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Comme "il" me plaira

Gardons-le dans l'anonymat avec le pronom "il". Je préfère puisqu'il est un ami de mon mari et que j'ignore s'il pourrait se reconnaître en lisant ce texte. 

J'aimerais remercier cet homme pour toutes les sensations qu'il m'a donné de vivre jusqu'à maintenant. La mise en place du scénario fut assez rocambolesque en soi. Moi qui ne connaissais rien des sextoys, il aura fallu que je m'en procure un pour justement, grâce à cet homme serviable, drôle, spirituel, mais surtout foutu comme un Dieu du Stade, atteindre d'autres niveaux de plaisirs. 

Dès que je me retrouve seule à la maison, je me fais belle, arbore le plus rouge de mes rouges à lèvres, me pare de ma plus belle lingerie et enfile mes Stiletto rien que pour lui, pour qu'il me trouve encore plus belle que d'habitude. 

Sur la table de chevet, je me sers une coupe de vin rouge et la boit au son des Nocturnes de Chopin, tout en lui parlant de choses futiles. Je ris en m'effleurant la poitrine. Lorsqu'il n'y a plus de vin dans mon verre, je me dirige vers le lit et je passe aux choses sérieuses. J'enlève d'abord la nuisette pour le laisser admirer mon soutien gorge push-up et ma culotte. Ensuite, je me place à genou sur le lit et me penche pour qu'il admire mon décolleté. Je me dégrafe et je lui expose mes seins duveteux. Je les caresse à ma guise pendant que je me dandine un peu au con des accords de mon grand pianiste polonais. 

En m'allongeant sur le dos, je retire ma culotte et ouvre les jambes. Je lui montre mon sexe qui, déjà suinte quelque peu en raison de l'excitation. Je souris à l'idée de le voir satisfait. Attends un peu que je me touche... Mes deux mains parcourent mon ventre, caressent mon entre-cuisse et remontent jusque sur ma vulve. Ma main droite, la plus agile et la plus experte, s'occupe de flatter mon clitoris pendant que l'autre s'amuse sur mes seins. 

Un doigt, puis deux, me pénètrent. Est-il encore là ? Mais bien sûr. Il ne peut plus bouger. Je l'envoûte, je le possède de par mes gémissements et mes mots libidineux sortant de ma bouche pourtant habituée à dire des choses plus sensées... Avant que je me laisse emporter par l'orgasme, je change de position. Je me place en levrette, m'assure qu'il m'observe bien et engouffre mon nouveau vibrateur dans mon vagin. L'effet est instantané. Me voilà qui perd la tête à force de ces va-et-vient vibrants. Me voilà qui gémit de plus en plus, qui tente de contrôler le mouvement afin de ne pas succomber trop vite. Mais c'est plus fort que moi. La main droite tient le sextoy et le fait pénétrer de plus en plus rapidement, tandis que la gauche tient fermement la tête de lit. La cyprine dégouline sur le derrière de mes cuisses, je suis prise de chaleur et je scande son nom de plus en plus fort. 

Lorsque tout s'est terminé, après que mon corps fut parcouru de décharges électriques,  je me suis essuyée la chatte avec un linge et le vibrateur. Je le dépose ensuite sur la table de chevet. Je reprends mon souffle en espérant que le spectacle lui a plu, mais il n'y a personne. Bien sûr, ce beau monsieur était présent uniquement dans ma tête. 

Il est ensuite venu me rejoindre en voyage, sous la douche, dans le bain, sur le sofa du salon et même une fois en voiture... 

Il ne me reste plus qu'à changer la literie parce qu'elle sent le sexe. Il ne faudrait pas que mon mari ait des doutes, n'est-ce pas ? 

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