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F. Comme Fetish

L'esprit fin comprend qu'il n'est pas nécessaire de me baiser la chatte avec sa queue mais de me baiser tout court !

Dans mes souvenirs tu enlevas vite ton pantalon te plaignant de cette contrainte, le tissu tendu te faisait mal à l’entre cuisse, quant à moi je me jetais sur le canapé en te promettant des douceurs buccales, du vice et de la sueur puant le sexe ! Comme souvent tout cela commença par de longs baisers, propices à notre excitation mutuelle. Tu m’embrassais comme tu le faisais avec ma chatte et je la sentais rebondir au contact du nylon qui se mouillait déjà de ma petite colle chaude juste à ressentir qu’en léchant ma bouche toi aussi tu léchais ma chatte ! Mes lèvres, ma langue tel un clitoris géant et toi me prenant à pleine bouche, avide, glouton, vorace !

Je lâchais des ‘montre-moi comment tu vas lécher ma chatte !’ entre les baisers. Tu redoublais d’ardeur, prenant mes joues dans tes mains et appuyant ta langue contre mes lèvres, léchant de bas en haut puis pénétrant ma bouche de ta langue durcie, tel un sexe, en va-et-vient … C’est ma chatte qui mouillait … Mon corps ondulait, je soupirais dès que possible et je cherchais ton sexe avec mon pied … Tu bandais fort et tu banderais longtemps ainsi, mieux que tous mes amants précédents ! Les mots s’entrechoquaient dans nos râles contenus et étouffés, dans nos baisers. D’ailleurs ‘baiser et baisers’ il suffit de ce ‘S’pour en changer le sens, nous faisions de la sémantique à enrouler nos langues ainsi, persuadés que nous léchions nos sexes !

Nous nous enroulions ainsi sur le canapé gris depuis de longues minutes à se susurrer les actions à venir, fantasmant les instants d’après, tout en nous embrassant. Je soulevais ta chemise bleue dans le vif espoir de frotter mes joues contre ton torse et te humer puissamment, pas facile, j’étais dans un petit désordre "gesticulaire" que tu compris rapidement …La chemise fut enlevée !

Je pus donc te respirer pleinement et revenir à ta bouche, enrouler mes jambes à tes hanches, frotter mes seins lourds sur ta poitrine, t’embrasser encore. Accrochée à toi, je t’écoutais respirer, attentive à tes mots et tes silences … Nous narrions tous les deux à l’oreille de l’autre ce que nous allions lui faire savourer et cette joute verbale faisait autant pointer nos esprits, ta queue et mes tétons que ma chatte qui ne cessait de saliver les moments présents et futurs tout en me pinçant au-dedans.

Nous nous embrassions encore, je caressais ton crâne chauve, passais mes doigts sur ton menton barbu, je te pressais contre mes lèvres et tu me léchais la langue en barbouillant mes joues de ta salive. Je sentais le désir monter par palier, et encore un et encore un … Je me tortillais contre toi, sous toi, sur toi, nous ne finissions pas de nous étreindre ainsi, à nous exciter en nous baisant.

Ne nous cachons plus ton petit vice, nommons-le, il est devenu mien : Fétichisme de collant !

Je garderais donc ce collant … Nous le savions, tu le salivais et je m’en délectais !

J’ai toujours aimé porter des collants, pour les femmes rondes comme moi ça galbe les fesses et enrobe les rondeurs, sentir les caresses de son amant à travers ce nylon est délicieux, je me sens sublimée alors que je ne suis pas à l’aise en jarretelles. Sans doute que ce détail a une importance dans le lâcher prise avec toi, dans la confiance que j’ai de ma féminité et de son implacable pouvoir. Au fur à mesure des mois passés  j’ai compris que ce vice était caché en moi, que j’en portais tous les signes. J’ai aimé ta confidence à notre premier contact, je l’ai accueillie avec curiosité et bienveillance … l’instinct sans doute … Quelle découverte, quelles sensations, quel vice adorable, chic, féminin !

C’est dans ses pensées diffuses que je me suis retrouvée à califourchon sur ton visage, les cuisses plaquées contre tes tempes, chaloupant ma croupe sur ton nez en te demandant de me humer, de me lécher et de sentir combien je mouillais ! Il n’en fallait pas plus pour t’exciter fortement, je sentis ton corps se raidir tout entier en même temps que ta bouche affamée venir se plaquer contre le collant et appuyer celui-ci fortement contre ma vulve gonflée. J’ai gémi et je me suis abandonnée, totalement sous ton joug, tu donnais la cadence et je devais énumérer une ribambelle de mots définissant le plaisir que j’avais à t’offrir mon cul ainsi !

