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Une saga de VonErato - 6 épisode(s)

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Épisode 6 : Complicité (Partie 2)

Environ deux semaines plus tard, nous étions prêts à partir. Sacs avec le minimum syndical, check ! Plein d’essence, check ! Playlist éclectique pour SEIZE heures de route -si je roule non stop bien sûr- check ! Bouteilles d’eau, check ! Nécessaire de camping si on ne trouve pas d’hôtel ou si l’envie d’une nuit à la belle étoile nous prend, check ! De toute façon, la Peugeot que j’ai s’aménage facilement en lit double, si on rabat les sièges arrière et qu’on met un matelas gonflable dessus. 

Le matin du départ, nos amis étaient là. Ceux d’Amber ne cessaient de lui vendre Sydney comme l’incontournable des incontournables. Les miens étaient un plus pragmatique.

— Gill, doucement sur les cachets hein. Et surtout, n’hésite pas à t’arrêter ou passer le volant à la miss dès le premier signe de fatigue. Me recommandait Sarah.

— Ne t’en fais pas, je gère.

— Ça fait un moment que t’as pas fait de longues distances, alors fait attention. Ajouta Jacob

— Mais oui

L’ambiance était comparable au départ d’une frégate pour une traversée. Tous nous faisaient de grands signes de la main jusqu’à ce qu’on disparaisse du champ de vision. Amber n’avait pas attendu pour enlever ses converses et mettre ses pieds sur le tableau de bord. Avait-elle verni ses ongles par simple coquetterie ?... Allez Gill, reste concentré sur la route. 

Chadstone connue pour son immense centre commercial fut rapidement traversée, et nous roulâmes droit vers Traralgon. Ce fut notre première halte. Notre première visite fut Traralgon Railway Reservoir Conversation Reserve. La réserve de trente hectares est un mélange de forêts, de prairies et de zones humides, avec environ trois kilomètres de sentiers pédestres disponibles pour vous permettre d’explorer cette réserve de conservation. Il y a des tables et un abri pour les piqueniques. Un lac au centre de la réserve fait partie du bassin versant du ruisseau Traralgon. Cette voie navigable était à l’origine un barrage, créé en 1883, pour fournir de l’eau qui soulevait de la vapeur pour les trains.

Parmi les nombreuses possibilités de marche, la piste principale emmène autour du lac qui regorge de nénuphars et d’un certain nombre de plantes aquatiques. Les zones humides abritent une variété d’oiseaux avec possibilité de les observer dans des abris.

Nous prîmes la marche principale. Elle commençait sur un ponton en bois qui longeait le point d’eau. Puis, on se mit dans un abri dans l’espoir de voir débarquer nos amis à plumes au bord de l’étang couvert de nénuphars. Soudain, un petit canard noir apparut. Amber eut une petite exclamation et le pointa du doigt, comme une enfant. Et d’un coup, son regard s’écarquilla.

— Look !!

— Qu’est-ce que t’as vu ?!

— Un Kookaburra !!

L’oiseau emblématique du pays.

Cette visite clôturée, nous prîmes la direction de l’église St Michaels. Je n’étais pas vraiment croyant, mais j’aimais bien m’arrêter devant les lieux de cultes des différentes religions. Puis je n’étais pas vraiment fan de l’hypocrisie en général… Même si je respectais ceux qui trouvaient une forme de paix dans tel ou tel culte.

Bref, je vous laisse à cette réflexion.

Après quelques photos prises, je demandais à Amber si elle voulait manger maintenant ou plus tard. Elle balaya son regard un instant pendant qu’elle réfléchissait, et la vue d’un resto japonais lui ouvrit l’appétit.

Une fois repus de ce méli-mélo de poisson, riz, légumes et glaces légères, nous nous remirent en route. Direction Raymond Island. La voix de Peter Garrnett accompagnait le trajet. 

