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Drôle de nuit pour Nico – Drôle de baiser

Partie 26 - Drôle de nuit pour Nico – Drôle de baiser

Précédemment dans « Cinquante nuages de Jérémie »... L’apparition de Thibault à côté de Jérémie sur le parking de l’Esméralda avait provoqué des émotions plutôt intenses dans la tête de Nico. L’esprit heureux et emballé, Nico était monté dans la voiture de Jérémie direction rue de la Colombette. Thibault semblait déçu de ne pas avoir sa place dans la 205, et peut-être dans le lit de Jérémie ce soir-là. Quelque chose qui ressemblait à de la jalousie semblait s’être dévoilée au travers de certains mots du beau brun vis-à-vis de l’attitude de Nico face au type dans les chiottes de l’Esméralda…

Le vent qui souffle, la pluie qui tombe, une chambre d’étudiant plongée dans la pénombre, des gestes tendres et sensuels vécus sans laisser les mots gâcher l’instant magique… un baiser hésitant avait été posé sur les lèvres de Nico… un nouveau choix à faire pour Nico à la fin de l’épisode… de la semaine prochaine…

Et c’est là que l’impensable se produit… je crois rêver… je le vois approcher sa tête et un instant plus tard je sens ses lèvres se poser sur les miennes… son approche est hésitante, furtive… je sens de l’excitation et le refus de s’y abandonner, comme un flottement, je le sens nerveux, inquiet… il finit par mordiller ma lèvre supérieure… ça ne dure qu’une fraction de seconde, juste avant de me repousser sèchement avec ses avant-bras, comme dans un mouvement de répulsion… nos têtes sont à nouveau séparées, son regard est sur ses chaussures…

Au secours… quelqu’un aurait-il le mode d’emploi de ce mec ?

Allez, laisse-toi aller Jérém ! Voilà ce que j’ai envie de dire, de crier… mais je sais que ça ne servirait qu’à le crisper davantage et à me faire jeter… s’il veut aller plus loin, il faut qu’il y vienne tout seul, coûte que coûte… quitte à y passer la nuit entière… c’est un instant, je le sens inspirer très fort, j’ai l’impression qu’il lutte contre lui-même, que sa tête et son cœur sont le théâtre d’un combat épique entre raison et sentiment, entre envie et crainte, entre passion et doutes…

Jérém, pourquoi résistes-tu ?

Je respire très fort, mon cœur s’emballe, cette fois-ci c’est sûr, il va bondir de ma poitrine, tomber par terre, s’écraser au sol devant lui… j’ai envie de sa bouche, de ses lèvres tièdes et douces, de sa langue chaude et humide… je me jette sur lui, je l’embrasse à pleine bouche… il se laisse faire, je lui fais des bisous tout légers… je bande comme un malade, lui aussi il bande comme un malade, je le sens au travers de sa braguette qui se presse contre la mienne… ce soir-là je ne suis plus son soumis et lui n’est plus mon dominant, nous sommes deux garçons qui se donnent du plaisir…

Déjà il ne me repousse pas, ce qui est un exploit en soi… de plus, à un moment j’ai l’impression de sentir ses lèvres bouger, seconder les mouvements des miennes…

Je sens Jérém trifouiller sa ceinture, défaire sa braguette, descendre son jean et son boxer, sortir sa queue dressée comme un I et la presser contre ma bosse… je défais à mon tour ma ceinture et ma braguette, je me retrouve la queue en l’air… Jérém pousse son bassin vers l’avant, nos queues se rencontrent, la sienne est si tendue que j’ai l’impression qu’elle écrase la mienne… nos tétons se frôlent, s’excitent…

Je l’embrasse longuement dans le creux du cou, mes bras le serrent contre moi… et maintenant les siens aussi m’attirent vers lui, on est collés l’un à l’autre… c’est dans le transport d’une excitation sensuelle encore jamais atteinte que je porte une main entre nos bassins, mes doigts cherchant nos deux sexes, les réunissant en une seule prise… je commence à nous branler, gland contre gland, tout doucement… un truc de fou, de fou !… il adore, il frissonne, le mec a une trique d’enfer…

