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Etape mexicaine

La nuit avançait, il était temps de s’arrêter. Sean interrogea son Palm. Il proposa de loger au Fiesta Inn, à la sortie de Nogales, sur la route de l’aéroport.

Ils le trouvèrent sans difficulté. Il ne s’agissait pas d’un palace certes, mais à cette heure, il fallait surtout trouver un lit convenable. Le Fiesta Inn était plutôt une enseigne confortable de qualité satisfaisante. Les chambres offraient un confort de base, simples, sans fioriture, la seule recherche était le petit bouquet sur la table de nuit.

Veronica se laissa tomber sur le lit qui semblait un peu ferme. Sean proposa de dîner à La Roca, un restaurant recommandé et probablement très agréable, voire même romantique. Elle lui demanda de se préparer d’abord, et lui laisser quelques instants pour récupérer. Il sortit de la salle de bain, magnifique, tout de jaune vêtu, le costume et la chemise en lin, des mocassins blancs. Elle ne pouvait faire moins. Veronica adorait la lingerie française, qui pouvait être à la fois raffinée et sexy, sans tomber dans le grotesque ou l’exhibitionnisme. Lise Charmel était sa marque favorite, elle en avait une collection. Lorsqu’elle sortit, elle était superbe, elle portait une jupe plissée à fleurs stylisées où se mêlaient les oranges et le noir, une guêpière « So People » sans bretelle lui faisait bustier, un large laçage très sexy le fermait derrière, les côtés étaient en tulle transparent noir, l’avant de même couleur, était plus opaque. La vallée entre les seins formait un « V » brodé de motifs floraux noirs et oranges. Le corps de la femme était habilement moulé dans le vêtement. Ses seins magnifiques bombaient, on devinait les mamelons teintés sous le tissu diaphane. L’ensemble était extrêmement sensuel, d'une féminité provocante. Elle portait des bas blancs crème, à jarretelles, avec un petit nœud à l’arrière au dessus du talon. Les escarpins vernis orangés, la grandissaient de dix centimètres. Elle tourna sur elle même, rapidement pour se faire admirer sous tous les angles et surtout pour que la jupe en se soulevant laissa voir son string « So People » brodé des mêmes motifs, translucides et qui laissaient deviner un sexe à la fois appétissant et gourmand. Sean ne fut pas insensible mais l’heure était à la table. Elle couvrit ses épaules d’une étole de soie sauvage assortie. Leur arrivée au restaurant ne passa pas inaperçue. Les hommes, exorbités, suivaient des yeux cette apparition féminine à l‘esthétique inhabituelle par ici. Elle suscita quelques jalousies qui allèrent jusqu’à la scène de ménage sauf pour celles qui avaient été captivées par le port altier de l’homme qui provoqua chez elles, quelques désirs inassouvis. Pour ne pas accroître les tensions parmi les clients, on les mit dans un endroit qui leur apportait à la fois le calme, la discrétion et le romantisme d’un tête à tête amoureux. Dès l’apéritif, les yeux dans les yeux, elle entreprit de l’exciter. De son pied déchaussé, elle caressa d’abord sa cheville, le contact du bas de soie lui provoquait des sensations agréables. Elle monta progressivement le long de la jambe pour s’attarder longuement sur la cuisse. Ils se tenaient par les mains, se les caressaient, sauf pour déguster d’abord la guacamole puis le bœuf au grill. Ils échangèrent quelques baisers, d’abord de loin puis rapprochèrent leurs sièges pour que leurs bouches se touchent. Le dessert approchant, elle plia le genou pour que son pied puisse atteindre le haut des cuisses, la partie sensible, qui ne put se retenir de réagir à la caresse insistante des orteils. Tout se passait sous la nappe, bien que la caresse réciproque des doigts sur le poignet, apportait son lot de sensation et de plaisir. Le vin de Californie aidant, ils devenaient de plus en plus gais. Ils passèrent le dessert, prirent un café bien fort. Le vin avait eu raison de Sean et de sa fatigue. Complètement désinhibé, il prit sa compagne par la taille pour gagner le taxi. Son érection était visible sous le costume. Durant le trajet, ils échangèrent des baisers fougueux et enflammés. Leurs langues se mêlaient dans un duel sans vainqueur ni vaincu, fouillant leurs bouches et enflammant les esprits. La main de l’homme se glissa sous la jupe, écartant le string sans ménagement pour retrouver la moiteur du nid d’amour. La jupe retroussé ne cachait plus rien de son anatomie. Le conducteur, les yeux rivés sur le miroir qu’il avait discrètement orienté, avait beaucoup de mal à garder le cap. Les amants ne s’étaient même pas rendus compte du ralentissement, indispensable au taximan, pour prolonger le spectacle. Finalement il accéléra. Sa bite lui faisait mal et il n’eut plus qu’une envie, rejoindre sa fiancée pour éteindre l’incendie qui avait été allumé. Il la baiserait en rêvant de cette nymphe inaccessible qu’il épiait derrière lui.

