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Chair collaborateur

Tout était allé très vite.

Le type l'avait invitée à manger, un collègue de boulot. Elle avait admiré l'audace et s'était en même temps un peu méfiée. Les rumeurs vont si vite. Puis elle s'était finalement dit en passant la porte qu'elle n'avait qu'une vie. Advienne que pourra.

Et avant même d'attaquer le repas, de conversations en verres de vin blanc, elle s'était trouvée un peu éméchée. Il faut dire qu'il lui en fallait peu. Mais l'étourdissement lui paraissait bien agréable, presqu'autant que son collègue, sur qui elle projetait ses fantasmes depuis un petit moment. A vrai dire ce n'était pas totalement dû au hasard s'il l'avait invitée, elle avait sûrement un peu minaudé au travail pour forcer le destin. Il fallait bien parfois provoquer les choses. Même si elle avait été loin de soupçonner l'invitation à dîner.

Et ce soir, affalée dans le canapé, les sens légérement engourdis par l'alcool, elle était subitement d'humeur à tout provoquer plus que jamais.

Tout au long de la soirée, ils avaient échangé des banalités, puis approfondi certains sujets qui leur tenaient à cœur. Au fil de la conversation, les langues s'étaient déliées, la timidité polie avait laissé place au langage corporel plus tactile des gens faussement habitués. L'un et l'autre sentaient bien que ces tentatives d'approche n'étaient pas naturelles, mais la jouer "bons collègues" paraissait détendre l'atmosphère.

Jusqu'à ce qu'elle se sente franchement soûle et se laisse tomber dans le canapé. Il lui avait amené un verre d'eau en plaisantant de sa faible tenue à l'alcool. Elle avait répondu avec un rire un peu alcoolisé, laissant nonchalamment remonter sa robe le long de ses cuisses en s'affalant un peu plus. Geste en réalité parfaitement calculé. Elle n'était pas assez soûle pour en oublier son objectif premier.

Elle prit le verre d'eau en le regardant droit dans les yeux et le vida d'un trait. Il venait de s'asseoir à côté d'elle. La bouche rafraîchie, elle en avait marre d'attendre, de ne pas entrer franchement dans le vif du sujet. Elle prit les devants en grimpant sur ses genoux. Sous la surprise, il ne bougea pas, la regarda remonter encore sa robe sur ses cuisses. Elle avait l'avantage de la situation. Si lui donnait l'impression d'un mec assez sûr de lui et décontracté, elle passait pour une fille sage et sérieuse. Il allait être surpris.

Elle s'approcha doucement, pressa ses lèvres contre les siennes presque timidement, pour ne pas brusquer le premier contact. Quand elle se redressa, elle le sentit durcir entre ses jambes.

Tout en la fixant intensément, il lui passa la main dans le dos et pressa pour la ramener à lui. Cette fois-ci elle n'hésita pas, l'embrassa à pleine bouche. Elle sentit ses mains qui détachaient maladroitement le haut de sa robe, et son désir qui grandissait au fur et à mesure. Elle laissa sa langue fouiller sa bouche tandis qu'il la basculait en arrière, toujours assise sur ses genoux.

Il lâcha sa bouche pour promener ses lèvres et sa langue dans cou, l'embrasser et la mordre jusqu'au lobe de l'oreille. Elle enroula ses jambes autour de son bassin, se collant un peu plus contre lui, comme s'il pouvait déjà la pénétrer à travers son collant. Il se leva, la tenant dans le dos et par les fesses. L'étourdissement de l'alcool la reprit quand il la bascula sur le lit, quelques pièces plus loin. Elle ferma les yeux quelques secondes, le temps que ça passe. Mais sentant ses mains qui commençaient à la déshabiller, à glisser son collant le long de ses jambes, elle décida de les garder fermés, se délectant du plaisir aveugle de cet homme sur qui elle avait longtemps fantasmé dans son bureau. Elle repensa à toutes ces fois où elle s'était laissée surprendre par son imagination au travail, et où elle avait pu sentir sa culotte mouillée sur la chaise, où elle se trémoussait toute seule face à son ordinateur, serrant ses jambes croisées, caressant sans y prêter attention le haut de son décolleté. Le contact de ces mains qu'elle avait tant imaginé la ramena à la réalité.

Elle était allongée au bord du lit, les jambes en-dehors, et à genoux devant elle, il commençait à passer ses doigts sous le tissu humide de son sous-vêtement, approchant sa bouche, embrassant timidement du bout des lèvres les contours de son intimité.

Elle se redressa sur ses coudes pour le regarder faire, ce qui l'excita d'autant plus. Elle passa la main dans ses cheveux, puis le long de sa joue, lui faisant redresser la tête. Il planta ses yeux dans les siens, et en un instant son regard changea, s'assombrit. Un désir plus pressant, plus bestial le prenait. Il fit glisser sans ménagement la petite culotte à terre, et colla franchement sa bouche sur sa vulve. Le premier contact, chaud et humide, la fit se tendre. Elle retint son souffle, tandis qu'il commençait à la lécher avec plus d'ardeur, embrassant l'intérieur de ses cuisses, glissant sa langue le long de ses lèvres, autour de son clitoris qu'il aspirait au passage.