Je continue ainsi pendant un petit moment mais je finis par succomber à l’envie de le sucer… je relâche la prise de ma main, celle de mes bras, je remue mon torse pour lui communiquer mon intention de me dégager… il saisit mes intentions car je sens ses bras relâcher l’étreinte… je peux ainsi plier mon buste, embrasser son torse, agacer ses tétons, descendre tout doucement vers son sexe… humer au passage tous les parfums délicieux, les senteurs, les odeurs masculines propres à chaque région de son corps… au milieu de ma randonnée olfactive et buccale, je fais étape à son nombril magnifique posé au beau milieu de ses abdos saillants… et une fois repris mon chemin, je suis hypnotisé par cette ligne de poil délicate qui me ramène les premières petites odeurs de son sexe… je suis dingue quand j’arrive à son pubis… je me perds dans cette chaleur, dans cette douceur, dans cette envie…

J’ai envie de tout sentir, de tout déguster… je contourne sa queue magnifiquement tendue et je vais rendre hommage à sa sacrée paire de couilles, tout en recommençant à le branler doucement… ma bouche s’affaire sur ses bourses, j’ai vraiment faim de lui faire plaisir, de lui montrer à quel point je suis impressionné par sa sexualité… ma langue chatouille ses couilles sans répit, j’en gobe une et puis l'autre, insatiable, inlassable, ivre…

Qu’est-ce que ça peut être distrayant et plein de surprises que l’amour physique avec un beau garçon… je suis dingue, je suis dingue d’autant plus qu’il me laisse faire, qu’il ne semble pas pressé de précipiter les choses… il me permet de me faire plaisir… à lui faire plaisir… c’est l’osmose, c’est jouissif… je profite de cette aubaine, de ce temps octroyé à mes envies, je renifle, je lèche, je caresse, je regarde, je m’enivre de la forme douce de ses bourses bien remplies, de la puissance de sa queue en érection… je reste ainsi un petit moment comme sous hypnose, jusqu’à ce que l’envie de l’avoir en bouche soit plus forte que tout…

D’un geste rapide, je remonte mon buste, j’avale son gland, je laisse glisser sa queue entre mes lèvres bien serrées et humides jusqu’à ce que ma bouche soit complètement envahie par son gourdin, jusqu’à ce que le haut de mon palais soit flatté par le contact avec le bout de son gland pulpeux…

Mes lèvres coulissent sur sa tige, ma langue cherche le creux de son gland dès qu’il arrive à sa portée… j’apprécie le bonheur de m’approcher et de m’éloigner alternativement de son nombril, de ses abdos, de son parfum, de l’odeur de sa peau, de sa chaleur…

J’entends le vent dehors souffler à bloc… les rafales sont parfois tellement puissantes que le store fait un bruit de lattes en plastique secouées, je l’entends siffler sur les murs de l’immeuble, se faufiler dans les rues de Toulouse… et moi je suis là, bien à l’abri, en train de prendre en bouche mon fabuleux Jérémie… j’ai envie d’être nu, j’ai envie de le voir complètement nu dans toute sa beauté… j’ai envie de sentir sa nudité sur moi, son torse contre mon torse, son bassin pressant mon bassin, ses jambes contre les miennes… alors je prends sur moi pour accomplir cet effort surhumain… oui, il faut bien un effort surhumain pour obliger sa propre bouche à quitter cette queue délicieuse avant qu'elle n'ait craché tout son jus...

J’ôte mes lèvres de son mât comme un pansement de la peau, presque en l’arrachant… ma bouche se décolle de son gland avec un grand bruit de succion. Pendant que je me dessape, fébrile, maladroit, empâté, je ne peux pas quitter son sexe des yeux… ce sacré manche tendu, son gland décalotté… je ne sais même pas comment je finis par me retrouver à poil, tellement occupé à le mater en train d’enlever son jean, son boxer… ses baskets, ses chaussettes, terminer avant moi et se redresser, son corps athlétique dans toute son envergure, dans toute sa perfection, tout juste habillé de sa petite chaînette de mec… habillé de sa nudité, de sa splendeur, sa queue tendue comme une branche d’arbre… j’ai vraiment faim de lui…

Je le regarde, scotché… je finis par me secouer, par ravaler ma salive, par respirer un grand coup, par lui lancer un petit sourire tout timide et embarrassé… par avancer vers lui et lui tendre la main… il me toise, sans réagir… je fais alors un autre pas et je lui saisis carrément la main, je fais le geste de l'attirer vers le lit… il oppose une résistance… il dégage sa main de ma prise et se dirige tout seul vers le lit, me devançant. Il s'y allonge, appuyé sur ses deux coudes, le torse incliné. Il veut ma peau, là c’est clair…

