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Épisode 11 : Namur en juin - 17h

Vous vouliez un tour en namourette ?

Le lit nous attendra….

Après m’être débarbouillée, j’ai changé de haut. Celui que je porte à présent est noir également mais plus transparent et en tissu froissé. Je n’ai dessous que mon soutien- gorge. J’ai gardé ma jupe claire et mon string. Je n’aurais pas voulu me défaire de ces effluves de rose qui… parfument mon sous- vêtement.

Et vous, après un léger rafraichissement, vous avez changé de chemise.

J’ai mis mon haut défraîchi dans mon sac, tant pis s’il est tout chiffonné et vous ai fait signe.

« Il y a un arrêt de cette fameuse namourette à quelques pas de l’hôtel : on se met en route tout de suite ? ». J’aurais voulu, j’aurais voulu vraiment retrouver votre couche.

Mais comme vous avez envie de profiter de votre mini- séjour pour faire du tourisme… ;-)

Nous nous mettons en route. Il ne faudra pas attendre longtemps. La petite embarcation est en vue.

Vous y montez et me tendez la main galamment. Cela m’aide à m’asseoir : il n’y pas aucun passager, juste le conducteur et nous deux.

Nous prenons la direction de Jambes. Nous irons jusqu’au port de plaisance. Et puis reviendrons à pied, le long du halage. C’est une promenade que je connais bien. Je dois vous avouer que je connais aussi les petits recoins où nous pourrons nous isoler pour…

Je vous parle des bâtiments qui bordent la Meuse, les ballades que j’ai déjà faites. De temps en temps, vous me regardez en souriant. Vous vous dites certainement : « c’est donc cela, ses papotages d’adolescente ! ».

Je prends très au sérieux mon rôle de guide… Vous savez, vous sentez que je l’aime tellement, ma ville. Je vous montre un petit parc qui longe l’eau : « vous voyez, c’est là que… ». Je n’ai nullement besoin d’être plus précise ni plus longue. Nous nous regardons, les yeux brillants. Nous savons tous deux que même si nous ne faisons pas halte dans cet îlot de verdure, votre couche nous attend…

Je n’ose ne montrer pressante mais comme l’excitation monte, à présent.

Et de fait, quand nous reprenons le chemin du retour et nous arrêtons là, nous ne laissons que nos doigts se parler. Tendrement, gentiment, avec mille précautions. Vous me caressez doucement le visage, prenez ma tête entre vos mains et déposez des petits baisers sur ma tempe droite, l’arête de mon nez, mes lèvres. Je vous mange la bouche. J’ai tellement envie que nous soyons plus proches l’un de l’autre, peau à peau… Vous tentez une caresse sous mon corsage, passez les mains sur mes seins « bien emballés ». Je pense que votre douceur est si agréable que oui, quand nous aurons rejoint votre chambre, je vous ferai cadeau de mon buste. Je sais que vous prendrez mille et une précautions pour vous occuper de ma poitrine si lourde.

Il reste 2 kms à parcourir et nous serons de retour à l’hôtel. Je calcule mentalement : 2 kms, 20 minutes pour moi, peut- être un peu plus pour nous deux. Dans moins d’une demie- heure, nous gravirons les escaliers des Tanneurs et un peu plus, je serai contre vous, tout contre vous.


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