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Avant, après

Avant l’heure, tout est possible.

Après l’heure, c’est toujours trop tard.

Il y avant et maintenant.

Avant, c’était l’attente explosive ou douce ; c’était le désir de se percevoir, de se deviner sans se voir.

C’était la douceur de l’exaltation insidieuse et naissante.

Avant, c’était ce temps tour à tour fugitif et interminable à désirer, fantasmer, désirer plus encore.

C’était le temps d’imaginer, parfois de vivre, dans la solitude d’une chambre, d’une salle de bains, les folies qui nous avaient imprégné le cérébral et excité les sens.

C’était, déjà, une rare richesse que de pouvoir partager ces pulsions fulgurantes.

Maintenant : il y aurait mes yeux et mes mains. Vos prunelles étoilées et votre chatte inondée.

Maintenant, il y aurait l’osmose étonnante qui serait devenue réelle, après un virtuel si précieux.

Cela aurait pu être aujourd’hui ou après-demain le temps des désirs que la raison n’aurait plus.

Avant, c’était le temps des fantasmes imaginés et ressentis.

Après, depuis des mois, cela aurait pu redevenir le temps des fantasmes transformés en désirs vécus et à vivre.

IL se penche à nouveau sur ELLE et glisse ses lèvres sur ses paupières.

« Tu as fait de mes désirs une page blanche, tu as été le fantôme de mes nuits.

Tu m’as accompagné sans t’en douter, tu étais là, là, au creux de mes pensées, durant toutes ces semaines,

tu étais souvent là, si souvent, quand je m’éveillais ou quand je me glissais sous la couette, quand je faisais ma toilette,

tu apparaissais sans prévenir quand je travaillais, la pensée de toi, de nous, la réminiscence de nos confidences mouillait parfois ma culotte.

En lettres couleur sang, tu as taché mon âme, tu l’as touchée et tu as tracé l’infini de mes désirs.

Maintenant, je veux griffer tout ton corps de mes envies folles,

je veux tracer dans les méandres de ta sensualité, de ta cérébralité, le chemin secret qui te mènera à mes antres. »

Je prends sa bouche, tout doucement, en enfermant ses seins dans mes mains.

Je la caresse, insinuant mes doigts, poussant les pétales entre ses lèvres, remontant le long de sa raie.

Ce contact l’incendie, elle se cambre encore plus, malgré elle.

La vue de ses deux hémisphères me trouble infiniment, sa cambrure m’offre la vue de son profond canyon que mes doigts survolent jusqu’à son antre secrète.

« Jamais, Monsieur, un homme ne m’a frôlée d’une badine, jamais, Monsieur,

au grand jamais, mes fesses ne furent cinglées, jamais, on ne m’a caressée de cette façon,

jamais un homme n’a parfumé mes fesses avec des pétales de rose.

Et jamais, je vous l’assure, je n’ai abandonné ainsi mes fesses, sans retenue ni limite à la concupiscence de mes amants. »

L’émotion a rendu sa voix légèrement voilée, comme rauque.

Contre moi, venez vous embraser.

Près de moi, partagez votre fièvre.

Contre toi, je t'explore.

« Au bout de mes doigts

Ta peau sans décadence

Qui se danse

Et te rend transe

De moi !

Je m’incline

Devant tes courbes

Et je devine que

Tu quémandes

Des jeux sans ombres

Toi, ma câline ! »

« N’arrête pas, je t’en prie, d’être la racine à laquelle je m’agrippe lorsque tes mains posées là,

sur mon cul, entre mes fesses me poussent à te supplier de m’embraser !

N’arrête pas, pas plus que je ne m’arrêterai lorsque ce sera moi qui virevolterai sur ton corps, en toi.»

« Retourne-toi, fais-moi face de nouveau. Approche-toi tout près, assez près pour que je puisse compter les poils de ta toison…

Ta toison toute humide… T’aurais-je vraiment excitée à ce point ? »

« T’aurais-je vraiment excité au point que tu bandes le nez sur ma chatte ?

Aimes-tu que je sois mouillé par toi ? Aimes-tu le parfum de ma chatte ? »

Je me redresse un peu et hume son antre, J’aspire profondément en plaquant mes mains sur ses fesses.

« Tu sens le désir, tu sens la femelle en feu. »

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