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Je me souviens ...

Je me souviens de notre rencontre, alors que je renversais mon café sur ton jeans.

Quand tu as vu que j’étais rouge de honte, tu m’as juste dit « Ce n’est pas grave mademoiselle, vous n’avez qu’à me donner votre numéro pour vous faire pardonner ».

C’était le début de la fin pour moi. Ou plutôt le début d’un tout.

Je me souviens de chaque mot, chaque instant, chaque caresse que nous avons partagé.

Te souviens-tu de notre première fois?

Nos corps ont dansé toute la nuit, ton regard a caressé le mien, ta langue a dévoré la mienne. Chaque parcelle de nos corps suintait de désir.

Tu respirais mes seins alors que moi je n’avais qu’une envie c’était de t’avaler goulûment, lentement, délicatement.

Tu pinçais mes tétons en effleurant dangereusement mon infini alors que je me caressais.

Tu me rendais sauvage, tu me donnais envie d’explorer notre plaisir. J’étais prête pour toi depuis longtemps, mais toi tu voulais tout, tu voulais me faire jouir de toutes les manières possibles.

Tu me fouillais avec passion, tu me goûtais avec délectation comme on goûte une coupe de champagne.

Je sentais ton souffle caresser mon intimité alors que j’assouvissais mon plaisir de te goûter. Tu insérais délicatement ta langue chaude dans mon fourreau alors que moi j’effleurais ton petit œillet.

Nos soupirs reflétaient notre désir de combler l’autre.

Tu me faisais l’amour avec tes mains, ton corps, tes mots, ton regard.

Ton désir grossissait aux sons de mes suppliques.

Tes coups de reins de plus en plus profonds me faisaient perdre pied à chaque fois sans exception.

Tes baisers sur mon cou étaient empreints de tendresse et d’exigence.

Ton corps me clouait au lit alors que mes ongles traçaient de larges sillons sur ton dos.

Mes jambes emprisonnaient les tiennes pour te maintenir encore plus près de moi.

Nos corps coulissaient au fur et à mesure que tu me désirais.

Chaque baiser me faisait frémir.

Chaque caresse m’embrasait.

Chaque plaisir inavouable avait été découvert et assouvi avec avidité.

Oh mon Dieu, j’ai tellement joui cette nuit-là que le rouge me monte encore aux joues.

Tu me chuchotais des mots crus, des mots tendres, des mots qui me donnaient confiance en Nous.

Cette nuit tu m’as montré ce que voulait dire aimer avec passion et déraison.

Je me sens femme dans tes bras.

Tu me voulais intensément et pleine de ton désir.

Et c’est comme ça que tu m’as eue encore et encore.

Chaque nuit, je retombais encore plus profondément et incontestablement amoureuse de toi.

Notre désir grandissait et notre envie de redécouvrir nos corps chaque nuit n’était jamais assouvit.

Alors que j’écris ces mots, j’ai encore faim de toi. Je m’imprègne de ton odeur et écoute le doux son de ta respiration.

Mon corps n’est jamais repu du tien, mon regard cherche le tien.

Ma main cherche la tienne au petit matin.

T’entendre me chuchoter «réveille-toi mon amour» est indispensable à mon bien-être.

Encore aujourd’hui, je pose ta main sur mon visage pour sentir ta chaleur.

Encore aujourd’hui, je t’embrasse pour avoir le goût de tes lèvres.

Encore aujourd’hui, je me fais une petite place sur le lit pour entendre les battements de ton cœur.

Alors tu comprendras que de savoir que tu ne seras plus là dans quelques heures ...

Savoir que tu t’endormiras à tout jamais après cette seule injection me révolte.

Cette seule idée me tue et m’arrache le cœur.

Je veux encore renverser mon café sur toi.

Je veux marcher main dans la main avec toi.

Je veux contempler nos petits-enfants dans tes bras.

Je veux caresser ta langue de la mienne.

Je veux vibrer quand tu me pénètres plus fort.

Je veux gémir pour nous.

Je veux rire dans tes bras.