Ce qui s’en suit est tout simplement beau, beau et naturel... je le suce… c’est une évidence, une loi naturelle… il s'allonge, accoudé, et je le suce… c'est ainsi que l'univers tourne… un beau mec s’accoude sur un lit et un homo le suce… oui, je le suce, j’ai envie de lui faire plaisir comme jamais encore auparavant… je lui polis le gland avec des grands coups de langue… et puis c’est l’extase… il change de position, son buste redescend sur le matelas abandonnant l’appui de ses avant-bras… je sens ses mains derrière ma tête et là je suis fou, je sens ma respiration s’accélérer, j’ai l’impression que je vais m’évanouir… ses mains ne se posent pas sur ma nuque pour me faire mieux avaler sa queue… non, le contact est léger, feutré… waaaaah… je rêve… ce contact ressemble à une… à une… oui, à une caresse ! Une caresse qui se prolonge, qui a presque raison de moi…

J’en tremble, presque secoué de spasmes… je n’arrive plus à contrôler mes mouvements… ma bouche a du mal à tenir le rythme… trop d’émotions parcourent ma peau, mon ventre, ma tête, mon cœur… je sens mes sentiments déborder, j’ai envie de pleurer tellement je suis heureux… à ce moment-là je suis le mec le plus heureux de Midi-Pyrénées…

Je sors sa queue de ma bouche et j’entreprends de le branler lentement pendant que ma langue s’affaire gourmande dans le creux de son gland… je sais que Jérém est particulièrement excité… et je sais ce qui se produit quand Jérém est excité à ce point… sa queue commence à délivrer ce petit jus de mec qui précède parfois l’éjaculation… et alors c’est le plein bonheur… pendant que ma main entretient l’excitation de sa tige, ma langue s’active dans le creux de son gland, heureuse à la fois de contribuer au plaisir de Jérém, de faire jaillir ce jus de mec, et de récolter le goût sans cesse renouvelé de la mouille qui suinte de son gland…

J’ai envie… non… j’ai besoin de le sentir jouir dans ma bouche... je gobe entièrement sa queue, bien décidé à lui offrir le bouquet final… j’ai à peine commencé à faire coulisser mes lèvres sur sa bite avec un entrain renouvelé que je l’entends me chuchoter :

« Attends… »

Je le vois remonter le torse avec une souplesse incroyable… je vois ses muscles abdominaux se contracter et devenir encore plus saillants… son torse est désormais complètement relevé devant moi, prenant appui sur ses genoux… j’en fais de même et nous nous retrouvons face à face… il me regarde dans les yeux et je m’aperçois que dans son regard il y a quelque chose de séduisant et de touchant que je ne lui ai encore jamais connu… décidément je ne suis pas au bout de mes surprises avec ce mec… non, vraiment pas… et je ne vais par tarder à en avoir une preuve encore plus saisissante… je suis tellement hypnotisé par son regard brun et pénétrant que je ne m’aperçois pas que son bras a bougé, que sa main a bougé… c’est la surprise la plus totale, la plus excitante, quand je sens le contact de ses doigts sur ma queue...

Petit con de Jérém… il est en train de me branler lentement tout en me regardant droit dans le yeux… oh, c'est beau… oh, c’est bon… c’est si bon de sentir la prise ferme de sa main, la chaleur de sa paume, le frottement de son pouce sur mon gland… non, je ne rêve pas… Jérém est vraiment en train de me branler… son regard se déplace de sa main, en train de faire des va-et-vient sur ma queue, à mes yeux… son autre main a entrepris de coulisser lentement sur sa queue… je sens ses respirations profondes, je les vois soulever sa poitrine, mettre encore plus en relief ces abdos qui me font tant délirer…

C’est tellement bon… l’effet de sa main sur ma queue… jamais aucune main autre que la mienne n’avait touché ma queue et c’est dingue comme sensation… et en plus c’est Jérém ! Jamais je n’aurais cru que cela se produirait un jour, jamais je n’aurais cru qu’il en serait seulement capable… mon ventre est parcouru de spasmes… tout mon corps tremble, je sens ma transpiration se mettre en route, je sens que s’il continue de cette façon je vais jouir très vite…

« Vas-y doucement, Jérém… sinon… »

Il ne me laisse pas terminer la phrase, ses deux mains arrêtent d’un coup leurs occupations jumelles… elles sont désormais chargées d’une autre mission… se poser sur mes épaules pour communiquer à mon buste la volonté de leur maître… je me laisse entraîner par les bras de Jérém et je sens mon corps pivoter doucement, lentement, on finit par changer de position sur le lit… Jérém est désormais vers le fond du lit et moi je suis dos aux oreillers.

Il s’avance vers moi, nous visages ne sont désormais qu’à une distance si réduite qu’avec une simple inclination du dos nos bouches peuvent se rencontrer. Je regarde ses lèvres et j’ai soudainement envie de les embrasser à nouveau… je regarde ses yeux et j’y vois un regard qui a toujours l’air ouvert à des expériences auparavant taboues… j’ai envie de l’embrasser et je vais l’embrasser… mon buste s’incline, mes lèvres se posent sur les siennes et Jérém accepte mon baiser… ce premier sera suivi d’autres, très nombreux tant j’avais l’impression que ses lèvres, bien qu’immobiles, semblaient apprécier ce contact doux…

Je ne peux pas résister à la tentation de le serrer à nouveau très fort contre moi, un bras retenant fermement son torse contre le mien, l’autre main s’agitant à caresser sa magnifique chevelure de beau brun charmant… je le serre très fort pendant un petit moment, avant de relâcher mon étreinte… nous sommes à nouveau face à face et il me regarde en silence… et puis à un moment son regard s’ouvre en délivrant ce qui ressemble à un beau petit sourire… un sourire léger, doux mais coquin à la fois, un sourire comme il en aura souvent le secret plus tard, dans une autre saison de notre histoire…

Et là, voilà que le petit fripon lève sa main pour la poser sur mon sternum et exercer une pression délicate mais ferme… Je seconde son mouvement pendant que je déplie mes genoux, j’allonge mes jambes et je me trouve ainsi allongé sur le dos… il s’allonge sur moi, ses jambes enlacées aux miennes, son bassin sur le mien, sa queue contre la mienne, son torse sur mon torse… il saisit mes poignets et les relève au-dessus de ma tête… c’est sexy mais c’est doux, terriblement doux, il me regarde avec une intensité troublante… j’ai l’impression qu’il va m’embrasser… allez, Jérém, un petit effort, tu vas y arriver…

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Il a l'air bien secoué mon Jérém « à moi »... ce soir-là il était passé par toute une palette de sensations toutes plus fortes les unes que les autres... la colère, l'agressivité, l'emportement... et puis… et puis j’avais vraiment eu l’impression que l’idée que j’aie pu mater et envisager un autre mec lui avait fait bouillir son sang à moitié napolitain... il me voulait tout pour lui, son pd… et je me prends alors à rêver que le fait d’avoir vu un autre mec s’intéresser à moi, même si c'était juste pour un tour dans une chiotte de boîte de nuit, ça avait dû faire un déclic dans sa tête, lui donner l’envie d’aller plus loin avec moi…

Mais là, à froid, voilà cette lutte dans sa tête, dans son cœur, cette lutte entre l'envie de se laisser aller à des moments de tendresse, de complicité, de sensualité et ses résistances, ses réticences à y céder, cette lutte battait son plein... son esprit submergé par la peur de franchir le point de non-retour vers un érotisme qui lui faisait toujours peur… la peur d'aller trop loin, de se perdre, de devenir quelqu'un d'autre, la peur de perdre le contrôle de soi et de céder irrémédiablement et définitivement à une tentation, à une pulsion inavouable... la peur d’aller au-delà d'une histoire de cul somme toute acceptable tant que c'était lui le mec et qu'il n'y avait pas de sentiments... et qu’il gardait le contrôle…

C’était bien là le gros dilemme du beau brun… il sentait des trucs changer en lui... et ça l'inquiétait… ça le déchirait ça le secouait... j’avais l'impression que pour la première fois de sa vie Jérém avait laissé tomber l'armure et il avait laissé parler ses envies profondes, ce besoin d'affection et de tendresse qu'il refoulait depuis toujours… oui, j'avais l'impression que pour la première fois Jérém n’allait pas simplement me baiser… j’avais l'impression qu'il allait me faire l’amour...