Amber avait à nouveau ôté ses chaussures et était positionnée de façon nonchalante, les pieds sur le tableau de bord. Ses jambes halées étaient dévoilées par un petit short en jean blanc qui lui seyait parfaitement. Le vent s’engouffrait par la vitre semi-ouverte, faisant danser ses cheveux derrière son crâne, et aussi sous son tee-shirt à manches courtes où je voyais deux tétons un peu dressés. Je tâchais de ne pas m’attarder sur ce détail et me concentrait sur le trajet.

Elle fut enchantée en se baladant au milieu du sanctuaire des koalas. Nous avons garé la voiture non loin de l’embarcadère et traversé les deux cents mètres qui séparaient l’île du pays à pied. Cette petite île de six kilomètres de long sur deux de large abritait des koalas dans leur milieu naturel. Un véritable havre de paix loin de la foule agitée. Chaque émerveillement que le lisait dans le regard d’Amber me produisait un bonheur indescriptible. Pour ce périple, ma joie dépendrait de la sienne. Et la voir donner de l’herbe tendre à un kangourou me rajouta de ce baume qui m’avait manqué pendant des années. Et une photo de plus dans la boîte à souvenirs !

— Regarde, là ! Me dit-elle en pointant son doigt vers le sommet d’un arbre, juste au-dessus de ma tête.

Un gros koala dormait paisiblement. On ne faisait pas plus pataud que ces animaux-là. Un temps de sommeil de vingt heures par jour, un kilo journalier d’eucalyptus avalé… Mais un animal bien menacé à cause de l’activité humaine. Feux de forêt, accidents sur le route, urbanisation à outrance… Bref, vous avez compris.

— Ah oui, un gros pépère.

Soudain, ce fut le drame. Je ne pus esquiver les premières gouttes venant du dit animal. Je me mis à jurer sous les rires de la jeune miss.

— Je pense qu’il n’a pas aimé que tu le traites de gros !!

— Ben quoi ? Je suis réaliste ! Ah putain ça pue ce truc… 

J’étais bon pour me trimballer cette odeur jusqu’au prochain point d’eau public. J’en avais pris dans mes cheveux et sur mon visage. Heureusement que j’avais un tee-shirt noir, ça se voyait moins. Et qu’on était sur la fin du parcours.

Amber continuait de glousser pendant que je rinçais avec une bouteille d’eau derrière la voiture. Je m’ébrouai comme un vieux clébard et nous cherchâmes un endroit où passer la nuit. Avec ma tête mouillée, nous avions mis le chauffage dans l’habitacle.

Notre choix se porta sur un simple trois étoiles à quatre-vingt-dix dollars la nuit, petit déjeuner inclus. Pour une nuit, ça ferait l’affaire. Même si le linge de lit était assez kitsch, comme la décoration générale, que la salle de bain était ridiculement petite, que le papier peint faisait mal aux rétines. 

Malgré ces détails, la nuit fut bonne. Le petit déjeuner fût rapidement englouti et nous reprîmes la route direction Eden. Il n’y avait pas grand-chose à voir sur le chemin, donc ce fut assez rapide. 

— Tu as entendu parler de la série « Return to Eden » ? Enfin je ne sais pas comment ça s’appelait en Belgique.

— Euh tu peux me raconter s’il te plait ?

— Une riche femme au physique un peu fade qui épouse un riche et beau joueur de tennis. Sauf qu’en réalité ce dernier en a qu’après son argent et lors du voyage de noces il la pousse dans un lac infesté de crocodiles, pensant la tuer. Sauf qu’elle s’en sort, elle se refait faire le visage dans une clinique du Queensland et revient sous une nouvelle identité pour se venger de lui… et sa meilleure amie qui en a bien profité.

— Ah oui ! La vengeance aux deux visages !! Je l’ai déjà vu. Bon le jeu était un peu… hein… Ça reprenait les codes des séries comme Dallas ou Dynasty.

