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FANTASME

Amandine a bien grandi, elle est devenue une femme maintenant. Les hommes vont et viennent dans son cœur et dans son lit…le grand amour elle l’a connu, mais cela s’est mal terminé ; son amie et elles s’aiment énormément, mais elles ne vivront jamais ensemble. Sa vie sexuelle est épanouie, sa libido fonctionne parfaitement auprès des hommes qui partagent sa vie et son grand lit ou les clubs libertins qu’un amoureux lui a fait connaître. Que lui manque-t-il pour être pleinement satisfaite : un fantasme à assouvir !!!


J’étais nue dans le lit « King size » de cette grande chambre d’hôtel, le noir était complet ...parfait ! Un long frisson parcouru mon corps, non pas que la température soit fraiche mais j’étais à la fois fébrile et anxieuse… il y avait de quoi !

J’étais sur le point de réaliser un de mes nombreux fantasmes quand soudain une angoisse m’étreignit : « et si j’avais à faire à un malade ? »

J’explique :

Depuis quelques années, un fantasme me trotte dans la tête : « faire l’amour avec un inconnu dans le noir complet, se quitter sans se dire un mot et ne jamais se revoir » et j’avais bien l’intention de l’assouvir…

C’était le jour J, après avoir écrit une petite annonce sur un site de rencontre libertin :

« Coquine cherche coquin pour après–midi torride à l’hôtel dans le noir sans un mot et sans lendemain »

Je fus inondée de réponses : drôles, vicieuses, graveleuses, perverses, insultantes, agressives, tordues voir certaines à faire peur. Le choix fut difficile, mais je trouvais la perle dans ce lot d’immondices. Notre conversation fut courte car je ne voulais rien savoir de lui, ni son prénom, ni son âge, ni sa couleur de peau, ni sa taille, ni son poids, rien… je ne voulais rien connaître de lui qui puisse l’identifier, juste lui dire : le jour, l’endroit et l’heure ! Et ainsi pouvoir me dire chaque jour lorsque je croiserai des hommes : peut-être est-ce lui ? Ou lui ?

Mais à cette minute, enroulée dans le drap en satin, je n’en menais pas large. J’étais arrivée en avance, ayant réservée cette grande chambre dans un hôtel de luxe, non pas pour frimer, mais pour leur discrétion et leurs murs épais, je me connais bien…et puis je gagne bien ma vie, alors autant se faire plaisir !!

Un léger « toc toc » puis la porte s’ouvrit en grinçant doucement, laissant passer un filet de lumière du couloir. La porte se referma aussitôt replongeant la pièce dans le noir total, pour l’instant il suivait mes instructions à la lettre.

-Vous êtes là ?

Grrrrrr !! Il ne devait pas parler…

-Oui ! Répondis-je un peu agacée.

-C’est juste pour m’assurer que vous êtes bien une femme !!!

Je compris sa désobéissance, après tout, rien n’avait pu lui prouver le contraire, et lui aussi prenait beaucoup de risque, cela pouvait être un piège…

La voix était agréable, belle voix en fait à la fois grave et douce…Un bruit feutré de vêtements qui tombent sur la moquette, une odeur…mélange de parfum de luxe et de savon, un corps qui se glisse sous le drap à côté de moi, mon corps raidi par l’angoisse se détendait à peine même lorsqu’il posa une main sur ma cuisse…Il semblait aussi anxieux que moi, et franchement pour dire vrai : j’avais la trouille.

Sa caresse fut longue, montant et descendant du haut de ma cuisse jusqu’à mes chevilles sans se presser… Mmmmmm !!! J’adore les hommes lents et patients, pas les rapides qui vous enfourchent comme une chèvre et font leur petite affaire en bâclant le tout…

Sa main était douce mais viril, il s’approcha plus près de moi, collant son corps nu contre le mien. Il était grand, un bon point j’aime les hommes de grande taille. Sa main s’enhardie et glissa jusqu’à mon ventre, je cambrais les reins, il remonta doucement jusque sous mes seins. La sensation de cette homme nu que je ne connaissais pas, dans cette chambre d’hôtel plongée dans le noir me caressant la peau me fit fermer les yeux. Heureusement il ne pouvait le voir. Il redescendit jusqu’à mon genou, puis remonta à nouveau, glissant lentement la paume de sa main sur ma peau déjà moite, passa près de mon sein en ouvrant la main continuant jusque mon cou, puis posa ses doigts sur ma bouche. Je compris qu’il était en reconnaissance de mon corps afin d’évaluer la partenaire que je suis mais qu’il ne voit pas …

