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Compte à Rebours

5 ... 4 ... 3 ... 2 ... 1 ... Ignition !!!

... Le décompte avait résonné dans la tête de Virginia, seule dans le cockpit de cette capsule en partance pour Andromède. Des millions de kilomètres allaient la séparer de son amant, Peter ... Hummmmm, Peter ...

Les vibrations dues à l'allumage des propulseurs se faufilèrent à travers la combinaison de Virginia. Elle eu l'impression, comme à chaque décollage, qu'on lui arrachait les poumons, que ses yeux s'enfonçaient dans leur orbite mais également, conséquence plus inattendue et bien plus réjouissante, elle sentit sa fente s'humidifier sur le champs.

La poussée phénoménale avait catapulté la capsule dans l'atmosphère proche puis viendrait la mise en branle du réacteur post luminique qui la propulserait loin de la terre, au-delà du système solaire et enfin au-delà de la voie lactée. Mais la première chose qui l'accueillie, en même temps que les premières étoiles, fut un orgasme ravageur, cela aussi elle s'y était habituée. Elle fantasmait toujours sur Peter lors des décollages et les trépidations infernales de la gigantesque fusée s'arrachant à la pesanteur terrestre faisaient le reste. La ficelle de son string devenait un sextoy improvisé des plus terribles. Vibrant tout le long du liseré de sa chatte aux nymphes gonflées. Le tissus doux et râpeux à la fois lui donnait, en vibrant avec frénésie, une sensation tel un cunnilingus fantastique et évanescent. Une langue douce et légèrement râpeuse à la fois venant lécher son intimité de son petit trou au pinacle de son clitoris, lapant avec douceur et frénésie les lèvres sensibles. Le plaisir surgit du néant, entre terre et espace, au confins de l’atmosphère, d’abord un petit brasier, comme une étincelle incandescente, trouvant un flux d’hormones hautement inflammables, embrasant tout sur son passage. La boule de feu s’insinua dans son vagin, contracta son utérus puis se faufila le long de sa colonne vertébrale … inondant son cerveau et son ventre d’un bouquet final sensoriel et ravageur, éblouissant d’intensité et de force.

Revenue de sa petite mort, seule dans la vaste capsule elle n'avait plus qu'à attendre que son voyage de près de 15 jours prenne fin. Excitée par ce voyage, en manque de son amant et de ses caresses, chaude comme la braise après son plaisir incongru mais aussi frustrée de ce premier plaisir solitaire et involontaire Elle alluma machinalement son nouveau jouet mis au point par des ingénieurs aussi imaginatifs qu’un rien pervers : Le M.A.C.H.O.S. acronyme clin d'œil à cette nouvelle invention incroyable, Machine Automatique à Caresses Holographiques Sexuelles ...

Tout était dit ...

Son amant et elle s'étaient filmés pendant leurs ébats terrestres, MACHOS avait scanné leurs joutes sexuelles, les avaient enregistrées puis avait numérisé un modèle de Peter plus vrai que nature, l’hologramme avait la texture de peau, le parfum de son mâle mais l’image 3D dépassait par certains côtés le modèle, il suffisait d’un réglage vocal et la masculinité de son partenaire prenait à loisir plus de volume ou gagnait en taille, son bidon qu’elle trouvait si mignon pouvait si le cœur lui en disait se transfigurer en magnifique tablette de chocolat (extérieures et pas internes) Peter devenait souvent plus souple et l’endurance (dont ne manquait pas l’original) quant à elle était illimitée, enfin, tant que les moteurs et différentes batteries de la capsule tenaient le coup. La machine était programmée pour jouer un scénario prédéfini ou, en mode intuitif, pouvait simuler à loisir l'un ou l'autre des partenaires ou tout autre demande, y compris les plus iconoclastes, de l'utilisateur ou de l'utilisatrice en l'occurrence, Virginia rit en repensant à l’autofellation qu’elle avait programmé lors de son dernier voyage, la vision de son amant enroulé sur lui-même et gobant son propre gland était à la fois excitante et hilarante …

