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Épisode 9 : Namur en juin - 15h

Un bref passage à l’hôtel. Vous voyez, la photo ci- dessus ? Je suis certaine qu’intérieurement, vous battez des mains, non ? L’atmosphère des chambres est idéale : du confort, de la beauté, l’ancien et le contemporain en parfaite harmonie.

Bien sûr, c’est le lit qui nous intéresse mais… laissons cela pour plus tard, juste « un peu » plus tard.

Vous déposez votre sac de voyage sur un tabouret prévu à cet effet. Faites un brin de toilette pour vous rafraîchir et nous nous mettons en route.

Je vous avais suggéré une promenade jusqu’à la Citadelle et la « tortue » de Jan Fabre. Et même si vous trouvez cela un peu sportif, je suis certaine que vous n’oserez pas me le dire. Je connais le trajet par cœur et vous rassure : « il y a un vrai escalier pendant un moment mais ensuite, une vue magnifique sur la ville ».

Vous savez que j’ai l’habitude de marcher et qu’une ascension de ce genre ne me fait pas peur. Vous avez confiance en moi au sujet de ce que je vous promets comme point de vue.

Oui, longtemps et sûrement, ces petites volées d’escalier. Une autre avec des marches plus larges et moins hautes. Nous arrivons au point de vue.

« C’est superbe, Bleue ».

Finalement, ce n’est pas tant cette tortue qui vous intéresse. Plutôt la vue qu’on a, à cet endroit. Le fleuve, les ponts qui l’enjambent, les maisons, les endroits plus verts.

Et puis, et surtout, mes jambes nues sous ma jupe.

Je suis passée devant vous dans les escaliers et (oui, bien sûr, je sais que cela ne se fait pas mais…) vous en avez profité pour regarder mes cuisses. Elles sont déjà un peu hâlées par le soleil. Galbées. Délicieuses. Vous êtes certain de pouvoir vous en occuper parfaitement. Le fait de devoir gravir toutes ces marches nous a un peu essoufflés tous les deux mais je suis certaine qu’il y a aussi votre excitation de pouvoir me toucher et la mienne à vous émoustiller.

(c’est très agréable, vous savez, pour une femme, de se sentir désirable.)

Vous êtes derrière moi, à présent, et m’avez prise par la taille. Vous vous penchez en me chuchotant que même si l’exercice est un peu éreintant, vous êtes bien ici, nous sommes bien ici, l’un contre l’autre. Je vous entends respirer près de mon oreille. Tout près. Et je sens votre bouche déposer quelques baisers dans mon cou.

Nos cœurs battent un peu plus vite. Nos ventres se serrent. Ce sont comme de longs frissons qui nous agitent très lentement.

A vous de choisir, maintenant :

• Un tour en namourette (nous ne pourrons, malheureusement pas vraiment nous toucher) ?

• Un dessert dans un lieu que je chéris (pareil : juste des frôlements de doigts mais tenter des jeux de mains sous la table) ?

De toute façon, un passage à l’hôtel s’impose. Nous avons vraiment eu chaud avec cette petite ascension… Nous débarbouiller nous fera le plus grand bien.


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