Je regarde son visage au-dessus du mien, sa petite chaînette qui pendouille et qui arrive par moments à effleurer la peau de la base de mon cou… nom d’un chien, qu’est-ce que c’est excitant ce contact léger et inconstant… ah ! là ! là !… il va le faire… mince alors… il n’a pas fait tout ça, il ne s’est pas allongé sur moi, il n’a pas mis son visage à quelques centimètres du mien pour se dégonfler… il va m’embrasser… enfin, Jérém, t’attends quoi, fais-le… embrasse-moi !

Ça ne vient pas, je m’impatiente, je ne résiste pas à la tentation et je tente de remonter la tête pour approcher mes lèvres des siennes… d’un geste brusque il relève légèrement son buste, portant sa bouche hors de ma portée… la prise de ses mains sur mes poignets s’est faite encore plus puissante, plus serrée… son regard s’est un peu assombri : s’il reste charmant, doux, gentil, il est désormais plus loin de moi, perdu… je le savais que ça allait arriver… j’ai gâché l’instant… j’ai envie de pleurer… qu’est-ce que je m’en veux… qu’est-ce que je suis con !

Jérém lâche la prise sur mes poignets et je ne vais par tarder à comprendre pourquoi… il se prépare pour son assaut, il se prépare à prendre son pied en moi… il crache une première fois dans sa main et il enduit sa queue, il crache une nouvelle fois sur ses doigts et vient étaler sa salive sur ma rondelle… un de ses doigts se pousse jusqu’à l’intérieur provoquant en moi un sursaut de plaisir…

Ses mains puissantes attrapent mes hanches et m’attirent fermement à lui… le geste est puissant, décidé, assuré… elles se chargent ensuite d’écarter mes fesses et de préparer le passage de son gourdin… un instant plus tard je sens sa queue humide se glisser au fond de ma raie et exercer une pression bien visée sur mon ti trou… ça y est… sa tête puissante finit par vaincre la petite résistance opposée par ma rondelle et son manche finit par rentrer lentement en moi…

Ses mains sont revenues sur mes poignets… il me regarde dans les yeux… son regard brun est si intense que j’en suis étourdi… Qu'est-ce que j’ai fait ? Qu'est-ce que un simple regard maladroitement adressé à un bourrin avait pu engendrer comme révélation autant dans mon cœur que dans le sien…

Son bassin commence à onduler avec ces mouvements cadencés qui me rendent dingue… Je sens sa respiration sur moi, son regard sur moi, ses yeux un peu tristes, pleins de douceur et de doutes… je regarde les muscles de part et d’autre de son cou puissant dessinant cette chute d’épaules si parfaite, je les vois se gonfler sous l’effet de ses mouvements… tous les muscles dessinant le V époustouflant de son beau thorax sont en action… pectoraux, abdos, grand oblique, grand dorsal … jusqu’à sa chute de reins saillante, vertigineuse… ce mec est un cours d’anatomie masculine à part entière… à donner vocation à faire médecine…

Ce sont exactement les mêmes muscles que j’avais vu se mettre en action lorsqu’il se préparait à attaquer le type dans les chiottes de l’Esméralda, mis à part le fait que là ils sont complètement nus, exposés devant mes yeux, rien que les miens… c’est beau, c’est beau, c’est beau, j’ai envie de pleurer tellement c’est beau ce mec enfoncé au plus profond de moi, en train de prendre son plaisir en moi et de m’en donner tellement par la même occasion…

Sa queue coulisse en moi, lentement, avec des aller-retours amples… à chaque retour je sens la tête de son gland titiller l’entrée de mon ti trou… c’est beau et sensuel… ça aussi c’est nouveau… son attitude… on dirait qu’il cherche son plaisir, certes, mais qu’il cherche également à me faire plaisir… peut-être que ce n’est que le fruit de mon imagination, une idéalisation de lui après ce qui s’est passé un peu plus tôt dans la soirée… peut-être…

Ce soir-là Jérém n'est plus à mes yeux que le magnifique apollon qui me rend fou de lui, la bête de sexe qui me rend dingue de sa queue, le garçon insaisissable, mystérieux et ténébreux qui me rend amoureux de lui… ce soir-là Jérém est le mec qui m'a sauvé la mise, le mec qui a pris ma défense comme jamais personne ne l'a fait au collège et au début du lycée quand je souffrais sous les moqueries et les insinuations sur ma sexualité…