Virginia se dénuda et avant de se glisser sous la douche programma MACHOS en mode intuitif option « mâle dominant », elle avait beau être l’un des fleurons d’EADS, un cerveau brillant et vif, sa féminité sensuelle se révélait être soumise, elle adorait les scénarios où l’acte sexuel découlait d’une coercition masculine, où, acculée, elle ne pouvait s’en sortir qu’en se soumettant au désir masculin, voire aux désirs masculins, la pluralité masculine faisant également partie de la cohorte de ses fantasmes.

Elle coupa la pesanteur artificielle de la capsule et se glissa sous les jets d'eau chaudes à haute pression tandis que Peter prenait vie devant elle, enfin, l'image de Peter.

"Hummmmmm tu as laissé la porte de la douche ouverte exprès pour me faire mourir de désir ma belle petite salope d'amour" dit l'avatar de son amant ...

"Oh !? Oui ! Pardon ..." Répondit Virginia d'un ton faussement ingénu ...

"Veux-tu voir l'effet que cela me fait de te voir ainsi nue sous la douche ...?"

"Hummmmm oui ... Montre moi ..."

La silhouette de Peter se leva alors, laissant apparaitre une magnifique érection ... Virginia scruta cette queue qu'elle connaissait par cœur mais qu'elle redécouvrait à chaque fois qu'elle la voyait ... Plutôt courte mais d'un bon diamètre ... Un gland dessiné au pinceau ... Rose et brillant ... Gonflé et brillant d’excitation, le méat laissant échapper quelques gouttes de désir masculin et salé.

Virginia soupira à cette vue et alla, contre ses propres pudeurs (idiote qu'elle était ... C'était un hologramme ... Peter ne saurait jamais rien de ce qui se déroulerait ici dans ce huis clos spatial ...), se tourner et cambrer les reins ... Écartant les fesses elle libéra à la vue de son homme l'intégralité de sa féminité, son petit œillet, haut et lisse , petit puits serré et qu'elle avait si souvent refusé aux hommes jusqu’à Peter à qui elle avait tout céder. Puis sa fente légère, le petit nuage rose et irréel de ses nymphes intimes, le liseré de soies brunes venant orner, telle une couronne, ce sexe féminin torride et déjà embué de désir ...

"Tu es belle à mourir Virginia ... J'ai envie de toi ... Viens !"

Virginia, femme de tête, n'avait jamais pu résister à un homme dominateur pour les choses du sexe et Peter excellait dans cet art de la soumettre à ses désirs ...

Elle se redressa et avança vers l'image flamboyante de son amant ... Les milles gouttelettes d'eau ruisselant sur son corps de naïade reflétaient des éclats de lumière rendant l'apparition de Virginia aussi irréelle que l'hologramme de Peter ... Déesse numérique ... Virginale Athéna des temps modernes ...

Peter porta la main à son membre viril et érigé ... Il commença à se masturber ce qui finit d'achever Virginia dont les entrailles se nouèrent ... Son regard se posa sur cette main adorée ... Les mains de Peter l’envoûtaient, masculines et fines à la fois, si douces, si habiles. En lents allers-retours sensuels, son amant faisait coulisser son prépuce rose sur ce gland soyeux, Virginia n'ayant plus qu'une obsession : le prendre en bouche et le sucer avec gourmandise et délectation ...

