4 minutes de lecture

Buenos Aires

Une nuit tropicale, la sensation du corps qui ne doit pas faire d'effort pour avoir chaud.  Une odeur qui mélange le moite et la transpiration propre. Celle qu'on ne sent pas sur soi mais sur l'autre.

Buenos Aires en décembre est chaud et humide, sans excès. Juste ce qu'il faut pour être habitué à voir de magnifiques jambes dénudées et des corps moulés par les vêtements. Nous quittons la place ou nous avons bu des Quilmes de 600 ml, glacées. Je n'ai pas l'impression d'être saoule… J'ai la sensation de flotter.

Il marche à côté de moi d'un pas rapide. J'aime sa démarche désinvolte, sa hauteur, sa manière de me regarder de là haut en souriant.

J'ai envie de le coller, de le toucher,… qu'il vienne  flotter avec moi.

Mais il fait chaud, ce serait une sensation collante, étouffante même.

Je m'en tape. Je l'attrape par la taille et monte sur la pointe des pieds pour l'embrasser. Sa bouche à la même température que l'air. Je sens sa langue forcer mes lèvres et envahir ma bouche, le contact est entier, plus rien d'autre n'existe.

Si, là contre le haut de mes cuisses… Je sens sa queue toute dure, je la devine en train de se tendre.

Je ne m'en suis pas rendue compte, mais ses mains empoignent mes fesses, ses doigts profitent de la souplesse de ma robe pour s’immiscer dans ma fente, sous le pli. Maintenant je sens que le tissu du vêtement n'est qu'une barrière ridicule.

Mes mains se sont faufilées sous son t-shirt et caressent son torse, ses tétons sont encore souples, les miens sont tendus comme à chaque fois que mon entre-jambe me chatouille.

Il regarde derrière moi tout en continuant à m'embrasser. "Il va falloir attendre l'hôtel… "Tu ne tiendras jamais" lui répondis-je.

J'en ai rien à foutre, de la rue, des gens, je pose ma main sur son sexe, gonflé à travers son short. Une belle trique, putain je la veux.

Je lui mord la lèvre du bas, me colle à lui, je veux la sentir contre mon corps. Tout mon corps. Il doit me prendre maintenant et ici. "Attends, viens chicita" Il me prend par la main, non sans remettre de l'autre, son énorme sexe dans une position plus confortable. Rien que ce contact fortuit m’électrise.

On longe les rues, à la recherche d'une porte cochère, d'un hall, n'importe quoi.

"Là!" Un jardin, un arbre touffu qui cache la façade du bâtiment par rapport à la rue. Je le tire jusque là. Puis je l'attrape et tente de l'embrasser. Mais il me prend l'épaule et le retourne de force contre le mur. Mon visage est écrasé contre la paroi fraîche. "Bouge pas! C'est ça que tu voulais hein…" Son sexe est un pieu vertical qui s'écrase dans la fente de mes fesses. Je sens tout le poids de son corps, sa force, contre mon dos. Sa main sous ma robe, il descend ma culotte en coton sur mes cuisses. "Attends", lui dis-je. Je me dégage. Hors de question de me faire sauter si vite. Une bite pareille, ça se chouchoute. Rien ne m'excite plus que d'en sucer une aussi tendue. Je me mets à genoux. Déboutonne son short. Son odeur me frappe au visage, simple prémisse de ce qui va m'arriver. Je la découvre, elle saute hors de son boxer. Il a ses mains sur mes épaules pendant que j'opère et me regarde intensément: "Fais vite, on va nous voir"

Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre… Je pose mes lèvre sur son gland, respire son odeur, je sens l'humidité de son excitation sur mes lèvres, c'est comme un bonbon à déguster. Je sens mon sexe battre tellement j'en ai envie. J'ouvre la bouche, le contact avec l'intérieur humide lui arrache une exclamation de plaisir. Ma bouche est pleine de sa chaire. Je salive, je suce, je lèche, j'aspire, ma main vient rejoindre le mouvement, ne pas lâcher, garder cette sensation de gland tendu à tout prix. Je le regarde prendre son pied d'en bas. De mon autre main, je touche mes seins, mes tétons tendus, ma robe m'empêche de les libérer.

"Arrête!" en même temps qu'il ordonne, il la retire de ma bouche et la tape sur mon visage, en plein sur le nez.  Il la frotte sur ma joue, la branle contre ma bouche fermée. Il me refrappe le visage avec, un coup, deux coups secs. 

Je me relève et  je réalise une prouesse en en retirant ma culotte en même temps. Je lui tourne le dos, cambrée sur la pointe des pieds. "Baise-moi" je laisse échapper dans un murmure… Je sens que ma chatte est aussi moite que l'air porteño. Je sais que n'importe qui: les passants, les habitants de l'immeuble peuvent nous voir.

Mais on n'a pas toujours ce qu'on veux dans la vie… Alors que mon désir est en suspension, je sens à la fois quelque chose d'humide et doux se glisser dans ma chatte et son visage se plaquer contre mon cul. Je sursaute, et me penche en avant. Sa langue me fouille. Je n'en peux plus, ça monte. L'explosion de l'orgasme est intense, je dois retenir mon cri en mordant mon bras. Il se relève, me regarde en essuyant sa bouche et d'un trait se colle à moi.

Il prend sa bite dans sa main et la glisse sous ma robe, elle rencontre mes lèvres trempées, ça glisse. Il prend une pause. L'appuie contre mon petit trou. "Et si je te défonçais là". Déjà l'excitation revient, il peut faire ce qu'il veut de moi tant qu'il me la met. Mais la moiteur le dévie vers l'avant et c'est d'un grand coup de bassin qu'il pénètre mon sexe . La seconde qui suit, je sens mon corps se contracter autour de lui.

Sa respiration souffle dans ma nuque. Ses coups de bassin sont profonds, je sens tout son sexe dans le mien.

Je reprend connaissance du lieu et déjà regarde si on nous observe.

Le rythme de ses va-et-vient s'intensifie, il attrape mes seins, les pressent à m'en faire mal.

Le plaisir monte et déjà du fond de sa gorge monte un râle final, orgasmique.

Les trois derniers coups me font "mal", il cogne tout au fond. Un "…oui…" s’exhale dans la nuit.

Il se retire brusquement, son foutre tombe à terre entre mes jambes. Je rigole en le regardant refermer son pantalon. On file, sous la lumière des lampadaires.

"Viens, je vais te finir à l'hôtel"

J'ai de nouveau envie, mon sexe palpite entre mes jambes…

Putain, j'en ai oublié ma culotte.