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Épisode 11 : Retrouvailles Partie 2

Retrouvailles Partie 2

Mes deux compères me complimentèrent une nouvelle fois sur les qualités de ma femme et nous parlâmes de ces deux déesses que nous avions baisées avec un respect étrange aux vues des actes accomplis. Elles reparurent bientôt, déjà. Franck se leva pour aller chercher deux autres bières et ma femme vint vers moi, sans oser me regarder.

- Ça va ?

- Oui, c’est juste que j’ai le sentiment que ce que nous vivons est de plus en plus intense.

- C’est vrai, je ne m’y attendais pas non plus.

- C’est le moins qu’on puisse dire. J’étais contente de voir Philippe, mais cela aurait pu être un inconnu, je pense que j’aurai agi de même. J'ai l'impression d'être une trainée...

- Non. Absolument pas. Tu es une femme qui aime son homme mais ne se prive pas pour autant de plaisirs réels. Ça ne fait pas de toi une trainée.

Elle me regarda, une lueur farouche dans les yeux.

- Je t’aime, dit elle, de tout mon être et de toute mon âme.

- Moi aussi mon amour, et plus chaque jour.

- C’était bien avec Marion ?

- Jalouse ?

- Un peu.

- Oui, c’était bien, mais il manquera toujours le lien que nous nous avons.

- C’est ce que je ressens aussi. Même quand… quand je baise avec d’autres que toi.

- Je t’aime.

- Ça va vous deux ? demanda Marion.

- Très bien, et toi ?

- Moi aussi. Un peu jalouse, d’habitude, ici, c’est moi la star, rit elle. Mais tu n’as pas démérité ma belle.

- Merci.

Les voir ainsi se congratuler, jouer, eut un effet immédiat sur mon sexe qui durcit aussitôt. Marion et Audrey le virent toutes deux et s’en amusèrent. Marion passa sa tête entre mes cuisses et vint me prendre dans sa bouche. Alors que je m’attendais à ce qu’Audrey prenne le relais, celle-ci laissa Marion se pencher et m’avaler. Elle lui caressa les cheveux alors qu’elle me suçait et vint la caresser par-dessous ses fesses.

Franck revint et s’assit en face de nous à côté de Philippe. Audrey se leva et vint se placer entre eux. Elle but une gorgée de bière fraîche, déposa la bouteille sur la table et prit dans une main le sexe de Franck, dans l’autre, celui de Philippe, les embrassant à tour de rôle tandis que tous se délectaient du spectacle de la fellation que Marion me prodiguait. Lâchant mon sexe, cette dernière se leva, déplaça la table basse et vint placer sa tête entre les cuisses d’Audrey qui posa ses pieds sur les épaules de mon amante. D’une main, Marion écarta ses fesses et me fit signe d’y entrer tandis qu’elle dégustait ma femme. Franck me jeta un préservatif avec un clin d’œil, et aussitôt le plastique enfilé, je me coulais dans le sexe de Marion qui débordait. Franck et Philippe se levèrent ensemble ou presque, leur sexe à hauteur de la bouche d’Audrey qui ne se fit pas prier pour les gâter aussitôt, chacun leur tour.

Alors que la queue de Franck emplissait sa bouche, Philippe caressait son visage de son gland, et cela n’eut pas l’air de lui déplaire, tout au contraire, elle le masturbait sur sa joue où des traces de liquide pré-séminal luisaient.

« Tu crois que son cul est assez ouvert pour que je l’encule ? » demanda Philippe à Marion qui la dévorait de l’anus au nombril. Elle interrompit alors sa besogne, se saisit de la bouteille de lubrifiant, en aspergea son ventre et ses fesses et introduisit sans effort deux doigts dans le cul d’Audrey qui frémit aussitôt. « Oh oui ! En même temps, après Franck, on ferait passer un train là-dedans. » Philippe, non sans avoir à son tour profité de la bouche de ma femme, s’assit, enfila une capote et la soulevant comme un rien l’empala sur son membre. Franck prit aussitôt sa place, profitant des râles et des exclamations d’Audrey pour entrer et sortir de ses lèvres. Marion là baisait de sa langue, Philippe emplissait son anus, Franck, sa bouche. Pour ma part, j’avais le plus grand mal devant cette scène à ne pas exploser en Marion, mes va-et-vient se faisaient de plus en plus lents, mais aussi plus profond et cela avait l’air de lui convenir.

La première salve d’orgasmes n’avait pas l’air d’avoir rassasié Audrey qui attrapa Marion par les cheveux, écrasant son visage sur son sexe et les bourses de Philippe qui frappaient sur ses fesses au rythme de leurs ondulations.

J’avais le sentiment d’être dans un porno. Bien sûr, tout cela était bien plus naturel, je voyais les défauts sur le corps de nos partenaires, mais nous n’en étions pas moins en train de vivre un moment d’une intensité que je n’avais jamais connue jusque-là. Et, plus excitant encore, nous semblions tous dominés par cette femme que j’aimais et qui m’aimait moi en retour.

Franck se retira une nouvelle fois de sa bouche et vint frotter son gland sur son clitoris et ses lèvres, Marion les léchait à présent tous les deux, mais Audrey lui fit ouvrir la bouche et y fourra elle-même la queue de Franck, le poussant jusqu’à la garde dans la gorge de sa rivale. Marion eut un haut le cœur et dut le repousser, crachant un flot de salive sur le ventre et le sexe d’Audrey qui avait déjà reprit en bouche le sexe délaissé de Franck. Marion reporta alors une nouvelle fois toute son affection au sexe inondé de mouille et de salive d’Audrey qui gémissait de plus en plus fort. Je me rendis soudain compte à quel point mes mains étaient crispées sur les fesses de Marion, je n’osais plus bouger, au bord de l’orgasme. Et je n’étais pas le seul.

