En été je fais ce qu'il me plait

Une saga de La petite fée verte - 3 épisode(s)

< Épisode précédent

5 minutes de lecture

Épisode 3 : Valkyrie à moitié dans ton lit

Cette histoire commence dans la clarté du début de journée, après un lever aux aurores. Le chant du coq m'a tirée du sommeil et d'un rêve délicieux dans lequel tu es venu me visiter.

Me retournant dans mes draps, je t'ai fait face et observé un instant, ton corps cherchait la fraicheur et s'était échappé de cette prison de tissus. Tu ne dormais plus vraiment, ton dos se soulevait à un rythme lent et régulier, tes yeux étaient clos.Tu as tellement l'air paisible et innocent lorsque tu te reposes ainsi, apaisé pour une petite heure encore avant notre dernière journée.

Je me suis fait une place dans tes bras, ma main est passée sur ton visage et tes iris bleues se sont ouvertes sur les miennes. Nous avions une trentaine de minutes avant l'heure du dernier réveil de la semaine!

Ma main a trouvé un moyen de te réveiller en douceur, tu te souviens? Elle s'est baladée sur ton dos puissant pour s'arrêter au creux de tes reins, elle a hésité un instant avant de faire l'ascension de tes fesses, tu as vite compris mes intentions et sur le côté tu t'es installé, m'offrant l'opportunité de satisfaire la gourmandise de mes doigts.

Je me suis aventurée à te demander une histoire, ma tête posée non loin de ton nombril. Au gré de mes caresses j'aime entendre ta voix chevroter lorsque tu ne peux contrôler un soupir.

D'habitude c'est moi qui parle, c'est vrai. De tous mes amants tu as toujours été le plus curieux et tu prends encore un malin plaisir à m'interroger sur mes aventures passées, te mets tu à leur place? à la mienne? Tu me regardes alors tel un enfant à qui on raconte l'histoire du soir, avec ce sourire qui illumine ton visage et qui te donne un air tout à fait charmant.

Charmant, charmeur, charmeur de serpent.

C'est cette histoire que nous allons jouer ce soir, celle que tu m'as contée ce matin et qui m'a mis le feu aux joues, celle que tu as du achever à la hâte sans me raconter la fin, le réveil a eu raison de notre étreinte.

La journée achevée, nous nous sommes retrouvés sur une terrasse du port pour partager un verre, puis deux, non pas trois, il nous fallait rentrer, un projet plus intéressant nous attendait dans l'intimité de notre chambre.

A peine de retour, tu m'aides à me déshabiller, puis, nous nous attirons mutuellement dans la salle de bain, nos mains font mousser le savon sur nos corps électriques, tu poursuis l'histoire de ce matin dans le creux de mon oreille.

"Prépare toi à m'accueillir", quelques petits mots qui font l'effet d'une bombe, tu m'embrasses sur le front et me laisses sous l'eau brulante, j'ai besoin de temps, te montreras-tu patient?

Lèvres mordues et cœur qui bat, ce soir je saisirai cette chance de vivre encore une première fois avec toi. Une de celles qui nous fait perdre la raison, aller au delà de nos limites.

Le rhum ambré commence à faire son effet, ce soir j'ai envie de t'appartenir, de me laisser charmer. Sous les petites gouttes qui me cajolent, mes doigts s'aventurent sur mon intimité, je prends le temps de me préparer, le jet de la douche est mon meilleur allié.

Rattrapée par l'eau froide qui me surprend je me sèche en vitesse et pars te rejoindre d'un pas feutré.

Dans la chambre, la lumière tamisée fait danser deux petites flammes dans tes yeux, ils se baladent sur mon corps vêtu d'un simple bout de tissu, aimerais-tu en voir davantage? J'exauce sans attendre ton souhait et me déshabille lentement en faisant danser mes pointes de pieds, je sens l'excitation me gagner quand ton regard appuyé se pose sur mon déhanché, tu le connais pourtant par cœur. D'un mouvement de la main tu m'invites à te rejoindre.