Tes bras serraient mes cuisses, tu t’y arrimais pour donner de l’ampleur à tes mouvements, tu me bouffais la chatte rien de moins ! En moi les chaleurs diffuses du plaisir s’infusaient ainsi et j’imaginais mentalement la douceur moite de ma chatte contre le collant, cette partie infime de tissu ne te donnant qu’un accès limité à mon intimité. Ma chatte comme tenue à distance, une friandise qu’on se frustre à ne pas avoir toute entière en bouche mais qui est là … si près ! Elle devait sentir le désir, elle avait imprégné le collant et ce que tu lui faisais subir avait fait doubler, sans nul doute, ses parfums exquis !

Tes mains sur mes fesses …

Je me tenais là sur ta tête et mes hanches ondulaient, j’ai dû dire que je me masturbais sur ta bouche : « tu sens ? »

Tu pouvais bien étouffer là-dessous, je crois que ça m’était déjà égal et pourtant ce n’était les prémices des plaisirs à venir. J’avais ta queue qui me tentait, là si proche, je la voyais entre tes cuisses, elle était dressée, sa couleur caramel, son gland si bien dessiné, large, massive, parfaitement profilée pour ma bouche, je me mordais les lèvres, partagée entre l’envie de l’engloutir et celle de me laisser lécher ainsi, égoïstement ! Mais je n’y tenais plus, je me suis penchée sur ton torse, mon cul s’est tendu libérant un peu ma chatte de ta bouche, ce qui t’a fait redresser la tête afin de continuer à me manger.

« Je vais te prendre en bouche F., ta queue me fait trop envie ! »

Je l’ai senti venir en moi, doucement, tendrement, profondément … j’étais muette, et tu as gémi. Que c’était beau, toi entre mes cuisses et dans ma bouche, assenant déjà des coups de hanches francs afin de me baiser vigoureusement comme tu l’aurais fait de ma chatte … Pour moi point de différence j’étais dans un trouble qui sentait la transe et je respirais profondément, à grands poumons … entre ma chatte et ma bouche une onde, une vague, une lubricité tendre qui allait et venait, la musique de nos corps, ta tête entière s’ébrouant dans mon derrière et moi me délectant de ta queue ! Il n’y avait pas de précipitation dans nos mouvements, nous dégustions des mets rares, une gourmandise cérébrale autant que charnelle, profonde, aimante, débauchée mais douce. Je me libérais de ton sexe pour psalmodier des cochonneries tendres qui avaient pour effet de te donner encore plus de vigueur à me dévorer ! Quelle appétence j’ai pour ton sexe, l’avoir en bouche me procure autant de plaisir que de réconfort, habitée, baisée, aimée, sereine et excitée, j’ai tout cela ainsi que le goût de l’amour que je te porte. Ma langue te caresse, ma bouche humide qui mouille comme une chatte, ta bite qui navigue bien profond, ma tête qui tourne, ma salive qui dégouline sur ta hampe, ma main caressante, ma folie avide, ton goût, cette chaleur, ma salive et ma tête qui tourne, quelle ivresse !

Le collant, le collant … il devait puer le cul !

Combien de temps nous sommes nous mangés ainsi ? Aucune importance le temps s’évaporait entre mes cuisses, au fond de ma gorge et le plaisir montait encore sous mes gémissements de plus en plus sonores, synchrones avec ton léchage vicieux sous mes fesses ! Je n’arrivais plus à garder ta bite en bouche, ce qui se passait sous mon cul me désordonnait totalement, je me suis dressée plaquant mes lèvres trempées sur ta bouche et ton nez : ‘Mon lécheur, Ô mon lécheur, oui oui OUI OUI ! … lèche-moi encore, baise-moi la chatte avec ta bouche !’

Tu tressaillis de plaisir, tendu, électro-choqué, je parlais encore mais la tête enfouie dans ma chatte tu ne devais percevoir que les bruits des agitations humides de ta bouche contre le nylon, muscles bandants, tes bras accrochés à mes cuisses, mouvements amples et puissants, je criais mon bonheur de t’avoir sous mes fesses ! Je n’entendais plus les oiseaux au dehors, je ne percevais plus rien à vrai dire si ce n’était mon vagin qui me pinçait et se tortillait, mes tempes qui m’enserraient le visage, mes hanches qui allaient et venaient, mon cul massif plaqué contre toi ! Entre mes cuisses, soldat, prisonnier de mon plaisir, muet, étouffé … cet homme dévoué, appliqué à me faire jouir, boulimique de ma chatte, addicte à me lécher le cul, prenant son plaisir à tirer mon jus de femme !

