Cercle de lectureS

Une saga de Bleue - 6 épisode(s)

Épisode suivant >

4 minutes de lecture

Épisode 1 : Prémisses littéraires

  • Vibrez pour la version audio de cette histoire

    Durée : 07:09 min

    Le début d'une histoire sulfureuse : un homme candauliste propose à son épouse de lire des histoires coquines à haute voix pour d'autres hommes...

    Écoutez l'extrait érotique

    Inscrivez-vous gratuitement pour écouter la version complète !

En guise de prologue

Alors, je me suis installée dans ce cher canapé et j’ai laissé courir mes doigts sur le clavier de l’ordi. J’imaginais déjà dans quel cadre j’allais situer l’action, enfin, si on peut dire, pour l’action. Il n’y en aurait pas exactement : elle, l’action, ne serait pas acrobatique, ne mettrait pas en scène des cascadeurs, il n’y aurait pas de descriptions précises de l’une ou l’autre position du Kama Sutra, non : il voulait du chaud, il allait être servi, mais pas de cette manière.

Dans le vif du sujet

Cela débuterait dans un endroit sombre, une pièce en- dehors du temps et du brouhaha du quotidien. Cela aurait pour personnages trois ou quatre hommes, vêtus d’habits distingués. On bannirait les jeans et les sweats shirts au profit de pantalon de vile, de chemises et de vestes. Il y aurait un voyeur, mon mari, caché derrière un grand rideau. Pas de musique douce, Un fauteuil bas dans lequel je prendrais place, d’autres sièges dans lesquels mes auditeurs seraient installés, une petite table sur laquelle il y aurait des verres d’alcool fort et… une lampe qui éclairerait mon visage mais pas les leurs.

Ils étaient arrivés au compte- goutte. D’abord un jeune homme très séduisant, qui donnait l’impression d’être anxieux de ce qui allait se passer. Ensuite, deux hommes un peu plus âgés, détendus, sûrs d’eux, qui m’avaient jeté des regards coquins en mordillant leurs lèvres de manière plutôt insistante et engageante. Et pour terminer, un monsieur de l’âge de mon mari, l’air protecteur.

« Voulez- vous que vos verres soient remplis, avant le début de la lecture ? »

Ils acquiescèrent tous les quatre. Mon mari, très digne, se chargea d’accéder à leur demande puis, s’éclipsa et repassa derrière le rideau pour rejoindre son poste d’observation.

J’avais choisi de porter, ce soir- là, une robe bleue légèrement décollectée mais dans laquelle je me savais appétissante, des bas noirs, des escarpins à hauts talons et dessous, juste un soutien- gorge noir… c’était tout. J’avais la jambe gauche croisée haut sur la droite. Je m’étais débrouillée pour que ma robe, pas courte au demeurant, remonte sur cette cuisse croisée et que « le spectacle en vaille la peine ».

Chacun de mes auditeurs avait bu quelques gorgées de son verre et j’avais, pour ma part, fait pareil avec le mien, rempli de rhum…

« Elle l’attendait, pratiquement nue, couchée sur le lit King Size de cet hôtel. Il avait dû donner le nom d’emprunt qu’ils avaient choisi, en arrivant à la réception. Tout s’était passé sans anicroche. Elle avait déjà commencé de se caresser en pensant à ce mâle qui allait s’occuper d’elle avec générosité, tendresse et fougue… Elle savait que quand il arriverait, il serait lui aussi très excité. »

L’homme de l’âge de mon mari était installé à ma droite dans un fauteuil un peu plus haut que le mien. Ses jambes étaient écartées. J’entendais sa respiration… Je le vis boire quelques gorgées et repris ma lecture.

« Quand son amant entra dans la chambre, la première chose qu’il vit fut cette femme à la peau si claire. Elle était étendue sur la couette sombre. La pâleur de son corps tranchait avec le décor luxueux dans les tons gris anthracite et bleu pétrole. Sa lingerie, réduite à sa « presque » plus simple expression quant à elle, était noire. Ce qui fascina l’homme au premier regard, c’est le pubis de sa partenaire : il était épilé, mais pas totalement. Ses cuisses, largement ouvertes, montraient des lèvres glabres et roses et un abricot juteux. Seul un triangle de poils châtain foncé tranchait avec le reste. Elle avait dû passer du temps à se préparer de cette manière pour lui…Il en fut touché et honoré. »

Les deux hommes qui étaient arrivés ensemble se touchaient du coude en se faisait des clins d’œil… Ils me faisaient face et avaient l’air d’être excités, mine de rien, même s’ils ne se touchaient pas. Le discret jeune homme avait les yeux clos mais ses paupières papillonnaient. Il semblait très troublé tout en faisant preuve de self- control… Il avait beau faire des efforts pour paraître imperturbable, je n’étais pas dupe. J’en connaissais d’autres pareils à lui : timide mais… méfions- nous des eaux qui dorment… Et puis, c’était lui qui avait la vue la meilleure sur ma jambe gauche.

« L’homme s’approcha du lit et se penchant vers l’oreille de sa partenaire :

- Tu as envie que ça aille vite, je suppose ?

Telle une chatte, elle lui murmura que oui, qu’elle avait très faim : de sexe, de douceur aussi, mais surtout de LUI !

- Je peux te lécher ? Tu préfères autre chose ?

- Non, lèche- moi, j’ai envie que tu me goûtes…

Il n’eut aucune seconde d’hésitation. Il lui écarta davantage les cuisses, s’agenouilla sur le lit, entre ses jambes, et commença de laper la cyprine qui mouillait déjà le haut de ses cuisses »

De temps en temps, il y avait des bruits de langue : quand on se la passe sur les lèvres parce qu’on a la bouche trop sèche. Des bruits de glouglou de « quand on avale », des bruits de respiration, aussi. Deux des quatre hommes avaient les yeux fermés. Les deux autres regardaient dans le vide : étaient- ils en train d’imaginer que j’étais nue ? que c’était moi l’héroïne de cette histoire ?

Lentement, je décroisai les jambes. J’allais leur en donner « pour leur argent », même si tout ceci n’était qu’un jeu et pas une question de monnaie sonnante et trébuchante ou de billets sentant bon le papier fraîchement imprimé…

Les hommes qui n’avaient pas les yeux clos, voyant que je changeais de position, me regardaient, à présent. Je remontai ma robe un peu plus haut. Ma cuisse gauche était à présent découverte. La jolie dentelle du haut de mes bas était bien visible. Je repris ma lecture après avoir bu une nouvelle gorgée de rhum. Derrière le rideau, mon mari ne perdait pas une miette du spectacle ni du mien, ni de celui de mes autres auditeurs. Je savais que ses yeux brillaient…

« J’ai envie que tu me goûtes…


Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche