Go Down Under

Une saga de VonErato - 9 épisode(s)

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Épisode 9 : De bons conseils

Reprise de la chronologie

— Ils sont pour toi Amber, vas-y. Me souffla Dina.

— Bonjour monsieur dame. Comment allez-vous ?

— Très bien merci. Et vous ?

— Très bien, merci. Si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas.

— On regarde juste. Merci beaucoup.

Dina me fit un petit sourire encourageant. Je tenais le bon bout.

Ça faisait quelques jours que j'étais au sein de ce sex-shop, et je peux dire que je commençais doucement à m'habituer à travailler en harmonie avec les désirs de la clientèle. Notre boutique était très éclectique. Séparée en trois parties, la première par laquelle arrive la clientèle faisait plutôt office de Love Store avec des bougies, des huiles de massage, des jeux coquins « soft » sous forme de « bons » comme « bon pour un calin » « bon pour une fellation », de défis coquins, de la lingerie fine et des livres. Des manuels de conseils comme des recueils d'histoires érotiques.

Derrière ce rideau en velours noir se trouvait la deuxième pièce, plus portée sur les BDSM et les objets plus « hard » comme des godemichets de taille assez importante, des fouets, des cravaches, des martinets, des pinces à tétons, des accessoires pour attacher/entraver et autres poupées gonflables. Nous avions aussi un catalogue de DVD pornos classés par genre. Et croyez-moi, il y en a vraiment pour tous les goûts.

Et la troisième partie était une portée cachée qui menait vers une cabine qui accueillait au maximum quatre personnes. Une cabine qui servait au visionnage de films érotiques ou pornos, voire plus, selon les envies des clients.

Et bien sûr, préservatif obligatoire. J’avais ordre d’en glisser un dans chaque sac lors d’un achat.

— Excusez-moi. Me demanda la, très probable, épouse

— Oui ?

— Euh, nous cherchons...comment vous dire...de quoi attacher

— Dans ce cas, c'est dans la pièce derrière le rideau. Suivez-moi.

Je leur montrais différents types de menottes, dans plusieurs coloris, plusieurs matières, avec des chaînes amovibles ou fixes.

— Ce modèle là, contrairement à celui que je viens de vous montrer, a une fourrure dans les poignets. Ça offre un meilleur confort et limite les risques de marques. Et celles- ci peuvent aussi bien aller sur les poignets que sur les chevilles. Vous avez des trous ici pour régler la taille, si vous voulez plus ou moins serré. Mais faites attention au flux sanguin. Évitez de serrer trop fort sinon ça coupe la circulation. Ah aussi, ce modèle est à éviter pour les jeux de suspension.

— D'accord. On va prendre ça. Répondit la femme, le mari semblait plus en retrait

— Très bien, je vous les mets dans un sac à la caisse. Je peux vous conseiller autre chose ?

— Merci ça ira. On va continuer à regarder.

En sortant de la pièce, je crus entendre le mari soupirer. Dina me souffla :

— A mon avis ça sent le couple qui veut raviver la flamme avec vingt ans de missionnaire

Je ne pus m'empêcher de glousser.

— Désolée, c'est pas gentil de se moquer

— T'excuse pas, va. C'est rigolo de voir de vieux couples essayer de sauver leur sexualité. Rigolo et très touchant.

— Par contre le mari n'a pas l'air emballé

— Alors soit c'est madame qui dirige tout à la maison, soit monsieur est assez traditionnel sexuellement parlant, soit il est gêné.

— J e l'ai entendu soupirer quand elle a accepté les menottes

A travers le rideau, on entendait une discussion qui s'efforçait d'être discrète. Mais le ton semblait monter.

— Dit tout de suite que je te donne pas assez !

— Mais c'est pour pimenter nos ébats

— T'as besoin d'un vibromasseur hors de prix pour ça ?

