au baiser, et les courbes que son corps dessinait sous sa robe d’été légère inspiraient une sensualité sans borne. Lorsqu’elle se leva pour nous embrasser le long collier de perles qui ornait son cou se balança un instant laissant le tissu dévoiler un peu plus encore de sa poitrine opulente que son décolleté ne laissait déjà apparaître. Elle me vit plonger le regard le long de son corps et rit, secouant ses larges boucles d’oreilles créoles. Sa voix ne faisait qu’ajouter à ses charmes, grave, charnelle et acheva d’enflammer mon ventre.

Nous nous asseyions, Franck à une extrémité du canapé, Marion à l’autre, Audrey entre Franck et moi, moi entre Audrey et Marion. J’avais le plus grand mal à rester calme. Franck nous servi à boire, et nous trinquions tous les quatre. La discussion tourna court et se résuma bientôt au rouge qui me montait aux joues et amusait beaucoup mes convives. Audrey rit, moins à l’aise tout de même qu’elle ne voulait le paraître, une main sur la cuisse de Franck, elle m’engageait de la tête et du regard à faire de même avec Marion qui finit par prendre les devants et se rapprocher de moi. J’avais beau faire de mon mieux, je restais en retrait. Peut-être parce que pour la première fois mon désir ne s’articulait pas uniquement autour de celui d’Audrey. Je désirai vraiment Marion, et je ne m’attendais pas à ça. J’en avais honte, mais je ne pouvais pas pour autant m’en empêcher.

Franck détendit l’atmosphère, ou la réchauffa plus encore en nous racontant sa rencontre avec Marion en soirée et leurs diverses expériences depuis, avant de lui raconter à son tour notre propre rencontre. Elle se montra réellement curieuse, nous demandant comment nous en étions venus au libertinage et ce que nous en retirions depuis. La conversation allait bon train et je me sentais mieux, à parler de ma femme, à parler de nous, jusqu’à ce que le silence se fasse à nouveau. Une nouvelle fois, ce fut Marion qui le brisa.

« Franck m’avait dit que vous étiez mignons, et il avait raison. Je suis heureuse de vous avoir rencontrés.

- Tu ne trouves pas mon homme un peu trop sage ? demanda Audrey en riant alors qu’elle se laissait aller contre Franck.

- Non, sa retenue c’est aussi ce qui fait son charme… Et tu le sais, si lui ne le vois pas, je vois bien que tu t’en amuses. On voit dans son regard tout l’amour qu’il te porte et le trouble que je lui inspire.

Audrey rit.

« Tu peux vraiment voir tout ça dans mes yeux ? demandais-je.

- Et plus encore… dit-elle en passant innocemment une main sur mon entrejambe.

Franck proposa que nous allions faire un tour dans le spa pour achever de briser la glace.

« Nous n’avons pas pris nos maillots, dit Audrey de manière faussement innocente.

- Qui a dit que nous en aurions besoin ? répliqua aussitôt Marion en ôtant sa robe par le haut, dévoilant ainsi son corps nu.

Sur quoi, elle m’entraina à sa suite. Alors qu’elle pénétrait dans l’eau, j’achevai de me déshabiller sur le banc qui ornait la terrasse de Franck, juste à côté du spa. Audrey et Franck ne nous rejoignirent pas tout de suite, occupés à se dévêtir l’un l’autre, je les voyais du haut de l’échelle. À les voir, j’avais le sentiment que mon corps était à deux endroits à la fois. C’était doux, et dur à la fois. Terriblement dur.

Je pénétrais à mon tour dans l’eau et venait m’asseoir tout près de Marion sans oser encore aller plus loin qu’une compagnie silencieuse. Audrey nous rejoignit enfin et m’embrassa, basculant ses jambes par-dessus moi.

- Ça va ?

- Très bien. Je ne te demande pas, ça à l’air d’aller…

- Hmmm... J’avoue que je suis contente de revoir Franck. C’est différent. Plus libre. Et dans le même temps, c’est plus difficile de me laisser aller que je ne le pensais. Comme si… comme s’il y avait un interrupteur qui refusait de se tourner.

- À qui il est cet interrupteur ?

- C’est à dire ?

- Qu’est-ce qui te retient ? Ce que je pourrai ressentir ou ce que tu toi tu ressens ?

- Un peu des deux peut-être…

- Tu es belle, et je t’aime. Franck te désire. Mais le plus important, c’est que tu le désires. Peu importe les raisons, peu importe que ce soit ce que certains jugent normal ou pas, peu importe ce qu’il se passe, je suis là. Et je serais là encore. Tu peux te laisser aller.

