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Épisode 5 : Natures vives (3)

« On continue avec les fleurs mortes, voulez- vous ?

- Ok mais… je peux vous demander quelque chose ?

- Oui, bien sûr. Vous voulez boire un peu ? Vous avez trop chaud ? »

Elle le regarda d’un air attendri.

« D’abord, oui, je veux bien un autre verre de vin. Ensuite, oui aussi, j’ai un peu chaud mais il suffit que je retire mon chandail et je pense que ça ira. Ce que je voulais vous demander, c’est… pourrait- on se tutoyer ? Ce serait plus simple…

- Ça ne vous, enfin, ça ne TE dérange pas ? Parce que je me disais…. Avec la différence d’âges… mais si c’est toi qui demandes… »

Il lui servit donc un verre, prit son habit, le déposa sur un vieux divan qui était dans la pièce et puis, la rejoignit à nouveau.

« C’est au tour du bouquet dans le vase, à présent ?

- J’aimerais d’abord le chat empaillé mais au final, on peut se « contenter » du vieux divan au lieu de la chaise : ça fera « deux vieux trucs » au lieu d’un. Qu’est- ce que tu en dis ?

- Ok, ça roule. Où est ce chat ?

- A côté, Je vais le chercher. Installe- toi et essaie d’avoir l’air vivante !!! »

L’épouse prit donc place dans le divan. Il datait visiblement d’un autre temps mais il semblait propre. Ouf. Il sentait bon le cuir. Il devait être bien entretenu. Elle imagina comment se placer pour « faire son petit effet ». Oui, elle avait envie de l’aguicher mais avec un chat empaillé, ce n’était pas évident. Elle aurait apprécié un autre accessoire, mais bon, restons sérieux !

Quand le jeune photographe la rejoignit, elle était assise dans le divan, les jambes repliées contre elle. Sa jupe était un peu relevée. On voyait ses cuisses. C’était bien charmant, tout cela. L’homme se demandait à présent si le chat empaillé était bien nécessaire… Dans le fond, le « vieux divan », cela pouvait être la chose morte, non ? Inutile d’ajouter un chat dans l’histoire…

« Et si TU étais seule dans le divan, enfin, sans le chat, je veux dire, pendant que je shoote, ça te dérangerait ?

- Et… je devrais faire quoi ?

- Hmmmm, je ne sais pas trop…

- On n’est pas dans un truc porno donc je ne vais pas me mettre à poil sauf si… tu me le demandes.

- J’ai bien une idée mais ce n’est pas le genre de photos qu’ils attendent pour l’examen…

- Dis- moi…. »

Elle avait les yeux gourmands et amusés. Elle n’aurait jamais imaginé que les choses tourneraient de cette manière à l’initiative de cet homme. Oui, quand ils s’étaient croisés, à l’expo photo, il avait bien senti qu’il l’intéressait mais il avait vite balayé la chose : elle était mariée avec quelqu’un qu’il connaissait et appréciait et puis, elle avait tout de même l’âge de sa mère, pratiquement…

« Si je te demande de … jouer au chat dans ce divan. Tu vois ? Tu fais mine de marcher à quatre pattes, lentement, avec précautions…

- On zappe le chat, alors ?

- C’est toi, la chatte… »

Les hommes face à moi m’imaginaient moi, à quatre pattes, dans un divan, la croupe tendue vers le ciel, les seins un peu lourds ballotant sous le corsage, les jambes et les fesses totalement nues à présent. Les trois plus âgés avaient commencé d’effleurer la fermeture éclair de leur pantalon. Il y avait quelque chose de très sensuel dans la lecture de ce récit. Ce jeu de « chat et souris » était vraiment troublant : cela ne parlait pas vraiment de sexe mais c’était si sous- entendu que c’était en cela que c’était excitant. Mon mari ne perdait pas une miette de l’était dans lequel les spectateurs étaient à présent. Il sentait leur désir, leur envie de se masturber et cela faisait monter son envie à lui. Ce qui lui faisait le plus d’effet, c’est ce jeune homme dont la poitrine se soulevait régulièrement. Ce dernier me regardait fixement, incapable de détacher les yeux de mon décolleté. Le pouvoir de la voix, n’est- ce pas… le pouvoir des mots.

Le modèle, selon la consigne du photographe, se mit donc de profil sur les genoux et les mains et fit mine de marcher dans le divan. Pour faciliter ses mouvements, elle avait remonté sa petite jupe. Elle avait les jambes nues dessous et un joli string noir en dentelle. Il y eut un bruit de porte qu’on ouvre avec précautions….

« Alors, je vois que les choses avancent ici…

- Ciel, mon mari, pouffa l’épouse.

- Mon dieu, dit le photographe en herbe…

- Continuez donc, ne soyez pas gênés. Si vous voulez, tous les deux, c’est moi qui tiens l’appareil… Tu me le files, intima le mari à son camarade de cours… Et tu vas rejoindre ta… chatte, c’est ça ? »

Le jeune homme n’eut pas besoin d’une deuxième demande. Il rejoignit la dame…

« Ote- lui sa jupe : elle adore montrer son joli postérieur. »

C’est donc pratiquement cul nu qu’elle se retrouva. On ne peut pas dire qu’un string habille vraiment…

« Allez, ne sois pas timide… Elle adore ça, se faire démonter par un jeunot sous mes yeux…. »

Les pantalons étaient ouverts. Les cuisses aussi, bien largement. Les mains, légèrement, masturbaient les sexes bien durs. Je m’arrêtai. Je regardais de tous ses yeux le gland rose du jeune homme. Il était appétissant. Une goutte de rosée perlait à son extrémité. Il le branlait vite, de plus en plus vite, du bout des doigts. Je fis pareil : mes doigts rejoignirent ma fente et frénétiquement titillèrent mon clitoris. J’ allais venir et m’exhiber en plein orgasme devant ces inconnus. Mon mari, quant à lui, était allé chercher son appareil photo au moment où j’avais parlé de la posture du modèle sur le divan. Il savait que les choses ne tarderaient plus… et il avait eu raison.

Il shoota et shoota encore : le plaisir de ces quatre hommes, mon plaisir à moi. Cela lui en donnait tellement, du plaisir. Il s’imaginait le jeune auditeur de ce soir en train de prendre sa chère et tendre épouse en levrette. Non, il ne demanderait rien. Il se laissait juste bercer par son imagination. Ces deux corps ébranlés par l’excitation qui se meuvent de concert. Et puis, il ne tint plus.

Il lâcha son appareil photo, fit signe au jeunot de me rejoindre, m’embrassa et encouragea notre complice d’un soir à s’occuper de mes lèvres inférieures.. Jeux de langues, de bouches, de sexes, pour le plus grand bonheur de tous…

Il y eut des cris, des soupirs et des grognements bien évocateurs… Jusqu’où les choses iraient- elles la prochaine fois ?


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