2 minutes de lecture

Épisode 2 : …. a cup of tea ?

Les yeux dans les yeux.

Simplement.

Les vôtres foncés, les miens plus clairs...

Qui brillent de plaisir.

Celui de s'être retrouvés. Celui de se découvrir ENFIN.

Oui, vous m'avez prise dans vos bras (d'imaginer cela me met dans un état délicieux, comme si j'étais suspendue à quelques centimètres du sol, en apesanteur).

J'ai enfoui mon nez contre votre chemise. Je voulais vous humer.

Vous, vous avez déposé un baiser sur ma tempe, juste près de mon oreille droite. Vous m'avez sentie frissonner.

"Bleue, ma délicieuse Bleue"

Votre main tenait ma tête, très tendrement. Attendons, pour les baisers. Mais vous continuiez de murmurer que j'étais délicieuse, douce, tendre et vos mots me faisaient du bien.

Nous nous sommes un peu séparés, pour nous regarder...

Vos yeux allaient de mes seins à mes cuisses. Vous vous disiez: mais pourquoi est- elle donc aussi complexée par sa poitrine. Je la trouve adorable. Quant à mes cuisses, oui, je suis certaine qu'elles vous ont plu. Peut- être même vous êtes- vous imaginé qu'elles enserraient votre tête et que... Vous voyez ? Vous êtes trop sage pour me demander si je suis nue sous ma jupe. Il fait doux, à Paris, pour le moment, et j'ai laissé mes collants dans le tiroir de ma commode, à la maison.. Alors ?

"Asseyons- nous, voulez- vous ?"

Comment ?

L'un en face de l'autre ?

Côte à côte ?

....

(je me sens toute frétillante...)

....

L'un en face de l'autre. Le temps de nous apprivoiser un peu. Ce ne sera certainement pas long. Et puis, si nous sommes incapables de résister... nous verrons.

Théière et deux tasses sur un petit plateau. Un biscuit pour chacun. Un sucrier. Deux pots à lait minuscules.

Nous nous regardons. Nous nous sourions. Votre bouche se pince un peu. Je devine l'envie. Mes joues rosissent. Mon cœur bat la chamade. J'ai du mal à avaler quelques gorgées de thé tant ma gorge est serrée par l'émotion. J'ai mis un sucre de canne dans ma tasse. Vous l'avez remplie en tenant le couvercle. Le thé est fumant. Jasmin... parce que vous savez que j'apprécie les fleurs blanches et que j'aime particulièrement le goût du thé vert parfumé à cela. Pour le faire un peu refroidir, je fais jouer ma petite cuiller dans la tasse: elle tourne de gauche à droite, de droite à gauche. Nous ne nous sommes pas encore vraiment parlé. Nos yeux sont assez éloquents, je pense.

Le breuvage a tiédi. J'en bois quelques gorgées à présent. Quand je repose ma tasse sur la sous- tasse, vous en profitez pour me prendre la main. Un petit frisson.

Mes doigts dans les vôtres, de tendres petites pressions. Ils se caressent comme nos yeux l'ont fait depuis que nous nous sommes retrouvés.

J'ai envie... de vous, Arthur. Venez me rejoindre...

Je voudrais sentir vos mains me parcourir en tous sens. Je voudrais vous entendre gémir. Je voudrais vous rendre de ce plaisir que vous m'avez déjà tellement donné.