- Je t’aime.

- Je t’aime. »

Elle se retira, aussi légère qu’elle était venue, les yeux brillants, et un sourire espiègle qui se dessinait peu à peu sur les lèvres. Dans sa fuite, elle entraina la main de Marion qu’elle déposa sur mon sexe l’air de rien avant d’aller se blottir contre Franck.

Marion referma les doigts sur moi et vint se couler sur mon épaule. « Vous êtes mignons ». Pour la première fois nous nous embrassions. Ses lèvres étaient aussi gourmandes que ses hanches, ses baisers doux et profonds. Je l’attirais à moi et ne tardais pas à sentir ses seins généreux sur mon torse. Audrey et Franck avaient cessé leur étreinte pour se délecter à leur tour de la nôtre. Les mains d’Audrey restaient obstinément sous la surface de l’eau, visiblement affairées. « On aurait dû prendre le champagne… Tu viens avec moi Audrey ? » Elle sortit la première et se penchant en avant sur l’échelle offrit son sexe sans vergogne à la bouche de Franck qui s’empressa de le gouter en plongeant le visage entre ses fesses. Elle appuyait sur ses bras, poussant son cul contre sa bouche, comme pour l’emprisonner à l’intérieur. Malgré moi et malgré la créature de rêve qui apposait ses lèvres contre les miennes, je ne pouvais détourner le regard de ma femme et de l’homme qui lui dévorait les entrailles. Marion lâcha alors mon sexe et caressa mon visage pour l’aligner au sien, elle planta ses yeux dans les miens. « Oublies ta femme une minute, ce soir, tu es a moi. » Elle s’assit sur mes cuisses, appuyant à l’horizontale sur mon sexe tendu pour que je n’entre pas en elle, pas encore, et me planta un baiser sur les lèvres qui m’attira tout entier à elle.

Ses baisers étaient aussi profonds et brulants que son regard, une main sur ma nuque, l’autre sur ma joue, elle ne me caressait pas, et pourtant je me sentais durcir de secondes en secondes. J’entendis Audrey se dégager, elle passa de l’autre côté de l’échelle et alors que Franck la suivait, elle profita d’être en contrebas pour avaler son sexe. Je les entendais, mais déjà Marion m’attirait à nouveau vers elle. Je sentais la pointe durcie de ses seins sur mon torse, la douceur de ses cuisses sur les miennes, la chaleur de son entrejambe sur la garde de ma queue. J’aurai pu plonger en elle, là, immédiatement, tel un adolescent inexpérimenté, pressé, mais d’une, nous n’avions pas de préservatif, de deux, je voulais prendre mon temps. Si Audrey était et avait toujours été ma déesse, Marion en était une autre, et on prenait son temps avec une déesse. Audrey et Franck parvinrent à se séparer le temps d’enfiler un peignoir et filèrent au salon en riant comme deux enfants qui jouent. Marion planta ses yeux dans les miens. « Viens » dit elle simplement. Et elle m’entraina par la main pour que nous sortions à notre tour.

Elle avait relevée ses cheveux en un chignon sauvage et ne portait plus que long son collier qui venait balancer entre ses seins charnus à chaque pas, elle me tourna le dos un instant lâchant ma main pour saisir un peignoir, et je me saisissais d’elle, mon sexe venant buter sur ses fesses je passais un bras sur son ventre et l’attirais à moi, mon autre main plongeant au creux dans son cou, le bout de mes doigts caressant sa joue et les angles de sa mâchoire. Elle passa un bras dans son dos au-dessus de son épaule et m’attira plus avant encore contre elle par la nuque tandis que je dévorais la sienne de baisers. J’aurai pu la pénétrer, là, et tout aurait été fini très vite. Elle était une autre définition du mot charnelle, tout son corps exsudait une sensualité voluptueuse et dense à la fois. Le sentit-elle ? Avait-elle deviné l’effet qu’elle me faisait ? Avait-elle peur que je n’entre en elle et que tout se finisse trop vite ? Elle se retourna et vint se couler entre mes bras, ses lèvres dans mon cou qui déjà descendait sur mon torse, l’embrassait, léchait et mordillait mes tétons par intermittence. Une de ses mains enveloppa mon sexe, et se baissant sur ses jambes tendus, elle laissa choir dessus une épaisse gorgée de salive qu’elle s’appliqua à étaler sur mon gland, puis le long de moi, jusque sur mes couilles, dessous, presque jusqu’à mon anus. Je frissonnais de désir. Sans un mot, elle jeta un peignoir sur mes épaules, et ceignit les siennes de même avant de m’attirer à nouveau à sa suite par la main.