— Oui bon c’était le jeu d’acteur de l’époque pour une petite série australienne. Mais avec feu ma mère, on avait adoré. J’avais environ trois ans quand c’est sorti et chaque fois que ça repassait à la télé on regardait.

— Faudrait qu’on la regarde à l’occasion. Ça me fera drôle de la voir en VO

— Avec plaisir. Je connais les dialogues par cœur.

— C’est vrai que la meilleure amie était une vraie salope

— Une belle garce oui. Mais ça n’égale pas le connard de joueur de tennis. En plus, l’acteur qui le joue est chanteur dans un groupe, Australian Crawl.

— Oh le monde est petit !

Une halte dans une station de Cann River fut de mise. Amber en profita pour acheter quelques sandwichs et des bouteilles d’eau. Le coin était désert, il n’y avait vraiment rien à voir à part cette station Shell. Aucun doute possible, on s’éloigne de plus en plus de la civilisation. Non loin de là, la forêt semblait aspirer la route par sa bouche végétale béante.

Et ce fut notre tour, elle nous avala comme un Tic Tac. Une partie du trajet fut ponctuée par un débrief complet de la mini série. J’en revenais pas qu’elle l’ait connue… Encore un élément en commun…

Nous roulions dans l’épaisse forêt d’eucalyptus et de bois précieux en tous genres, très courants au pays. Le temps s’était considérablement rafraichi. Amber avait mis un jean et une veste chaude. Elle avalait de grandes gorgées d’eau dont une goutte coula sur un coin de sa bouche, sur sa mâchoire, dans son sou… pour disparaître sous sa veste. Je ne compte plus les fois où mes lèvres avaient suivi ce chemin dans mes rêves…

Finalement, Eden nous ouvrit ses bras. Il y avait peu de choses à voir dans ce village côtier, à part un musée. Le Killer Whales Museum exposait l’histoire d’un groupe d’orques qui a aidé les baleiniers d’Eden à capturer des baleines en échange de quelques morceaux de leur butin, sur plusieurs décennies. Le squelette de l’une des orques, appelé Old Tom, y était exposé. Amber me fit un rapide parallèle avec un des romans de Kenneth Cook, Le trésor de la baie des orques en français, si je me trompe pas... Un roman que je vous conseille !

Postée en bord d’océan, Amber regardait au loin l’île qui faisait face au port. Eden vivait essentiellement de pêche, de vente de bois et tourisme.

— Tu connais l’île là-bas ?

— C’est Mewstone Rock. À ne pas confondre avec Mewstone Island qui se trouve au sud de la Tasmanie.

— C’est pas mal la Tasmanie, mais purée on gèle là-bas. Et je trouve le coin… mouais. C’était sympa de visiter, mais… sans plus, quoi.

— Si tu es adepte de randonnée et de beaux paysages, c’est le paradis. Mais bon, si la marche, ce n’est pas ton dada…

— Disons que si le paysage en vaut le coup, je veux bien me taper des heures de marche. Et je n’ai pas vu le diable !

Je me lançais dans une imitation du célèbre personnage qui s’exprimait qu’en onomatopées et qui tirait la langue au moindre prétexte en tournant autour d’Amber de façon totalement grotesque. Cette dernière fut prise d’un fou rire incontrôlé qui la faisait se plier. J’ignorais si elle appréciait mon improvisation ou si elle se moquait de mon ridicule, mais je m’en fichais. Je la faisais rire, et ça me touchait.

— Putain je vais me pisser dessus ! Dit-elle tout fort entre deux éclats de rire.

— Euh… je ne sais pas s’il y a des toilettes publiques. Sinon on va dans un café, on grignote un peu avant de reprendre la route.

On fit une halte au Sprout Eden. Je commandais deux œufs au bacon pendant qu’Amber soulageait sa vessie. 

