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Épisode 2 : J-23 !

Pour cette seconde surprise, je ne sais pas trop, je me questionne encore. Kévin a beaucoup de fantasmes, c’est un fait. Mais il faut aussi que je prenne en compte mes désirs, mes envies de l’instant. Ce que j’ai en tête, là, tout de suite, risque d’être extrêmement passionnant…

***

J’ai pour habitude d’appeler Kévin chaque jour pendant l’heure du midi, lors de nos pauses respectives. Il travaille dans un garage en tant que réparateur de voiture à plus de quarante-cinq minutes de route. Moi ? J’ai la chance immense de pouvoir rentrer chez moi. Mais ce matin, enfermée dans les toilettes du bureau après avoir vérifié que personne ne se trouve dans les cabines alentour, je compose son numéro. Il décroche dès la deuxième sonnerie, l’air paniqué :

— Krystal ? Tout va bien ?

— Salut mon cœur, fais-je d’une voix mielleuse, tout va très bien pour moi, humm, et toi ?

Tandis que je caresse mes seins sans qu’il ne se doute de rien, Kévin marque un blanc, puis semble soudain comprendre l’objet de mon appel.

— Oh, je vois ! Tu veux que j’aille dans un endroit plus… calme ?

— Oh oui ! fais-je tout en pinçant l’un de mes tétons.

J’entends mon cher et tendre rire doucement à l’autre bout du fil, puis sa respiration saccadée pendant qu’il marche. Au bout de quelques secondes, il confirme :

— C’est bon ma belle, mais attend une seconde, j’ai une superbe idée !

La tonalité de mon téléphone m’affirme qu’il a mis fin à l’appel, mais aussitôt, ma sonnerie retentit. Kévin me demande en Visio. Quel coquin celui-là !

— Salut bébé… dis-je en passant ma langue sur mes lèvres de façon suggestive.

— Salut ma beauté, je te manque ? Attends, tu es dans les toilettes ? dit-il dans un sourire carnassier.

— C’est ça, je pensais à toi et l’envie… je ne pouvais pas attendre une minute de plus vois-tu. Je… regarde, dis-je en dirigeant le téléphone près de mes cuisses que j’entrouvre pour qu’il puisse voir la luisance du tissu mouillé sous ma jupe.

— Humm, j’adore ça, retire-la.

J’obtempère aussitôt. D’une main, je remonte ma jupe puis fais glisser ma lingerie qui se retrouve par terre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Sur l’écran de mon smartphone, je vois Kévin se mordre les lèvres de désir et d’impatience mêlés. Je décide alors de ne plus rigoler. Puisque c’est moi qui choisis les règles du jeu, je réplique :

— Maintenant, tu te tais et tu profites…

— Oh putain, j’adore déjà !

Un sourire m’échappe lorsque je l’entends jurer.

Je cale tant bien que mal mon portable sur le réservoir de la chasse d’eau, vérifies qu’il est bien dans l’axe puis commence mon petit spectacle improviser.

La jupe remontée et sans culotte, je tourne sur moi-même dans un mouvement gracieux pour qu’il puisse apprécier ce début peu commun. De dos, je palpe mes fesses puis les claque gentiment avant de tourner mon visage vers la caméra et de me mordre doucement l’index pour le faire succomber. Je me tourne à nouveau afin de voir son expression complètement exquise, ce qui me donne envie de plus.

J’aime savoir que mon corps lui plait, que je lui procure du plaisir même à distance. Sourire aux lèvres, je déboutonne ma chemise blanche et dévoile au grand jour, ma poitrine d’ores et déjà nue. J’ai comme l’impression que tout était prévu depuis ce matin, pourtant ce n’était pas le cas !

Kévin lâche encore un juron.

Je me caresse en partant du cou, descends vers ma poitrine que je masse avant d’en tirer les pointes. La délicate douleur me fait gémir de plaisir. Mes mains continuent leur chemin ardent jusqu’entre mes cuisses que je gâte d’un simple effleurement, me procurant des frissons à foison. Je sens mon sexe trempé de désir, palpitant. Kévin n’en perd pas une miette et je suis même presque certaine qu’il se caresse lui aussi. Je discerne des mouvements de va-et-vient, son portable tremble. Il ne m’en faut pas plus pour tomber dans le vice.

— Tu aimes ce que tu vois ?

— Krystal, surtout n’arrête pas ! Rends-moi fou, chérie !

— Tu en veux encore ?

— Je veux tout, donne-moi tout ce que tu as, lâche-toi, bébé !

J’en frémis d’avance.

Cette fois, je me laisse aller totalement, faisant abstraction du téléphone qui capte ce moment intense. Je me concentre sur moi-même, sur mon plaisir, sur mon sexe appelant la délivrance. L’orgasme intense.

Mes doigts se frayent un chemin jusqu’à mon clitoris qui, sans même l’avoir touché une seule seconde, est déjà gorgé de désir. J’exerce de lents va-et-vient, puis quelques rotations circulaires avant de me pénétrer de deux doigts. Je suis trempée, la sensation de bien-être est juste délicieuse.

Adossée contre la porte de la cabine, j’écarte mes lèvres d’une main et joue avec mon clitoris de l’autre dans des mouvements de bas en haut désormais, le plaisir n’en est que plus puissant encore. Ma voix n’est plus que gémissement, j’ai le souffle court et je ne peux retenir les petits cris qui s’échappent de ma bouche à chaque spasme de mon bas ventre. Les doigts toujours à l’intérieur de mon sexe, je sens ma glande magique, comme j’aime la nommer, se gonfler et se remplir du liquide que Kévin adore. Je la masse du majeur, en appuyant toujours une peu plus et le désir se fait si fort que j’expulse ma cyprine partout sur le sol dans un jet violent. L’orgasme est saisissant. Tellement puissant !

Mes jambes tremblent, je halète, déglutis et ouvre les yeux. Mon téléphone ne me montre plus le visage de Kévin. A présent, je vois le film de sa propre masturbation.

Tandis que je suis au bord du supplice, une seconde fois, mon époux ouvre la bouche :

— Tu es la plus belle femme du monde, bébé. Je t’aime, fait-il en lâchant à son tour sa semence.

Après avoir repris nos esprits, repu de plaisir, nous nous embrassons virtuellement puis nous donnons rendez-vous ce soir, pour un câlin passion. 

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