Nous longions les couloirs de verre et pénétrions dans le salon ou Audrey, allongée sur le dos jambes repliées, cuisses écartées, sur le canapé pompait assidûment Franck qui se tenait debout à aller et venir dans la bouche de ma femme tout en la masturbant copieusement. Il nous adressa un sourire et un clin d’œil en posant une main sur sa tête pour lui imposer son rythme. Ce qui ne la gênait nullement apparemment. Marion me sourit. « Ta femme est une gourmande. » Nous les dépassions sans nous arrêter, Marion m’entrainant toujours par la main au-delà de la cuisine, jusque vers les chambres.

Elle entra dans l’une d’elle, en alluma les chevets, tira sur les draps et s’allongea, moi toujours à sa suite. Manifestement, c’était elle qui décidait, fière amazone au corps de déesse grecque. Nous nous étreignons sur le lit, nos mains étaient chastes encore, mais nos peaux brulaient l’une contre l’autre, elle m’envoutait. Elle me plaqua sur le lit et couvrit mon corps de baisers chauds, mordillant ici, léchant là, descendant toujours, jusqu’à mon nombril, jusqu’à ce que mon sexe, alors de marbre, vienne frapper sous son menton. Elle l’engloutit alors entre ses lèvres charnues, et là, dans sa bouche chaude, j’étais un Dieu.

Elle n’avait cure de la salive qu’elle laissai sur moi, tout au contraire, elle s’en amusait, jouait avec. Elle fit jouer sa langue sur mon entrejambe tant et si bien que j’étais couvert de sa salive. Le long de ma hampe, sur mes bourses qu’elle avalait l’une après l’autre et laissait tomber sciemment, sous mes bourses, presque jusqu’à mon anus sur lequel dégoulinait déjà sa salive. Elle écrasa mes couilles, fort et me lécha tout du long avant de m’avaler encore et d’aspirer jusqu’à me faire mal, puis me recracher comme si je n’étais rien. Elle vint s’asseoir sur ma bouche et mon nez, une main dans mes cheveux. Mes yeux sur son mont de Vénus voyaient le dessous de ses seins lourds et je les pressais comme des fruits mûrs. Pas assez fort. Elle pressa ma main dessus pour m’indiquer jusqu’où aller et ondula sur mon visage, se relevant par intermittence pour confier sa rosette à ma langue. Je me délectais d’elle, m’enivrant de son parfum, embrassait, léchait, avec au fond de moi cette sensation que jamais je ne serai rassasié de son miel. Elle se dégagea et vint placer sa croupe au-dessus de moi, tournée vers mon sexe cette fois qu’elle caressait déjà de sa main ouverte, pressant mes couilles dans son poing. Et je reprenais ma caresse, joignant mes mains à la fête cette fois. Sa croupe toute entière, de ses fesses à son bas-ventre luisait de mouille et et de salive. Je la pénétrais d’un doigt, mon pouce masturbant son clitoris, mon majeur tournant autour de son anus, et y plongeant. Elle respirait fort, poussait des râles et poussait vers mes doigts en elle pour qu’ils aillent plus loin. Une nouvelle fois elle se retourna, avisa un préservatif sur la table de chevet, me le passa comme si je n’étais pas là et vint se placer au-dessus de moi. Elle passa une main inquisitrice sur son sexe et la gouta, avant de la planter dans ma bouche, et de s’empaler sur moi. S’allongeant, elle vint nettoyer de sa langue et de ses baisers sa substance sur mon visage et mes lèvres. Puis elle se redressa, fière cavalière, caressant ses seins, son collier pendant toujours entre eux, caressant mon ventre. Je m’en saisissait, l’attirait à moi et nous nous embrassions. Alors, ce fut à elle de m’attirer par le collier. Elle se retira de mon sexe et se tournant, se mit à quatre pattes me tendant son cul. Tirant sur le collier, je me redressais et la pénétrais sans somation, l’effet fut immédiat. Elle haletait déjà lorsque ma main libre vint caresser son clitoris, se laissant aller en avant, et elle ne tarda pas à jouir bruyamment. Je la sentais contracter son périnée, resserrer son vagin autour de mon membre à chacun de ses spasmes et j’eus le plus grand mal à ne pas me répandre en elle. Une fois remise, elle fit vote face, et toujours à quatre pattes, m’arracha mon préservatif pour prendre mon gland entre ses lèvres. Lentement, seulement avec des caresses légères et la chaleur de sa bouche, elle me fit venir sur sa langue, avalant chacune de mes longues éjaculations. Quand elle sentit que je m’amollissais entre ses lèvres, elle se releva et jeta ses bras autour de moi avant de m’embrasser passionnément.