Elle s'accroupit, se pencha, le MACHOS donna alors toute l’ampleur de sa technologie, la bite chaude et palpitante de Peter devint solide. Elle suça alors une vraie queue, la queue de Peter, brûlante et vibrante. Elle sentit même le sel de son désir envahir son palais, ce pré-sperme savoureux et légèrement huileux qu’elle affectionnait tant. MACHOS étant programmé pour restituer fidèlement fragrances et goûts, ses sens étaient saturés des effluves masculins de son amant, de ses parfums. Les pulsions de son désir allant crescendo elle accentua la pression de ses lèvres et goba ce sexe adoré au fond de sa gorge. Peter gémit, elle savait qu'elle ne le ferait pas jouir ainsi, qu'il réclamerait l'hallali, la curée finale, c’était sa liturgie mais elle aurait quand même son eucharistie, elle se le promettait …

Elle se releva alors, embrassa son amant, elle se senti soulevée, l'apesanteur faisant flotter son corps comme une plume prisonnière du vent. Elle se senti déposer sur une des couches de la capsule, sentit les mains de son amant parcourir ses jambes et ses fesses, frémit au premier contact des lèvres de Peter sur l’intérieur de ses cuisses. Comme il savait la faire languir, le salaud. Comme il savait faire monter en elle un désir impérieux, incoercible. Un désir primaire, un désir de femelle en rut.

Et ce fut la première explosion ! Enfin ! Le contact de sa langue sur ses lèvres, un effleurement d'abord. Il ne cherchait jamais tout de suite son clitoris pourtant érigé et depuis longtemps libéré de sa gangue de chair protectrice. Il « flânait » le long de ses nymphes veloutées, sa langue papillonnant, s'enroulant, léchant, fouillant son intimé. Elle frétillait, s'arrêtait, Peter laissait sa salive couler le long des lèvres jusqu’à l’orée du vagin qui palpitait au rythme de ses labiales caresses. Il la lapait jusqu'à l'anus, mêlant ainsi les saveurs iodées du sexe de son amante au musc plus sauvage de son petit trou serré. Virginia, elle, s'ouvrait. Corolle animale s'offrant aux coups de langue experts de Peter. Elle ne savait jamais comment il allait faire évoluer ses caresses. Mais son goût à elle (et il le savait !) allait irrémédiablement au duo magique doigts et langue et bien sûr l'hologramme de son amant, fort de sa conscience répliquée, en avait une conscience aiguë également. Une décharge électrique la fit se cambrer au contact de deux des doigts de son partenaire éthéré. Elle sentit deux phalanges s'enfoncer en elle telles des cohortes romaines de l'antiquité forçant les lignes adverses. Le cochon avait une dextérité vraiment unique et il connaissait par cœur les points sensibles des muqueuses souples qui commençaient à couler de cette liqueur dont Peter raffolait ...

Son vagin s'ouvrit à son corps défendant, héroïne vaincue, captive volontaire, elle se sentit fondre. Les doigts la masturbèrent doucement, la langue de Peter imprimant désormais un rythme rapide et régulier sur son clitoris, sur le côté gauche de son clitoris exactement, pile sur le point le plus sensible et le plus innervé de son anatomie intime. Métronome sensuel qui se calait sur les propres ondulations du corps de sa partenaire, captant chaque micro crispation, chaque minuscule frémissement. C'est alors qu'elle sentit en elle les doigts se recroqueviller et venir agacer en rythme cette zone de son vagin qui la rendait folle de plaisir.

Virginia lâcha prise et se laissa aller à la langueur exquise des caresses de son avatar adoré. Elle releva un peu plus les jambes, signal muet entre les deux amants de son désir de sentir un autre doigt lui perforer son petit trou interdit. Peter, que l'anus serré de Virginia rendait fou depuis toujours, ne se fit pas prier et, ayant enduit son annulaire de salive enfonça son doigt dans le sphincter serré de sa belle, encouragé par ses gémissements.

C'en était trop, le rythme soutenu des digitales caresses alliées à la langue de soie de son amant emporta Virginia dans un premier élan de plaisir, les spasmes de son antre, d'abord espacés, devinrent d'un coup plus rapprochés puis carrément furieux jusqu'à cette ultime pulsation qui déclencha l'orage. D'abord dans son bas ventre la vague qui enfle et embrase tout, avant que cette boule de feu, cette déflagration de pur plaisir ne vienne en un éclair parcourir sa colonne vertébrale avant que d'exploser dans son cerveau. Saturée d'endorphine et d'adrénaline le temps de dilata, se contracta, le souffle court Virginia fut terrassée par cet orgasme en apesanteur.