Je veux pleurer dans tes bras.

Je veux mourir de désir pour toi ...

Je veux ton odeur.

Je veux ton rire.

Je veux tes caresses.

Je veux ta tendresse.

Je te veux heureux.

Hier soir, quand tu me désirais, je sentais ton regard caresser mon corps, tu me regardais comme si c’était la première fois que tu me voyais. Tu me transperçais de toute part.

Tu as levé ton bras en me disant viens.

J’avais peur de te toucher, j’avais peur de te faire mal mais tu m’as dit « t’inquiètes pas, c’est notre nuit ».

Je me suis jetée dans tes bras en pleurant toutes les larmes de mon corps et je n’arrêtais pas de te dire «ne me quitte pas, ne me quitte pas, ne me quitte pas ».

Tu m’as répondu « je te quitte pas, je vais t’aimer, aime-moi une dernière fois mon amour ».

Je t’ai embrassé doucement mêlant mes larmes et ma salive à nos baisers.

Je t’aimais voracement, délicatement, sauvagement, désespérément.

Mais j’étais égoïste, j’avais besoin de plus, j’avais besoin de ta chaleur, de l’odeur de ta peau. J’avais besoin de m’imprégner de nous.

Tu as commencé à débrancher toutes les machines et enlever tous les fils, j’ai voulu t’en empêcher mais tu m’as regardé en me disant «cette nuit est à nous».

Tu étais devant moi, plus beau que jamais, je ne voyais pas les blessures, je ne voyais pas les 30 kilos que tu avais perdu, je ne voyais pas tes yeux cernés de noir par la fatigue.

Je voyais mon amour, mon ange, mon cœur, mon tout.

Je me suis approché de toi et j’ai commencé à caresser ton torse en prenant tout mon temps. Je sentais tes muscles se contracter sous mes ongles. Mon front caressait ton corps alors que mes mains retiraient le bas de ton pyjama.

Je laissais délibérément mes ongles marquer ton corps de mon amour.

Ton glaive était toujours aussi beau, si magnifique, dégageant tellement de puissance que je me pinçais les lèvres de désir.

A genoux devant toi, je commençais à laper l’objet de mon plaisir, à le sentir, à le caresser.

Mes larmes ruisselaient sur mon visage, mes mains caressaient tes fesses.

J’aimais te respirer, j’aimais ton goût sucré, j’aimais me fondre en toi.

A ma grande surprise, ton désir devenait de plus en plus gros dans ma bouche.

Ton phallus s’épanouissait au fur et à mesure des sons rauques qui sortaient de ta gorge.

J’aimais t’entendre lâcher prise grâce à ma langue.

Les médicaments parfois nous empêchaient de nous aimer mais jamais de nous désirer.

Une musique douce nous enveloppait dans son étreinte et la lumière se fit plus douce.

Je remontais ton corps en embrassant chaque centimètre de ta peau, la léchait, la mordillait doucement parfois un peu plus fort.

Je mémorisais chaque centimètre.

Mes yeux imprimaient au plus profond de mon âme chaque grain de ta peau.

Je t’entendais gémir de plaisir, oh mon Dieu ce gémissement me fais toujours frémir de plaisir.

Tes bras chauds autour de mon buste, tes baisers langoureux sur mon cou, sur ma joue, sur le coin de mes lèvres.

Me sentir entourer de ta force me permettais de m’encrer dans le moment présent.

Je souffrais de désir pour nous.

Je m’entends encore te dire merci, merci mon amour. Merci de m’avoir aimé.

Ta seule réponse fut un baiser sauvage plein de colère.

Je savais que tu n’étais pas en colère contre moi, mais contre ce destin qui allait nous séparer demain.

Nos soupirs se faisaient plus pressants, imprégnés de désespoir. Tu me caressais tendrement le dos, les fesses.

Je pressais mes seins contre ton torse, pour ne faire qu’un avec toi.

Mon âme dégoulinait de désir et mon cœur se fragmentait un peu plus.

