Elle

Une saga de Thalia_Devreaux - 2 épisode(s)

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Épisode 2 : Sans pudeur

— Allez dépêche-toi, tu vas être en retard !

Rarement ma mère me rappelait à l’ordre le matin. Au contraire, je me montrais autonome sans avoir besoin qu’elle me houspille pour que je parte à l’heure. Elle se demandait ce qui m’arrivait. Je ne pouvais pas lui dire la vérité, j’en étais incapable. Je regardais les affaires dans mon armoire. Il n’y avait pas besoin de tergiverser. On était mardi.

À contrecœur, je pris un survêtement et ça me pesait plus que d’habitude de me vêtir avec. La seule tenue dans laquelle mon mentor avait l’habitude de me voir. Et depuis notre étrange moment passé ensemble, à chaque pause déjeuner au parc, nous n’échangions qu’un ou deux regards en essayant de garder une attitude neutre, empruntée d’indifférence. Je devais faire semblant pour pas que mes amis se doutent de quelque chose. De toute façon, ils n’auraient pas pu imaginer la vérité.

Ensuite je recevrais un petit SMS pour regretter de ne pas avoir eu l’occasion de passer plus de temps ensemble. C’était étrange cette fascination que je pouvais avoir pour lui, cette obsession. Il ne me quittait plus. Je le voyais dans mes rêves. Dans mes fantasmes. La moiteur de mes draps était due à sa seule pensée. Et mes divers orgasmes, plaisirs solitaires donnés, n’étaient que le pâle reflet du premier véritable, unique, après cette fameuse après-midi chez lui.

Nous échangions peu de messages. Pour s’écrire quoi ? D’être patient ? Que l’on se verrait furtivement mardi ? Et toujours ces fichus cours l’après-midi qui m’empêchent de retrouver cette liberté que j’avais à peine goûtée des lèvres. Il y avait dans l’air un parfum de révolte, une insurrection à mener pour mon salut.

Un week-end peut-être ? J’avais émis cette idée mais pour lui, ça devenait plus compliqué. En fait, je me mentais également sur ce sujet. Il pouvait plus que moi, il ne voulait pas que je prenne comme excuse que j’allais réviser chez une amie. Il se montrait plus raisonnable. Il fallait bien qu’il y en ait un sur les deux pour se montrer plus adulte. S’il prenait alors le rôle de la raison, je devais devenir la folie. La fièvre qui me consume, m’enlevait tout bon sens comme je l’avais déjà prouvé.

« Ne te fais pas d’illusions sur demain. » Le message de mon mentor me mettait en garde de la déception que j’allais ressentir. Je m’étais endormie avec un lundi soir plein de promesses pour me réveiller difficilement cet après-midi et déchanter.

Toute la matinée je ne pensais qu’à lui, à ce moment et à ce qui pourrait se passer. En fait, je n’imaginais que des histoires invraisemblables où finalement je partais avec lui. J’écoutais peu les cours, de toute façon ils ne m’intéressaient plus depuis que j’avais découvert l’éveil de mes envies. Je voulais comprendre davantage cette flamme qui crépite dans mon ventre pour ce quasi inconnu bien plus vieux que moi. Je voulais apprendre de et avec lui.

À la pause déjeuner, il occupait sa place habituelle dans ce petit espace vert et nous la nôtre. Depuis trois semaines, j’avais la gorge nouée de ne pas pouvoir passer du temps avec lui en étant si près. Mais pas aujourd’hui. Je mangeais sans souci, triomphante d’avoir convaincu ma mère de rentrer à la maison sous prétexte que je me sentais souffrante. Dans un sens je l’étais, d’une fièvre qu’il me fallait calmer. Je désirais ardemment qu’il m’ausculte.

Je donnais le change à mes amis, prétextant un mal de tête qui ne voulait pas passer avec une grosse fatigue. Je devais les duper eux aussi pour qu’ils ne me posent pas de questions. Seul le mentor n’était pas au courant de la supercherie. Il mangeait son sandwich tout en pensant qu’il me verrait partir avec mes amis, comme souvent. Sauf que ce ne fut pas le cas lorsque les autres retournèrent au lycée.

Il mit quelques minutes avant de me rejoindre, de s’asseoir à mes côtés, voulant être certain que nous serions seuls. Il arborait ce sourire si dévastateur pour moi.