« Je vais te lécher sans le collant, enlève-le … »

Cette fois, c’est moi qui fut parcourue d’une onde électrique ! Mon cerveau m’envoyait déjà des signaux d’alertes … J’allais sentir sa langue douce contre mes chairs humides, elle s’enfoncerait en moi ! Je jouissais de ses pensées, des secondes qui me séparaient de cette délectation en duo, je frissonnais en retirant le collant (trempé), il me regardait ! Son regard … perdu … Il me fit allonger sur le dos, écartant doucement mes cuisses, il plongea sa tête en moi et je fus perdue à mon tour, le plaisir vif vint d’un coup, je criais … je ne gémissais plus j’étais en transe, mes pieds derrière son cou … haletante, suintante, dégoulinante, mes lèvres étaient gorgées de vice, sensibles ! Il léchait vigoureusement, pas des petits mouvements autour de mon clito … NON ! Il dévorait, il appuyait, il tirait sa langue, il la plaquait, amplitude : anus / pubis ! Et il changeait de sens, et hop je reprenais ma dose de jouissance … Et il pénétrait mon vagin de sa langue dure, en pointe, un sexe …

Et nouvelle dose de plaisir, je me crispe et enserre son visage dans mes cuisses, je me tortille et crie, il arrête, me regarde, replonge en moi : CATACLYSME ! Il est sur mon clito, le lèche et aspire doucement, puis prend ma chatte à pleines lèvres ! Bordel ! Diable ! L’Homme timide avait disparu !

JE T’AIME ! JE T’AIME ais-crié ! Ce mot que je m’étais interdit deux ans durant de peur de te perdre … Je pouvais le crier je t’avais déjà perdu … Alors je le crierais durant 4 jours et te le dirais avec ma chatte et ma bouche, avec tout mon être !

Je jouis … combien de fois ? Aucune importance ! Je jouis ! Coups de reins, muscles tendus, désordonnée, cuisses ouvertes, serrées, chatte offerte … Je jouis comme un homme, mes mots comme le sperme ! Je crie … pensée fugace aux voisins et aux oiseaux dehors, je m’en fiche ce moment est le mien ! Et ‘splach’ je sens ma cyprine chaude entre mes cuisses et F. se tendre à nouveau sous cette impulsion … Orgasmique ! Il bande encore le bougre … je suis haletante et je le regarde, babines humides, je caresse son crâne … et encore dans mes souffles : ‘viens …viens que je te suce’

F. se mit debout, je me glissai entre ses cuisses, m’arrimant à mon tour, enroulant mes bras, me lovant contre son sexe, le humant, respirant les fragrances de désir dans ses poils pubiens, à genoux, encore étourdie de mes orgasmes. Son sexe perlait, il se remit à bander, je vins lécher cette perle sucrée, collante. Je le regardais, en posant mon nez contre sa bite, mes hanches ondulaient encore … Je frottais mes joues contre sa peau, apaisée d’être protégée ainsi, entre ses jambes comme dans une cachette où rien ne pouvait m’arriver, en sécurité, sereine.

J’entendais à nouveau les oiseaux, les portes des voisins, les bruits au dehors. Il caressait mes cheveux tendrement, je me délectais de cette caresse comme je me délecterais de la puissance de sa main me plaquant la tête contre son pubis, ma bouche emplie de son sexe, cette force tendre mais déterminée à le faire aller bien au fond en me disant : ‘Ah tu l’aimes ma bite ! Et tu ne dis plus rien là, tu te tais ! Ma suceuse … Personne ne m’a sucé comme tu le fais … Allez profite de cette queue …’. J’aimais ce vocabulaire intime si tranchant avec ce qu’était l’homme en dehors de ses moments … Un homme calme, doux, attentionné, timide et réservé.

C’est très attendrissant, et si je réfléchis bien, je suis un peu la même …

Tu le fis … tu poussas ma tête de tes mains impulsant un mouvement profond vers toi, mon visage frappant ton ventre, emprisonnée de ton sexe, tu battais la musique, celle que faisait ma bouche ‘cloc cloc cloc cloc’ chaque fois que tu tapais le fond de mon palais et que mes écumes de salive remontaient en lubrifiant ta bite au passage. Je me sentais bien ici, sans doute aussi bien que tu te sentais en moi, ce partage pornographique, cette communion, les gestes intimes se mêlant aux gestes tendres, aux attitudes sexuelles … fleurait en moi la puissance de femelle honorée des pénétrations cochonnes et visqueuse de son mâle.

Cela dura encore … tu pris ton plaisir ainsi sans jouir et en continuant à bander … Cela ne pose pas de problème, ce n’en est pas un pour moi comme pour toi, je connais des plaisirs cinglants détachés d’orgasmes … Il n’y a aucune gêne à baiser ainsi sans ton sperme même s’il m’a toujours fait envie … La rareté pousse toujours et encore ma volonté à te donner tout ce qu’il m’est possible de te donner, dans un abandon de moi-même intense … qui me force à vouloir repousser toujours mes limites et te donner le meilleur ! C’est une émulation non une restriction de notre plaisir et en deux ans je n’ai pas eu envie de chercher ailleurs ce qui ne me manquait aucunement avec toi, sache-le …

Nous nous sommes encore enlacés sur le grand canapé gris, et je t’ai redit je t’aime avant de pleurer à chaudes larmes, secouée par mes sentiments comme par les orgasmes encore bouillants aux creux de mes reins … Tu étais peiné de me voir ainsi, tes yeux s’embrumèrent et je te sentis te tourner par pudeur. 

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