Il remonta sa robe jusqu'au dessus du bassin pour dégager complètement son entrejambe, et glissa ses mains dessous pour atteindre ses seins. Le sexe pris à plein bouche, elle commença à gémir. Il redescendit une main le long de son ventre pour s'aider de ses doigts. Toujours en léchant son sexe, il frotta le clitoris avec son pouce, puis glissa son index un peu plus bas, à l'intérieur. La fille était déjà vraiment très mouillée, le sexe gonflé. Cette sensation lui donnait envie de la prendre, de la pénétrer sur l'instant, de se sentir en elle.

Inondée par les vagues de plaisir, elle se laissait aller, tête en arrière. Elle était tendue, le souffle court. Subtilement, elle sentit une vague de chaleur naître dans son bas ventre. Une onde de plaisir, euphorisante, palpitait sous sa peau, vibrant dans toutes les fibres de son corps mais surtout dans son pubis, où un orgasme intense attendait de déferler d'un moment à l'autre.

La sentant concentrée, prête à jouir intensément, son partenaire ralentit les caresses, progressivement, jusqu'à retirer sa langue et ses doigts. Ils relevèrent la tête simultanément, croisèrent leurs regards. Elle complètement frustrée, lui très joueur.

Elle voulut tendre la main vers son visage, lui faire signe de continuer, mais il lui prit le bras pour le maintenir contre le lit. Il se redressa en détachant sa braguette et vint sur elle tandis qu'elle se reculait pour s'allonger tout à fait sur le lit. Ils étaient tous les deux nerveux de cette attente, les corps brûlants, prêts à se fondre l'un dans l'autre. Il baissa son caleçon, dévoilant l'érection qui n'avait cessé de durcir depuis le canapé. Il se voulait en elle, se sentant presque imploser. En un instant, il la pénétra, et ce fut un immense soulagement pour les deux. Collés l'un à l'autre, pas entièrement déshabillés, ils se délectèrent de cette première pénétration. Lentement, il ressortit et revint en elle complètement, la remplissant pleinement. Elle ferma de nouveau les yeux, n'en pouvant plus de plaisir. Tandis que son partenaire trouvait son rythme, s'insérant lentement, puis de plus en plus rapidement, elle sentait chaque parcelle de son corps revenir à l'orgasme sur le point de la submerger quelques minutes plus tôt. N'y tenant plus, elle glissa sa main sur son clitoris, juste au-dessus de son vagin pilonné à coups de reins. Elle eût à peine à se toucher un peu, glisser ses doigts sur sa vulve humide et frotter son organe de plaisir, en une seconde l'orgasme fut là, décuplé par le sexe chaud et dur qu'elle sentait dans son vagin. Ses gémissements se firent aigus quand elle lâcha prise, savourant pleinement la jouissance.

Une fois la dernière vague passée, elle se tourna légèrement de côté pour se dégager. Assise sur le lit, elle passa sa robe par dessus sa tête et se retrouva enfin entièrement nue. Sans prendre le temps de le déshabiller, elle s'allongea à plat ventre devant son partenaire encore à genoux et pris fermement son sexe dans sa main et entre ses lèvres. La sensation de cette bouche chaude autour de sa verge lui arracha un premier râle. La langue allait et venait le long de sa queue, avant de laisser les lèvres se refermer complètement sur son sexe en érection, tapant parfois le fond de la gorge.

Stimulé par cette fellation aussi intense qu'inattendue, il se surprit à lui tenir les cheveux, au début pour pouvoir observer son visage et sa bouche avaler son membre, puis plus fermement pour guider lui même les mouvements et imposer son rythme. Il la faisait descendre le long de sa verge quand il voulait voir son visage, puis remonter pour avaler son sexe dur tout entier. Cela l'excitait au plus haut point, et les œillades pleines de défi qu'elle lui lançait par en-dessous en disaient long sur son désir à elle. Quand il fut près de venir, il accéléra la cadence, puis se retira complètement de sa bouche pour jouir sur le bas de son visage, et sa poitrine. Elle se rapprocha tout de même pour le lécher tandis qu'il finissait de jouir, et avaler ce qu'il restait. Il la regarda faire, surpris et soulagé de sa jouissance. Ils se lancèrent un regard qui en disait long, étonnés de ce qu'ils avaient découverts l'un sur l'autre, mais avec la hâte de remettre le couvert.

Alors qu'elle se nettoyait assise sur un côté, il ramena leurs verres de vin blanc. Il finit de se déshabiller, et ils trinquèrent nus sur le lit, encore essoufflés mais ravis de leur collaboration nouvelle.

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