— Il semblerait que tu n’ailles pas en cours cet après-midi.

Un simple constat. Rien de plus. Aucune réflexion. Je ne lui avais pas demandé son avis, personne ne me forçait à le faire. C’était mon choix. J’étais libre de le faire.

— Il semblerait que je n’ai pas de culotte non plus.

J’avais parlé sur le même ton que lui. J’agissais selon mes envies, il en était de même pour mes paroles et mes actes. Avant de quitter le lycée, comme toujours je passais par l’étape pause toilettes et sans réfléchir, je trouvais évident de retirer mon sous-vêtement pour cette nouvelle rencontre. Je voulais éviter d’imposer à sa vue une nouvelle culotte de jeune lycéenne plus pratique que sexy. Je portais déjà un survêtement…

Les gens ordinaires se disent bonjour lorsqu’ils se voient. Nous, nous avions une autre façon de faire. Les conventions n’étaient pas pour nous. Je crois que nous l’avions suffisamment prouvé lors de la première rencontre. Je regardais droit devant moi tandis que lui me dévisageait. Il n’y avait pas un mot, presque pas un bruit. Ce silence n’était pas gênant, bien au contraire.

— Ce sera différent.

Il semblait me dire que ça pourrait être décevant et je lui souris. En le regardant droit dans les yeux, je compris qu’il n’était pas inquiet. Il était toujours aussi sûr de lui. Il cherchait à me faire comprendre que les choses allaient évoluer, que ce que j’avais commencé à entrevoir, ne pouvait être figé. J’acquiesçais et à partir de ce moment précis, il se mit de nouveau à me bercer avec sa voix.

Confiante, je montais dans sa voiture. Je ne ressentais aucune pression. Je vivais mon excitation au ralenti. Mes lèvres devaient déjà être bien humides. Je ressentais de nouveau cette tension familière. Je voulais me laisser aller comme la première fois. Ne rien décider de faire, juste le faire, sans aucune réflexion, sans aucune obligation.

Passer du moment calme au moment fort sans me rappeler comment je suis passé de l’un à l’autre. Comme lorsque j’étais dans l’entrée tout habillée puis complètement nue à quatre pattes sur la table basse, ma croupe tendue vers son regard appréciateur. Mais les choses seraient différentes et il ne pouvait pas en être autrement. Je n’allais pas reproduire la posture inattendue pour cette nouvelle rencontre.

Le trajet me sembla court et ce n’était pas parce que nous avons parlé. Non, nous n’avions échangé que peu de mots. J’étais bien, je ne pensais à rien, j’étais sous l’excitation et tout ça faisait que la distance me parut plus courte. Nous étions encore dans la voiture, garée devant le garage. Nous ne bougions pas pour le moment. Mes yeux s’attardèrent sur la bosse de son pantalon. Il bande déjà, pensais-je sottement, oubliant temporairement que je mouillais abondamment…

J’avais ce sentiment étrange qu’un jour, il se passerait quelque chose dans cette voiture, avec ce sexe rangé dans le pantalon. Mais pas aujourd’hui, notre destinée ne nous avait pas conduit ici pour ça. Nous quittions finalement la voiture et entrions dans la maison. Je fus aussitôt assaillie par une sensation de bien être. Mon corps reconnaissait cet endroit et l’appréciait. Libre, pensais-je.

— Fais comme chez toi.

Une phrase pas vraiment nécessaire puisque j’avais déjà pris possession des lieux quatre semaines plus tôt. J’avançais jusqu’au salon où je regardais la place qui était la mienne ce jour-là, tel le plus beau trophée qui trônait au milieu de la pièce. J’en venais à rougir, non pas de honte, ni de gêne. Je ne saurais définir mon ressenti sur le moment. Je découvrais véritablement ce lieu pour la première fois.

Un jour, j’aurais un souvenir de ma nudité dans toutes les pièces et ces moments seront immortalisés, pensais-je sans vraiment réfléchir. C’était une évidence mais je n’aurais pas su l’expliquer. Le magnétisme sans doute en présence de cet homme au regard rieur avec sa bonhomie d’un homme de cinquante ou soixante ans. Je ne savais pas son âge, mis à part que ça se voyait qu’il était vieux. Et de ces deux détails, je m’en moquais.