Je ne vis pas venir son baiser, sa bouche se colla à mes lèvres, les siennes étaient douces et pulpeuses, pas de moustache. Sa langue ouvrit ma bouche et s’enroula autour de la mienne, je répondis à ce baiser langoureux pendant qu’il auscultait mon corps, doucement mais surement. Mes seins, mon ventre, entre mes cuisses il était en exploration. Je sentais sa respiration s’accélérer, je fis comme lui, de mes deux mains libres je partais à la découverte, il semblait musclé, un torse vigoureux ou je sentais les poils crisser sous mes doigts, un petit ventre mais je ne déteste pas, des cuisses épaisses puis tout en lui offrant ma bouche dans ce baiser torride, je pris en main son membre viril déjà dressé, de bonne taille plongeant jusqu’aux bourses que je soupesais en connaisseuse…

Il m’embrassa partout, parcouru mon corps de sa langue agile, passant sur la pointe de mes seins dressés s’y attardant à me faire gémir, puis mon nombril qu’il fouilla, descendit encore plus bas, sa tête se calant entre mes cuisses ouvertes pour un cunnilingus démoniaque…

Sa langue était montée sur roulements aiguilles, si agile qu’en peu de temps je cambrais les reins à sa caresse, le feu parcourant mon corps avec plein de petits picotements. Jusque-là seule une fille avait su me donner un tel plaisir de cette façon. Ce n’était pas une langue mais un véritable petit vibro électrique pensais-je !! Je rompis le silence par des :

-Oui ! oui ! oui !!! …que je ne pouvais contrôler. Il continua, mon corps dégoulinait de sueur et mon sexe de cyprine qu’il léchait à pleine bouche, je contenais mes cris mais s’il continuait je ne répondais plus de rien. Il est doué me dis-je intérieurement, s’il se sert de son sexe comme de sa langue, je crois que je vais passer un bon moment. Je feulais, me mordant les lèvres pour ne pas crier, mon ventre donnant des à-coups et mes jambes s’ouvrant comme un compas. Folle de désir, je me retournais sur lui d’un bond, le plaquant sur l’oreiller avec mes deux bras, puis à genoux face à lui j’engloutissais son sexe jusqu’à la gorge, dans une pipe baveuse dont je connais bien les secrets puis me retournant afin de lui offrir mon sexe dans un 69 d’anthologie !!

Chacun à notre tâche, nous y mettions du cœur, je descendais ma bouche autour de sa tige, mes lèvres faisant un rond parfait autour de sa bite, je remontais jusqu’au gland que je titillais du bout de ma langue, autour du frein et dans le méat. Je le suçais sans les mains, juste ma bouche, montant et descendant ainsi que ma langue léchant le membre planté au fond de la gorge. Un délice parait-il ! N’est-ce pas messieurs ??

Dans la chambre seuls les bruits de succions se faisaient entendre, lui me léchant le clitoris avec sa langue mécanique…Mdr !! Moi, lui faisant gorges profondes sur gorges profondes à m’étouffer ! Je me régalais de son sexe que je ne pouvais voir, ses gémissements m’excitaient. Je mordillais son gland, le faisais rouler sur la pointe de mes dents, puis passais ma langue autour, en le branlant dans ma bouche. Son sexe grossissait dans ma bouche et j’adorais ça ! Je sentais sa grosse veine contre mon palais, une petite goutte de précum perla, je la gobais aussitôt, me délectant à l’avance des giclées futures que j’espérais nombreuses…

Doucement il sortit de dessous de moi, me retourna, petit bruit caractéristique du préservatif qu’on enfile, moi à quatre-pattes sur le lit la tête dans l’oreiller, je sentis son membre ouvrir ma vulve, y plonger, il m’attrapa par les cheveux mais sans tirer, sa queue glissa au fond de moi sans aucune retenue trempée comme je l’étais. Son va et viens fut d’abord lent, me laissant apprécier la longueur et la taille de son engin, en chaleur comme je l’étais j’aurais voulu qu’il me traite comme une chienne, comme une trainée, mais il fut gentleman... (Hélas…mdr !!) Enfin un gentleman très excité quand même…

