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Épisode 7 : J-18 !

Avec Kévin, nous avons un rituel pour clore chaque fin de semaine. Tous les vendredis soir, nous mangeons en ville. Nous sommes le vendredi 7 décembre il est donc question de la septième case du calendrier. Et comme aujourd’hui, s’est jour de sortie, Kévin recevra son cadeau lors du dîner. Cette aventure risque d’être pimentée…

***

Je suis en train de finir mon maquillage lorsque Kévin frappe à la porte de salle de bain.

— T’as fini, bébé ?

— Encore une petite minute !

Je l’entends ruminer dans sa barbe et faire demi-tour, direction de salon. J’applique une fine couche de rouge à lèvres puis m’asperge d’un parfum vanillé. Avant d’aller le rejoindre, je contemple mon reflet sur le grand miroir en face de moi.

Je me trouve séduisante à souhait.

Ma longue chevelure rousse tombe en cascade dans mon dos, je porte une parure de perle blanche. Le bleu intense de mes yeux est mis en valeur par un jeu de couleurs sombres pour un effet saisissant. La courbe généreuse de ma poitrine ainsi que mes fesses bombées sont mises en valeur dans cette robe mi-longue noire, dévoilant mes jambes interminables. Pour parfaire ma tenue, je porte mes escarpins Louboutin en vernis noir. Cela même que Kévin m’a offert pour la saint Valentin.

Je suis radieuse et tellement excitée !

Lorsque Kévin me voit apparaitre, ses yeux deviennent pétillants de désir. Je pense même qu’il sait. L’homme de ma vie se doute que sa surprise va bientôt arriver et il semble impatient. C’est dire qu’il y prend gout, à mes petites gâteries !

— Tu es splendide mon amour !

Je lui lance un clin d’œil et tourne sur moi-même pour qu’il apprécie la vue davantage. Kévin me bouffe littéralement du regard, ses yeux se posent sur toutes mes coutures et plus encore. Il me connait par cœur ! Dans mon bas-ventre, il y a cette délicieuse sensation de lourdeur, relaxante, stimulante, exaltante, qui se fait ressentir à chacun de mes mouvements.

Torture exquise !

Alors qu’il empoigne mes fesses, stimulant un peu plus la sensation enivrante, je m’accroche à son bras et lui intime de sortir. Kévin ferme la porte d’entrée puis m’escorte comme un Don Juan jusqu’au garage. Lorsque je pose mes fesses dans la voiture, je me dis que j’ai peut-être eu une mauvaise idée en insérant ces boules de Geisha ! La sensation est divine et je ne donne pas cher de moi ce soir ! Toutes les bosses ou autres imperfections de la route font rouler les boules en moi et me procurent un plaisir sans nom. J’essaie de me concentrer sur autre chose quand la voiture s’arrête, enfin. Je me précipite hors de l’habitacle, au bord de l’orgasme il me semble.

Hallucinant !

Nous faisons quelques pas, entrons dans le restaurant, nous dirigeons vers l’accueil qui nous propose une table. Lorsque je m’assois, c’est à nouveau saisissant. Je ne tiens pas en place, soulève la fesse gauche puis la droite en cherchant à diminuer le plaisir, mais rien n’y fait ! Le plaisir est encore plus intense ! Je me trémousse discrètement sur ma chaise devant les yeux de Kévin qui me scrute.

— Tu deviens toute rouge Krystal, ça va ?

Tu m’étonnes que je devienne toute rouge ! Je vais jouir, ici, devant tout le monde ! Décidément, c’est puissant !

— Je vais… humm… oh, oh… je vais jouir, dis-je tout bas avant de laisser tomber ma tête entre mes bras sur la table pour succomber à l’extase. Les yeux fermés en remuant langoureusement, je lâche mes émotions en faisant de drôles de grimaces silencieuses.

Heureusement que personne ne voit ma tête dans cet état !

Lorsque l’orage s’estompe, je me réinstalle correctement et pose mon regard sur Kévin. Il sourit timidement et attend que je lui explique la raison de ce qui vient de se passer. Lorsque je lui raconte, les traits de son visage passent de l’étonnement à l’admiration et de l’enthousiasme à l’excitation. Kévin se mord la lèvre inférieure, l’air coquin et balance :

— Tu ressens encore ces sensations-là ?

— Punaise, oui ! dis-je après avoir remué le bassin quelques fois.

— Cochonne, tu aimes ça, hein ?! Prendre ton pied en public !

— Humm, j’adore !

Ses paroles me font fondre, les sensations recommencent à me rendre folle.

— Rejoins-moi sur le parking dans cinq minutes, fait-il avant de se lever.

En restant bien assise sur ma chaise, je regarde Kévin passer les portes du restaurant et marcher jusqu’à la voiture. Les clignotants de son BMW s’allument, signalent que le véhicule est déverrouillé, il monte à l’intérieur.

Je ne peux pas attendre la fin du délai. Je me lève et rejoins Kévin à grandes enjambées. Lorsque j’arrive devant la porte passagère, je remarque qu’il n’est pas au volant. Je me penche pour regarder de plus près à travers la vitre et distingue sa silhouette sur le siège arrière. Soudain, le carreau s’ouvre me dévoilant le spectacle de mon homme qui se masturbe sur le parking du « Happy Day » à l’abri derrière les vitres teintées. Ni une, ni deux, j’ouvre la portière et grime à califourchon sur ses cuisses. Tout en le couvrant de baisers enflammés, je retire en vitesse les boules de Geisha et les jette à nos pieds puis place sa verge tendue à l’entrée de mon sexe. Je le fais glisser en moi très lentement, mes yeux plantés dans les iris de Kévin.

Il ne nous faut que très peu de temps pour voyager au septième ciel, à l’arrière de véhicule Sexotemporel. 

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