Certains diront que l’amour n’a pas d’âge ou n’a pas de frontières. Avec mon mentor, ce n’était pas de l’amour, c’était au-delà de ça. Aussi puissant en même temps mais bien différent. De là à dire qu’il n’y avait pas de sentiments, ce serait faux également. On comptait l’un pour l’autre. Si je lui faisais confiance, c’était qu’il y avait ce quelque chose entre nous, même si ça restait inexplicable et impossible à décrire.

Je savais peu de choses sur lui et inversement. C’était mieux ainsi parce que ce que nous savions sur l’autre, était bien plus important et suffisant.

— T’es toujours aussi belle en survêtement. Au naturel.

Et sa bosse ne mentait pas. Ce n’était pas que le charme de la jeunesse qui poussait son sexe à être en érection. Il avait eu le loisir de me contempler. Il aurait pu profiter de moi lorsque je me trouvais offerte. Pourtant il s’en était abstenu parce que pour lui aussi, il y avait ce je ne sais quoi qui le poussait à agir de cette façon.

Il avait sorti machinalement son téléphone portable de la poche, sans doute pour le poser sur le meuble à l’entrée du salon comme il en avait l’habitude. Je pris sa main et la relevai en me mettant à côté de lui. Il comprit sans que je lui parle. Il me photographia à ses côtés, comme si j’avais besoin de ce cliché pour réaliser ce qui se passait. Et je souriais dessus. J’étais belle. Je n’avais plus de complexes.

Il me passa son portable et je regardais la galerie, m’arrêtant sur la photographie de ma croupe en gros plan.

— Ce n’est pas la plus flatteuse, le grondais-je en plaisantant.

Il ne dit pas un mot, il se contenta de rire. Je n’avais aucun souvenir de l’avoir vu prendre ce cliché. Je regardais ensuite les autres et je me vis de face, à la fois docile et appréciant de l’être. Souriante. Par deux fois je souriais sur ses clichés, moi qui ne le faisais jamais avec ma famille. Libre, véritablement.

Dans sa galerie, de cette première fois, il manquait quelque chose. Je n’étais pas complète, même en étant prise de la tête aux pieds. Je le savais sans vraiment le savoir mais je n’y prêtais déjà plus attention en me focalisant sur le reste de la maison. J’allais m’asseoir sur le canapé, il venait de me proposer de boire un verre de thé glacé. Une boisson industrielle, bien entendu.

J’observais les quelques cadres qu’il exposait. Des photos de famille, pas des récentes. Pour lui aussi, notre mardi devait être une renaissance ou plutôt une deuxième vie. Je ne cherchais pas à en savoir davantage, tout comme lui ne s’intéressait pas plus à ma vie. Ce qui importait, c’était maintenant.

Il me parlait et me fascinait à la fois. Il m’hypnotisait avec cette voix et ce ton si particulier. J’étais attirée vers lui. Et mon cerveau se déconnecta enfin. Plus aucune question, plus aucune pensée. Je passais du point A, le salon, au point B, la salle de bains. Comment je me retrouvais là avec lui ? Mystère… Mais je me doute que j’y suis pour quelque chose. Tout comme le fait qu’il descende lentement la fermeture éclair de mon haut de survêtement, révélant ma poitrine.

Je le lui ai demandé, disait ma voix intérieure. J’avais fini par oublier que je n’avais pas retiré que ma culotte mais aussi mes brassières, peu sexy également, et mon t-shirt prévu pour le sport. Je me retrouvais dos contre la porte, ma main effleurant sa bosse et la sienne caressant mon sein gauche. L’humidité de ses doigts me fit comprendre que c’était lui qui était venu ici et que je l’avais rejoint.

Je fis glisser le haut sur le sol et le chargeais de défaire le nœud pour le bas. Je me retrouvai ensuite nue, ma toison toujours aussi abondante, si ce n’était plus encore. Pendant ces quatre semaines, je n’avais pas songé un seul instant à la couper. Sans doute parce que cela ne semblait pas lui déplaire.

— J’aime bien, dit-il en la caressant. Peut-être un peu moins fournie la prochaine fois.