— Hé ! Il a dit quoi le sexologue ? Il faut faire des trucs qu'on a jamais fait

— Parlons en. Cent dollars pour faire entendre dire qu'on a une sexualité plate et qu'il faut mettre de mille et des cents dans des accessoires...

— Il nous a juste conseillé de pimenter nos ébats. Parce que le dernier tête à tête épicé que j'ai eu avec toi c'est quand tu as mal dosé la sauce piquante du Chili Con Carne.

— Et aller, encore des critiques... La prochaine fois tu le feras toi même!

Ça en devenait presque gênant. Je regardais Dina qui rangeait quelques bougies sur une étagère et lui demanda :

— Euh, je fais quoi là ? Parce qu'on est pas loin du divorce là.

— Je m'en occupe.

Elle marcha d'un pas décidé et lança fermement :

— S'il vous plaît, vous êtes dans un lieu public, pas dans votre salon. Alors cessez de vous donner en spectacle. Tout le monde n’a pas à connaître vos problèmes conjugaux.

En même temps, un groupe de six jeunes filles venait de rentrer. Elles cherchaient de quoi offrir à une amie qui allait se marier la semaine prochaine et voulaient lui faire un enterrement de vie de jeune fille inoubliable. Quelque chose de rigolo, assez burlesque... Je leur conseillais des pâtes en forme de pénis (je trouvais ça assez beauf, mais apparemment il y avait de la demande), un Womenizer, un godemichet perlé, un lubrifiant comestible à base d'eau... Au bout de plusieurs minutes, nous parlions comme si on était amies depuis le collège.

— Et sinon je peux aussi vous conseiller cette cravache avec une claquette en forme de cœur

— Oh c'est trop bien ça ! Comme ça elle pourra mater son futur mari. Répondit l'une d'entre elles

— Oh les filles ! Regardez ce que j’ai trouvé!

La jeune femme était sortie de la pièce plus “hard” avec un film sobrement intitulé “Xtreme Wedding”.

Ah, j’ai oublié de vous dire, faut que je connaisse le résumé de chaque film et ses étiquettes pour mieux diriger les clients. D’après mes fiches, celui-là regroupait les scènes classiques d’un boulard banal. Sexe hétéro entre les deux fiancés, scène lesbienne entre les demoiselles d’honneur, les amateurs de MILF se satisferont d’un gang bang entre la mère de la mariée et les témoins du marié plus l’organisateur, les nana se trouvant des daddy issues apprécieront la nuit avant le mariage avec une scène anale entre la future mariée et son beau père, et le bouquet final sera une orgie entre tous les invités dans la salle des fêtes.

— Ah oui, vous serez dans le thème. Les scènes n’ont rien d’extraordinaire, ça reste très classique. Hétéro, lesbien, gang bang, différence d’âge et orgie à la fin.

— On lui prend ça ?

— Bonne idée. On le regardera la veille du mariage

La somme fut divisée en six. Au vu des articles, je me disais que l'enterrement de vie de jeune fille serait inoubliable en effet. Je glissais une demi-douzaine de préservatifs dans un des sacs. Entre-temps, Dina avait pris en charge le vieux couple à un cheveu du divorce.

La boutique retrouva un peu son calme et en profita pour observer les différents objets.

— Dina, elles ont quoi de spécial ces bougies qu'on a reçu aujourd'hui ?

— En fait, ce sont des bougies dont la cire se transforme en huile de massage. Regarde bien...enfin sent plutôt

La bougie avait la forme d'un pot avec un bec verseur. Elle me l'approcha de mes narines, elle sentait bon la noix de coco et la mangue.

— Ce sont des bougies à l'huile comestible. Cent pour cent naturelles et à base d'ingrédients naturels, bio et locaux. C'est une petite boite australienne qui les crée. Tu l'allumes et tu attends environ quinze minutes. Tu mets ça sur le corps de ton ou ta partenaire et tu le masse. L'huile chauffe le corps dans tous les sens du terme, ça peut être un bon début de préliminaires. Tu as un ou une partenaire en ce moment ? Tu n'es pas obligée de répondre si tu ne veux pas le dire.

