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Épisode 5 : Jour 5 - Thème : Leaves (Feuilles)

Avant la fin des beaux jours, Emma et moi avions décidé d’aller faire un pique-nique dans une jolie prairie connue de nous seuls. A l’abri des regards indiscrets. Nous marchions main dans la main sur le sentier de terre battue. Elle portait le plaid et moi le panier contenant notre repas. Le pâle soleil de ce milieu du mois de Septembre était déjà haut dans le ciel. Une légère brise venait nous chatouiller le visage. J’avais le sourire aux lèvres. Ma femme aussi. Nous étions heureux. Mariés depuis presqu’un an. Déjà. Je n’avais pas vu le temps passer depuis le jour de notre union à Biarritz. Absorbé par mes pensées, j’avançai d’un pas lent à ses côtés. Au détour du petit virage, le pré s’offrit à nous. Il était entouré de grands arbres dont les feuilles avaient enfilé leur robe automnale rouge carmin et orange sanguine. En contrebas, on pouvait entendre le murmure de la rivière.

L’herbe était parsemée par endroits de fleurs sauvages agitées par le léger souffle de vent. Emma tira un peu plus fort sur mon bras en me disant :

- Viens, allons nous installer là-bas, près de cet arbre.

- Oui, c’est parfait !

Elle étala le plaid sur le sol et je posai le panier dessus. Je m’allongeai nonchalamment sur la couverture et elle vint aussitôt se blottir dans mes bras. Elle passa sa main sous ma chemise et le contact de sa peau sur mon torse mit tous mes sens en éveil. J’étais, comme toujours, électrisé dès qu’elle me touchait. Elle descendit plus bas pour caresser ma queue déjà gonflée à travers mon jean noir. Je ne pus réprimer un gémissement guttural. Elle allumait un incendie en moi qu’il me fallait éteindre à chaque fois. Je l’embrassai avec gourmandise en lui caressant la nuque d’une main et les fesses de l’autre. Sa respiration s’accéléra, tout comme la mienne. Elle entreprit de défaire ma ceinture et de déboutonner mon pantalon avec précipitation. Je l’aidai en soulevant mes hanches. Elle libéra enfin mon érection tournée vers elle.

Elle referma ses doigts sur mon sexe et se mit à le caresser. D’abord lentement puis plus vite, tout en continuant à m’embrasser fougueusement. Elle s’écarta de moi un instant pour enlever son jean et sa culotte. La voir à moitié nue me fit bander encore plus fort. Je me penchai vers elle pour caresser son ventre, ses seins puis sa fente, si soyeuse et déjà humide. Excité par ses petits cris de plaisir, j’intensifiai le rythme des cercles que je dessinais autour de son clitoris. Elle pencha la tête en arrière et ferma les yeux. Mais je ne voulais pas la faire jouir comme ça. Je lui pris la main en lui murmurant :

- Viens sur moi…

Je me rallongeai sur la couverture en la guidant vers moi. Elle se positionna à califourchon, un petit sourire coquin sur les lèvres, puis s’empala avec une lenteur délicieuse sur ma queue dure et chaude. C’était divin de la sentir déjà si mouillée. De pouvoir la pénétrer au plus profond. Avant de commencer à bouger pour de bon, elle enleva sa veste et sa chemise. Elle ne portait plus que son soutien-gorge en dentelle rouge. Elle se pencha pour déposer des baisers mouillés sur mon torse et lécha mes tétons. Je poussai un gémissement du fond de ma gorge. J’adorais ça. Elle se releva et trouva son rythme. De bas en haut. De haut en bas. J’avais posé mes mains sur ses hanches pour la stabiliser. J’avais une vue imprenable sur ses seins habillés de rouge et son ventre appétissant.

Elle prit appui sur mes avant-bras et accéléra la cadence sans pitié. Je lui rendais chaque coup de reins avec force tandis qu’elle frottait son clitoris contre mon pubis. Cette sensation me fit durcir encore plus. Mon sexe glissait sur le velours de sa peau trempée et bouillante de désir pour moi. Quelques feuilles étaient accrochées à ses longs cheveux bruns qui retombaient en cascade sur ses épaules. J’effleurai ses flans puis je dégrafai son soutien-gorge, j’avais trop envie de voir et de toucher sa poitrine. Je me redressai légèrement pour prendre un de ses tétons en bouche et le sucer. Fort. Elle poussa un cri de plaisir. Je m’attaquai à son deuxième téton rosé et dur qui pointait vers moi en le suçant à son tour. Je la sentais mouiller de plus en plus sous mes assauts impitoyables.

Je me rallongeai sur le dos, en malaxant ses seins qui remuaient au rythme de ses mouvements. Sa peau si douce était comme de la soie qui glissait sous mes doigts. Elle ralentit un instant puis se pencha sur moi. Elle me lécha le cou avec un regard lubrique que je connaissais bien. Lorsqu’elle se releva, j’accentuai mes coups de boutoir pour la faire crier encore plus fort. Sa voix devenait de plus en plus rauque, ses yeux étaient fermés tandis que sa bouche formait un « o » presque parfait. J’y introduisis mon pouce qu’elle suça fort, la vilaine. Elle mordit légèrement ma chair et ce geste me fit perdre la tête. A elle aussi. Nos mouvements devinrent frénétiques.

Je pinçai son téton gauche et elle cria mon nom sous la tempête de l’orgasme qui rugissait en elle. Je vis sa peau frissonner et je sentis son corps se tordre sous le plaisir qui la submergeait. Je continuai à la limer avec force et la voir jouir avec une telle puissance m’emporta moi aussi vers la petite mort. J’éjaculai en elle en poussant un cri sourd. Nous nous écroulâmes sur le plaid, essoufflés mais satisfaits. J’étais toujours en elle. Ma queue tressaillait encore tandis que ses jambes et son ventre étaient parcourus de spasmes délicieux. Nos respirations reprenaient lentement un rythme normal tandis que je lui caressais tendrement les cheveux. Distraitement, j’ôtai les feuilles d’automne rouge et or qui s’y trouvaient en me disant que l’automne était officiellement devenu ma saison préférée.

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