Tes doigts se posent délicatement sur mes fesses lorsque je m'installe à califourchon sur ton bassin, telle une héroïne légendaire partant à la conquête d'un nouveau monde. Je me penche et t'embrasse, allie ma langue à la tienne, je me détends doucement, il me faut lâcher prise pour la suite des événements.

Me redressant sur mon séant, je prends ton sexe entre mes mains, il est posé le long de ton ventre, je l'enserre un instant, le sang passe dans tes jolies veines, j'aime le sentir se gonfler, se tendre et perler sous mes doigts, dans ces moments là c'est tout comme s'il n'était qu'à moi.

Raconte moi la suite veux tu?

Me voici à genoux, j'expire, la bataille va bientôt commencer. Tes mains glissent sur mes cuisses, et m'attirent jusqu'à ta bouche, les miennes s'affolent dans tes cheveux, je ne puis étouffer un cri lorsque ta langue s'aventure entre mes lèvres et s'attarde un peu plus haut. Blotti dans son écrin de chair, tu déloges sans ménagement mon clitoris qui s' érige délicieusement entre tes doigts.

Je me sens prête, laisse moi te faire place, me voici qui te guide jusqu'à l'entrée que je protège tant, porte de ma forteresse, je rendrai bientôt les armes.

Je respire une dernière fois encore, ta verge se tend mais c'est moi qui contrôle le mouvement. Petite Andromaque, je plonge dans tes yeux océan avant de m'effondrer dans tes bras, nous voilà à la frontière d'un tout autre univers.

Mes yeux se ferment, je me concentre, tes doigts se veulent rassurants, le temps reste en suspens.

Je me contracte et tu frémis, un sourire se peint sur mon visage. Finalement, qui contrôle l'autre? Je peux tout te faire, être exutoire ou frustration, mais tu restes néanmoins le gardien de l'histoire.

Me voilà qui me hasarde à bouger, rouler lentement mon bassin autour de ton frein, la douleur laissera bientôt place à quelque chose de bien plus fort et grand. Je t'avale progressivement, tu te montres patient. Mes hanches commencent à danser, se lèvent et s' abaissent en cadence, je te domine pour quelques minutes encore. Dans mon ventre une douce chaleur m'envahit, je te sens entièrement maintenant.

Ainsi empalée, ma danse s'affole, s'y mêlent des plaisirs interdits, le serpent ondule et se cambre, une main s'agrippe à ta cuisse, la tête basculée en arrière, les va et vient s'accélèrent.

Ma vulve percute à un rythme effréné le bas de ton ventre, je sens au travers de mes entrailles l'acmé s'approcher, ma tête bourdonne, mon ventre bouillonne, mes doigts s'enfoncent dans ta chair.

N'ayant pu t'attendre je m'écroule parcourue de spasmes, mes jambes flageolent sous mon poids. Tes mains sont douces et rassurantes, je suis à deux doigts de perdre connaissance. Ta voix profonde me rassure et me berce, tu me couvres de baisers et de caresses.

Rapidement tu prends le contre-pied, tu as perdu le premier assaut mais l'histoire n'est pas terminée.

Tu me susurres des idées cavalières avant de poser tes lèvres salvatrices sur mon corps fatigué, ton regard oscille entre le doux et le sauvage, tu n'en as pas eu assez.

Tes désirs sont des ordres, tu me modèles de tes mains, j'émerge peu à peu des sensations que tu viens de m'infliger, prête à recommencer.

Tu m'installes sur un monticule d'oreillers, tu me veux bien installée, j'enserre les draps dans mes bras, mes yeux se ferment une dernière fois.

La pénétration restera douloureuse, mais un plaisir certain s'en dégage, nous ne faisons plus qu'un au moment de ma capitulation, tu es derrière moi, tes doigts s'enfoncent sur mes cuisses lorsque tu prends possession de mon corps et me forces à abdiquer.

La souffrance devient jouissance, et nous reprenons pour quelques minutes encore cette danse frénétique , rien ne peut retenir nos soupirs et mes cris.

Achève moi je t'en prie

Appuyez sur "Entrée" pour effectuer votre recherche