— Oui j'ai quelqu'un, un chéri.

— Et vous avez entamé une vie sexuelle ?

— Ah oui!

— D'accord. Donc quand tu touches son corps, t'as envie de l'embrasser, le lécher, le mordre etc...

— Plutôt oui

— Donc cette huile de massage comestible fera office d'un bon début de préliminaire. Dans un premier temps ça va relâcher les tensions de la journée, le parfum va vous relaxer, et le contact de l'autre, ce peau à peau, va faire monter doucement l'envie. Après je ne connais pas vos goûts, si vous êtes plutôt parfums fruités ou floraux.

— Ça fait que quelques mois qu’on est ensembles donc on se découvre tout juste.

— Naturellement, et prenez le temps surtout. Bon, je vais aller à côté me chercher un truc à grignoter. Tu veux quelque chose?

— Si tu trouves des Tim-Tam tout choco j'en veux bien.

— Ça marche. Je te confie la boutique quelques minutes, s’il y a le moindre problème tu appelles.

Elle mit une paire de lunettes de soleil en forme d’yeux de chats, son cardigan vert émeraude, et partit en faisant claquer ses talons hauts.

Je me retrouvai alors toute seule dans le magasin. J’en profitai pour mettre en avant certains articles phares comme les bougies dont elle m’avait parlé. Un carnet de bons coquins par ci, un bandeau pour les yeux en soie par là.

Je passais aussi un coup de désinfectant sur les godemichets et autres jouets vibrants dans la deuxième pièce. Vu que tout le monde les avait tripoté. Ce concept d’huile de massage me trottait à l’esprit. Je cogitais tout en nettoyant un braquemart réaliste en silicone noir d’une taille ridiculement clichée. L’idée de passer mes mains sur le corps de mon homme avec cette huile me plaisait bien. Encore fallait-il que ça le tente.

Oh, je pense qu’il ne sera pas contre.

Je mis quelques préservatifs dans une boîte située à l’entrée de la petite salle de visionnage, quand j’entendis la petite sonnerie annonçant la venue de la clientèle.

En revenant dans la pièce principale, je reconnu avec bonheur mon chéri. Il passait me faire un petit coucou entre deux clients.

— Ça va ma princesse? Tout se passe bien? Me demanda-t-il après m’avoir offert un petit baiser tendre.

— Ça va. On a échappé à un divorce, et j’ai fait carton plein avec un enterrement de vie de jeune fille.

— Oh bravo!

— Et toi?

— Encore une énième personne amnésique qui ne se souvenait plus de son mot de passe… Je sais pas, on a sorti des carnets où on met les mots de passe, ça coute rien. La manipulation était si simple qu’elle a eu le culot de me dire “Tout ça pour ça?”. J’ai répondu aimablement que c’était le tarif de base, mais au fond de moi je pensais à “tu paie ton amnésie”. Enfin bon… J’ai trente minutes avant mon prochain client, et vu que j’étais pas loin de ta boutique…

— C’est gentil.

Il passait au regard les étagères de l’avant boutique.

— Elle est où ta patronne?

— Partie chercher de quoi grignoter.

— D’accord, tu finis à quelle heure déjà? J’ai oublié.

— Midi trente. Et toi? T’as un client cet après-midi?

— Euh attend…

Il ouvrit son agenda sur son téléphone.

— Oui, j’en ai deux. Logiquement vers quatre heures je suis à la maison.

— D’accord.

— Tu veux qu’on aille manger quelque part? Ou tu préfères qu’on reste à la maison?

— Oh, je préfère qu’on passe une petite soirée tranquille.

Il renifla une de ces bougies dont Dina m’avait vendu les effets aphrodisiaques.

— Hum ça sent bon ça. On sent bien que ce n'est pas du chocolat de synthèse.