Revenant doucement à la réalité elle se rendit alors compte que des petites billes cristallines flottaient autour d'elle. D'abord décontenancée, presque apeurée qu'un système de bord ne souffrit d'une fuite, elle ne vit qu’avec un temps d’arrêt le petit sourire coquin et satisfait de Peter ! Le salaud ! Il avait déclenché sa fontaine ! En plein cœur de l'espace ! Il n'avait pas pu se retenir et les myriades de gouttelettes rondes et flottantes dans l'atmosphère de la cabine n’étaient en fait que les mille perles de son plaisir liquide, expulsées de son méat, ravissant mystère des femmes fontaine que Peter avait révélé chez elle. Et ces petites sphères liquides dérivant comme des clins d'œil mutins étaient autant d’hommages sphériques et parfaits à son plaisir d'ambroisie si spécial ...

Les jambes tremblantes et après avoir déclenché l'aspiration et la filtration de l'air de la cabine pour éliminer les traces de sa « cataracte magique » comme l'appelait Peter, Virginia demanda à son MACHOS de s'allonger sur la couchette. Peter se prêta au jeu de bonne grâce mais avait-il le choix ? Il nagea ou vola jusqu'à la couche verticale. En apesanteur, ni haut ni bas, pas de vertical ni horizontal. On s’allongeait « debout », paradoxal mais une réalité scientifique et excentrique.

"Ah ... Tu as fais le malin ... Laisse toi faire maintenant" la voix de Virginia était calme mais le ton à demi coquin était déterminé. Elle se mit à entraver les chevilles et les poignets de son homme. Peter, ainsi attaché ne pouvait plus la toucher, enfin, presque …

Virginia, libre de ses mouvements, elle, ses cheveux flottant autour de sa tête et dessinant une auréole châtain autour de son visage d'ange se laissa alors pivoter sur elle-même pour se retrouver tête bêche par rapport à Peter. Ce soixante neuf spatial était diablement excitant. Son corps ne pesait rien, les mouvements étaient faciles, elle se retrouva à hauteur de la queue de Peter et senti le souffle chaud de ce dernier venir faire frémir sa légère toison à hauteur de la bouche de son amant.

La langue de Virginia sorti doucement, venant s'enrouler sur cette fraise de chair chaude et palpitante. Elle senti le désir sourd de son amant qui faisait battre son vit, rythmant ses allers-retours sur la hampe tendue de Peter, incapable de se concentrer sur ce qu'il lui faisait elle était tout à son grand œuvre, avalant son homme jusqu'à la garde, branlant cette tige souple et rigide puis léchant les deux petites sphères fragiles et glabres, les couilles de Peter étaient très hautes, dures et gonflées. Dieu qu’elle aimait lécher ses bourses sans poils lentement, les nappant de salive, allant ensuite jusqu'au petit trou de son homme afin de lui offrir une feuille de rose dont il raffolait tant. Et quoi de plus facile lorsque les corps ne pesaient rien !?

Et Peter, finalement, rendit les armes. Ne pouvant plus rien contrôler, le sexe rose et épanoui de Virginia devant ses yeux, sa belle lui offrant une fellation toujours aussi terrible. Comment faisait-elle pour adapter ainsi son rythme et la nature de ses caresses à ses propres goûts ? Anticipant toujours ce qui le ferait patienter ou au contraire craquer ?! Mystère, mais sa science était infinie et les derniers coups de langue tournoyant autour de son gland, couplés à la main de Virginia imprimant un rythme régulier du bout des doigts sur toute la longueur de sa bite arrachèrent un cri de plaisir à Peter ... Comme le décollage de la navette tantôt, Virginia lança le décompte dans sa tête :

5 ... 4 ... 3 ... 2 ... 1 ... Ignition !

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