Ce soir-là je suis là avec lui, et j’ai l’impression que lui aussi il est là avec moi, entièrement là avec moi, pour la toute première fois… et c’est beau cet instant, cet instant pendant lequel je sens sur moi la puissance de son corps dans le feu de l’action, sa recherche du plaisir mélangée à son besoin de tendresse… oui, c’est beau et c’est bon… bon à me rendre fou, bon au-delà de tous mes espoirs les plus insensés…

Dans son regard, finis cette attitude de mâle dominateur, cet aplomb insolent de petit con trop assuré de son charme et de sa sexualité, de petit con tour juste bon à gifler… ce soir-là Jérém ressemblait à s’y méprendre à un être sensible et touchant dans un corps d'apollon… zut… je me dis… c’est donc ça… son arrogance limite méprisante n’est qu’une carapace dont le vernis commencerait enfin à craqueler sous mes yeux ébahis ? Je commence vraiment à y croire et je suis le mec le plus heureux de France…

Il lâche mes poignets et finit par prendre appui sur ses mains plantées de part et d’autre de mon torse… il arrête ses foulées, je le sens frissonner, ayant du mal à contenir son excitation, luttant contre son physique pour résister à la venue trop rapide d’un orgasme qu’il veut repousser pour goûter encore à cette excitation qui a l’air de le rendre dingue… sa queue bien calée au fond de moi, il cherche à maîtriser ses sens… il respire profondément, sa peau et moite, à la limite de la transpiration… son cou se plie, sa tête se baisse… et alors ce n’est plus son beau visage que j’ai devant les yeux… ce sont ses beaux cheveux bruns épais dont la fixation au gel est en train de cesser son effet… ils me font tant envie… ils ont l’air si doux… je ne peux pas me retenir de lever mes bras et de caresser sa nuque, son cou, ses cheveux, d’offrir à mes doigts la sensation agréable de caresser la peau douce de son dos… là encore il se laisse faire, docile, sans broncher…

Au bout d’un moment, il finit par relever la tête… et lorsque nos regards se croisent… j’ai l’impression que son regard est carrément troublé… j’ai l’impression de lire dans ses yeux une angoisse et une inquiétude palpables… c’est si attendrissant que je sens un frisson monter de ma poitrine… je dois me maîtriser pour ne pas partir en sanglots…

J’ai l'impression que nombre de tensions sont en train de se libérer de son cœur, de son ventre, de sa tête… un séisme puissant est en train de le secouer de fond en comble… Jérém est en train de gagner son bonheur pas à pas, en luttant contre lui-même, à chaque instant… c’est une guerre fratricide entre deux factions opposées appartenant au même cœur, au même esprit… une lutte dévastatrice, épuisante, lui laissant pourtant entrevoir quelque chose au-delà des décombres d'une bataille sans merci et qui n’est hélas qu’à ses débuts… c’est un nouveau monde, un nouveau lendemain qu’il semble entrevoir... une nouvelle façon d’être vers laquelle il se sent attiré mais dont la route d’accès s’annonce si longue, si fatigante et si douloureuse, au point de paraître effrayante…

Son cœur est à feu et à sang. J’ai l’impression qu’il attend quelque chose de moi, un geste, une réponse, un signe, à être rassuré… je ne sais pas comment lui apporter ce dont il a besoin ce soir-là… à cet instant précis… j’ai envie de l’embrasser, de lui dire tous les mots doux qui remontent à mes lèvres… mais j’ai tellement peur de rater le coche, tellement peur de me prendre les pieds dans le tapis, tellement peur de me faire jeter comme déjà trop de fois… je n’ose pas… pourtant Dieu seul sait oh combien j’en ai envie… je suis farouchement attendri par son regard… j’ai l’impression qu’il est en train de m’ouvrir son cœur, de me montrer ses faiblesses… pendant que moi je me dérobe…

Alors que j’ai toujours prié pour qu’un moment comme celui-là se produise, je suis en train de laisser passer l’occasion comme un con… il faut que je marque le coup… à tout prix… je sais que les mots peuvent faire plus de mal que de bien… alors il ne me reste pas le choix… un sourire, un petit sourire plein de douceur et de tendresse… je me dis qu’un petit sourire ça ne peut pas faire de mal… je lui apporte ce sourire et Jérém reprend une profonde inspiration, il me sourit à son tour et… et… et… je fonds, je me liquéfie… son sourire est tendre et d’une douceur incroyable… mais alors… alors d’où il sort encore ça… décidément, ce garçon n’a pas fini de me surprendre …

Dès lors, mes mains ne peuvent plus résister à la tentation de glisser sur ses épaules à la chute époustouflante… mon geste semble donner le signal pour remettre en branle la (sex) machine « Jérémie »… ses coups de reins reprennent doucement, ses allées venue sont lentes, délicieuses… par moments il ferme les yeux… il les rouvre de façon inattendue… il me regarde… il frémit… il me regarde frissonner… il déguste son plaisir et le mien dans leur moindre parcelle… je sens que c'est tellement intense que cette nuit-là « mon » Jérém ne va jouir qu'une fois, mais que cette fois-là sera unique par sa durée, par l’intensité du plaisir partagé avant, par la complicité de nos corps et de nos esprits.