— C’est notre dernier arrivage. C’est une bougie qui devient huile de massage comestible. Il y a plusieurs parfums.

— Un massage c’est comme un baiser, la première note d’une symphonie amoureuse et passionnée.

— T’es poétique toi.

Il passa derrière le rideau et lança un:

— Ouh c’est la caverne d’Ali Baba ici! Oh, Amber, j’ai trouvé un petit jouet intéressant!

Je me demandais ce qu’il avait bien pu trouver. Je le vis avec un joujou en silicone ressemblant à un papillon et une petite télécommande.

— C’est un vibro télécommande ça. Dis-je

— Ça te rappelle pas un truc?

— Euh…

— La fois où je t’ai touché dans le tramway.

Oh oui! Comment oublier ce moment? On revenait de chez Jake et Sarah après avoir réglé cette histoire de visa et nous nous étions égarés dans ce petit jeu dangereux mais que j’avais trouvé excitant. Je m’étais découvert un petit coté “ni vu ni connu”.

— Ah oui!

— Je me disais qu’un de ses jours on pourrait recommencer...mais avec un petit plus. Qu’en penses tu?

Je m’en mordis la lèvre.

— Pourquoi pas? On choisit une bonne heure de pointe avec une rame bien fréquentée, et en avant. Celle de la CBD par exemple.

— Je vois que t’as déjà le plan en tête, coquine.

— La faute à qui?

Au même moment, la sonnerie retentit à nouveau.

Amber, je suis de retour!!

— Oui Dina, je suis derrière le rideau.

Elle était revenue avec deux gros gobelets fermés et deux TimTams.

— Désolée si j’ai été longue. Il y avait un monde fou… Ah, tu t’en sors avec ton client?

— C’est pas qu’un client, c’est mon homme.

— Aaaaaah c’est donc lui!

— Je vois que tu lui as déjà parlé de moi. Répondit Gill, amusé.

— J’ai appris aujourd’hui qu’Amber avait quelqu’un dans sa vie. Enchantée, je suis Dina, la gérante de la boutique.

— Gill, informaticien freelance, ancien host dad, et maintenant compagnon d’Amber.

— Ah tu étais son host dad? C’est touchant à imaginer.

— Hé oui Dina. Au début c’était mon amour d’host dad, maintenant c’est mon amour tout simplement. D’une chose en amenant une autre…

— Que ça dure, les enfants. Je constate que tu as fais ton choix Gill.

— Oui j’ai trouvé ça, et on réfléchissait à un petit...jeu.

Elle avala une gorgée de boisson chaude et posa son gobelet.

— L'imagination n'a pas de limites avec ce genre de jouets. C’est un vibro papillon à dix vitesses qui se fixe DANS le sous vêtement avec les petits crochets ici. La télécommande a une portée de dix mètres. Il est sans matière dangereuse, doux pour la peau, sans odeur, et offre une très bonne stimulation clitoridienne.

Elle nous parlait de ce jouet comme un outil.

— En plus la vibration ne fait aucun bruit, même au maximum. Donc pour ceux qui aiment bien se faire plaisir dans les lieux publics, c’est l’idéal. En plus, il est à moins vingt pour cent.

En Belgique, je me serais sentie affreusement gênée que ma patronne ait une idée sur mes envies charnelles. Mais ici, bizarrement, j’avais aucune honte. Au contraire, j’avais envie de lui demander plein de conseils. Ces vendeuses n'étaient pas dans le jugement.

— On fait quoi chérie? On le prend?

—...Aller banco! Je te l’encaisse chéri.

Après avoir payé, il me fit un petit baiser, salua Dina et partit chez son client. Je buvais mon café au lait, toujours troublée par cet achat et les possibilités qu’on pourrait avoir avec ce petit jouet.

— Dina? Je peux te poser une question?

— Bien sûr ma poulette. Qu’est ce que tu veux?