Sean comprit à la moiteur du sexe déjà turgescent que sa femelle était en rut. Sa fougue en fut décuplée. Ils en étaient l’un et l’autre à l’attraction animale pure, l’envie de copuler. Il laissa une poignée de dollars au taximen et se précipitèrent dans l’hôtel. L’arrivée jusqu’à la chambre fut laborieuse, car chaque recoin était prétexte à s’enlacer fougueusement, s’embrasser à perdre haleine, la bouche grande ouverte pour pouvoir s’avaler mutuellement, les pubis qui se frottaient l’un contre l’autre pour accroître l’excitation, la main qui fouillait le sexe à travers le tissu de la jupe et du costume, les sens qui s’enflammaient de plus en plus en un brasier que seul la mort ou l'amour pourrait éteindre. Ils étaient à ce point bouleversés que l’ouverture de la chambre en devint laborieuse. Dès qu’ils purent enfin pénétrer, elle lui arracha la veste, il dégrafa sa jupe, elle déboutonna à la hâte sa chemise et fit tomber son pantalon et ses chaussures. Il ne prit même pas la peine d’ôter la guêpière, il la retroussa pour accéder aux seins qu’il se mit à pétrir, elle lui avait arraché son boxer, il avait retourné Veronica. Ils avancèrent vers le lit, ses fesses contre son sexe dressé. Lui avait glissé une main sous le string, l’autre sur les seins qu’il malaxait sans ménagement, les sens tout à fait perdus dans une furie sexuelle. Elle tomba à genou sur le lit, plia les coudes, et d’une main, sans prendre le temps de l’enlever, elle écarta le textile mince du string pour libérer sa vulve et demanda dans un souffle

- prend moi, prend moi vite et fort.

Les genoux en appui sur le bord du lit, la main de Sean guida rapidement la verge vers le sexe que l’excitation avait entrouvert. Il la pénétra avec fougue. Elle était tellement demandeuse et prête qu’elle en éprouva un plaisir marqué par un ‘ah’ de satisfaction, prolongé et profond. Les deux mains appliquées sur les hanches, il donnait de forts coups de boutoir. La lumière qui était restée allumée, lui permettait de voir les petites lèvres qui se moulaient sur son sexe. Chaque fois qu’il sortait, elle lui faisait un étui comme si elles voulaient ne pas le laisser partir. La croupe relevé et soumise, elle subissait avec délice, cet assaut tant souhaité. Elle regrettait d’avoir pris sa pilule. Elle aurait aimé qu’il lui fasse un enfant, là, maintenant. Elle gémissait de plaisir; Les cloisons peu épaisses des chambres permirent aux voisins de connaître la force de leur étreinte. Elle ne fut pas très longue. Il vit les prémices de l’orgasme de Veronica lorsque l’anus commença à avoir des contractions rythmées. Cela décupla son excitation. Elle partit une fraction de seconde avant lui. Leurs cris s’unirent dans un ‘oui’ prolongé qui venait du fond des tripes. Il tint fermement les hanches comme pour la transpercer de son dard qui crachait autre chose que du venin. Les muscles de sa vulve se serrèrent plus fort pour retenir en elle, ce sexe qui comblait son vagin et son désir. Ils restèrent un long moment ainsi, sans bouger pour prolonger l’instant. Lorsqu’elle sentit que le sexe de l’homme commençait à faiblir, elle se retira, se retourna pour lui faire face. Elle prit la verge dans sa main, la porta à la bouche et entreprit de la caresser de la main et des lèvres, pour ranimer la flamme. Ses caresses, expertes mais tendres et douces, eurent vite fait de lui rendre son énergie. Il se dégagea, se pencha et l’embrassa tendrement pour la remercier du plaisir qu’ils venaient de partager. Elle se dégagea à son tour, se remit à genoux, offrant ses deux orifices à sa vue et lui dit

- encule-moi, je te prie.

Il commença par humidifier son doigt à la source de sa vulve, et doucement caressa l’anus, deux doigts dans le vagin et le pouce sur le bouton de rose, qui faisait un petit mouvement de rotation. Régulièrement, il l’humidifiait avec sa langue. Progressivement, l’orifice s’ouvrait, laissant pénétrer le pouce de plus en plus loin. Fait par l’homme aimé, elle appréciait cette pénétration pour le plaisir que cela lui donnait et pour la sensation que l’homme ressentirait. Losque Sean estima que le muscle anal était suffisamment relâché, il la pénétra d’abord dans le vagin pour que son sexe fut bien mouillé, puis doucement, il se mit à l’entrée du rectum qu’il pénétra lentement par une poussée lente mais constante qui acheva de dilater l’anus. Lorsqu’il fut bien à fond, il commença un lent mouvement de va et vient, de plus en plus ample. Veronica appréciait les caresses intimes de la verge, sa sensibilité anale était très forte. Elle se laissa gagner par le plaisir. Sean jouissait du double plaisir de la vue, l’anus qui se moulait sur sa queue au gré des retraits et des pénétrations, et la sensation de son sexe régulièrement et fortement enserré par le muscle anal. La caresse était forte, sensuelle, excitante au plus au point. Si forte qu’il ne put se retenir. Elle sentit les spasmes et l’éjaculation et se laissa aller elle aussi à jouir, moins fort, cette fois, car la fatigue de la journée commençait à la submerger. Lorsque la tension eut enfin chuté, ils roulèrent dans le lit dévasté, les sens apaisés, tendrement enlacés. Epuisés, ils s’endormirent ainsi, la lumière allumée.