Et lorsqu’il s'arrête parfois au fond de moi, ce n'est plus de la domination… c’est tout simplement prendre son temps pour le plaisir… son plaisir… mon plaisir… non, je ne me suis pas trompé tout à l’heure… c’est bien ça… il y a des mouvements de son bassin qui me donnent plus de plaisir que d'autres… et alors que mon corps le lui montre par des frissons et par de gémissements qui s'échappent incontrôlables de ma bouche, Jérém a fini par repérer ce qui me donne le plus de plaisir… et il y revient régulièrement… alors là… je ne me sens plus… qu’est-ce que c’est bon de m’imaginer qu’il s’intéresse enfin à mon plaisir à moi… on dirait qu'il dose son plaisir dans le but de faire durer ce moment, on dirait qu’il aime me voir jouir par sa queue…

Les paumes de ses mains sont désormais fermement appuyées sur mes tétons et parfois même je surprends ses doigts en train de les agacer carrément… je suis fou et je lui rends la pareille… mes mains se portent sur ses pectoraux, elles en goûtent la fermeté… la puissance… mes doigts caressent ses tétons et Jérém semble être très sensible à ce genre d’attention…

J'ai l'impression qu'il prend un plaisir de dingue, qu'il est au bord de l'orgasme et que chaque élan peut être le dernier… alors je le vis, je l’apprécie en tant que tel… mon ti trou frissonne, se contracte… je ne suis plus maître de mon corps, mes muscles réagissent tous seuls … je lis sur son visage l'effet que ça lui fait…

Et cette paire, cette sacrée paire de couilles, ce soir j'ai vraiment envie qu’elles se vident en moi, envie comme jamais… et cela arrive enfin… je le vois jouir, je vois l’orgasme passer sur son visage, traverser ses traits comme un vent de printemps anime un champ de blé… c'est beau comme le premier rayon de soleil qui filtre des nuages après un orage d’été… c’est beau à en pleurer… d'ailleurs je crois que je pleure vraiment, mais qu’importe au fond… il est en train de jouir en moi, il est en train de me faire ce cadeau magnifique… j'ai juste envie que sa jouissance dure le plus longtemps possible, qu'il ne sorte jamais de moi… je porte mes mains sur son cou et je le caresse fébrilement…

Son bas-ventre se replie légèrement et je sens mon bassin se crisper quand ses abdos frôlent ma queue et commencent à glisser alternativement sur mon gland sous l’effet des coups de reins qui n’ont jamais cessé même après qu’il ait joui… sa queue remue encore en moi… alors que les doigts de ses deux mains s’affairent à pincer mes tétons avec une légèreté et une sensualité qui me mettent hors de moi… car il le fait pour moi… il le fait pour me faire plaisir…

Et il finit par atteindre son but, ce sale môme, il me fait jouir en deux temps trois mouvements, je jouis en me répandant en plusieurs jets qui vont souiller nos torses. J’ai tout juste fini de me vider que Jérém s’affale sur moi de tout son poids… sa joue enfouie dans le creux de mon épaule… il est toujours en moi, je suis rempli de lui, envahi par lui… il est épuisé comme peu d’autres fois je l’ai vu… je le couvre de caresses et de bisous dans le cou, sur le front, sur l’oreille…

Un instant plus tard, Jérém relève son torse, il sort de moi et il s’allonge sur le lit juste à côté de moi… il est taciturne et je me dis que c’est bien ainsi… tout a été parfait ce soir et il ne faut pas donner l’occasion aux mots de tout gâcher… je regarde sa queue encore tendue, luisante de son jus et je ne sais résister à la tentation d’aller chercher avec ma langue les dernières traces de sa jouissance de mec… je me pousse jusqu’à nettoyer ses abdos des éclaboussures de ma propre jouissance… j’attrape mon t-shirt et je m’en sers pour m’essuyer le gland et le torse…