— Ben...comment on peut expliquer que...certaines personnes...sont excitées à l’idée d’être touchées, avec consentement bien sûr, dans des lieux publics? Sans se faire prendre bien sur.

Je reconnaissais chez elle ce sourire amusé.

Well well… Faut savoir que l’excitation s’explique de façon physique et physiologique par plusieurs phénomènes. Le rythme cardiaque s’accélère, la pression artérielle augmente, les pupilles se dilatent, et on a un pic de dopamine. Ces réactions ont lieu dans un autre cadre, lors du danger. Notre cerveau à du mal à différencier les deux. Il libère alors un pic de dopamine, ce qui explique une intensité du plaisir supérieure grâce à la prise de risques. C’est une entrée dans l’univers du jeu et du challenge, qui peut aider à augmenter la libido. Par contre méfie toi, l’exhibition et les relations dans les lieux publics sont interdites en Australie. Contente-toi des caresses dans un parc ou le bus, l’effet est tout aussi délicieux.

— Et...comment ça se prépare ce genre de...je vais pas dire mise en scène, ce type de fantasmes, comment ça se réalise?

— C’est beaucoup de repérage. Trouver les bons endroits, le bon créneau horaire, avoir un plan de secours si jamais il y a un imprévu etc. En gros, tu passes plus de temps à faire du repérage et préparer le réalisation de ce désir qu’à le concrétiser. C’est comme en cuisine, deux heures pour faire un bon plat de viande, une demi heure à l’engloutir.

J’étais épatée par son savoir.

— Comment tu sais ça?

— Avant d’être vendeuse, j’ai été sexologue. Ce qui implique un parcours en psychologie.

— C’est quoi le parcours pour être sexologue?

— J’ai passé un Master en psychologie suivi d’une formation en sexologie. En gros six ans d’études.

— Wouaw, beau parcours. Perso j’ai qu’un simple diplôme de vendeuse...

— Y a pas de diplôme plus ou moins bien, ma fille. Tant que tu fais un métier qui te plaît. Une phrase dit “fait un métier qui te plaît, comme ça tu n’auras pas l’impression de travailler”.

— Sage parole.

— Oui.

Un tintement nous annonça un nouveau client.

— Je vais m’en occuper. Peux-tu aller dans la réserve rajouter quelques autres costumes s’il te plaît?

— Oui, tout de suite.

Le soir venu, Gill et moi étions dans notre chambre, assis les jambes croisées, notre nouvelle acquisition entre nous deux. Je pris le papillon dans mes mains pour le soupeser, caresser la matière sous mes doigts, l’examiner de plus près.

— Tu peux mettre la vibration s’il te plait?

Il prit la télécommande et activa la première vitesse. Ça avait plus l’allure d’une petite caresse.

— On dirait une caresse

— Enfin Amber, faut commencer en douceur. Tiens, mets le entre tes cuisses pour voir s’il se fixe bien.

Fallait réussir à clipser ces petits crochets dans le tissu de ma culotte, et c’était pas le plus simple.

— Ça m'a l’air fixé comme ça.

— Marche pour voir.

Je me mis à faire des allers venus dans la chambre pour tester la solidité de cette fixation et voir si je pouvais me déplacer sans rien laisser paraître. L’objet épousait parfaitement les formes de mon corps. De son côté, Gill prenait un malin plaisir à jouer avec la vibration. Il me faisait sursauter par moments. Par exemple, il passait de un à cinq d’un coup.

C’est que je commençais à mouiller en plus…

— Faut voir en combien de temps tu viens avec ça.

— Aaah...faudrait aussi...regarder… quelle ligne prendre mmmmh…

— On peux prendre la troisième. C’est la plus fréquentée. On peux la prendre à la sortie des bureaux, les gens seront trop crevés ou pris dans leur téléphone pour capter quoi que ce soit.

— Adjugé vendu. Et on y va quand? Aaah doucement la vibration!!!