Cela sera fait selon ses désirs mais je profitais de l’instant présent. Le temps d’une nouvelle photo avec le miroir de la salle de bains. C’était sans doute pour ça que j’étais venue ici, sans vraiment le savoir. M’afficher nue à côté de lui, presque en pied tandis qu’il restait habillé. Et ce sourire qui ne me quittait pas…

J’en avais fini avec ce lieu. Du moins pour aujourd’hui. La baignoire avec ma croupe tendue, ça pourrait le faire à l’avenir. Je suivis mon hôte de nouveau dans le salon, laissant mes vêtements où ils étaient tombés. Je déclinais son peignoir, j’avais bien trop chaud pour en porter un. Néanmoins, je m’en servais pour le mettre sous moi.

Il devait avoir chaud sous sa chemise et son pantalon mais pour l’instant il restait habillé. Sa bosse m’impressionnait, je me demandais la taille que pouvait faire son sexe. Est-ce que je pouvais encore le faire grossir ou était-il déjà à son maximum ? Mes yeux restaient souvent fixés sur son entrejambe.

— La découvreuse souhaite en voir davantage ?

Je ne savais pas s’il parlait de son sexe, de sa maison ou des différentes possibilités qui s’offraient à moi. Je n’étais pas certain qu’il le sache lui-même. J’écartais les cuisses, ma jambe droite contre la sienne, bougeant sa main en espérant lui faire comprendre l’invitation. Un simple regard et il ne lui en fallut pas plus pour qu’il me caresse à nouveau mon pubis. J’appréciais ce contact, m’électrisant davantage, mon corps réclamant plus.

Sa main remonta ensuite le long de mon ventre, parcourant ensuite la courbe de mes seins. Un geste doux, tendre et grisant à la fois. Je le laisserais volontiers détailler tout mon corps de ses dix doigts mais ce n’était pas mon intention du moment. Je me rendis compte que machinalement, je frottais son érection avec le plat de ma main.

Dans ses yeux je lisais le message que je devais faire comme je le sentais, ce qui était le cas. Me laisser aller, sans retenue et sans aucune fausse pudeur.

— Montrez-la moi, disais-je avec envie.

C’était comme si je n’osais pas déballer le cadeau, par peur de casser le présent se trouvant dedans. Il s’exécuta sans lenteur, ni rapidité, au juste rythme. Il déballa sa verge turgescente, gorgée de désirs, imprégnée de plaisirs, un spectacle visuel et odorant. Ça sentait le sexe du mâle, prenant peu à peu le pas sur le mien, celui de la femelle en chaleur.

Certains sentent la sueur et l’excitation, d’autres le savon parce qu’ils se sont douchés avant et l’excitation, etc… Sa flagrance était différente, unique et enivrante. Je respirais la première bouffée à pleins poumons, les yeux fermés, le sourire aux lèvres. Le parfum de l’ivresse. Encore une chose qui ne pouvait pas s’expliquer. Il portait à présent l’odeur de l’homme en pleine vie sexuelle, au caractère affirmé, dominateur et rassurant.

— J’aime, disais-je simplement.

L’aspect visuel me déçut moins que celui de ma première fois avec un garçon du lycée. Elle était à peine plus longue, plus large surtout, presque plus virile et plus affirmée. Gorgée de sang, gonflée à bloc, s’il se mettait debout, je verrais sa fière allure avec des poils grisonnants, assez courts. Une épée digne de mon fourreau, pas seulement par l’aspect mais par la puissance qu’elle dégageait. J’aurais pu rajouter un autre j’aime mais cela suffisait.

Je m’enflammais pour elle, je m’empourprais pour elle comme il me le fit remarquer sur le ton de la plaisanterie.

— Un jour je l’aurais en moi.

— Mais pas aujourd’hui, conclut-il simplement dans la foulée.

Aucune déception, il le savait avant même que je ne le dise. Comme il le savait sûrement depuis qu’il s’était assis sur ce banc dans le parc à côté de moi. Les choses se faisaient à leur rythme et nous ne devions pas les contraindre, ce serait rompre le charme. Ce que nous ne voulions surtout pas faire.

Alors je me retrouvai de nouveau sur la table basse, dans une posture attendue avant d’abaisser mes bras et poser ma tête contre le verre froid et celui-ci me rafraîchit un peu. Je me consumais depuis tellement de temps que j’avais besoin de faire baisser la température. Dans cette nouvelle position, sans que je demande, il sortit son téléphone pour immortaliser le moment. Deux clichés. Un de trois quart face et l’autre de ma croupe uniquement. Pour sa collection…

— Il manque votre présence sur la photo, dis-je en écho à la pensée de mon arrivée dans la pièce.