Son rythme s’accéléra, régulièrement il me pilonnait comme un fou quelques secondes puis ralentissait, me donnant quelques tapes sur les fesses et recommençait, si bien que mon ventre me chatouilla rapidement… plus je gémissais, plus il faisait fort, mes gémissements firent place à des cris de plaisir, ce qui l’excita encore plus et il me laboura littéralement…j’hurlais de désir à chaque coup de boutoir. Il me retourna, m’écartant les cuisses pour plonger en moi au plus profond de mon ventre. Je sentais ses bourses taper contre mes fesses, moi le dos cambré ne touchant plus le lit, pendant que lui, mes jambes sur les épaules, allait et venait en moi comme un fou, je n’avais plus de voix, je jouissais comme une folle en espérant que les murs soient bien insonorisés, sinon tant pis ! Il alterna par une prise en cuillère, comme deux amoureux, ses mains plaquées sur mes seins, sa tête au creux de mon épaule, me défonçant le sexe de ses assauts et moi hurlant, criant, à chaque coup entre mes fesses, la taille de son sexe en moi était impressionnante, je le sentais gonfler à chaque va et viens. Je perdais contrôle de moi-même, suivais le moindre de ses gestes et positions qu’il me faisait prendre comme un pantin désarticulé mais très consentante…Jamais on ne m’avait fait l’amour aussi longtemps, et dans toutes ces positions, il m’écartelait en me bourrant comme un âne, ou m’enlaçait délicatement, son sexe au plus profond de moi, tout en m’embrassant à pleine bouche cela dura et dura, je ne criais plus, je n’avais plus de voix, mais faisais orgasme sur orgasme, la tête prête à exploser…

Il ralentit, se retira de moi, s’assit sur le haut du lit, prit ma tête et la plongea entre ses cuisses… je compris le message…j’ôtais délicatement le préservatif et le suçais avidement…personne ne résiste à ma bouche et certainement pas quand on me fait l’amour de cette façon, je ne le suçais plus mais le pompais, mes lèvres serrées autour de sa tige, puis de son gland, lui massant le sexe de ma bouche, je le sentis grossir sur ma langue, avant qu’il n’explose en jets puissants et en hurlant au fond de ma gorge, je reçus toutes ses giclées, avant d’avaler d’un trait sa semence, puis gardant son sexe dans ma bouche en me calant entre ses jambes…j’adore cette position après l’amour, garder le sexe dans ma bouche et le sentir se ramollir…

Nous reprenions nos force, il était couvert de sueur, moi de même, le lit ressemblait à une flaque d’eau, mon corps était encore brulant, ma tête était vide, j’étais bien…

Je sentis un moment de flottement, j’étais trop bien…lui aussi, nous étions prêts à rompre notre engagement. Je me levais d’un coup, pris mes vêtements et mon sac que j’avais posé sur une chaise et me dirigea droit vers la salle de bain en fermant derrière moi avant d’allumer la lumière. Je rompis le silence imposé en lui disant :

-Je crois qu’il faut que vous partiez, nous nous le sommes promis n’oubliez pas !

-Oui, je sais ! Je voulais juste vous dire que…c’était délicieux mademoiselle, quel dommage d’en rester là !

-Pour moi aussi Monsieur, vous avez dû l’entendre ! Mais c’était la condition de cette rencontre !

-Oui en effet ! je suis ravi de vous avoir donner autant de plaisir, alors au revoir mademoiselle et merci, j’ai reconnu à votre voix que vous étiez jeune !

-Adieu Monsieur et merci à vous aussi !

J’entendis la porte de la chambre se fermer, je fis couler la douche très chaude, y resta un temps infini, repensant avec plaisir aux moments intenses de cet après-midi insensé, me traitant à la fois de folle et de salope insatiable, que j’avais eu beaucoup de chance, car franchement c’était un bon coup !!

Habillée toute fraiche et pimpante, je sortis de la douche, en me méfiant quand même s’il n’avait pas fait semblant de sortir. Mais non, il avait joué le jeu. Même en sortant de l’hôtel je me suis mêlée à un groupe pour donner illusion, pas folle la guêpe, quoique, ne sachant le reconnaître il aurait pu être dans une voiture ou derrière un arbre !!

Voilà ! Un fantasme d’assouvi, j’y repense souvent avec plaisir, regardant les hommes dans la rue en pensant :

-est-ce lui ? Ou lui ?

Me disant si cela se trouve c’est un collègue de bureau, ou un ami de mon père, jamais je ne le saurai…

Mais je ne le ferai pas pour tous, sinon lequel me restera-t-il une fois tous réalisés ?


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