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Épisode 4 : J-21 !

Pour la surprise de J-21 avant Noël, il va falloir que je me dépêche ! Kévin rentre dans une heure et j’ai beaucoup de choses à mettre en scène avant son retour. Je dresse mentalement une liste de tout ce dont j’aurai besoin en me disant que finalement, j’ai bien fait d’avoir regardé « cinquante nuances de Grey » !

***

Une clé tourne dans la serrure, la porte d’entrée s’ouvre puis se referme en claquant. Des pas résonnent dans le couloir, se dirigent vers la cuisine puis entrent dans le salon. Soudain, la voix de mon cher et tendre se répand dans la pièce. Il m’appelle. Il me cherche. Je ne bouge pas.

Les yeux recouverts d’un foulard de soie pourpre, je reste attentive au bruit, je ne peux compter que sur mon ouïe pour savoir ce qu’il fait, s’il arrive. Ma respiration est saccadée et mon cœur bat à tout rompre. Je tente de me calmer en réajustant ma posture. Assise à même le sol de notre chambre, entièrement nue, j’attends qu’il me découvre, moi, Krystal, sa femme, sa soumise.

Alors que je me redresse pour éviter les crampes, les pas s’approchent de ma direction, mon corps est alors parcouru de frissons. Je repose mes fesses sur mes talons et mes mains sur mes cuisses puis baisse la tête. Un sourire m’échappe lorsqu’il entre dans la pièce en jurant.

— Bonsoir Maitre. Dis-je sans bouger d’un centimètre.

Kévin comprend aussitôt mon manège. Il faut dire que pendant le film, il enviait beaucoup Christian Grey. C’est pourquoi, ce soir, je lui offre ce rôle sur un plateau d’or. Cette nuit, mon Kévin se transforme en acteur érotique pour mon plus grand plaisir.

Toujours, d’après les bruits, je suppose qu’il est en pleine admiration de notre chambre rouge. J’aurais payé cher pour voir sa tête à ce moment-là. Ses pieds le mènent aux étagères où j’ai disposé tous nos jouets, puis au lit que j’ai drapé de soie enflammée. Je suis presque certaine d’entendre son cœur battre la chamade lorsqu’il découvre sur une chaise, un jean déchiré aux genoux.

— Surtout, ne bouge pas, dit-il en entrant dans le jeu.

Lorsque Kévin sort de la pièce, je m’autorise à bouger un peu et même à repousser le foulard qui me cache la vue. Mais je n’aurais pas dû. Où peut-être que j’ai bien fait finalement ? Cette initiative, même si elle est impromptue, réveille en Kévin son pouvoir inconscient de dominateur. Et je dois bien avouer que j’aime beaucoup ça.

— Tu ne sais donc pas obéir ?

Je déglutis difficilement au son de sa voix suave, mais déterminée. Ma poitrine se lève et se baisse à une vitesse ahurissante. Quelque chose se passe dans mon bas ventre et mes poils se hérissent. Je suis à fleur de peau.

— Réponds-moi Krystal !

— Pardon Maitre.

— Je suis dans l’obligation de te punir. Tu en es consciente ?

— Oui Maitre.

— C’est bien… Très bien…

La chaleur me monte aux joues, mes poils se hérissent et mes seins se dressent. Je tente de contrôler ma respiration, mais c’est mission impossible. Je suis trop folle d’excitation. J’ai envie de me trémousser, de me caresser pour faire passer cette envie dévorante. Je me liquéfie alors même qu’il ne m’a pas touchée ! Il faut impérativement que je reste concentrée sur les sons.

Il marche à petits pas devant l’armoire. Il avance vers moi. Il est là, à droite. Il passe dans mon dos et se poste devant moi. Je sens qu’il se baisse, il est à présent à genoux devant moi. Je sens son souffle chaud et rapide sur mes cheveux.

— Regarde le plafond et ouvre les cuisses.

Je m’exécute aussitôt et penche la tête en arrière en écartant les jambes. Sa main vient immédiatement au contact de ma toison. Kévin me pénètre d’un doigt, juste trois ou quatre doux va-et-vient.

— Tu aimes ça, hein ! Tu es trempée, petite coquine, tu aimes quand tu n’as aucun droit. Tu en veux plus n’est-ce pas ?

— Oui Maitre.

J’entends qu’il se lève et ouvre la braguette de son jean. Puis ses pas, qui retournent à l’armoire.

— Je vais te faire hurler de plaisir, mais tu ne dois pas bouger d’accord ?

— Oui Maitre.

Je n’ai même pas eu le temps de refermer la bouche que son vibromasseur se pose sur mon clitoris, ses doigts autour de mon téton. Le contact est plus que satisfaisant. Ma bouche s’ouvre en grand, mon bassin pousse contre le jouet vibrant pour plus de sensations, je halète. Avec les yeux bandés, j’ai l’impression que les sensations sont décuplées. Le plaisir est tellement plus fort qu’à l’ordinaire ! Je gémis, je supplie, je cris, quand enfin, les traits de mon visage se crispent lorsque l’orgasme approche.

Mais Kévin n’est pas disposé à me laisser jouir aussi rapidement. Il m’ordonne de me mettre debout tout en me privant des vibrations ardentes. Je me redresse et me plante là, raide comme un piquet. Kévin passe la main entre mes cuisses et m’écarte les jambes en frôlant mon bouton magique. Je le sens se mettre à genoux et son souffle approcher de ma vulve trempée. Soudain, sa langue se pose sur mon clitoris et ses doigts s’introduisent en moi. Tout à coup, je me sens bestiale, ce n’est pas assez il faut qu’il me délivre ! Il faut que je jouisse !

Je presse mon bassin contre ses doigts, je veux qu’ils aillent plus loin, plus fort, qu’ils soient plus satisfaisants. Kévin connait très bien mon langage corporel, il sait qu’à cet instant, je n’ai plus le contrôle de rien, je suis limite désespérée. Ses doigts laissent place à mon ami le godemichet. Là, c’est l’extase. Mon époux exerce en moi des à-coups puissants et rapides qui me font très vite monter aux rideaux. Mes jambes tremblent littéralement de plaisir, mes genoux fléchissent quand son vibromasseur entre à nouveau en contact avec ma chaire gorgée. Des spasmes incroyables secouent mon corps, je ne suis plus que sensation. N’en pouvant plus, mes jambes se referment sur elles-mêmes et Kévin a juste le temps de me tenir avant que je ne tombe. 

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