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Equation à deux inconnu.e.s

Je me sentais trahie. On s'excitait depuis le début la soirée, une heure qu'on en était aux caresses et pénétrations diverses et variées et mon corps refusait obstinément de jouir. Pourtant j'étais excitée comme jamais, j'avais le cul en feu, l'entrejambe dégoulinant de mouille mais rien à faire. Il y avait mis sa langue, j'avais mis ma main, mes deux mains, ses doigts, sa queue, rien ne venait. Désespoir.

Pourtant, l'ambiance, le contexte, tout y était ! On avait démarré la soirée avec L. dans cet espèce de manoir pour couples échangistes, rien de très original (c'était une soirée masquée) mais tout était hyper bien organisé ! La bouffe, la musique, la boisson... il n'y avait rien à redire. Après on n'était pas restés longtemps près du buffet tous les deux, on était déjà tellement excités en venant. Ça nous a pris comme ça de vouloir aller visiter les chambres. Enfin c'est surtout moi qui l'ai pris par la main pour le traîner à l'étage. On a ouvert la première porte : déjà occupée. Un ménage à trois qui faisait très envie mais on n'a pas voulu déranger. On a laissé la chambre d'après (là les bruits étaient très clairs) et on est entrés dans la suivante. L. s'est littéralement jeté sur moi. Faut dire que j'avais tout fait pour. Une heure que je l'allumais allégrement devant les petits fours en faisant remonter ma robe à tout va. Dans la chambre tout était parfait : les lumières tamisées, les draps qui sentaient le frais, plein de coussins pour mordre dedans, du lubrifiant et des capotes aux quatre coins de la pièce. Rien n'avait été oublié. On s'était laissés tomber sur le lit et dévorés mutuellement. Ça me rendait dingue quand il prenait mes seins à pleine bouche tout en me forçant à écarter les cuisses. Il me connaissait par cœur. Il m'avait prise plus bas avec la bouche, et j'étais tellement excitée à ce moment là que je pensais venir en quelques minutes. Raté ! On avait ensuite changé de position, je m'étais installée sur lui, sa queue bien entre mes jambes et ma main calée sur mon clitoris déjà bien gonflé. C'était une valeur sûre, ça marchait à tous les coups. Mais pas cette fois ! Il avait senti ma frustration, était reparti avec sa langue, avec ses doigts, il m'avait même proposé de jouer avec mes fesses mais je n'étais plus d'humeur. Comme une gamine qui boude, je commençais à faire la tête et à n'avoir plus envie de rien. Il s'allongea à côté de moi, rigolant à moitié. J'eus envie de le mordre !

“C'est bon fais pas la tête. Ça viendra après !”

“C'est facile de dire ça, toi si je te branle trente secondes tu viens direct !”

“Mais quelle mauvaise joueuse !”

Se moquant de mon mauvais esprit, L. vint s'allonger sur moi pour m'embrasser langoureusement. Je le repoussai dix secondes, pour le principe, puis l'attrapai et collai son corps nu contre moi, sa queue tendue contre ma chatte toujours humide.

“Si tu veux on va trouver quelqu'un d'autre ? Je suis sûr qu'on peut trouver des gens plein de bonnes intentions qui seraient ravis de t'aider !”

“Non... flemme de me rhabiller. On reste là, on va trouver un moyen !”

Remotivée, je le repoussai sur le lit pour lui grimper dessus de nouveau. Alors que je tenais sa queue dure dans ma main avec la ferme intention de m'empaler dessus, la porte s'ouvrit en grand.

“Oh pardon ! Pardon pardon ! Mince... désolée !” gloussa une jolie brune.

Déjà à moitié déshabillée, elle cherchait visiblement au plus vite une chambre où s'établir avec l'homme qui lui dévorait le cou. Alors qu'elle commençait à refermer la porte pour aller voir ailleurs, je l'interpelai.

“Attendez ! Euh... y'a de place si vous voulez” proposai-je en désignant le lit.

La brune et son mec me regardèrent surpris, puis avec un regard gourmand. L. eût la même réaction, et me lança une œillade complice. Dans ma main, je le sentis se durcir davantage.

Le couple se rua sur le lit avec le même aplomb que nous plus tôt. La jeune femme m'attrapa le visage entre ses doigts pour m'embrasser, comme pour me remercier de l'invitation. Je la retins d'une main derrière la nuque avant qu'elle ne s'éloigne pour fourrer ma langue dans sa bouche. Son amant, visiblement peu déconcentré par la situation, s'occupait de faire glisser la culotte de ses fesses sous sa robe à peine retroussée. Du coin de l'œil, je le voyais en train de lui embrasser le bas du dos tandis qu'une de ses mains disparaissait déjà entre les cuisses qui s'offraient à lui. Il releva la tête un bref instant et s'aperçut que je le matais en train de faire. Tout me fixant, il retira ses doigts de sa partenaire et défit les boutons de son jeans pour me montrer son érection. J'eus soudain un coup de chaud et me reconcentrai sur la brune à qui je roulais toujours des pelles. Je lui attrapai les seins pour me redonner une contenance. L., qui devait certainement ne plus en pouvoir de ce qu'il voyait, en profita pour m'attraper les hanches et venir profondément en moi. Je criai de soulagement, la mouille dégoulinant sur mes cuisses et son ventre. À ce moment, ma partenaire lâcha mes lèvres pour se coucher en avant, le cul complètement offert à son mec. Le bassin relevé, la tête callée contre un oreiller, elle glissa une main entre ses jambes pour se caresser, sous les yeux de son amant qui avait commencé à se branler.