Un instant plus tard je m'abandonne sur son torse repu, animé par une respiration redevenue régulière et harmonieuse… ses yeux demeurent fermés, j’ai presque l’impression qu’il est parti dans un sommeil léger…

Je me mets sur le flanc, calé contre son corps… ma joue posée sur ses pectoraux, je caresse son cou, je descends vers ses tétons, j’atterris sur ses abdos… chronique d’un voyage merveilleux… je le caresse dans la demi obscurité, ma main parcourt sa peau, inlassable de ce contact… ce soir-là je ne peux pas m'arrêter… je remonte, je lui caresse le cou, le visage… je joue avec sa chaîne… j'ai envie de l’embrasser, j’ai envie de poser des baisers partout sur sa peau, alors je décide de prendre le risque… j’embrasse son torse de mille baisers légers, rendant ainsi dans mon esprit hommage à sa beauté, à mon Jérém tout entier… c’est délicieux, enivrant… c’est d’autant plus délicieux qu’il se laisse toujours faire, même après avoir joui…

Ce soir-là je ressens soudainement pleins de sensations vis-à-vis de mon beau Jérémie… est-ce que je compte vraiment un peu pour lui au-delà de nos baises ? « Il se trouve que lui c'est mon pote, alors c’est mes oignons… »… il faut imaginer combien ça m’a touché cette simple phrase…

Je repense à notre courte conversation dans la voiture… quand il m’a demandé ce qui s’était passé… si j’avais chauffé le type… son regard interrogatif… son attente d’une réponse quand il m’a demandé si j’avais envisagé de le sucer… quand il s’est montré étonné, presque offensé que je trouve le type à mon goût… quand il m’a mis en garde sur le fait de mater les mecs avec trop d’insistance, une mise en garde qui ressemble à une recommandation tendancieuse… quand j’ai eu l’impression qu’il me sondait pour voir si je serais capable de coucher avec un autre mec que lui… envie de lui dire que jamais je ne pourrai regarder un autre mec comme je le regarde à lui… que si on était dans une relation normale je ne demanderais qu’à lui être fidèle… envie de le rassurer… envie de savoir si dans ses mots je pourrais vraiment voir quelque chose qui ressemblerait à de la jalousie…

Jérém finit par trouver le chemin de son indécrottable cigarette, soustrayant par la même occasion son beau corps à mes caresses incessantes. Le vent souffle toujours très violemment et Jérém se contente de remonter le store et d’ouvrir à peine la porte vitrée pour permettre à la fumée de s’évacuer… ce n’est qu’une solution de repli, et l’odeur dérangeante de la cigarette arrive à fouetter mes narines… je n’aime vraiment pas l’odeur de la cigarette, sauf quand elle me parle d’un beau garçon : dès lors, elle me devient presque agréable car elle devient une caractéristique de ce garçon… « il sent la cigarette », au même titre que « il est brun », « il est musclé », « il a un petit grain de beauté dans le cou ».

Sa cigarette est bien entamée, il va vouloir se coucher… je décide alors de me faire violence pour me rhabiller… j’ai eu tellement d’émotions ce soir-là que je tombe de fatigue et j’ai besoin de me retrouver seul pour tout repasser au ralenti et m’en faire un débriefe détaillé… oui, c’est le fête dans ma tête, un feu d’artifice… mais attends… Jérém qui m’embrasse… Jérém qui accepte des câlins… Jérém qui me montre ce regard presque tendre, amadoué, touchant… je suis sens dessus dessous, faut que je me pose dans mon lit et que je rembobine tout ça… j’ai dû rater un épisode ou alors il y a incohérence dans le scénario…

Je n’ai encore enfilé que mon caleçon et mon t-shirt que j’entends Jérém fermer la porte fenêtre et baisser le store replongeant la chambre dans une pénombre plutôt sombre. Je suis en train d’enfiler mes chaussettes quand je sens le corps de Jérém enfoncer le matelas dans mon dos… et je suis en train de ramasser mon jean quand j’entends sa voix dans mon oreille, presque un chuchotement, accompagné pas son souffle chaud caressant mon cou :

« Reste… t’en va pas… »

Oh je le savais… je suis dans mon lit en train de rêver… je me disais bien que tout ça ce n’était pas possible, que c’était le fruit de mon imagination… 

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