Il semblait dérouté. Non pas par ma remarque mais sur comment faire. Il était dans l’euphorie, le moment où on ne s’interrogeait plus de savoir si c’était ou non une bonne chose de le faire. Alors je pris son téléphone et il se plaça plus en retrait, derrière ma croupe, légèrement sur le côté, suivant mes directives. Je m’appuyais sur mes coudes, mon visage au premier plan, bougeant le reste de mon corps pour pouvoir l’avoir dans le champ avec lui derrière. Derrière avec son sexe tendu tel que je l’avais imaginé.

Je pris plusieurs clichés pour être certaine de réussir à avoir LA photo. Je ne souriais plus vraiment, quand même un petit peu, sur le coin des lèvres. Sur une des photos j’ai tenté d’avoir un semblant de netteté pour nous deux. Nous les regardions ensemble tandis que j’étais cette fois-ci, les fesses sur le verre, pas véritablement assise, pas véritablement allongée. Nous en gardions deux sur le lot.

L’heure tournait, nous ne l’avions pas vu passer. Le temps filait à une vitesse sidérante chez lui. Je devais rentrer avant ma mère, j’étais en principe souffrante, dans ma chambre. Je l’étais effectivement mais pas du même mal. Je venais de sécher les cours, une première dans ma vie et c’était mal. Sauf qu’on dit qu’il n’y a pas de mal à se faire du bien…

Dans la voiture, je me sentais moins bien. J’étais en feu et rien ne pouvait me calmer, surtout pas lui, sa présence et encore moins sa voix. Je ne pouvais plus tenir dans cet état d’excitation. Je me retrouvais au moment où je ne pouvais plus faire machine arrière.

— Tu ne vas pas faire ça ici ?

Sa voix était plus amusée que désapprobatrice. Mes mains avaient glissé sous le bas de mon survêtement, caressant mon sexe pour me soulager. Je ne pris pas le temps de répondre, mes gestes parlaient pour moi. Je ne faisais plus attention à la route, à cette nationale entre sa maison et la ville. Je sentis la voiture s’arrêter, il se garait sur le bas côté. L’instant d’après, mon bas sur les chevilles, je me doigtais sous son regard à la fois ahuri et appréciateur.

Il défit la boucle de la ceinture de sécurité et sortit son sexe du pantalon. Malgré ce spectacle ô combien excitant, je n’atteignais pas l’orgasme. Il se rapprocha de moi et comme s’il comprenait ce dont j’avais besoin. Il glissa sa main sur mon entrecuisse, chassant les miennes. Toujours sans réfléchir, j’attrapais sa verge et la pressais furieusement. Son contact ne fut pas long, il caressa ma toison et toucha à peine mes lèvres lors de l’explosion de mon orgasme.

Je m’étais mise à crier, je ne l’étouffais pas car mis à part lui, personne ne pouvait l’entendre. Il se mit à jouir à son tour, éjaculant un peu partout dans la voiture et également sur lui. La délivrance…

Après ça j’allais mieux, même si j’avais très chaud. Je me rhabillais pendant qu’il nettoyait tout le sperme qu’il avait répandu à divers endroits, sur le volant, le levier de vitesse, le bouton de la clim… Une fois tout nettoyé et son sexe rangé, il reprit la route. Nous n’échangions pas un mot, juste des petits rires fébriles.

Vu l’heure, il me déposa au bas de chez moi. Je montai quatre à quatre les marches et me changeai en vitesse. Quelques minutes plus tard, ma mère arriva. Elle voulut prendre ma température, s’étonnant que j’ai l’air d’avoir si chaud. Elle crut à une mauvaise fièvre à cause de la température indiquée. Elle ne pouvait pas se douter que je n’étais pas restée tranquillement allongée à la maison. Je la rassurais en lui disant que si demain, j’étais encore fiévreuse, j’irais voir le médecin.

Cette fameuse fièvre me reprit plus tard dans la nuit, une envie à assouvir et un oreiller qui étouffa les cris de ma jouissance. Juste après, je relus le dernier SMS envoyé par mon mentor « Nous nous reverrons après la dernière épreuve du bac » et je savais qu’il tiendrait promesse.

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