— On est pas pressés, honey. Puis il faut bien prendre le temps d’apprivoiser ce petit joujou.

— Ah j’ai une idée…Mmmmh…

— Je t’écoute.

— Et si je me plaquais contre le mur, que tu venais te coller contre mon dos et que tu t’amusais à me caresser comme tu le ferais dans le tram…

— Pas bête ton idée. Aller, action!

Je me mis contre le mur qui était face à notre lit, une main bien à plat et une autre qui pendait le long de mon corps.

— Admettons que je me tienne à la barre avec cette main et que l’autre soit libre…

— Je pense que je devrais mettre cette veste. La poche sera plus profonde que celle d’un jean. Je pourrai cacher la télécommande. Dit il en mettant sa veste de moto.

Il se colla à mon dos et posa sa main libre contre mon ventre.

— Je sais où tu es sensible. Je peux toujours balader ma main sur tes fesses, ton ventre…puis remonter…doucement…

Ses doigts remontèrent jusqu’à un téton qui pointait à travers mon haut. Il passa un doigt dessus, par petits mouvements circulaires. Puis le pinça doucement. Je me contenais pour ne pas soupirer trop fort. Je me figurais déjà au milieu de la foule dense entrain de contenir mon plaisir qui montait au fur et à mesure des vibrations du jouet.

— Ça te plait quand je pince comme ça? Plus fort peut-être?

— Un peu plus fo…Aaaaah…Oui comme ça… Vas sur l’autre aussi…

Il va me faire venir en moins de temps qu’il en faut pour le dire, c’est pas possible…

Sa main quitta mes deux pointes pour caresser mon ventre, mes hanches, mes fesses… Elle se fraya un chemin sous la jupe que j’avais gardé exprès pour cet "entraînement", si je puis dire, et caressa mon petit trou, puis la zone trempée entre mes deux orifices. Je le sentais dur lui aussi…

Ah mais, je pensais à un truc!

— Darling! Je pensais à un truc. Dis-je en me retournant de trois quart.

— Yes? Demanda Gill en stoppant ses caresses.

— Quand on aura fini…je suppose que tu seras dur, non?

— C’est fort possible oui.

— Faudra trouver un endroit non loin d’une station, loin des regards pour te soulager.

— On prendra le temps de chercher. Sinon je gare la voiture dans un parking près de cette station.

— Pas bête. On reprend?

— Aller, en position.

Je repris ma position initiale. Il me fit un petit baiser derrière mon oreille et se mit à la mordiller en reprenant ses caresses délicieuses.

Ma main à couper que le vibrations était presque au maximum. Je prenais sur moi pour contenir mon plaisir et ne pas jouir de suite… mais ce fut peine perdue.

Je me cambra et joui dans un long silence. Mon corps était secoué par ces mêmes spasmes, mon entrecuisse ruisselait et mes lèvres étaient grandes ouvertes dans un cri silencieux.

Il coupa la vibration et ma cajola tendrement.

— Alors? Ça t'as plu, Amber?

— Je m’y voyais… Je nous voyais dans le tram… C’était un vrai défi de ne rien laisser paraître du plaisir que tu me donnais. J’aimerais qu’on y travaille encore pour que quand on osera sauter le pas…

— Evidemment, on n'est pas pressés. On a tout notre temps pour explorer ça.

Il était toujours dur, prisonnier de son pantalon.

D’un petit sourire en coin, je marcha vers le lit et lui lança:

— Tu viens te loger là où tu aimes tant te nicher à certains moments? J’ai envie de sentir plus que tes doigts, pas toi?

— Oh oui… Mille fois oui…

Nos vêtements ne mirent pas bien longtemps à rejoindre le sol.

Quelques instants plus tard, nous ne faisions plus qu’un. Je le laissais mener la danse et me tenant fermement à son corps. Là je pouvais me permettre de gémir et crier sans retenue.

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