Notre assiette engloutie, nous reprîmes la route jusqu’à Ben Boyd dont le parc national faisait plus de cent mètres carrés. L’attraction principale pour les touristes était les Pinnacles, un ravin d’érosion multicolore avec du sable blanc recouvert d’argile rouge rouillée. Une véritable merveille de la nature, parmi toutes celles que l’Australie pouvait offrir, qui méritait le détour. Le parc est assez plat, aucune partie nord ne dépassant cent mètres de haut, et la partie sud pas beaucoup plus haute ; le plus haut sommet est Haycock Hill à deux cent cinquante-deux mètres. La région est particulièrement venteuse, sèche et froide, et les promontoires sont recouverts d’une communauté de plantes de landes basses. Plus à l’intérieur des terres, la lande est remplacée par une forêt d’eucalyptus ouverte, qui constitue la majeure partie de l’habitat du parc.

Amber mitraillait de photos les environs. Aussi bien ces Pinnacles que la lande. Le vent soufflait assez fort aujourd’hui et je la voyais un peu grelotter. Cela dit, nous étions quand même en fin de journée…

— Ça va Amber ? T’as pas froid.

— Un peu, mais ça va. Ça va aller…

De retour dans la voiture, je lui proposais :

— Tu préfères quoi ? On s’arrête ici et on cherche un hôtel, ou on continue un peu et on campe à Narooma ? Il y a des endroits où on peut se garer.

— J’ai bien envie d’essayer le camping. Enfin… camper dehors ou dans la voiture ?

— Dans la voiture. 

— Bonne idée.

Au bout de quelques heures, je garai la voiture sur l’Apex Parking de Narooma. Juste devant nous se trouvait l’Australia Rock, un simple trou dans un rocher dont la forme ressemblait trait pour trait, ou très portrait je sais pas trop comment vous dites en français, à l’Australie. 

Je pris plusieurs photos d’Amber dans ce trou-là. Elle ne put s’empêcher de montrer les différentes villes sur cette forme.

— T’as vu ? J’ai bien révisé ma géographie hein ! Me dit-elle d’un ton presque enfantin que je trouvais si mignon.

— C’est bien Amber, tu auras un cadeau.

— C’est quoi mon cadeau ?!

J’aurais laissé parler mon cœur j’aurais répondu « mon amour sincère », mais je le bayonnai rapidement et répondit :

— Le droit de choisir notre hôtel à Sydney.

— D’accord, c’est quoi le budget ?

— Illimité. Lâche-toi. Même un cinq étoiles si ça te chante.

— Ooooh Gill, je ne veux pas te mettre sur la paille.

Oooooh Amber, si tu savais… Ce n’est pas une nuit dans un cinq étoiles qui va me faire un gros trou dans le budget. Je pourrais lui dire maintenant la vérité, mais je préférerais attendre encore un peu. Je ne me voyais pas lui dire « Au fait Amber, je t’ai pas dit, mais j’ai tellement d’argent que je n’ai même pas besoin de bosser » comme si je lui disais « j’ai faim je me ferais bien un sandwich ». Oui oui, ça ne saute pas à la face tout de suite, mais j’ai des moyens. Que serait une New Romance banale sans le personnage principal masculin plein aux as ? À croire que l’auteur de mon destin manque cruellement d’imagination… À moins qu’elle soit plus intelligente et qu’elle utilise ce cliché vu et revu d’une autre façon…

À voir…

Anyway, les sièges arrière furent rabattus pour caser notre matelas gonflable et une couette bien épaisse. Inutile de mettre un pyjama, autant dormir dans nos vêtements. Je fermai les portières et mis le chauffage pour rendre notre cocon plus confortable. Pendant ce temps, nous admirons le coucher de soleil derrière le village côtier en mangeant les sandwichs achetés ce matin.

Puis je coupai le chauffage au bout de quelques minutes. Ce serait con de flinguer la batterie…

— Gill ?

— Oui ma grande ?