Était-ce cela que ma femme avait ressenti avec ses amants à chacun de nos jeux ? Ce trouble entre la passion et la culpabilité, un désir perclus de questions et de « et si » ? Nous nous laissions aller, enlacés l’un contre l’autre, nus sur le lit. « Tu es plutôt doué, ta femme a beaucoup de chance… » Ma femme. Où en était-elle ? Où en étaient-ils ? Cette simple interrogation suffit à redresser mon sexe. « Tu veux aller la voir ? » Je n’eu pas le temps de répondre qu’une claque résonnait dans le salon, accompagnée d’un gémissement. Marion me sourit, « ils n’ont pas l’air de s’ennuyer… » Nous nous levions et courrions au salon, nus comme des vers.

La première chose que j’avisais en arrivant dans le salon était la bouteille de lubrifiant posée sur la table, en face de ma femme à quatre pattes sur le canapé, Franck derrière elle, son sexe dans le sien, une main tirant ses cheveux en arrière, une autre guidant un sextoy dans son anus. Audrey avait la marque de la main de Franck sur la fesse que nous voyons et sa respiration était haletante, entrecoupée de râles et de gémissements. Franck nous sourit.

- Ça va ? C’était bien ?

- Très bien, tu avais raison, il est très tendre.

- Et toi Julien ?

- J’ai passé un très bon moment, vraiment.

- Je me doutais que ça collerait entre vous.

Audrey nous regardait, mais ses yeux étaient dans le vague.

Avant que nous n’ayons pu réfléchir à ce qui allait se passer, une sonnerie retentit. Franck sourit de plus belle. Il se retira d’Audrey sans ménagement, enfonça un peu plus le sextoy dans son cul et claqua une nouvelle fois fort ses fesses, « ta surprise, Princesse. » Audrey ne répondit pas, elle émit un son plus près du grognement que de l’approbation en laissant tomber sa tête en avant sans faire mine de changer de position, à bout de souffle.

Franck enfila un peignoir et me posa une main rassurante sur l’épaule, « n’ais pas peur ». Marion, de son côté, nous servit une coupe de champagne et alla s’asseoir à la place de Franck sans un mot. Elle se saisit du sextoy et entama des va-et-vient dans le cul de ma femme presque sans émotion, en sirotant son champagne. Audrey gémissait, les yeux clos en venant s’empaler sur le plastique qui entrait et ressortait de son trou qui n’était déjà plus si petit.

Franck revint vite, son peignoir ouvert sur son énorme sexe toujours en érection, Philippe sur ses talons. Malgré moi je souris, c’était en effet une belle surprise pour Audrey. Philippe nous embrassa tous chaleureusement, à première vue, il connaissait déjà Marion et embrassa à pleine bouche Audrey qu’il avait gardée pour la fin. Se redressant dans un gémissement, elle agrippa aussitôt sa ceinture et son sexe à travers son pantalon, abaissa ses vêtements et l’attira dans sa bouche. « Doucement ma belle, on a tout le temps. » Mais elle ne l’entendait pas de cette oreille. Il rit, « je crois que n’ai pas le choix. » Il se déshabilla et vint s’asseoir près de la bouche de ma femme, une coupe entre les mains.

Franck reprit sa place et la pénétra, doucement, pour faire durer le plaisir, tout en parlant avec son ami dernier arrivé. Audrey s’activait avec énergie sur la hampe de Philippe, et lorsqu’elle fit mine d’accélérer ses va-et-vient sur la queue de Franck, celui-ci gifla sa fesse à nouveau. « Doucement ». La chair était rouge là ou Franck avait frappé, son empreinte dessinée nettement. Audrey ne fit pas même mine de se retourner, sa seule réaction fut un gémissement étouffé par la queue de Philippe dans sa bouche. Où était donc passée ma femme ? Que lui avait-il fait ? Frank semblait avoir quelque chose de magnétique, à son contact, elle devenait incontrôlable, une véritable chienne. Et ça n’avait pas l’air de lui déplaire. Elle regarda Philippe d’un regard brulant. « Baise-moi ». « Tout ce que tu voudrais. » Marion, tendit un préservatif à Philippe, un sourire aux lèvres vint s’asseoir sur mes genoux dans l’autre banquette. Audrey la regarda étrangement. Était-ce un merci qui dansait dans son regard pour la fière amazone qui m’avait chevauché il y a peu, ou de l’envie ?