Mon amour allait m’échapper mais pas ce soir, ce soir il était mien.

Ce soir nous étions un.

Mes mains se faisaient plus voraces, mes gestes plus précipités. La louve en moi sortait les griffes. Elle prenait, elle dévorait ton corps.

Ta bouche cherchait la mienne alors que ta main se glissait dans mon antre afin de me prodiguer de nouveaux supplices.

Alors que l’orgasme me foudroyait après quelques minutes de soupirs, j’hurlais de rage, de tristesse, comme si mon corps se brisait en mille morceaux. Je criais contre celui qui t’arrachait à moi.

Peu après, j’embrassais tes yeux pour les remercier de m’avoir regardé.

J’embrassais ta bouche pour la remercier de m’avoir honoré.

J’embrassais tes doigts pour les remercier de m’avoir caressé.

J’embrassais ton cœur pour le remercier de m’avoir aimé.

Alors que tu t’allongeais sur le lit en m’emportant avec toi.

Tu étais si beau mon amour.

Tu es et resteras mon ange.

Tu es mon roc sur lequel mes larmes se fracassent quand je ne vais pas bien.

Tu es celui qui presse mon cœur pour qu’il me permette de vivre.

Tu es la couleur de ma vie.

Tu es l’oxygène qui coule dans mes veines.

Tu es ma raison de vivre.

Je t’aime !!!!

Alors que je t’admirais, ton désir pour moi était fracassant, animal, unique.

Doucement, je m’installais sur ta lance chaude, humide et aussi dure que la pierre.

Je fermais les yeux doucement afin savourer tout le plaisir que tu me donnais.

Chaque courbe, chaque veine caressait mon Mont de Vénus.

Mes mains tenaient les tiennes alors que mes allers retours étaient de plus en plus pressés, plus profonds, plus imprégnés de mon amour pour toi.

Le rythme de la musique nous mettait en transe alors que notre plaisir était à son apogée.

J’étais prise de frénésie telle une sorcière de Salem, nos corps étaient pleins de sueur, tu en profitas pour te frayer un chemin vers mon petit bouton.

Le caressant, le titillant, l’obligeant à sorti de son carcan délicat tel une petite chenille qui sortait de sa chrysalide.

Nous nous aimions comme deux amants maudits qui jouissaient l’un de l’autre sans retenue.

Tu t’accrochais à moi en m’empalant de plus en plus fort, tu m’embrassais encore et encore à en perdre haleine.

C’est alors que ni toi ni moi n’en pouvant plus, notre orgasme nous emportait dans notre bulle.

Ce moment unique qui permet à ton âme de caresser la mienne et lui insuffler tout l’amour de l’univers.

C’est à ce moment-là que je remarquais que j’embrassais tes yeux pleins de larmes.

Tes yeux qui me suppliaient de te pardonner.

Tu savais que je ne survivrais pas si tu me laissais pas un bout de toi.

Car moi sans toi

Toi sans moi

C’était inenvisageable.

Mais tu sais quoi ...

Je n’ai pas à te pardonner.

Car tu es mon unique amour.

On est resté toute la nuit à se regarder, rire.

Oui tu m’as fait rire pendant des heures.

Tu m’obligeais à te promettre de ne pas fermer mon cœur...

Tu m’offrais la possibilité de te dire au revoir une dernière fois.

Mais ....

Nous n’avons plus le temps.

L’aube pointe déjà son nez et tu t’es réveillé.

Alors je m’empresse de t’écrire ici ces quelques mots en te buvant du regard.

Je te jette ces mots pour que tu puisses me revenir dans ta nouvelle vie.

Pars mon amour.

Prends mon cœur gravé dans les mots de cette lettre.

Garde mon âme en sécurité dans tes mains d’acier.

Et demain, quand le vent soufflera mes larmes, je saurai que c’est toi.

Demain quand notre petite graine grandira, tu veilleras.

Demain quand elle me demandera « où est mon papa ? »

Je lui dirais, il s’est perdu mais il est en chemin.

Ne m’oublie pas.

Ton amour.

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