— J’apprécie beaucoup ce voyage. Je ne sais pas comment te remercier de m’offrir ça.

— Tu n’as pas à me remercier. C’est normal. Ce serait plutôt à moi de te dire merci pour ta présence alors que rien ne t’obligeait à rester à mes côtés. Après tout, je ne suis que ton host dad. Tu aurais bien pu faire en sorte de me refaire interner, mais tu es restée et ça m’a touché. Toi, et les autres aussi. D’ailleurs, en revenant de ce voyage, j’aimerais organiser un gros repas avec vous tous pour vous remercier d’avoir été là durant cette période.

— Bonne idée !! Tu ferais quoi ?

— Hum… Un barbecue, c’est plus convivial.

— Classique, mais efficace. J’irai acheter la viande.

Une forte bourrasque nous fouetta les quelques parcelles de peau nues. Amber se blottit contre moi pour se protéger de ce vent presque glacial. Je l’entoure de mon bras libre et enfouis mon nez dans ses cheveux. Elle sentait un mélange de parfum bon marché, de déodorant à bas prix et de sueur, mais sincèrement je m’en fichais. Mes sens altérés par l’amour rendaient cette odeur à la limite de l’aphrodisiaque. L’amour pouvait vraiment rendre bête…

La nuit tombée, nous étions dans notre cocon chaud. L’écart de température avait recouvert les vitres d’une fine couche de buée. Amber en était amusée.

— Deux personnes dans une voiture, un parking désert, de la buée…

— Que veux-tu dire ?

Elle me fit un petit sourire en coin, plaqua sa main contre une vitre et la laissa glisser jusqu’à elle. Mon imagination s’affola.

— On va laisser les gens s’imaginer des trucs. Dit-elle, amusée.

Je rentrais dans son jeu en me décoiffant la tignasse blonde, presque blanche, et faisant de même avec la sienne.

— Un peu de réalisme que diable ! Et si ta main s’est mise là… mon pied a dû se mettre… ici !

Je mis une belle trace de pas contre la vitre du coffre. Ce qui fit rire Amber, heureuse que je rentre dans son jeu.

— Et là… y a plus qu’à attendre qu’il y ait des gens qui se garent ou qui passent juste…

— T’es folle, mais ça me plait. Attends, faudrait rajouter des marques sur les autres vitres. Parce que… on ne l’a pas fait qu’une fois quand même.

— Ooooh, t’es fripon toi !!

Notre mise en scène jugée crédible, Amber sombra doucement dans les bras de Morphée. Pour ma part, elle semblait m’avoir totalement zappée. Elle me laissa sur le bas-côté avec mon imagination en roue libre. Une mise en scène de plusieurs coïts passionnés avait achevé mon membre d’être douloureusement dur contre mon jean. 

J’étais face à un dilemme : soit je restais comme ça et j’attendais patiemment que la douleur soit si insupportable qu’elle calme l’afflux sanguin, soit je sortais mon membre en prenant le risque qu’Amber se réveille et de ne pas savoir comment elle allait réagir… Sinon…

Et puis zut !

Je me mis dos à elle, ouvris mon pantalon et libérai mon membre. Oh bon sang ça fait du bien ! Tout en faisant de lents va et vient, je laissais divaguer mon imagination en me voyant au-dessus d’Amber et lui donner du plaisir. Une main sur sa hanche, l’autre jouant avec ses tétons dressés et sensibles, ma bouche mordillant son oreille ou embrassant son cou et ses lèvres… Et ce plusieurs fois, dans plusieurs positions. Moi sur elle, elle sur moi, à quatre pattes…

Dans un petit cri étouffé, je sacrifiais mon sous-vêtement pour ne pas laisser de preuves sur la couette. Puis sans trop de bruit, j’en sortis un autre de mon sac pour me changer. Ma jouissance avait dû convaincre Morphée de venir me récupérer. Merci, Morphée, t’es à la bourre… 

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