Dans un grognement, Franck aspergea Audrey, son visage, ses seins, laissant au passage une goutte nacrée de sperme épais dans les cheveux de Marion. Il essuya son sexe sur le visage de ma femme qui entreprit aussitôt de le nettoyer de fond en comble. À mon tour, je n’y tint plus et jouissais dans mon préservatif, à l’intérieur de Marion. Et ce fut la cacophonie, Philippe repoussa Audrey et ôtant sa capote se releva pour ajouter sa semence à celle de Franck dans la main duquel il frappa comme s’ils avaient partagé une victoire. Marion joignit ses mains à sa bouche et Audrey jouit alors, deux queues encore raides sur le visage. Elle nettoyait tendrement les deux sexes qui refusaient de l’abandonner tandis que Marion léchait amoureusement chaque goutte de leur semence qu’ils avaient crachée sur le corps de ma femme. Seule Marion en était pour ses frais. Je m’allongeais alors sous elle et la fit asseoir une nouvelle fois sur mon visage jusqu’à sentir sa main saisir mes cheveux et la crispation de ses muscles sous l’orgasme. Nous étions à égalité à présent, et apaisés.

Audrey caressait le visage de Marion sur son ventre, Philippe, Franck et moi trinquions à nos partenaires, tous un sourire sur les lèvres. Lorsque Marion se leva pour aller aux toilettes, je venais m’asseoir auprès de ma femme.

- Je suis épuisée.

- Je veux bien te croire.

- On prend une douche tous les deux et on rentre ?

- Tout ce que tu voudras mon amour.

Audrey m’entraina avec elle jusqu’à la salle de bain, les jambes en coton. Nous glissions sous la douche et Franck nous rejoint dans la salle de bain.

- Ça va vous deux ?

- Très bien, et toi ?

- Mieux que bien, j’étais sûr que vous passeriez une bonne soirée. Vous ne m’en voulez pas d’avoir demandé à Philippe de nous rejoindre ?

- Absolument pas, au contraire, merci. C’était… Je ne me serais pas attendue à ca, ni à réagir comme ça.

- Tu as été une reine. Vraiment. Pour moi, c’est quand vous voulez où vous voulez…

- On va peut-être attendre un peu avant de recommencer quand même.

- Je comprends, je vous laisse. Vous voulez rester avec nous encore un peu ou vous préférez rentrer ?

- On va y aller. Besoin d’être un peu tous les deux.

- Je comprends. Je vous attends dans le salon.

Lorsque nous sortions de la douche, le bruit de la chair sur la chair se faisait à nouveau entendre dans le salon. Nous nous sourions et rejoignions nos hôtes pour nous rhabiller. Marion était allongée sur Franck, Philippe derrière elle, enserré dans son anus.

- Vous partez déjà ? dit-elle, boudeuse.

- Oui, on a de la route à faire.

- Très bien, alors. Dommage, mais je comprends.

C’est dans cette position des plus acrobatiques que nous embrassions nos partenaires d’un soir, et il me sembla même que de tous ces baisers d’adieux, le plus torride fut celui qu’échangèrent ma femme et mon amante.

À peine étions nous montés dans la voiture qu’Audrey me regarda, des larmes dans les yeux.

- Ce qu’on vit, on ne le dira à personne, hein ?

- Bien sûr que non, pourquoi ?

- Je sais pas… je ne peux pas dire que ce n’était pas bon… Je… On vit des choses dont je ne me serait jamais sentit capable. Des choses qui me faisaient fantasmer mais dont je n’aurai jamais osé parler. Pourtant, c’était trop. Je me sens… pas « sale » mais… je ne sais pas comment le dire.

- Mais pourquoi tu as voulu rester, alors ? Tu aurais dû me le dire, on serait partis tout de suite…

- Non, c’est pas ça… J’étais dans un état… je ne me suis jamais connue comme ça, même avec tout ce qu’on a vécu, jusque-là… Déjà, quand tu es parti avec elle…

- Mon cœur…

- C’est pas ta faute, c’est la nôtre. Et puis, j’ai pris du plaisir moi aussi, vraiment, beaucoup… c’était génial, et à la fois… je ne veux pas. Pas comme ça. Pas avec autant de monde. Et pas quand tu es loin de moi. J’ai besoin de tes yeux.

Je ne savais pas quoi dire. Je ressentais exactement la même chose, et je repensais à ce moment où j’avais eu cette impression profonde d’être dans un de ces pornos que je me cachais pour regarder.

- J’ai le même sentiment.

- C’est vrai ?

- Oui, l’impression que c’était trop pour nous. Je ne dis pas que je ne veux plus que nous rencontrions d’autre personne, mais un couple c’est bien suffisant.

- Je t’aime.

- Je t’aime.

Une larme coula sur sa joue et elle posa sa main sur la mienne sur le pommeau de vitesse.

Nous ne fîmes pas l’amour ce soir-là, trop épuisés, repus de sexe jusqu’à l’excès. Nous savions dès le début que l’échangisme était un jeu dangereux et que nous finirions par rencontrer nos limites. C’est ce qui c’était passé ce soir-là malgré tout le plaisir que nous avions pris. Nous ne regrettions rien, au contraire cette expérience nous avait appris beaucoup. Et nous savions qu’à l’avenir les choses seraient différentes sans que nous ne n’arrêtions nos jeux pour autant.