L., concentré sur ma poitrine qui se soulevait au rythme de ses coups de reins, gémissait bruyamment. Je le sentais me fouiller, je sentais ses mains qui agrippaient ma peau tant qu'elles pouvaient, mais je gardais les yeux rivés sur la brune. J'étais toujours avec elle, je la voyais s'exciter et s'exhiber ; je voulais la voir jouir. L'homme qui l'accompagnait, fatigué de s'astiquer seul, lui passa sans ménagement sa robe par-dessus la tête. La jeune femme se retrouva soudain complètement nue : elle était magnifique. La peau hâlée, les mamelons bruns, et sa chatte humide surmontée d'un triangle noir taillé pour l'occasion. J'avais envie d'y plonger ma bouche, la lécher, la sucer, l'aspirer, la faire gémir, crier, supplier. Je voulais sentir son orgasme, la voir se tordre sous les vagues de plaisir que je ferais naître entre ses jambes parfaites. Instinctivement, ma main plongea entre mes cuisses, et je fis rouler mon clitoris devenu hyper-sensible sous mes doigts. De sentir L. en moi tout en regardant ma partenaire (je voulais vraiment que ce soit la mienne) se faire retourner sur le lit par son mec, ça me rendait dingue. Je me défis de mon amant et me mis à quatre pattes à côté de lui pour lui montrer comment je voulais qu'il me prenne. Il ne se fit pas prier et repartit de plus bel dans ses coups de reins, une jambe relevée pour y mettre davantage de vigueur.

Devant moi, la jolie brune se tenait face à son partenaire en train d'enfiler une capote, les cuisses grandes ouvertes, se caressant toujours. Son mec prit alors un tube de lubrifiant, et je m'aperçus qu'il s'apprêtait à la prendre par le cul. N'y tenant plus, j'approchai mon visage et passai lentement ma langue entre ses seins. Elle frissonna de surprise, puis posa une main dans mes cheveux pour accompagner mon geste. Je descendis lentement vers son nombril sur lequel je pris le temps de m'arrêter, puis descendis encore, jusqu'à ce que mes lèvres rencontrent les siennes. Je la sentis se tendre à ce moment là. L'homme qui se tenait devant avait déjà mis un doigt bien lubrifié dans son petit cul, et se préparait à en mettre un deuxième. Je descendis ma langue sur son clito, puis l'entrée de son vagin ; j'allais et venais le long de sa vulve trempée que je buvais en même temps. Lorsque le mec la pénétra enfin, ses gémissements devinrent aussitôt des râles plus profonds. La brune cambra le dos et écarta encore les jambes sous mes yeux émerveillés. Je sentis quelque chose naître dans mon bas ventre et qui n'allait pas tarder à exploser tandis que L. me pilonnait toujours aussi fort.

Je frottais avidement ma langue sur sa chatte, excitée par le spectacle de cette queue qu'elle avalait et avalait encore dans son cul parfait. L. n'était pas loin de venir, je le sentais se tendre en moi. J'avais envie de venir aussi, mais pas avant elle. Je voulais la voir exploser avant moi.

Subitement elle repoussa mon visage et ma langue, et mit sa main sur sa chatte pour se faire jouir elle-même. Je fis pareil, et laissai le plaisir m'envahir devant le tableau jouissif qui s'offrait à moi. J'entendais les gémissements des deux mecs ensemble qui se retenaient, et la jeune femme sous mes yeux qui au contraire ne retenait plus rien. Une vague de chaleur me traversa de la pointe des seins jusqu'entre les jambes, je sentais déjà mon vagin se contracter mais j'avais toujours le regard vissé à ma partenaire. Au bord de la rupture, n'y tenant plus, je lui attrapai le visage comme elle l'avait fait plus tôt et lui susurrai entre mes dents serrés “Allez jouis putain”. La seconde d'après, j'étouffai son cri d'orgasme dans ma bouche, et L. se vidait en moi. La déferlante de plaisir qui me submergea aussitôt m'anesthésia complétement. Je n'entendis même pas l'autre mec se répandre dans son cul, je n'entendais plus rien. J'étais comme tétanisée, raidie par l'orgasme qui venait de me balayer. Je ne sentais plus la queue de L. en moi, ni ma main toujours entre mes jambes. Je finis par lâcher sa bouche, le mec se retira et partit jeter la capote. La jolie brune vint s'allonger à côté de moi, et je la pris dans mes bras, contre mes seins. Le mec disparut, et L. s'endormit en quelques minutes, lui qui avait dû bander une bonne partie de la sortie. Nous restâmes longtemps comme ça, collées l'une à l'autre, mon mec endormi de l'autre côté du lit. Toute la nuit même. Au petit matin, elle quitta le lit sans un bruit, et nous partîmes du manoir sans que je sache jamais son nom.

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