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Épisode 13 : Namur en juin - 18h45

Nos corps se mêlent en une étreinte très tendre. Nous voudrions sentir chaque centimètre carré de l’autre, intimement serrés.

Votre verge raide entre nos ventres.

L’humidité de mon sexe qui, tout naturellement, se plaque au vôtre.

Nous goûtons cette proximité. Nous pourrions le faire durant des heures. Simplement l’un contre l’autre, imbriqués.

Souffles mélangés, bouches unies, poitrines et ventres en contact intimes, sexe et pubis réunis.

Vous me serrez à en être étouffée. C’est délicieux.

« Bleue, ma délicieuse Bleue…. Me permettez- vous de… »

J’aime votre retenue. Vos phrases pas terminées. Le choix de chacun de vos mots.

« Oui, votre bouche entre mes cuisses. »

J’en rêve depuis si longtemps. Depuis ce tour en bateau, à Paris, vous vous en souvenez ? J’envoie balader la couette légère qui ne couvre depuis tout à l’heure.

Comme votre langue est douce. Et vos doigts aussi. Vous m’écartez les jambes très gentiment et les faites remonter pratiquement contre mon ventre. De cette manière, vous avez tout le loisir de me regarder : mon sexe à peine épilé, mes lèvres inférieures, un peu plus bas ma rosette. Vous voudriez vous occuper de tout en même temps mais… il vous faudrait davantage qu’une bouche et que dix doigts.

Soyons méthodiques.

D’abord, je guide votre tête. Vous humez mon intimité. Cela vous enivre un peu.

« Votre parfum, Bleue, me fait perdre les sens…. »

Je sens à présent vos lèvres gourmandes. Elles appuient contre mon clitoris. Délicatement, votre langue taraude ce bouton déjà très dur. Je soupire. Après vous être occupé de lui, elle élargit ses mouvements. Vous suçotez mes nymphes, vous les léchez. Combien c’est doux. Vous avez trouvé ma rosette et lui appliquez le même traitement de la pointe de la langue.

Vous poursuivez votre parcours. Avec le bout des doigts, à présent. La pulpe de ceux- ci.

Vous introduisez le pouce dans ma vulve et l’index dans mon anus. Je pousse un petit soupir. Je sais comment les choses vont se passer : vous pincez et pincez encore. Votre bouche est toujours fichée à mon clitoris. Vous faites entrer et sortir vos doigts. De plus en plus vite. Vous avez trouvé l’angle parfait, celui qui me procure un plaisir maximal. Mon souffle s’accélère. Le vôtre aussi.

« je viens, Arthur… Je peux ? »

De toute manière, je suis certaine que je serais incapable de retenir mon plaisir. Ces sensations sont bien trop importantes. J’halète, à présent. Je vous entends murmurer combien vous aimez notre chaleur commune, le fait d’être excités autant l’un que l’autre.

Je ne vais plus pouvoir tenir. Vos doigts ont recommencé de pincer. Encore, plus fort, encore. Je me sens me liquéfier davantage, comme si une chose pareille était possible.

Je…

« Surtout, ne vous arrêtez pas… »

Le plaisir est fulgurant. Je gémis, je soupire, je suis à peine bruyante mais très éloquente. Je n’avais pas envie de quelque chose de sauvage. Et nos ébats, même s’ils ne sont pas vraiment sages, sont tellement empreints de respect, surtout le vôtre. Je ne me rappelle pas avoir été soumise à pareils délices depuis longtemps.

« Bleue, ma si délicieuse Bleue, combien j’aime ce que j’entends de vous. »

Le plaisir me parcourt longtemps. Mon corps, enfin, se relâche… Vous n’avez pas encore joui, vous, même si ce que vous venez de me prodiguer vous a passablement excité.

A ma bouche de m'occuper de votre...

… plaisir.