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Confession

David,

Il n'est vraiment pas facile de te dire ce que j'éprouve pour toi. C'est pour cela que je ne dis rien. Mais que je l'écris. En effet, l'attraction que je ressens envers toi est elle qui me faut l'exprimer.

J'ai du mal à trouver les mots juste, j'ai déjà chiffonné des dizaines de feuilles de papier, mais cette fois c'est la bonne. Je ne recommencerai pas, je dois en finir et tout t'avouer.

J'aurai pu commencé par écrire que tu es l'homme parfait, mais je n'en sais rien. Je ne vis pas avec toi, je ne te côtoies que quelques heures par semaine, ici au gymnase, et je suppose que tu as des défauts. Alors je te dirais simplement que tu es mon fantasme, le premier homme à m'attirer autant. Jamais je n'ai connu pareil désir physique, pareil embrasement de mes sens.

Dans le casier de ce vestiaire, je te laisse cette missive. Et dans ce même vestiaire, je rêve de te toucher, de t'embrasser langoureusement, de glisser mes mains sous ton maillot, de te déshabiller, de sentir ta chaude peau contre la mienne.

Je dois m'arrêter quelques instants. La simple évocation de nos deux corps l'un contre l'autre suscite une telle excitation qu'il me faut lutter pour rester calme.

Sache que d'un délicieux plaisir, tes sourires se sont mus en terribles douleurs. Que ton parfum m’envoûte dès que tu passes près de moi. Qu'à chaque fois que tu me regardes, je me demande si je dois y voir un signe. Et quand tu me frôles, je rougis intérieurement. J'ose à peine évoquer le supplice de la douche. J'ai tant de mal à résister à la tentation, toi, nu. Alors je m'évade et songe au jour où, enveloppés par la vapeur d'eau, je pourrais caresser chaque partie de ton corps. Je débuterais pas un doux massage de ta nuque puis j'effleurerais ton torse avant de descendre lentement jusqu'à tes fesses qui m’obsèdent. Mes doigts frôleraient tes hanches, jusqu'à enserrer ton sexe tendu. Nous ferions l'amour, debout, avec fougue. Nous ne ferions qu'un, enfin.

Sache qu'il est difficile de te confier mes sentiments, mais il est plus difficile encore de te les cacher. Je ne le supporte plus, alors aujourd'hui je te confesse cette passion qui me consume de l'intérieur, tout en t'avouant mon plus profond secret. Je n'ai pas d'autre choix.

Je ne suis qu'un homme. Fébrile. Terrifié. Et amoureux.

B.


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