Franck se retira de ma femme sans abandonner sa position pour autant. Philippe déposa son verre sur la table et se glissa sous Audrey jusqu’à ce que ses jambes viennent entre les siennes et celles de Franck qui guida la croupe de ma femme jusqu’à ce son ami entre elle. Elle s’ébroua dans un râle, mais n’en avait pas fini. Elle s’allongea sur Philippe et écarta ses fesses pour Franck. Le message était clair, elle le voulait dans son cul.

Je bandais à nouveau, dur, fort. Marion écarta ses cuisses sur moi et se tortilla jusqu’à ce que mon gland vienne toquer à l’entrée de son sexe. Alors, elle se masturba avec mon membre sans m’oublier pour autant, faisant coulisser ma peau tout du long, pressant mes bourses, pinçant mon scrotum. Franck retira le sextoy de l’anus d’Audrey qu’il aspergea de lubrifiant sans oublier d’en recouvrir son membre, et appuya son gland contre le trou du cul de ma femme. Audrey haletait bruyamment, les bruits qui sortaient de sa gorge étaient ceux d’un animal. Et quand Franck entra dans son cul, elle émit un gémissement long, profond, du fond de la gorge. Ses yeux étaient révulsés, je la sentais sur le point d’exploser, elle hurlait à présent, une main sur le torse de Philippe, l’autre attirant Franck au plus profond d’elle, les ongles plantés dans sa fesse. Ce dernier broyait ses propres bourses dans un effort manifeste pour ne pas se répandre dans la rosette de ma femme. Elle embrassait Philippe à pleine bouche, une main plantée dans ses cheveux et ondulait sur les deux pieux qui étaient en elle. Franck n’y tenait plus et se mordait la lèvre inférieure.

Une nouvelle fois il claqua la fesse d’Audrey et ce fut l’explosion. Un hurlement venant du plus profond de son ventre grandit en Audrey jusqu’à franchir ses lèvres alors que l’orgasme la déchirait en deux. Dans un coup de rein brutal, Franck se laissa enfin aller. Philippe, bon dernier souriait devant l’expression d’extase qui ne quittait pas les traits d’Audrey ni sa gorge.

Alors que Franck se retirait doucement après un baiser dans son dos, une nouvelle secousse vint l’agiter qui la surpris elle la première. Son premier double orgasme. On l’aurait crue victime de convulsions, et elle se laissa aller totalement sur Philippe qui l’enserra de ses bras.

J’aurai voulu être contre elle, mais Marion ne l’entendait pas de cette oreille et ne me libéra pas, me caressant rêveusement en ondulant sur moi, appuyant mon gland sur son clitoris, l’humidifiant de salive sur sa main par instant.

Audrey semblait épuisée, et partageait un moment tendre avec Philippe qui de son côté, avait son dard toujours planté en elle. Elle se retira, les jambes tremblantes et prit la place de Franck au bout du canapé, s’étendant de manière à poser le visage sur les hanches de Philippe. Là, elle ôta son préservatif et entreprit d’en nettoyer l’intérieur et l’extérieur dans sa bouche, avant de saliver sur le sexe tendu qui remuait tel un satellite à quelques centimètres de son nez, et elle l’avala précautionneusement. Elle le masturbait lentement dans sa bouche, plus sereine. Ses doigts caressaient l’entrejambe de son amant, passaient sous ses bourses, loin, loin. « Je vais venir. » Elle ne fit pas mine de reculer devant l’imminence de l’éjaculation, le sexe de Philippe toujours emprisonné dans ses lèvres, elle accueillit tout ce qu’il lui offrit sans interrompre sa fellation, avalant son sperme au fur et à mesure qu’il se répandait dans sa bouche, une main posée sur son visage.

Elle ne consentit à le libérer qu’une fois qu’elle eut extrait de sa queue la dernière goutte de semence, et posa son visage dessus, repue. Marion se leva et vint à genoux planter un magnifique baiser sur ses lèvres, en caressant ses cheveux. « Franck avait raison, tu es très belle… et plutôt douée. » dit elle en souriant. « Je confirme. » rit Philippe.

Franck reparu trois bières dans les mains. Il m’en tendit une et nous trinquions avant d’en offrir une à Philippe et de faire de même. Philippe et moi nous regardions et trinquions en l’air l’un avec l’autre en souriant. Franck proposa à Marion de montrer la salle de bain à Audrey et elles partirent toutes deux, Audrey les jambes tremblantes, nous laissant entre hommes.