Elle et Lui

Une saga de Arturo - 3 épisode(s)

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Épisode 3 : Un bon bain

Journée de balade dans les rues de Paris pour repérer les soldes à venir. Je rentre épuisée et je décide de prendre un bon bain chaud et parfumé.

Me voici bien calée dans la baignoire, l’eau chaude glisse sur mon corps. L’éponge étale le savon parfumé sur mes épaules, sur mes jambes et passe rapidement sur mon ventre et sur ce sexe bombé juste entre mes cuisses. Ce passage furtif éveille mes envies et soudain, un frisson parcourt tout mon corps. Des images se bousculent dans mon esprit, je repense à ces textes romantiques et érotiques lus ces derniers jours, à cet homme plutôt beau frôlé dans le bus, ce corps de femme aperçu par le rideau entrouvert d’une cabine d’essayage…

Les bouts de mes seins se dressent, ma poitrine se gonfle et entre mes cuisses je reconnais cette douce chaleur qui accompagne le désir qui vient et qui monte…

Mes cuisses s’ouvrent pour mieux offrir mon sexe à ma main qui commence un doux massage. Mes doigts effleurent mon bouton dressé. J’aime cette caresse, ma main et mes doigts frottent mon pubis et les décharges de plaisir sur mon bouton si sensible s’intensifient. Mes doigts écartent subtilement mes lèvres à l’entrée de mon sexe, puis le lent massage fait place à des pressions plus fortes et à une pénétration exquise.

Je m’arrête à la porte de la salle de bains pour ne pas te déranger, et là, je comprends ce que tu es en train de faire… J’en ai le souffle coupé, puis une vague de chaleur m’envahit.

Le rythme augmente pour se mettre au diapason des ondulations de mes hanches. Mon bouton dressé est maltraité par ma main qui frotte et malaxe de plus en fort… Le seuil est atteint et mon désir ne reviendra pas en arrière, il me faut la jouissance pour calmer la chaleur folle qui vient de prendre possession de mon corps.

Je saisis la pomme de douche que je règle sur le jet d’eau le plus fort puis doucement je l’approche, puissant et chaud je le place sur ma fente qui demande plus de plaisir et de jouissance, beaucoup plus.

Au fur et à mesure de tes gestes, j’enlève veste, chemise, pantalon… Ma respiration est difficile, oppressée… J’ai à la fois une envie folle de me jeter sur toi et de continuer à te regarder…

Les vibrations gagnent tout mon corps et m’arrachent de doux gémissements. L’eau fouette mon bouton, mon corps devient fou, le désir envoûte et enrobe tout mon être. Furieusement, je colle le jet sur mon bouton dressé, gonflé et excité…

Ma main saisit mon gode puis le guide entre mes lèvres ouvertes et offertes. Il entre, ressort puis rentre, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Il me baise comme mon amant. Le plaisir et l’excitation sont bien là et annoncent la divine jouissance, les frissons envahissent mon corps. Mes cuisses s’écartent et d’un coup j’enfonce ce gode au tréfonds de mon être.

Je n’ai plus que mon slip, mais pour l’enlever, il faut que je le dégage de mon sexe, tendu, enragé de voir ce concurrent de plastique te baiser à sa place…

Soudain, des spasmes font vibrer tout mon corps. Ma main se crispe sur mes seins, je les caresse fermement, ma tête bascule en arrière, mon bassin se cambre, la jouissance et l’orgasme m’envahissent et je jouis. Mon esprit s’envole, mes cuisses se resserrent et vibrent, inondée par mon plaisir…

Enfin voici mon corps repu de plaisir qui s’affale dans l’eau chaude. Comme KO, je retrouve petit à petit mes esprits. Les yeux fermés pour mieux goûter ce moment… Puis j’ouvre les yeux et là, dans le reflet embué du miroir, je te vois…

A présent je suis nu, et c’est maintenant que tu m’aperçois !

Alors, j’entre dans la pièce. Tu me regardes avec une expression presque coupable… Puis j’enjambe le rebord de la vaste baignoire.

Je me recroquevilles pour te faire de la place et je m’agenouille dans l’eau chaude. Sans un mot, je m’empare d’un gant de toilette et je commence à te savonner. La poitrine d’abord… J’insiste sur les mamelons, aussi durcis que les miens il y a quelques instants – j’insiste encore, la légère rugosité du gant t’arrache un gémissement… Puis le ventre… Le pubis… Je savonne doucement la base de ta verge, les bourses durcies par le désir, mais je respecte le pénis.

Enfin, je lâche le gant, je pose les mains sur tes hanches, ma bouche entrouverte est à quelques centimètres de ton pénis dressé, tendu vers moi.

Je sens ton souffle sur mon gland… C’est le moment !

Je pose les mains sur ta tête, les doigts entremêlés à tes cheveux noirs, et je l’attire vers moi. Mon gland heurte légèrement tes lèvres, elles s’ouvrent docilement et j’envahis ta bouche humide et chaude.

J’appuie d’abord légèrement, puis je repousse ta tête, tout aussi légèrement. Ensuite je recommence, mais de façon un peu plus accentuée. Et encore, et à nouveau.

Enfin j’attire ta tête contre moi jusqu’à ce que tu demandes grâce, en t’efforçant de résister à ma pression.

Tu te sers de ma bouche comme d’un instrument, je devrais t’en vouloir de me traiter comme une poupée de caoutchouc, mais j’aime ça, j’adore ça ! Je voudrais pouvoir t’engloutir entièrement, mais je dois t’arrêter – j’en suis désolée !

Alors j’entame des va-et-vient prolongés, et tu entres dans le jeu – ta bouche béante, ta langue enveloppante à chaque mouvement vers moi, ta bouche aspirante, ta langue suçeuse chaque fois que je repousse ta tête.

Oui, là, je suis à mon affaire. Je te sens à ma merci, tes mains se servent de ma tête, mais ma bouche se sert de ton sexe !

Je ne vais pas tenir longtemps à ce délicieux régime. Ma respiration devient saccadée, je tente de me retenir, mais il faut que je poursuive les va-et-vient, ta tête sous mes mains… Ah…

Ma langue a perçu la vibration de ton sexe, tu es à bout, alors, le coup de grâce ! Je suce plus fort d’un coup et dans un râle, tu jouis, ton sperme jaillit dans ma bouche ! Une saccade, une autre, encore une ! Mais je n’en laisse pas perdre une goutte, j’avale avec application, je lèche goulument les gouttes qui tentent de s’échapper.

Mon corps est secoué de spasmes, je m’agrippe à ta chevelure, je tente éperdument de reprendre ma respiration… Mes mains s’ouvrent, tu redresses la tête et tu me regardes, ravie de ton effet. Tu te pourlèches, telle un chat qui vient de déguster une souris particulièrement dodue…

Il n’y a plus beaucoup d’eau dans la baignoire, le sol est inondé, mais tant pis, c’était vraiment un bon bain.

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